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03 août 2013

K.O !

Me voilà enfin en vacances depuis une semaine. Des vacances qui seront courtes puisqu’elles ne dureront que trois semaines mais des vacances dont j’avais grand besoin. 

Je profite de ce temps libre pour me reposer, surfer sur Internet, restaurer l’apparence de ce pauvre blog en y remettant patiemment les photos disparues, prendre l’air, écrire et lire. 

Justement, j’ai fini ce jour un bouquin magnifique mais pas forcément récent puisque sorti en septembre 2012 : “La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert”, pavé de près de 670 pages signé Joël Dicker, un jeune écrivain suisse… 

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Ce bouquin m’a été offert par une collègue après que je lui ai rendu un menu service privé en réalisant pour elle la traduction d’un document en anglais en dehors de nos heures de travail. Elle m’a fait ce cadeau pour me remercier de mes efforts. Le livre promettait d’être un polar et je ne suis pas forcément portée sur ce genre de littérature. Ceux qui lisent ce blog savent que mes préférences vont à la littérature fantastique, l’héroïc fantsay, la science-fiction mais aussi le roman préhistorique et quelques ouvrages sur l’archéologie. Néanmoins, entre un ouvrage de Stephen King et un tome du “Trône de Fer” j’aime à changer de style et à parcourir un livre à l’intrigue “normale”. Avec “La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert”, je n’ai pas été déçue ! 

L’histoire est racontée à la première personne par Marcus Goldman, jeune écrivain américain confronté à un terrible syndrome de la page blanche après avoir connu un succès planétaire avec son premier roman. Las de subir la pression de son éditeur,  il décide d’aller se ressourcer dans la petite ville d’Aurora chez son ami et mentor Harry Quebert, professeur d’université et également écrivain reconnu dans tout le pays grâce à son ouvrage emblématique “Les Origines du Mal”. Durant son séjour, Marcus apprend incidemment que trente-trois ans plus tôt, Harry a vécu une histoire d’amour secrète et passionnée avec la très jeune Nola Kellergan… une histoire d’amour brutalement interrompue par la mystérieuse disparition de Nola au terme de l’été 1975. Mais bientôt tout bascule : lors de travaux dans le jardin de Harry, on déterre un squelette qui pourrait bien être celui de Nola et… un sac contenant le manuscrit des “Origines du Mal” portant la mention “Adieu, Nola chérie” ! Harry est aussitôt arrêté et risque la peine de mort. Le scandale est immense. Seul Marcus, persuadé de l’innocence de son ami va mener l’enquête à ses risques et périls, bientôt secondé par un policier local. Les témoignages des habitants d’Aurora se croisent, se télescopent, se contredisent, leurs souvenirs, au contraire, s’imbriquent, des coupures de presse et des extraits de journaux intimes nous sont livrés et la vérité se dessine lentement… du moins le croit-on mais ici, un rebondissement incroyable, là un coup de théâtre hallucinant et tout le travail d’enquête repart à zéro ! Il y a même un moment où l’on croit le travail d’investigation terminé mais il reste encore un tiers du livre à parcourir et quel tiers ! Alors que l’on se demandait ce que l’auteur pourrait bien trouver à nous raconter pendant ces deux-cents dernières pages, on est emporté dans une spirale de révélations toutes plus déstabilisantes les unes que les autres et quand on pose le livre une fois terminé sur le meuble le plus proche, on ne peut que rester assis et attendre de longues minutes d’avoir enfin digéré l’intrigue dans son intégralité. On est sonné et on se dit que ce n’est pas pour rien que deux des principaux personnages pratiquent la boxe parce que ce roman vous laisse purement et simplement K.O ! Et puis soudain, on a envie de reprendre le livre, de le relire depuis le début parce qu’on se rend compte que tout ou presque nous avait été dit bien avant la fin ! Et l’on a envie de se remettre à la chasse aux indices ! 

