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06 juillet 2014

Le chaud et le froid !

Décidément, il semblerait qu’en ce moment, ma vie soit placée sous le signe des émotions contraires.
Après le stress disproportionné causé par l’état de santé d’un de mes chats,, finalement pas si catastrophique que ça, c’est pour ma propre personne que je viens de m’inquiéter plus que de raison.
Depuis mardi dernier, j’étais taquinée par une forte douleur derrière la jambe gauche et je me suis décidée à consulter en fin de semaine. Mon médecin traitant a rapidement diagnostiqué une sciatique (ce que je soupçonnais) et prescrit des anti-inflammatoires. Mais comme j’ai ressenti une autre douleur au moment de l’auscultation, une sorte de brûlure sur le trajet d’une veine, il a craint une phlébite et m’a envoyée faire des analyses le lendemain matin, ajoutant que si les résultats s’avéraient positifs, je devrais aller aux urgences subir des examens plus avancés. Il avait même rédigé une lettre afin que je la remette aux urgentistes en cas de nécessité !
Autant dire que je n’ai pas passé une très bonne soirée vendredi. D’abord parce qu’il n’est jamais rassurant d’avoir de tels soucis de santé mais surtout parce que je voyais déjà mes vacances compromises ! Plus question de se déplacer en avion comme j’avais prévu de le faire à plusieurs reprises cet été, impossible de s’éloigner si je devais subir un long traitement à base de piqûres comme me l’avait laissé entendre mon médecin ! Adieu, veaux, vaches, cochon, couvée ! Devais-je tirer un trait sur mes voyages, mes concerts, mes projets ?
Je me suis rendue au laboratoire dès la première heure le lendemain matin pour faire les tests en question et heureusement, ni phlébite, ni thrombose n’ont été détectés ! Il faudra que l’on voie tout de même d’où viennent ces douleurs bizarres ressenties en plus de la sciatique. C’est peut-être tout simplement nerveux. En mars dernier, juste avant mon départ pour Londres et bien que crevant d’envie d’y aller, j’ai également dû composer avec toutes sortes de douleurs bizarres que rien n’expliquait.
L’après-midi venu, toute à mon soulagement, je me suis rendue chez le coiffeur. J’ai de nouveau changé : un nouveau coiffeur, une nouvelle couleur et une nouvelle tête. Et au final, Maman et moi nous sommes rendues en centre-ville où j’ai ENFIN pu aller chercher un nouveau smartphone. Mon abonnement, en effet, ne m’avait pas permis d’aller en chercher un plus tôt !
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Mon nouveau smartphone, ma nouvelle coupe, ma nouvelle couleur et moi !
Tout ça en vingt-quatre heures ! Il y a vraiment des journées qui valent des semaines !

30 août 2012

Soirée orientale au “Repose Pieds”… et nouveaux soucis familiaux !

Dernièrement, et comme prévu, je suis allée avec Maman passer quelques jours dans le Lot comme nous le faisons tous les étés. Même si quelques membres de la famille étaient passés nous voir à la maison, il fallait bien rendre une petite visite estivale aux autres, tout de même !
Nous nous devions aussi d’être présentes, vous l’aurez peut-être deviné, pour la fête annuelle de la Confrérie des Hospitaliers. Ceux qui n’auraient pas lu mes précédents articles sur les ” Hospis”, peuvent consulter leur page Facebook qui présente notre modeste action de manière très complète, mes frères la tenant à jour avec une remarquable assiduité.
Ce vendredi 24 août, une soirée orientale était programmée aux abords du local rebaptisé depuis peu le Repose-Pieds : 

Malheureusement, les choses ne se passent jamais simplement quand nous voulons organiser quelque chose et surtout, notre famille n’est jamais à l’abri d’un pépin de santé ! Ainsi, nous avons calculé récemment que depuis 2008, il ne s’est pas passé une année sans qu’une ou plusieurs personnes de la famille ne se retrouve hospitalisée ! Et cette fois encore c’est sur mon frère aîné Alain que c’est tombé ! Je lui reproche parfois son caractère affirmé et entier mais il faut bien avouer que le pauvre est quand même sacrément marié avec la scoumoune ! Rappelons-nous que la fête des Hospitaliers ne lui avait pas porté bonheur l’an dernier puisqu’il avait été rendu malade par des champignons la veille et piqué par une abeille le lendemain, ce qui l’avait conduit aux urgences puisqu’il y est très fortement allergique ! Cette année, c’est une infection très invalidante qui a eu raison de sa bonne volonté ! Présent au moment des préparatifs, il n’a pu terminer la soirée avec nous. Rongé de fièvre et souffrant le martyre, il a été admis aux urgences le lendemain matin et opéré le soir-même !
Depuis, il est rentré chez lui. La situation n’est pas désespérée mais elle est sérieuse : de longs soins seront nécessaires et une nouvelle intervention chirurgicale s’imposera avant la fin de l’année. Bref, un week-end qui a pris une drôle de tournure et qui a forcément généré un peu de stress alors qu’il devait être festif !
Restent les souvenirs d’une soirée orientale quand même très jolie. Tout était réuni pour que la fête se déroule au mieux et je pense sincèrement que les participants étaient ravis car rien ne manquait : manèges pour les tout-petits (une grande découverte pour Maëlys !), danseuses se déhanchant avec grâce sur des mélopées égyptiennes, turques et autres, décoration sophistiquée, ambiance festive, convives qui jouent le jeu du déguisement ou se lancent dans une improvisation endiablée au djembé et surtout repas délectable et “fait maison” :



Nous n’avons fait l’impasse que sur l’animation surprise : un feu d’artifice que nous ne nous sommes pas résolus à tirer en cette période de sècheresse. Ca n’aurait franchement pas été prudent. Mais qu’à cela ne tienne ! Nous réservons cette animation pour quelque nouvelle soirée ! Encore un article en perspective !

