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15 juin 2013

Ouf !

Ce week-end voit arriver la fin d’une année professionnelle particulièrement difficile. Non que je sois enfin en congés d’été ; j’en suis même très loin ! Mais le gros de l’année est passé hier, avec les jurys de fin d’études et des résultats  satisfaisants pour l’ensemble des étudiants dont j’ai supervisé la scolarité d’un point de vue administratif. Seulement un redoublant, plutôt content, finalement, qu’on lui accorde la possibilité de renouveler sa première année d’études.
Moi aussi, je suis contente. Satisfaite du devoir accompli et complètement sur les rotules. Oh, bien sûr, j’aurai encore du travail et même beaucoup de travail : les dernières formalités pour ces étudiants qui s’en vont et déjà la préparation de la prochaine rentrée. Sans compter les autres missions sur lesquelles je suis mobilisée dans cette école : correspondance handicap, Comité Hygiène et Sécurité dont j’assure le secrétariat en l’absence d’une collègue en congés de maternité, participation une “charte du bien travailler” dans notre établissement… sous prétexte que j’écris “bien”, paraît-il, je suis de tous les combats ! A se demander comment on faisait avant mon arrivée dans cette école ! Mais qu’importe, maintenant ! Les choses devraient se faire tranquillement, en ordre, et le prochain pic de stress n’est pas prévu avant le 10 septembre, jour de la rentrée des nouveaux étudiants.
En attendant, j’attends l’été qui décidément, tarde cette année. Et je me réjouis d’avoir en main depuis exactement un an aujourd’hui, les clés de cette petite maison où j’aurai passé une année entière de bonheur sans nuage.
Maison Castanet Juin 2012
Heureusement, d’ailleurs, que je pouvais compter sur mon retour, chaque soir, dans ce nid douillet et réconfortant, pour récupérer de journées de travail écrasant, stressant, démoralisant, parfois !
Des journées  qui m’ont tenue quelque peu éloignée de ce blog : que raconter, en vérité ? Mon quotidien ? Me plaindre ? Récriminer ? Ca n’aurait pas été bien passionnant pour mes lecteurs ! Je suis en train de relire mes vieux articles et parfois, je me dis que je ne racontais pas des choses bien intéressantes, sur ce blog !
L’année prochaine, ça ira mieux : je sais à peu près à quel moment les choses ont été difficiles et pourquoi.
En attendant, merci, chère petite maison d’avoir été là, de m’avoir abritée derrière tes murs épais, d’avoir refermé tes volets de bois sur l’adversité chaque soir… Merci d’avoir accueilli des fêtes de fin d’année rugissantes de rires et de bonheur
001merci pour les réunions de famille pratiquement impossibles en appartement et enfin retrouvées, merci pour les douces soirées hivernales au coin du feu, comme avant…
Feu de cheminée (2)
Elles ont rendu l’hiver moins rude !
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Et si le printemps fut pourri, le doux bruit de la pluie sur les velux, les fleurs sur les arbres et la verdure luxuriante dans le jardin donnait malgré tout un aspect poétique à toute cette grisaille.
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Amandier
130412 Arbre en fleurs
Chère petite maison ! Il y a un an, tu étais presque vide : avec juste sur le sol de vieux draps étendus et des journaux étalés pour protéger les parquets de la peinture qu’on était en train de refaire. Mais Maman et moi étions si impatientes de venir vivre entre tes murs que nous venions tous les jours pique-niquer dans ton jardin décoiffé, campant littéralement sur des chaises en plastique et une table brinquebalante qui suffisaient à notre bonheur ! Aujourd’hui, te voilà à nouveau remplie de meubles, de parfums et de bruits. La maison du bonheur revit, ressuscitant quelque peu ce que j’ai pu connaître dans la maison de mon enfance. Parfois, je me demande de quoi demain sera fait, si je me retrouverai un jour seule ici, si mon école fermera, si je serai mutée et donc obligée de quitter cet endroit et mon humeur s’assombrit. Puis je me dis qu’on ne sait jamais de quoi demain sera fait et qu’il ne sert à rien de tirer ce genre de plans sur la comète. Mon destin s’est toujours arrangé pour me rendre heureuse sans jamais ressembler à ce que j’avais imaginé. J’ai fait ma devise d’une phrase tirée d’une chanson de Jean-Louis Aubert, artiste auquel je ne voue pas une passion particulière mais cette phrase raconte juste l’histoire de ma vie :
“T’as eu c’que t’as voulu même si t’as pas voulu c’que t’as eu !”.
On devrait la mettre en épitaphe sur ma pierre tombale le jour où je quitterai ce drôle de monde ! Mais j’espère bien que ce n’est pas demain la veille ! J’ai encore tant de rêves et de projets inachevés ! J’espère bien pouvoir agrémenter ce blog de mes diverses élucubrations pendant longtemps, encore !

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