Honnêtement, j’avais des soupçons sur l’auteur du meurtre dès la moitié du livre mais je me rends compte que l’important, en vérité, ce n’est pas la résolution de l’énigme mais l’incroyable complexité des relations entre les personnages. Certains m’ont fait rire, d’autres m’ont effrayée, d’autre encore m’ont irritée ou émue aux larmes tandis que la confiance que j’avais en certains d’entre eux s’est émoussée avant de refaire surface,… même le narrateur a pu me paraître irritant, par moments ! Les personnages sont tous tellement attachants et ambigus à la fois ! Et si habilement croqués que malgré l’absence quasi-totale de description physique, on les voit ! Même chose pour les ambiances : elles sont terriblement bien rendues ! Que la scène se passe dans un snack-bar, au bord de la mer ou dans un appartement cossu de New York, on s’y croirait !

La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert” n’est pas qu’un polar. C’est la chronique très juste d’une petite ville américaine trop paisible pour être honnête, une véritable comédie humaine contemporaine ! C’est aussi une interrogation sur l’écriture, une histoire d’amour et une histoire d’amitié, servies par une intrigue qui vous balade dans tous les sens et vous laisse hagard sur votre siège, une fois le livre refermé. C’est du grand art ! Merci, Mr Dicker ! Vous avez réalisé là un travail d’orfèvre ! Rien d’étonnant à ce que votre livre ait été plébiscité au point de recevoir le Goncourt des Lycéens au titre de l’année 2012 et le Grand Prix du Roman de l’Académie française 2012.  C’était amplement mérité…

26 juillet 2013

Grosse journée !

Après un hiver interminable et un printemps pourri, l’été s’est installé sans crier gare, brutal, étouffant, caniculaire. Aujourd’hui, la température a facilement dépassé les 37°. Un temps idéal pour rester chez soi, dans la pénombre et la fraîcheur.

Malheureusement, ce n’était pas possible car, d’une part, je ne suis pas encore en congés et d’autre part je devais me rendre en centre-ville pour subir des examens médicaux. En effet, malgré des analyses de sang tout à fait parfaite (exception faite d’un très léger manque de potassium) j’ai toujours, et depuis plusieurs années, ce problème de retour lymphatique quasi-inexistant qui fait enfler ma jambe gauche de façon disgrâcieuse, gênante et inquiétante. J’ai pourtant tout essayé pour venir à bout de ce souci mais rien n’y fait : j’ai consulté en pure perte kinés, angiologues, phlébologues, ostéopathes et même guérisseuse et magnétiseur. J’ai subi pour rien des séances de massages, drainages lymphatiques, séances de presso-thérapie, manipulations en tous genre, j’ai consenti à un écho doppler et port de bas de contention inconfortables et hideux. Sans résultat ! J’ai avalé tout ce que la médecine de grand-mère compte comme potion magiques à base de vigne rouge, queues de cerises, intrait de marron d’Inde, mélolitus et j’en oublie sans doute ! Tout comme je me suis badigeonnée avec des quantités industrielles d’huiles camphrées et de gels mentholés, à moins que ce ne soit le contraire ! Tout ça en vain !

Dernièrement, mon généraliste a donc décidé de m’envoyer faire un scanner pelvien histoire de voir s’il n’y aurait pas, dans mon bassin, un point de compression qui empêcherait la circulation de la lymphe. Je n’avais jamais fait de scanner auparavant. Je me suis orientée vers la clinique dans laquelle j’avais subi ma dernière opération mais ils m’ont plutôt orientée vers un établissement hospitalier attenant, plus spécialisé dans ce genre d’examens et c’est aujourd’hui, en pleine canicule qu’ils m’ont donné rendez-vous.

J’étais un peu angoissée car je savais que j’allais devoir recevoir une injection de solution iodée pour cet examen et la seringue était absolument énorme. Sans compter qu’en prime, ce genre de produit peut donner de fortes allergies. Heureusement, je n’y suis pas sujette mais je n’étais quand même pas tranquille.