09 juillet 2012

Un déménagement épique !

Nous voici donc établies dans notre adorable petite maison, Maman et moi. On peut dire que l’installation est terminée à 80%. Le garage reste encore un peu encombré et la chambre d’amis, déjà rebaptisée “chambre d’Alexandre” est remplie de cartons et de sacs multiples alors que le mobilier tout neuf n’est pas encore monté. Rien de grave : j’ai toujours “sacrifié” une pièce lors de mes précédents déménagements !

Ah, ce déménagement, parlons-en ! Ce fut épique ! D’abord, les déménageurs sont arrivés avec trois quarts d’heure de retard et quand ils ont été là, nous nous sommes aperçues qu’ils n’avaient pas amené le monte-charge ! Or, nous avions bien spécifié qu’il serait indispensable et nous avions  même payé pour ça ! En effet, le syndic de la résidence interdit que l’on utilise l’ascenseur pour déplacer des meubles lourds car cela entraîne des pannes ! Mais comme il n’y avait pas d’autre solution, ces Messieurs ont décidé d’utiliser l’ascenseur envers et contre tout ! Et tant pis si nous leur expliquions que les ennuis risquaient d’être pour nous ! Autant dire que tout le monde était plus ou moins énervé et qu’au départ, l’ambiance était quelque peu tendue entre ces trois déménageurs et nous ! En prime, ils avaient l’air assez désagréablement surpris par l’abondance des meubles et par le fait que nous n’ayons pas tout plié dans des cartons… Forcément ! On nous en avait fourni un nombre plutôt réduit à tel point que quelques voisins et proches compatissants nous en avaient donné ! Et nous avions bossé jusqu’à 1h du matin, la veille ! Pour nous lever à 5h ! Autant dire que les nerfs de tous étaient à vif !

Toutefois, au fil des heures, le dialogue s’est engagé et l’ambiance s’est détendue entre ces messieurs qui travaillaient vite et bien et nous qui n’hésitions pas à mettre la main à la pâte !

Il fallait en plus surveiller les chats ainsi que Floppy, le york de mon frère, dont nous avions la garde pendant qu’il séjournait au Puy du Fou avec son épouse et ma nièce Magalie. Une semaine de vacances prévues de longue date. Déjà, la cohabitation entre l’un de mes chats, Céleste, et ce petit chien rapide comme l’éclair ne se faisait pas sans mal ! Nous avions même frisé le drame deux soirs plus tôt, mes deux fauves ayant sauté sur le pauvre petit qui ne faisait pas du tout le poids ! Alors gérer toute cette marmaille en plein déménagement, ce n’était pas vraiment simple ! Et justement, ne voilà-t-il pas qu’au moment de quitter l’appartement, mon chat Pilou demeurait introuvable ! La porte d’entrée restée longuement ouverte me laissait présager le pire et en plus, quelqu’un avait dit, dans le quartier, qu’un gros chat noir errait dans les rues en miaulant tristement, l’air perdu ! Malheureusement, ce n’était pas du tout le moment de le chercher et de faire attendre les déménageurs alors, nous sommes parties avec eux à la nouvelle maison la mort dans l’âme mais tâchant quand même de faire bonne figure.

L’installation a commencé dans une ambiance enfin bon enfant puis, les déménageurs ont décidé de faire une légitime pause et d’aller déjeûner dans une proche bourgade. Restées seules, nous sommes reparties dans l’appartement presque entièrement vidé histoire de nous sustenter aussi mais surtout de remettre la main sur notre chat. Mais toujours pas trace de Pilou… jusqu’à ce qu’il reparaisse soudain devant nous, comme s’il sortait de nulle part ! J’imagine qu’il avait dû se cacher derrière le chauffe-eau ou sous l’évier… Enfin, c’est la seule explication rationnelle que j’arrive à donner mais par moments, je me demande si ce chat ne passe pas d’une dimension à l’autre car il m’a déjà joué ce tour pendable de disparaître corps et biens puis reparaître on ne sait d’où !

Rassurées, nous sommes retournées à la maison où les travaux d’installation ont repris jusqu’à la fin de l’après-midi ! Je dois reconnaître que ces déménageurs d’un abord plutôt bourru ont bien travaillé ! Ils ont notamment parfaitement remonté mon lit qui avait une fâcheuse tendance à craquer et ne le fait plus ! Un lit dans lequel je suis tombée le soir venu sans aucun regret par rapport à la Fête de la Musique qui battait son plein dehors !

J’ai maintenant une chambre mansardée que j’adore avec une salle de bains attenante, le tout sur une mezzanine dont j’ai fait mon bureau ! L’ensemble est un peu chaud en été et j’espère qu’il ne sera pas trop frais en hiver mais j’ai fait de cet étage supérieur mon véritable petit domaine et j’en suis totalement folle ! En empruntant un escalier de bois idéalement bruissant, on arrive dans un charmant séjour rustique  agrémenté d’une petite cheminée et puis il y a les chambres de Maman et d’Alex, la cuisine, rustique elle aussi, le cellier le jardin, la cour… Oh, cette maison n’est pas immense et ce n’est pas un palais mais néanmoins, je l’adore ! Je m’y sens bien et je n’y éprouve aucune angoisse malgré les craquements des poutres et du plancher ! C’est un endroit qui me ressemble ! L’appartement où nous avons passé quatre ans était bien agréable aussi mais vivre ici, c’est incomparable !

D’ailleurs, cet appartement, je croyais le regretter un peu au nom des belles années que nous y avons vécues. Je pensais que le quitter me ferait un peu de peine mais ce ne sera finalement pas du tout le cas et vous saurez pourquoi lors du prochain article car si je raconte tout maintenant, ce billet va être encore plus kilométrique qu’il ne l’est déjà !

