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11 août 2011

Stage en Roumanie. Jour 7 : l’utile et l’agréable.

Les choses sérieuses ont repris ce lundi matin avec la visite du lycée d’Horezu situé à une faible distance de notre hôtel. Sur la route, nous avons, comme d’habitude, croisé quelques charrettes dont celle-ci, particulièrement typique :
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Ce monsieur était particulièrement sympathique. Loin de protester parce que nous l’avions photographié, il nous a carrément donné son adresse pour que nous lui fassions parvenir un cliché, ce qui ne manquera pas d’être fait.
Parvenus au lycée, nous avons rencontré plusieurs groupes d’élèves et pris connaissance de leurs projets souvent liés au commerce avant de visiter le lycée proprement dit. Nous ne nous déplaçons pas forcément pour voir des salles de classe mais plutôt pour découvrir la politique éducative proposée par le pays qui nous accueille. Cependant, que ce soit en Lettonie ou en Roumanie, nos hôtes sont toujours fiers de nous montrer leurs ateliers et autres laboratoires.
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“To have or not to have ?” se demandait Madie dans le labo de biologie.
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Rien qu’en voyant ça, la littéraire que je suis à peur !
Après cette visite et ces échanges instructifs, nous avons été invités à découvrir l’artisanat roumain en visitant un atelier de poterie ou étaient vendus nombre de très jolis objets fabriqués à la main et sur place.
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Je pense que la traduction serait superflue !
Nous avons assisté à une brillante démonstration d’utilisation d’un tour de potier ainsi qu’à la création de motifs sur des petits bols en céramique. J’ai véritablement regretté de n’avoir pas emmené mon caméscope avec moi car l’adresse de la jeune femme qui nous a reçus (et dont j’ai oublié le prénom !) était véritablement époustouflante ! Du coup, Madie a voulu s’y essayer :
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Ainsi que Sophie :
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Pas si facile !
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Au final, un petit zèbre !
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Bravo, Sophie ! Je n’en aurais sûrement pas fait autant !
Quelques achats plus tard, nous partions visiter le monastère d’Horezu, célèbre monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco, un bijou d’architecture niché dans des jardins enchanteurs.
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Et encore une fois, des fresques remarquables !
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Dragon de l’enfer avalant les pêcheurs. Une image récurrente dans l’iconographie roumaine.
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Encore une fois, la traduction est inutile !
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Je n’ai malheureusement pas pu photographier les intérieurs du monastère mais leur beauté était à la hauteur des intérieurs.
Au terme de cette agréable visite, nous avons pris un repas traditionnel (et un peu tardif, comme d’habitude) juste à côté du monastère, chez une dame charmante qui s’appelait Yvona.
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De gauche à droite, Yvona, Sophie, moi et Madie.
Une des rasions supplémentaires (s’il en fallait une autre !) pour que j’aime ce pays, c’est que je ne dépare vraiment pas au milieu des Roumaines ! Compactes, courtes sur pattes et souvent opulentes, elles sont en grande majorité bâties comme moi ! Résultat, un séjour entier sans le moindre complexe !
Le déjeûner, franchement délicieux s’est un peu prolongé en raison de l’orage qui avait éclaté à l’extérieur ainsi que du très grand nombre de mets proposés. Il a surtout été l’occasion d’un nouveau débriefing sur le déroulement de notre stage.
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Nos trois jeunes enseignants, très sérieux et concentrés.
C’est autour de cette accueillante table que nous avons établi le programme de l’après-midi.  Nous avions le choix entre la visite d’une ancienne mine de sel ou une baignade dans un site qui avait également accueilli une mine de sel, mine aujourd’hui effondrée et transformée en piscine salée ! Décidément, il semblerait que, depuis mes vacances dans le Morvan, le sel soit toujours plus ou moins présent dans mes activités !
Nous avons opté pour la baignade car il ne fait que 15° dans la mine encore opérationnelle et nous n’étions pas vraiment équipés pour ça ! Par contre, nous étions tout à fait partants pour faire trempette car après l’orage, la chaleur était revenue plus forte que jamais ! J’étais donc la première à me réjouir de notre choix, néanmoins, j’aimerais bien revenir une autre fois en Roumanie pour observer une véritable mine de sel. Cela m’intrigue.
Se baigner dans une eau extrêmement salée est une expérience vraiment unique ! Rien à voir avec un simple bain de mer ! En entrant dans la piscine, j’ai voulu tout simplement me coucher dans l’eau et je n’ai jamais pu ! J’ai même failli faire une cabriole dans ce drôle de liquide brunâtre qui me repoussait systématiquement à la surface ! Par contre, pour faire la planche, c’est génial ! Et une fois qu’on a compris qu’il fallait rester debout dans l’eau et pédaler comme sur un vélo au lieu de nager, tout va bien ! On peut se détendre là-dedans pendant plusieurs heures ! C’était vraiment agréable ! Seul bémol – et je dis ça pour tous ceux qui seraient amenés à se tremper comme moi dans une telle piscine ! – il convient de ne JAMAIS porter ses mains à son visage et NE SURTOUT PAS se frotter les yeux ! Ca paraît bête à dire mais c’est ce que j’ai fait dès mon entrée dans l’eau et c’était un véritable supplice médiéval ! A part ça, c’est une expérience vraiment fabuleuse que je recommande chaleureusement à tous !
Nous avons terminé cette journée en retournant à Valcea et en prenant ensemble un dernier repas. Nous allions en effet nous séparer de Madie dès le lendemain puisque nous reprendrions la route pour Bucarest en milieu de journée. Elle nous a donc emmenés dans un restaurant où elle avait ses habitudes. Deux musiciens y officiaient et tandis que nous nous régalions de viandes grillées et de rosé sucré, voilà qu’il n’ont rien trouvé de mieux que de jouer quelques danses hongroises “en l’honneur de leurs amis français” !
Et moi, comme une grande nigaude, parce que j’ai trouvé ça extrêmement délicat de leur part et parce que je pensais au départ du lendemain, parce que surtout, je suis d’une sensiblerie déconcertante, je n’ai pu retenir quelques larmes ! D’ailleurs, même au moment où j’écris ces lignes, je suis à deux doigts de me faire pleurer toute seule !
Il faut dire que c’était un séjour magnifique, à la hauteur de cette musique et qu’il est difficile de ne pas en éprouver encore de l’émotion.