Et puis le voyage s’est un peu transformé en épopée, ma carte de bus ayant profité du trajet pour mourir de sa belle mort ! Elle était complètement démagnétisée et je ne pouvais plus valider mes déplacements. J’ai dû m’arrêter en route dans le bureau ad hoc pour la faire changer ! C’était bien le moment ! Et ça commençait très fort !

Heureusement, je ne suis pas arrivée en retard et l’examen a pu avoir lieu.  Il fallait commencer par une piqûre intraveineuse pour pouvoir injecter le produit iodé par perfusion et c’est la que l’examen prend des allures de séance de torture ! Alors que la perspective d’une injection m’angoissait j’ai eu droit à cinq piqûres effroyablement douloureuses ! L’infirmier ne trouvait pas mes veines ! Il paraît qu’elles sont toutes petites ! Bizarre car lorsque je fais une prise ou un don de sang, je n’ai jamais de problème. Je me rappelais tout de même que l’on avait aussi trouvé mes veines très petites lors de mon dernier séjour en clinique mais je pensais que c’était dû au fait que j’étais très anémiée. J’ai donc expliqué à cet infirmier qu’à cet époque, on m’avait piquée sur la main pour trouver plus facilement mes veines. Que n’ai-je pas dit là ! Le jeune homme a tenté de placer le cathéter dans la jonction de ma main et de mon poignet et là, j’ai carrément eu l’impression qu’il farfouillait parmi mes os avec son aiguille, ce qui n’était certainement pas le cas mais rien qu’à écrire ces lignes, j’en frémis encore ! J’ai vraiment “compris ma douleur” à ce moment précis. J’ai essayé de n’en rien montrer mais il a tout de même vu que j’avais mal et à renoncé. Après un essai encore infructueux sur l’autre bras, il m’a avoué qu’il n’y arrivait pas, qu’il ne ratait jamais ses injections d’habitude (Ben tiens ! Il a fallu que ça tombe sur moi !) et qu’il appelait une de ses collègues. La collègue en question a choisi de me piquer avec “une aiguille de bébé” vue la petite taille de mes veines et cette fois, on y est arrivées ! Mais j’ai ressenti un vrai stress et j’ai eu vraiment mal ! Ce soir, j’avais même l’impression que l’aiguille plantée dans le bras gauche y avait été oubliée tant j’avais mal, encore mais je sais bien que ça n’a pas été le cas !

L’examen par lui-même n’est pas une épreuve si terrible que ça. Des amis m’en avaient dressé un tableau assez sombre mais au final, on est allongé sur une table qui se déplace d’avant en arrière et entre dans une sorte de grand anneau du plus pur style Stargate. Une voix synthétique vous dit quand il faut respirer ou pas et de temps à autre, ce grand anneau se met à tourner autour de vous comme le tambour d’un lave-linge. Rien de bien méchant mais je comprends que cela puisse angoisser des personnes peut-être plus sensibles que moi. Pour ma part, je me suis juste conditionnée à penser que j’étais dans une sorte de grand manège et tout s’est très bien passé.

L’ennui, dans tout ça, c’est que je n’ai pas vu de médecin par la suite et que mon généraliste est en vacances ! J’ai bien les résultats entre les mains mais la manière dont le tout est libellé est d’une grande opacité. La seule chose que j’ai cru comprendre est qu’aucun point de compression n’avait été trouvé donc on se trouve aussi bête à la sortie qu’à l’entrée. Je verrai bien ce que me dira mon médecin à son retour. En attendant, je suis encore un peu secouée par cet après-midi éprouvant !

20 juillet 2013

Jardin d’Eden… 2 !