14 mai 2012

Au feu !

Le moins que l’on puisse dire est que nous avons eu une belle émotion, cette semaine ! Ce jeudi soir, plus précisément.

Alors que nous terminions notre dîner, mon neveu Jérémy, que nous hébergeons pendant ses études, s’est aperçu qu’il y avait le feu dans l’immeuble d’en face ! Maman et moi nous sommes précipitées à la fenêtre et nous avons pu constater, effarées, qu’un feu de belle taille brûlait effectivement sur la terrasse d’un des appartements ! Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les flammes ont pris une ampleur phénoménale tandis que la fumée blanche devenait noire à mesure que le brasier léchait les volets en PVC et autres ustensiles en plastique entreposés sur cette terrasse ! C’était véritablement terrifiant ! D’autant qu’il n’y avait aucun occupant ni dans cet appartement, ni dans celui du dessus, ce qui fait que personnes ne s’apercevait de quoi que ce soit ! Maman a un peu paniqué et elle a réussi à alerter les autres habitants de l’immeuble en les appelant à tue-tête par la fenêtre. D’autres gens, dans la rue, commençaient également à donner de la voix, tout comme quelques autres habitants de notre propre immeuble mais alors que tout le monde criait et s’affolait, personne n’avait l’idée d’appeler les pompiers, ce que je me suis donc empressée de faire (mon récit à l’air long, comme ça, mais tout ceci s’est passé en l’espace de quelques secondes !). Je tremblais de tous mes membres mais j’ai réussi à expliquer avec assez de clarté ce qui arrivait et d’ailleurs, les pompiers ont reçu un autre appel venant du même quartier en même temps que le mien.

En attendant leur arrivée qui ne tarda pas, les occupants de l’appartement situé sous celui qui brûlait ont actionné un extincteur et circonscrit une bonne partie des flammes.

Jérémy lui-même n’était pas en reste : il s’était aperçu que des curieux restaient un peu trop près de l’immeuble et tentaient même d’y entrer ! En bon futur policier, il n’a pas hésité à descendre et à aller en quelque sorte faire circuler tous ces gens ou du moins, les empêcher de se mettre en danger. Je me suis sentie extrêmement fière de lui à ce moment précis !

En un mot, nous avons tous mis un peu du nôtre pour que le pire soit évité mais je dois dire que ce genre d’évènement est vraiment impressionnant ! J’en suis restée toute secouée pendant une bonne partie de la soirée et j’en ai eu du mal à dormir la nuit venue ! Heureusement que, dans la soirée, nous sommes parties à la répétition de notre chorale, ce qui m’a permis de penser un peu à autre chose mais tout de même, tout ça m’a bien émotionnée ! Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la rapidité avec laquelle les flammes se propageaient ! Je comprends plus que jamais l’expression “Y’a pas le feu !”. La vitesse à laquelle quelques flammes se transforment en brasier… je n’en reviens toujours pas !

Je n’ose imaginer ce que l’on doit ressentir quand on voit un immeuble ou une maison s’embraser en entier, quand il y a des blessés ou pire encore… On doit difficilement s’en remettre !

En tout cas, je m’en souviendrai, du 10 mai 2012 ! Ce fut une sacrée soirée !

11 novembre 2011

La vie continue, inexorablement…

Mardi, à peine remise de toutes les émotions préalablement relatées, j’ai pris le train en direction de la capitale histoire de passer pour la troisième fois l’examen professionnel que j’essaie d’avoir depuis environ deux ans. J’étais accompagnée par une collègue qui essaie désespérément, d’obtenir cet examen, elle aussi.
Notre voyage s’est déroulé en toute quiétude, cette collègue étant une personne aimable avec laquelle je m’entends bien. Nous nous sommes séparées à la gare Montparnasse où Tinky m’attendait et c’est sous une pluie battante que nous avons regagné son appartement ! Heureusement que la plus grande partie du trajet a été effectuée en bus !!!
Contrairement à ce que nous avions l’habitude de faire, nous ne sommes pas sorties ce soir-là. Maintenant que Tinky loge dans un endroit à peu près spacieux, il est nettement plus facile et agréable d’y passer ses soirées et il n’est plus nécessaire d’aller au restaurant pour souper confortablement. Soucieuse de ma forme et de mon plaisir, Tinky avait commandé pour nous deux un dîner japonais typique : soupe miso et superbe plateau de sushis, makis et autres sashimis sans oublier le wasabi. Un repas roboratif qui allait, à coup sûr, nous permettre de faire le plein de vitamines et d’être en forme !