Dans cet article très ancien, je m’extasiais sur l’immense jardin que cultivait ma collègue Annick (devenue ex-collègue, entre temps !) avec l’aide de son époux. J’enviais leur doux bonheur bucolique, ne tarissais pas d’éloges sur la très agréable journée que nous avions passée dans cet endroit et ajoutais qu’un tel jardin était tout ce qui manquait à mon bonheur et surtout à celui de Maman, jardinière surdouée et passionnée.
Un déménagement plus tard nous avons enfin le jardin de nos rêves et même s’il est nettement plus petit que celui d’Annick, Maman s’y éclate et c’est parmi ces fleurs magnifiques que s’écoulent nos douces soirées d’été :

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Beauté inattendue d'un glaïeul violet
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Des hortensias, des hortensias....


Et encore des hortensias !



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Des dalhia aux tons de feu !
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Pourpre à l'écran mais presque noir à l’œil nu.
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Géraniums
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Pétunias
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Géraniums, encore !
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Belles de jour

Rhododendrons
Comme il est réconfortant et doux de renouer ainsi le contact avec notre petit bout de nature après des journées parfois éprouvantes ! Je ne suis pas la seule d’ailleurs à apprécier ce bonheur tout simple ! 

Juin 2013 Céleste sur chaise longue
Céleste
Juin 2013 Pilou sur chaise longue
Pilou
Au fond, le bonheur, c’est simple comme des fleurs et de fidèles petits compagnons… Si seulement je pouvais passer plus de temps dans ce joli havre de paix !

15 juin 2013

Ouf !

Ce week-end voit arriver la fin d’une année professionnelle particulièrement difficile. Non que je sois enfin en congés d’été ; j’en suis même très loin ! Mais le gros de l’année est passé hier, avec les jurys de fin d’études et des résultats  satisfaisants pour l’ensemble des étudiants dont j’ai supervisé la scolarité d’un point de vue administratif. Seulement un redoublant, plutôt content, finalement, qu’on lui accorde la possibilité de renouveler sa première année d’études.
Moi aussi, je suis contente. Satisfaite du devoir accompli et complètement sur les rotules. Oh, bien sûr, j’aurai encore du travail et même beaucoup de travail : les dernières formalités pour ces étudiants qui s’en vont et déjà la préparation de la prochaine rentrée. Sans compter les autres missions sur lesquelles je suis mobilisée dans cette école : correspondance handicap, Comité Hygiène et Sécurité dont j’assure le secrétariat en l’absence d’une collègue en congés de maternité, participation une “charte du bien travailler” dans notre établissement… sous prétexte que j’écris “bien”, paraît-il, je suis de tous les combats ! A se demander comment on faisait avant mon arrivée dans cette école ! Mais qu’importe, maintenant ! Les choses devraient se faire tranquillement, en ordre, et le prochain pic de stress n’est pas prévu avant le 10 septembre, jour de la rentrée des nouveaux étudiants.
En attendant, j’attends l’été qui décidément, tarde cette année. Et je me réjouis d’avoir en main depuis exactement un an aujourd’hui, les clés de cette petite maison où j’aurai passé une année entière de bonheur sans nuage.
Maison Castanet Juin 2012
Heureusement, d’ailleurs, que je pouvais compter sur mon retour, chaque soir, dans ce nid douillet et réconfortant, pour récupérer de journées de travail écrasant, stressant, démoralisant, parfois !
Des journées  qui m’ont tenue quelque peu éloignée de ce blog : que raconter, en vérité ? Mon quotidien ? Me plaindre ? Récriminer ? Ca n’aurait pas été bien passionnant pour mes lecteurs ! Je suis en train de relire mes vieux articles et parfois, je me dis que je ne racontais pas des choses bien intéressantes, sur ce blog !
L’année prochaine, ça ira mieux : je sais à peu près à quel moment les choses ont été difficiles et pourquoi.
En attendant, merci, chère petite maison d’avoir été là, de m’avoir abritée derrière tes murs épais, d’avoir refermé tes volets de bois sur l’adversité chaque soir… Merci d’avoir accueilli des fêtes de fin d’année rugissantes de rires et de bonheur
001merci pour les réunions de famille pratiquement impossibles en appartement et enfin retrouvées, merci pour les douces soirées hivernales au coin du feu, comme avant…
Feu de cheminée (2)
Elles ont rendu l’hiver moins rude !
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Et si le printemps fut pourri, le doux bruit de la pluie sur les velux, les fleurs sur les arbres et la verdure luxuriante dans le jardin donnait malgré tout un aspect poétique à toute cette grisaille.
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Amandier
130412 Arbre en fleurs
Chère petite maison ! Il y a un an, tu étais presque vide : avec juste sur le sol de vieux draps étendus et des journaux étalés pour protéger les parquets de la peinture qu’on était en train de refaire. Mais Maman et moi étions si impatientes de venir vivre entre tes murs que nous venions tous les jours pique-niquer dans ton jardin décoiffé, campant littéralement sur des chaises en plastique et une table brinquebalante qui suffisaient à notre bonheur ! Aujourd’hui, te voilà à nouveau remplie de meubles, de parfums et de bruits. La maison du bonheur revit, ressuscitant quelque peu ce que j’ai pu connaître dans la maison de mon enfance. Parfois, je me demande de quoi demain sera fait, si je me retrouverai un jour seule ici, si mon école fermera, si je serai mutée et donc obligée de quitter cet endroit et mon humeur s’assombrit. Puis je me dis qu’on ne sait jamais de quoi demain sera fait et qu’il ne sert à rien de tirer ce genre de plans sur la comète. Mon destin s’est toujours arrangé pour me rendre heureuse sans jamais ressembler à ce que j’avais imaginé. J’ai fait ma devise d’une phrase tirée d’une chanson de Jean-Louis Aubert, artiste auquel je ne voue pas une passion particulière mais cette phrase raconte juste l’histoire de ma vie :
“T’as eu c’que t’as voulu même si t’as pas voulu c’que t’as eu !”.
On devrait la mettre en épitaphe sur ma pierre tombale le jour où je quitterai ce drôle de monde ! Mais j’espère bien que ce n’est pas demain la veille ! J’ai encore tant de rêves et de projets inachevés ! J’espère bien pouvoir agrémenter ce blog de mes diverses élucubrations pendant longtemps, encore !