Superbe plateau, n’est-ce pas ? Eh bien je peux vous garantir que nous en avons fait notre affaire !
Mon examen avait lieu le lendemain, dans l’après-midi, ce qui nous a permis de nous préparer et de nous y rendre sans stresser. Enfin, je pensais que je n’étais pas stressée mais en fait, je l’étais car j’avais la migraine ainsi que des brûlures d’estomac qui, pour leur part, perdurent alors que le mal de tête a enfin fini par s’estomper. Oui, je suis une fille très calme ! Le zen incarné !
L’examen semble s’être bien passé. J’ai attendu un peu avant mais lorsque je me suis trouvée devant le jury, j’ai pu faire mon exposé sans trop bafouiller ni me laisser avoir par la brièveté du temps imparti. Ensuite, on m'a questionnée absolument sur tout : le Master, bien sûr (tarifs, nationalité des étudiants, publicité de l’offre…), mais aussi la teneur de ma formation en tant que membre du Comité Hygiène et Sécurité, ma pratique du logiciel Dropbox, ma situation de travailleur handicapé (ils ont voulu savoir si mon poste de travail était équipé et comment je vivais cette situation), mon parcours (mes activités préalables, pourquoi je n’enseigne pas alors que j’ai suivi la formation de professeur d’anglais) et même mes passions ! En effet, j’ai mentionné sur mon CV que j’étais auteur inscrit à la Société des Gens de Lettres depuis 1996 et je leur ai donc parlé de la saga de science-fiction que j’écris à quatre mains avec Tinky. Ils ont été à mon écoute et l’ambiance était plutôt détendue et sympathique. Il n'y a aucune question à laquelle je n'ai pas su répondre. En plus, ils m'ont gardée assez longtemps contrairement aux fois précédentes et je veux y voir un bon signe. J'ai donc bon espoir mais rien n'est gagné : il y aura 14 élus pour 58 appelés. On verra bien !
Le soir venu, pour me détendre et pour fêter nos vingt-six ans d’amitié, Tinky et moi sommes allées dîner dans un bouchon lyonnais situé à deux pas de chez elle. La cuisine y était excellente mais le restau, de dimensions modestes, était envahi par une bande de copains qui fêtaient je ne sais trop quoi mais qui étaient incroyablement bruyants ! C’en était comique ! Mais un peu épuisant ! Je crois que le bruit plus le stress de la journée ont eu raison de moi : je suis tombée comme une masse dans le lit et je me suis endormie sans attendre !
Enfin, ce jeudi, la journée a été nettement plus calme ! Matinée passée à traîner puis un nouveau repas paisible à l’appartement. Tinky avait préparé une originale mais délicieuse soupe de potimarrons dans laquelle elle avait fait pocher deux œufs afin que nous ayons notre ration de protéines :

Ladite soupe en cours de cuisson. Dommage que je n’aie pu en immortaliser le parfum et le goût !


La même chose, amoureusement versée sur des croûtons de pain que nous avons patiemment laissé tremper. Un repas complet !
Nous avions ensuite prévu d’aller voir une exposition sur les Gaulois à la Cité des Sciences mais il était finalement un peu tard et nous avions quand même la flemme ! La Géode devrait attendre une fois de plus ! Nous sommes plutôt allées nous balader dans le Marais, faire quelques magasins et nous promener du côté de la place des Vosges qui est un endroit magnifique. En voici quelques clichés dont j’avoue être assez fière car ils sont vraiment jolis et simplement pris avec mon iPhone dont la version commence à dater un peu. 


Non, non, je vous rassure tout de suite : Tinky ne s’est PAS fait teindre les cheveux en bleu ! C’est juste la photo et la douce lumière de fin d’après-midi qui font cet effet !






Contrairement à ce que je croyais, j’ai mal visé et je n’ai pas photographié le numéro de la maison mais ceci est bien la maison de Dominique Strauss-Kahn !!!! Je n’ai pu résister à cette petite paparazzade !

Une vraie journée de filles que nous avons conclue en dînant dans un agréable restaurant italien. Et nous voilà de retour. Je ne sais ce que nous réserve la suite de ce séjour mais il est, pour l’instant, bien agréable.

19 septembre 2011

Rentrée agitée.

Depuis le 29 août, date de mon retour au boulot, je n’ai pas arrêté une seconde : accueil de divers groupes d’étudiants, gestion d’arrivées tardives, de problèmes d’hébergement, de désistements de dernière minute, comptes-rendus, participation à d’innombrables réunions, implication dans plusieurs projets, formation à différents logiciels, aide ponctuelle à d’autres services, gestion des emplois du temps, des salles, du matériel, des clés, sans oublier les courriers, les courriels, le téléphone…
Je vous fais grâce des changements de programmes, des salles dont on avait demandé la réservation et qui s’avèrent occupées quant on y arrive, des collègues qui s’en prennent à vous parce qu’elles avaient besoin d’assistance, que vous êtes l’une des rares à être venues leur prêter main forte mais qu’il faut bien passer sa rogne sur quelqu’un, de la photocopieuse qui tombe en carafe quand on en a le plus besoin… même mon ordinateur de bureau s’est mis de la partie ! Il a rendu l’âme ! C’est la carte mère qui a grillé ! Décidément, il semblerait que cette année, je sois abonnée à ce genre d’incident !
Mais le comble a été atteint mercredi dernier, sur la chaîne d’inscription de mes étudiants en Master. J’ai horreur des chaînes d’inscription ! J’en avais déjà horreur quand j’étais moi-même étudiante et donc de l’autre côté du bureau ! C’est un bazar sans nom et une source de tension pas possible ! D’ailleurs, la veille au soir, je me faisais un peu de souci à la pensée de ces étudiants qui allaient défiler pour s’inscrire, de ces dossiers à vérifier, de certaines pièces qui manqueraient forcément, d’incompréhensions possibles autour des histoires de mutuelle et de sécurité sociale… puis je me suis ravisée, me rappelant que, pour ce Master, les étudiants inscrits chez nous n’étaient que sept (il y en a qui s’inscrivent dans d’autres écoles ou universités, ce Master étant cohabilité par plusieurs institutions) et que nous n’allions pas nous stresser pour sept étudiants. D’ailleurs comme il n’étaient pas nombreux, il avait été décidé qu’ils pourraient venir s’inscrire à partir de 9h et non 8h comme initialement prévu. J’ai fait tout ce qu’il fallait pour qu’ils soient au courant. Je leur ai même envoyé un petit message via mon iPhone sur Facebook où ils ont créé un petit groupe consacré à leur Master, horrifiant un peu JM et deux collègues avec qui je dînais ce soir-là et qui m’ont dit que je devrais songer à lâcher un peu ce dossier de temps en temps.
Donc, le lendemain, la chaîne d’inscription s’installe et commence. 9h, première étudiante. 9h15, deuxième étudiante… et là, plus personne ! Honnêtement, ça ne m’inquiète pas  : ils savent depuis juin dernier que les inscriptions sont prévues ce jour-là et ils ne vont pas tarder à arriver. Il est à peine 9h30. Là-dessus, une collègue assise à côté de moi commence à piquer sa crise, disant qu’elle ne va pas rester là toute la matinée, qu’elle a autre chose à faire et que si ça doit se passer comme ça, elle va partir… etc… Je lui fais posément remarquer qu’elle n’est pas la seule à avoir du travail, qu’il était prévu de longue date que nous passerions la matinée sur cette chaîne d’inscription et que personnellement, j’avais pris mes dispositions pour cela. D’ailleurs, à raison d’un quart d’heure par étudiant, nous n’avons absolument pas perdu de temps, mais si elle ne veut pas rester, elle est libre : on se débrouillera sans elle. Sur ces entrefaites, une autre collègue à qui on ne demandait rien (la même qui avait râlé contre moi parce que j’étais une des rares à être venue l’aider une semaine plus tôt !) commence à relayer les protestations de la précédente en commençant par l’habituelle litanie : “Ce-que-tu-ne-comprends-pas-Mireille-c’est-que-nous-on-a-beaucoup-de-travail “, exactement comme si les autres n’en avaient aucun ! Alors là, je me suis levée, énervée leur répondant qu’il n’y avait pas qu’elles qui bossaient dans cette maison et que puisqu’elles étaient débordées au point de ne pas pouvoir patienter cinq minutes, j’allais voir dans le foyer, en face, ou peut-être devant mon bureau, si des étudiants ne s’y trouveraient pas. Après tout peut-être avaient-ils mal compris la consigne, la plupart d’entre eux n’étant pas francophones ! Et au moment où j’allais me mettre en route pour sortir, j’entends distinctement la première râleuse marmonner “Il faudrait peut-être se sortir les doigts du cul de temps en temps !”. Comme je vous l’écris ! Textuellement !
Alors là, mon sang n’a fait qu’un tour ! Je lui ai répondu que si elle continuait comme ça c’est sur sa figure que mes doigts allaient finir et non là où elle disait ! Et de rappeler au passage à ces deux collègues que j’étais toujours disponible pour elles alors que de mon côté, je ne pouvais rien leur demander ! Le temps que je fasse un tour dans mon bureau, que je parle à deux-trois collègues de ce qui venait de se produire et que je revienne sans avoir vu un étudiant, ces deux personnes “absolument débordées” avaient fermé la chaîne d’inscription qui se retrouvait reportée à l’après-midi ! Génial ! Mon groupe d’étudiants allait être mêlé à plusieurs autres et les choses se passeraient nettement plus lentement que si nous nous étions donné la peine de les attendre un peu ! En prime, cela allait leur faire rater une partie des cours prévue l’après-midi ! Mais impossible de faire entendre raison à ces deux bourriques ! Tandis que la première allait pleurnicher chez la sous-directrice, la seconde me prenait à part avec un air pincé pour me demander par quel biais j’avais prévenu les étudiants de la tenue de cette chaîne d’inscription. Je lui ai expliqué que c’était par courriers, par mails et par affichage. Et elle, de me répondre, l’air triomphant et accusateur : “Par Facebook ! Je le sais : c’est une étudiante qui me l’a dit !”. Je lui ai rétorqué, vraiment furieuse, que l’avertissement par Facebook n’était que la cerise sur le gâteau, une précaution supplémentaire que j’avais cru bon de prendre depuis chez moi après avoir respecté la procédure d’usage ! J’ai ajouté que je n’étais quand même pas idiote au point de diffuser des informations de cette importance sur Facebook uniquement, que c’était juste une piqûre de rappel et que si le fait de travailler depuis chez moi devait être si mal interprété, c’était très simple : JE NE TRAVAILLERAI PLUS DEPUIS CHEZ MOI !
Réponse de la collègue : “Mais tu prends tout mal, aujourd’hui !”. Un peu, que je le prends mal ! J’ai terminé l’année dernière avec 96 heures sup’ et depuis le 1er septembre, j’en ai accumulé une douzaine d’autres ! Je ne pourrai jamais rattraper tout ça ! On m’a collé ce dossier dans les mains en me disant que puisque je parlais anglais, je serais chargée de l’accueil de ces étudiants étrangers ! Résultat, je m’occupe absolument de TOUT ! Ca va de la configuration des salles aux jurys d’examens en passant par les contrats de vacation des intervenants ! Pas du tout ce qu’on m’avait annoncé ! Je le fais quand même parce que c’est intéressant, que mes études d’anglais me servent enfin et que le contact avec les étudiants est enrichissant ! Je donne le meilleur de moi-même pour ce dossier dont je découvre chaque jour un nouvel aspect alors que je travaille dessus depuis moins d’un an ! Je ne ménage pas ma peine, je suis toujours disponible et tout ça pour quoi ? Pour qu’on m’insulte comme on ne m’a jamais insultée de toute ma vie ??? Passe encore sur la vulgarité de l’expression !  Ce qui m’a énervée bien plus que l’expression grossière, c’est le “peut-être” et le “de temps en temps” qui l’encadraient ! Preuve que non seulement cette fille me prend pour une fainéante mais elle en est persuadée depuis longtemps ! Je me demande de quel droit elle se permet d’émettre des jugements pareils à mon sujet ! Que sait-elle de moi ? Nous travaillons dans le même service mais nous n’avons jamais bossé ensemble à proprement parler ! Et encore heureux, finalement ! Des gens caractériels comme ça, je m’en passe ! Je suis vraiment furieuse ! Ce n’est pas la première fois qu’elle se montre agressive à mon égard : il y a quelques années, elle m’avait fait la tête pendant plus de quatre mois et je n’ai jamais su pourquoi. J’ai bien ma petite idée sur le sujet : je n’avais pas fait une grève à laquelle elle tenait ! Mais bon : je venais d’être embauchée, j’avais des choses à payer et puis zut ! Il s’agit de MA vie ! Et là, elle recommence ! Elle me fait la tête et m’ignore alors que c’est moi qui ai été insultée, et de quelle façon ! Il faut dire que, de mon côté, je ne lui fais pas de grands discours non plus ! Je prends même un chemin plus long pour me rendre dans mon bureau histoire de ne plus passer devant le sien ! Non que j’aie peur d’elle mais je ne veux même plus la voir ! D’aucuns diront que ce n’est pas une attitude très adulte mais pour l’instant, je suis encore trop remontée ! Je préfère éviter tout risque de nouveau clash !
D’un autre côté c’est dommage : j’ai aussi eu de bons moments avec cette collègue. On a souvent eu de longues discussions très intéressantes sur des films qu’on a toutes deux aimés ou sur nos amis les chats. On était allées voir un jour une expo sur la gastronomie médiévale et une fois on était même allées voir Tété en concert et on avait passé une super soirée ! Mais là, je ne suis pas du tout disposée à accepter son attitude de la semaine dernière ! Je VEUX des excuses ! On ne me parle pas comme ça ! Je ne suis pas un défouloir ! Si je n’avais pas fait mon boulot correctement, si j’avais quelque chose à me reprocher, je pourrais peut-être accepter la critique pour peu qu’elle soit formulée autrement. Mais en prime je n’ai rien fait de travers ! Les étudiants sont bel et bien venus mais, pensant qu’ils avaient la matinée pour s’inscrire (après tout, c’est ainsi que les choses s’étaient passées l’an dernier !), ils ne se sont pas affolés ont été bien étonnés de trouver porte close et bien sûr, c’est l’image de l’Ecole qui est une fois de plus écornée et nous sommes ridicules !
Et moi je suis furax ! Vraiment furax ! A coup sûr, je ne vais pas laisser passer ça ! Un autre collègue m’a fait savoir que cette fille était “un peu triste de sa réaction” mais je lui ai répondu que je n’étais pas du tout prête à passer l’éponge là-dessus et que si j’allais la voir pour l’instant, je ne ferais que manifester une hypocrisie dont je n’étais pas coutumière ! Et puis il ne manquerait plus que ce soit moi qui fasse le premier pas ! Il ne faudrait pas que ce soit moi qui m’excuse, tant qu’on y est ? Hors de question ! J’ai fait le dos rond pendant trop longtemps et devant trop de gens ! Je ne suis plus du genre à tendre l’autre joue, ça suffit ! Terminé ! Stop !
Et qu’on se le dise !