26 mai 2013

Premier semestre.

Le mois de mai touche à sa fin et je réalise, un peu effarée, que je n’ai posté qu’un seul article depuis le début de l’année ! Déjà, l’année dernière, j’avais publié au compte-goutte ! Il semblerait que je laisse le Mimizblog s’éteindre doucement mais sûrement, tout accaparée que je suis par le Mimizdrimz et le Go, t’y es ! pour lesquels je suis très inspirée.
Par ailleurs, quand je viens sur ce blog, c’est avant tout pour y replacer les photos effacées par ma malencontreuse manipulation de février dernier. Cela prend un temps considérable. Je n’en suis, pour l’instant, qu’à décembre 2007. Il faut dire que je ne me contente pas de replacer les photos manquantes : je relis tous les articles, les purge si nécessaire de liens et de clips qui ne fonctionnent plus ou de détails qui ne regardaient finalement que moi. Il m’est même arrivé de supprimer purement et simplement quelques billets qui, avec le recul, ne sont plus très intéressants. Lors de la création de ce blog, j’ai commis l’erreur de raconter mon quotidien par le menu. Il arrive que ce soit amusant mais c’est souvent sans intérêt. En vérité, je ne savais pas exactement dans quelle direction allait partir ce blog ! Je racontais tout ce qui me passait par la tête. Aujourd’hui, je suis plus sélective.
Et justement, il n’y a pas grand chose à raconter sur ce premier semestre de l’année 2013. Il se caractérise avant toute chose par une météo particulièrement pourrie qui perdure d’ailleurs, touche la France entière et n’incite ni aux balades ni aux sorties. La vie s’écoule donc paisiblement dans notre petite maison si douillette.
Nous avons eu le très grand bonheur d’y accueillir, en début d’année, des cousins qui nous sont très chers et parmi eux, une cousine, Nath, que je n’avais plus vue depuis près de trente ans car elle vit à présent en Grèce ! Par contre, j’avais rencontré ses enfants lors d’un de mes séjours parisiens de 2008, comme je le raconte dans cet article.
Il va de soi que nous avons été très heureuses de  nous retrouver. Je l’ai fortement surprise en lui montrant le vinyle de “Phantom of the Paradise” qu’elle m’avait donné lors de son dernier séjour chez mes parents. Et elle-même m’a grandement étonnée lorsque j’ai découvert qu’elle adorait Gotye ! La façon dont je l’ai réalisé est d’ailleurs amusante. Nous étions tous réunis dans le séjour quand j’ai cru entendre mon téléphone sonner. En fait, ce sont les premières notes de  “Somebody That I Used To Know”, l’incontournable tube de Gotye, qui servent de sonnerie à mon nouveau mobile. Je me suis donc mise activement à sa recherche et à ce moment-là, Nath m’a dit que ce n’était pas mon téléphone qui jouait cette musique mais qu’elle était en train de passer la chanson sur son ordinateur. Du coup, nous nous sommes mises à parler de Gotye pour qui elle avait aussi un vrai coup de cœur et je lui ai fait découvrir mon blog et la photo de notre rencontre. Autant dire que nous avons trouvé bien des choses à nous raconter ! Mais même sans ça, nous avons vraiment renoué le contact comme si nous ne nous étions pas quittées depuis si longtemps que ça et j’espère que nous n’attendrons pas trente ans pour nous voir à nouveau !
Quoi d’autre ? Un énorme coup de cœur littéraire et télévisuel pour la série du “Trône de Fer” ou “Game of Thrones”. Tinky m’a offert la première intégrale à la faveur de mon dernier séjour parisien et je l’ai véritablement dévorée. Sur ces entrefaites, j’ai vu la première saison de la série télévisée et j’attends avec impatience de découvrir la suite, que ce soit en la lisant comme en la regardant.
Je n’ai plus eu de déplacement à Paris depuis novembre dernier et le concert de ce cher Gotye. Niveau professionnel, aucun déplacement n’a eu lieu, ni dans la capitale ni où que ce soit.
Le boulot ? Ce n’est plus vraiment ce que c’était ! L’ambiance familiale, la gestion bon enfant des services et du personnel, le travail qui se fait sans problème parce que nos chefs savent qu’on connaît nos dossiers sur le bout de doigts… tout cela disparaît progressivement au profit d’un management à l’américaine à base de procédures, de listes, de tableaux Excel, d’arborescences et autres obligations de résultats ! La dimension “humaine” de notre métier s’amenuise à mesure que grandit le sentiment d’être fliqués !  Pour l’instant, les choses restent à peu près vivables car les vieux briscards de l’Ecole, habitués au fonctionnement à l’ancienne, sont encore présents mais bientôt, ils partiront à la retraite. Des départs de collègues très proches sont d’ailleurs imminents mais après, on ne sait pas trop de quoi demain sera fait. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que tout ça ne donne plus très envie de raconter son quotidien et qu’à ce rythme-là, le boulot ne va pas rester longtemps le premier sujet dont je parlerai sur ce blog !
Un point positif, toutefois, je m’entends très bien avec mon actuelle collègue de bureau et même si nous ne tombons pas d’accord sur deux ou trois questions sociétales, nous partageons beaucoup de choses en dehors du travail : séances de cinéma, reprise du sport, beaucoup de sorties ou de repas en commun… en un mot comme en cent, il m’est arrivé très souvent de sortir et de bien m’amuser grâce à elle pendant ce premier semestre. Si j’avais été plus assidue sur ce blog, j’aurais raconté ces sorties en détail.
Nous sortons aussi beaucoup avec les gens de la chorale, Maman et moi, et nous allons de projet en projet. Je pense donc que je vais de nouveau avoir des choses sympathiques à raconter et que ce blog va reprendre vie et sans doute évoluer dans de nouvelles directions.

13 février 2013

Une belle trouille !

J’ai eu de sacrées émotions, ces derniers jours ! Figurez-vous qu’en tout début d’année, je me suis offert un nouveau smartphone de belle taille. Le dernier modèle de sa marque ! Une machine d’enfer, un Android à la pointe du progrès ! Un véritable petit ordinateur presque aussi performant que la tablette dont je rêvais, au départ !
Une aubaine, surtout ! Avec tous les points que j’avais sur mon abonnement téléphonique, j’ai pu m’offrir pour 29 € cet appareil qui en coûte, en vérité, près de 650 ! Une occasion que je ne pouvais pas louper, donc.
Or, voulant surfer sur mes réseaux sociaux préférés et télécharger quelques applications, j’ai découvert qu’il serait plus facile de le faire si je me créais un compte Gmail, ce que je me suis empressée de faire.
Ceci a eu pour effet de créer un profil à mon nom sur Google +. Or, il se trouve que j’en avais déjà un depuis environ un an. N'ayant que faire de deux comptes identiques, j'ai décidé de consacrer l’un d’entre eux à Gotye comme je l'avais fait sur Twitter et Blogger. Ceci me permettait de parachever mon projet sans pour autant marcher sur les plates-bandes de qui que ce soit,. En effet, dans un premier temps, j’avais songé à consacrer une page française à Gotye sur Facebook, voire à créer un groupe mais comme de nombreux internautes (devenus parfois des amis véritables) le font déjà très bien sur ce réseau social je ne voulais pas leur faire de concurrence déloyale. On y aurait discuté, dans la joie et la bonne humeur, on y aurait partagé des liens, des infos, des clips, en toute solidarité et avec le seul souci de promouvoir l’œuvre de notre cher Wally ! J’ai donc rebaptisé ce profil Gotye Francophonie.
Seulement, voila ! Il n’a pas fallu plus de trois jours pour que je reçoive un message péremptoire de l’équipe Gmail m'informant que les comptes Gmail étaient exclusivement des comptes personnels, que “Gotye Francophonie” n'était pas un nom conforme et que si je n'en changeais pas, ce profil serait supprimé sous quatre jours ! Je ne le souhaitais pas car il était déjà connecté à mon nouveau téléphone mobile. Je lui ai donc redonné mon nom légitime et me suis résolue à effacer mon tout premier profil Google+ qui n’avait plus lieu d’exister.
Erreur grave ! Car tous les comptes connectés à ce profil ont purement et simplement disparu, a commencer par ma chaîne YouTube et mon tout dernier blog, celui que j’avais consacré à Gotye, justement ! En revanche, mes deux plus anciens blogs avaient survécu car Tinky en était la co-administratrice. A présent, ils n'appartenaient plus qu'à elle et j’étais presque tentée de lui demander de les détruire. En effet, quelle belle occasion de repartir à zéro ? Après tout, je m’étais un peu trop révélée dans le présent blog. J’avais raconté beaucoup de choses à mon sujet. Je pouvais refaire un blog personnel en gardant plus de mystère et en écrivant, peut-être, des articles plus courts. Quant au blog consacré à mes rêves, il était un peu trop intime ! Peut-être était-il bon qu’il disparaisse et que je ne le refasse pas ! Etrangement, l’idée avait quelque chose de libérateur.
D’un autre côté, c’était un peu dommage car cela impliquait aussi la disparition d’anecdotes, de récits de voyages ou de concerts auxquels Tinky et moi tenions. Alors elle m’a ré-invitée sur mes propres blogs et j’ai pu les récupérer.
Restait le problème de mon blog consacré à Gotye ! Celui-là, j’étais vraiment dépitée de l’avoir perdu ! Autant je pouvais me faire à l’idée de voir disparaître les deux premiers autant, je ne pouvais accepter la perte de celui-ci ! Le Mimizblog, c’était juste ma vie, mon œuvre et reconnaissons qu’il avait tendance à stagner, depuis quelques temps ! Quant au Mimizdrimz, c’était juste du délire ! Mais “Go, t’y es !”, c’était vraiment du TRAVAIL ! Du travail de recherche, de traduction, d’écriture… C’était un vrai investissement ! Et il y avait une vraie finalité derrière cet engagement : faire mieux connaître en France cet artiste magnifique aux talents multiples que trop peu de gens prennent pour l’homme d’une seule chanson !
Ce blog était perdu ? Qu’à cela ne tienne ! J’avais eu la bonne idée d’utiliser un logiciel qui s’appelle Windows Live Writer, un assistant de rédaction et de publication de blog qui me permet de conserver tous mes articles dans mon ordinateur même après les avoir basculés sur Internet. Je n’ai plus eu qu’à recréer mon blog sous une nouvelle adresse et à y replacer les articles conservés. Le plus ennuyeux a été de refaire intégralement la mise en forme et de récupérer le tout dernier article qui, pour des raisons incompréhensibles, était le seul que je n’arrivais pas à retrouver ! En désespoir de cause, je suis partie sur Internet voir ce qui pouvait être tenté et j’ai découvert l’existence des fichiers cachés qui m’ont permis de retrouver au moins le texte. Grâce à Windows Live Writer, j’ai pu replacer tous mes billets dans l’ordre et même leur attribuer leur date de création… Pas les heures, cependant, mais n’allons pas chipoter !
Il faudra encore travailler un peu pour recréer les libellés et rectifier les liens ainsi que la taille de certaines photos voire replacer les photos effacées. N’empêche, tout cela m’a occupée pendant un bon bout de temps.
En attendant, merci Tinky, merci Windows Live Writer, merci les fichiers cachés sur Internet et merci surtout à cette passion et cette patience dont je ne soupçonnais pas l’existence chez moi !