18 août 2011

Préparatifs et déroulement de la fête occitane.

Météo France ne s’était pas trompée : en cette matinée du vendredi 5 août, il tombait des cordes, il faisait gris et presque froid ! Nouvelle source de stress car la chute de trombes d’eau n’est pas vraiment ce qui se fait de mieux pour une fête à la campagne.
Nous sommes donc partis au local et pendant qu’Alain (toujours assez mal en point) allait chercher mon neveu Alexandre, qui prendrait également part à l’organisation de la fête, Maman, Magalie et moi avons commencé à tout mettre en place pour que la soirée puisse se dérouler à l’intérieur et non sous les arbres, comme initialement imaginé.
La consigne donnée par Alain était simple : pas de pèlerin, marcheur ou autre visiteur dans le local ce jour-là ! Nous étions censées préparer l’intérieur pour une soirée festive et il n’était pas utile que des gens en chaussures de marche crottées viennent tout salir. Simplement voilà : ils ont commencé à arriver, les pèlerins ! D’abord un par un, puis par deux, puis par grappes de quatre ou cinq ! Et ni Maman ni moi ne voyions comment nous pouvions nous tenir bien à l’abri tandis qu’ils mangeaient pitoyablement leur petite collation sous une pluie battante ! Ce n’est pas l’idée que je me fais de l’accueil et de l’hospitalité.  Donc nous en avons laissé entrer un, puis deux, puis trois… et c’est vrai qu’au final ils étaient vingt à trente dans la salle quand mon frère est revenu. Et même s’ils avaient pris soin d’enlever leurs chaussures de marche et rangé leurs sacs à dos dans l’entrée, de l’eau avait quand même coulé de leurs vêtements jusque sur le sol et oui, effectivement la salle était… eh bien, très sale ! Du coup, le frangin était quand même assez furax que nous n’ayons pas appliqué sa consigne mais franchement, comment aurions-nous pu agir autrement ?
C’est donc dans une ambiance très légèrement tendue (euphémisme du siècle !) que se sont poursuivis les aménagements, nettoyages et autres préparatifs pour cette fichue fête ! Heureusement, dans l’après-midi, le soleil s’est décidé à se lever et la température s’est progressivement élevée jusqu’à devenir très agréable.
Et puis, dans les points positifs, il y avait aussi la présence de notre Alexandre ! Non seulement il a prêté main forte à son oncle avec beaucoup de serviabilité et d’efficacité, mais en plus, il s’est chargé de mettre l’ambiance en nous faisant bien rire ! Un vrai petit homme, cet Alex ! 
 