31 décembre 2012

Au revoir si douce 2012 !

Eh bien voilà ! Nous abordons déjà les toutes dernières heures de 2012 et je ne voudrais pas voir cette année se terminer.
Je n’ai pas été très active sur ce blog ces derniers mois, mais ça ne veut pas dire qu’il ne m’est rien arrivé d’intéressant cette année ! Loin de là ! Le départ de mon appartement, l’arrivée et l’installation dans cette nouvelle maison que j’adore, toutes les tracasseries et tous les bonheurs qui en ont découlé, un regain incroyable d’inspiration, la découverte enthousiasmante d’une nouvelle idole, Gotye, la création d’un nouveau blog et d’un nouveau compte Twitter consacrés à ce dernier, une avalanche d’émotions artistiques, quatre concerts fabuleux,  des rencontres magnifiques dont une totalement inespérée :

31 octobre 2012, Zénith de Paris : Gotye et moi
Sans oublier l'émergence de solides amitiés ! Tout cela a fait de 2012 une année formidable pour moi ! Inoubliable !

C’est la raison pour laquelle, j’aimerais presque qu’elle ne s’achève jamais ! Bien sûr, je n’oublie pas qu'elle avait très mal commencé puisque, durant le premier trimestre, trois membres de ma famille nous ont malheureusement quittés. Je n'oublie pas non plus ceux de mes proches et amis qui, pour des problèmes de cœur ou de santé ont trouvé 2012 détestable ! J’espère que les mois à venir seront meilleurs pour eux ! Je le souhaite bien sincèrement ! Et je garde assurément nos chers disparus dans mon cœur ! 
Mais il est vrai qu’en ce qui me concerne, 2012 a été aussi une année de grandes joies et le nuage sur lequel je suis grimpée cette année était très haut. Je vais avoir du mal à en trouver un plus haut à gravir l’an prochain !
Et pour cette raison, toutes mes pensées vont, ce soir, vers ceux qui ont contribué à l’embellissement de cette année presque révolue.
Que l’année qui arrive soit, pour nous tous, encore plus belle que celle qui vient de s’écouler.