Alexandre, préposé au gonflage des ballons décoratifs, ici avec une petite voisine

Quoi de meilleur que le gonfleur pour se donner un peu d’air frais ?
La décoration était vraiment très bien pensée. Outre ces ballons jaunes ou rouges et décorés de la croix occitane, des fanions : 

 Et au final, une salle bien jolie et bien propre en dépit des incidents matinaux : 

Des photos de cette soirée et des tables bien remplies vous attendent sur la page Facebook de la Confrérie.
N’empêche, la punition était rude pour avoir laissé rentrer des pèlerins trempés le matin ! Maman au mitard (ici avec Joëlle !) Hihihi !
L’ambiance était assurée par le groupe Sèm de Caors qui tire son nom du proverbe cadurcien : “Sèm de Caors, n'avèm pas paur !” autrement dit “Nous sommes de Cahors, nous n’avons pas peur !”. Eh oui, il ne faut pas oublier que le cadurcien est teigneux et descend des Cadourques, une tribu gauloise qui ne s’en laissait pas compter ! Mais revenons à nos moutons (à nos gigots d’agneau grillés, en l’occurrence !) : 
Composé de trois garçons fort sympathiques (et nettement plus “dans le vent” qu’on ne pourrait l’imaginer, a priori !) le groupe Sèm de Caors se spécialise dans la musique traditionnelle occitane.

Ils ont commencé à jouer sous les arbres, à l’heure de l’apéritif tandis qu’arrivaient tranquillement l’ensemble des convives. 
De fidèles Hospitaliers au taquet pour servir l’apéro. De gauche à droite Corinne (la seule Hospitalière a avoir fait le Chemin de Saint Jacques), Michel, Alexandre, Maman et Minet (je ne connais même pas son véritable prénom !)
Ils nous ont régalés de chansons occitanes dont certaines que j’avais apprises lorsque je participais à l’atelier de chant occitan proposé sur mon lieu de travail. Je me suis donc fait une joie de pousser un peu la chansonnette avec eux, ce qui leur a fait bien plaisir, je crois. 
Ici en train de chanter avec Maman
Puis ils sont rentrés pour continuer à “mettre le feu” pendant le repas qui était délicieux et qui s’est terminé par quelques farandoles endiablées autour des tables !
Bref une fête très réussie dont nous avons un peu accouché dans la douleur mais qui restera, je pense, un bon souvenir pour ceux qui y ont participé.

17 août 2011

Cap sur le Lot !

Comme je l’avais déjà expliqué dans de précédents articles, je fais partie (avec l’ensemble de ma plus proche famille et quelques amis lotois) d'une association appelée la Confrérie des Hospitaliers de Flaujac Poujols. Le but de cette assos’ est d’accueillir  des pèlerins qui font le chemin de Saint Jacques de Compostelle et qui s'arrêtent dans notre local pour un verre d'eau, un café, une collation, un temps de repos, une petite conversation... L'association n'a aucune prétention lucrative et encore moins religieuse car plus athée que mes frères, ça me paraît quand même difficile à trouver (à se demander d’où je sors, moi !). C'est un lieu de rencontre avant tout et je crois pouvoir dire qu'on y a vu toutes sortes de gens : des méditatifs, des poêtes, des illuminés, des odieux, des malheureux, des bohèmes, des sans-gêne, des marginaux, des traditionnalistes... Mes frères parlent parfois de rencontres exceptionnelles mais comme par hasard, elles ne se produisent jamais quand je me trouve sur les lieux. J’ai eu affaire à des gens sympathiques ou au contraire pas particulièrement agréables mais je n’ai jamais rien vécu d’exceptionnel sur ce site. Alors de deux choses l’une ! Soit je n’ai pas de chance et je passe toujours à côté des meilleurs moments, soit mes frères voient de l’exceptionnel là où je ne pense vivre que des situations d’une grande banalité.
Ecrire ça n’est pas être désagréable : ce genre d’engagement associatif n’est pas vraiment ma tasse de thé. J’y vois surtout un moyen bien inutile de se compliquer la vie avec des contraintes dont on pourrait se passer. D’ailleurs l’association était un peu en souffrance, ces dernières années, c’est pourquoi je n’en parlais plus. Mais elle semble avoir repris du poil de la bête ces derniers temps malgré de fréquents saccages et cambriolages du local. Voisins jaloux ? Jeunes fêtards ? Simples vandales ? On ne sait à qui attribuer ces malveillances mais elles ne font que renforcer l’implication obstinée de mes frères et de leurs proches, bien déterminés à pérenniser ce projet malgré l’adversité.
Pour faire vivre une telle association, rien de tel qu’une bonne petite fête bien fédératrice pour attirer des sympathisants et peut-être de nouveaux membres. Les organisateurs avaient opté pour une fête occitane. Elle était prévue de longue date et j’avais organisé mes vacances de manière à pouvoir être présente avec Maman, histoire de participer à la fête mais aussi, bien sûr, de mettre un peu la main à la pâte. Parce que, malgré tout, cette idée de lieu de rencontre entre pèlerins et non-pèlerins est quand même jolie.
Nous sommes donc parties pour le Lot dans l’après-midi du jeudi 4 août. Il n’y avait même pas 24h que j’étais rentrée de mon séjour à Paris et pour être tout à fait honnête, je n’aurais rien eu contre une pause un peu plus longue chez moi ! Je n’avais même pas vidé ma valise ! Tout juste avais-je échangé quelques tenues un peu “habillées” contre des effets plus adaptés à une partie de campagne ! Franchement, quel rythme effréné !
Cette fois encore, nous allions loger chez Alain pour diverses raisons pratiques et notamment parce que nous avions emmené Myrtille avec nous. En effet, il n’est absolument plus envisageable de la faire monter et descendre plusieurs fois par jour les deux étages qui mènent à l’appartement de Michel. Lorsque nous y avions séjourné une semaine en mars dernier, ces allées et venues dans l’escalier avaient été une véritable épreuve pour notre pauvre chienne considérablement affaiblie par l’âge et la maladie. J’ai même cru, un soir, qu’elle n’arriverait pas à regagner l’appartement ! Elle serait finalement bien mieux à la campagne.
Donc, puisque nous ne pouvions aller chez Michel, c’est Michel qui est venu à nous. La première soirée s’est déroulée dehors, autour de divers légumes cuits à la plancha, 


parmi lesquels des cèpes lotois de belle facture.


Le problème, cette année, c’est que les champignons sont particulièrement virulents. D’une part, il y a beaucoup d’intoxications avec des champignons vénéneux mais même si ceux-ci ne l’étaient pas (ils n’ont pas bleui après avoir été découpés, ce qui est l’indice imparable en matière de toxicité), ils ont quand même rendu Alain bien patraque. En outre, il avait bu de l’eau en les mangeant, chose qu’il ne faut, paraît-il, jamais faire. Donc, il n’a pas passé une très bonne nuit, avec tout ça ! Mais n’était-ce que les champignons ? Le stres inhérent à la préparation de la fête occitane y était sans doute pour quelque chose aussi. Les choses se passeraient-elles bien ? Le local allait-il encore être visité ? Les gens qui avaient réservé viendraient-ils ? Nous nous posions tous ces questions ! D’autant qu’on nous annonçait un temps exécrable pour le lendemain !

04 juin 2011

L’heure est venue de souffler un peu.

Décidément, mon boulot me passionne mais il me dévore aussi littéralement ! Je ne prends presque plus le temps de me consacrer à ce blog ou même à Internet en général tant je rentre tard ou fatiguée à la maison. Quant à mes velléités littéraires, n’en parlons même plus ! Les seules choses que j’ai pu écrire dernièrement concernaient exclusivement le travail ! Il faut dire que les dernières semaines ont vraiment été intenses entre examens, jurys et comptes-rendus urgents ! Heureusement, quelques vacances bienvenues s’annoncent enfin ! Elles étaient prévues de longue date mais jusqu’au dernier moment, je me suis demandé si j’allais arriver à me libérer pour en profiter et même s’il était bien raisonnable de prendre une pause à ce moment de l’année ! Au moment où j’écris ces lignes, un léger sentiment de culpabilité ternit le soulagement que j’éprouve à l’idée de changer un peu d’air. Mais les dès sont jetés ! Je suis sur le point de partir et on ne peut plus reculer ! 

Il y a plusieurs mois déjà que mon frère aîné avait programmé ce voyage en compagnie de ma belle-soeur, ma mère et moi. Nous partons pour le Morvan pendant une semaine. Une région que je ne connais pas du tout et que je suis impatiente de découvrir. Toutes les dispositions sont prises : Myrtille est casée chez une personne de notre connaissance qui s’était déjà très bien occupée d’elle l’été dernier et une voisine viendra régulièrement rendre visite à nos chats. 

Préalablement, nous sommes allées déjeuner à l’extérieur lors du jeudi de l’Ascension en compagnie de Muriel, une autre voisine à chat. Une fille adorable. Celle-là même qui nous a initiées aux joies du chant choral et depuis la terrasse de laquelle nous observons tranquillement les feux d’artifice quand il y en a. Nous sommes allées toutes les trois déjeûner dans une grande brasserie spécialisée dans la préparation de choucroutes variées et j’ai commencé mes vacances en trinquant joyeusement à ces quelques jours de repos qui m’attendaient, en famille et au vert ! 


Et j’ai trinqué jusqu’à la lie, non mais des fois ! Et j’assume ! Tout comme j’assume toutes les fossettes et rondeurs visibles sur ce cliché ! 

En attendant, j’embarque le caméscope et l’appareil photo dans le Morvan. J’espère agrémenter ce blog un peu endormi de quelques vidéos et clichés instructifs ou simplement jolis !

08 janvier 2011

Un début d’année épique.

Le moins que l’on puisse dire est que l’année commence très fort ! J’ai même du mal à réaliser que nous sommes passés en 2011 il y a une semaine à peine. J’ai l’impression que trois mois au moins se sont écoulés depuis mon dernier article sur ce blog.

Dire que l’année a commencé très fort ne signifie pas pour autant que ses débuts ont été agréables. J’ai passé les deux premiers jours de 2011 avec la tête lourde, la nausée et des courbatures, pas vraiment capable d’avaler grand chose. Vous me direz “Quoi de plus normal que de se sentir en petite forme après avoir fait la fête ?”. Sauf que, justement, nous n’avons pas tant fait la fête que ça ! J’irais même jusqu’à dire que ce réveillon a trois était quelque peu morose. En vérité, je trainais toujours mon méchant coup de froid mâtiné de gastro et je n’étais vraiment pas dans mes meilleurs jours ! Malade et passablement déprimée !

L’idée de repartir au boulot m’était franchement insupportable. J’aime bien mes collègues mais là, je ne me sentais pas du tout d’attaque pour reprendre le travail. J’étais cependant suffisamment solide pour m’y rendre et c’est donc totalement démoralisée que j’ai repris le chemin du bureau le lendemain.

Et là, rien ne s’est passé comme prévu. Enfin si, en quelque sorte, mais bon... Il se trouve que l’Ecole avait des problèmes de chaudière depuis l’automne dernier et nous avions bien été avertis du fait que nous risquions de nous retrouver sans chauffage du tout courant janvier. Eh bien, on n’a pas attendu courant janvier ! Dès les premières heures du jour de la rentrée, le chauffage a définitivement rendu l’âme ! Du coup, nous avons passé la journée à gérer des urgences, à recaser nos étudiants dans des hébergements de fortune (hôtels, internats de lycée…) mais aussi dans d’autres salles de classe afin qu’ils ne travaillent pas dans le froid. Il a donc fallu voir tout ça avec des établissements voisins qui nous ont prêté des salles, puis nous avons aussi dû changer tous les emplois du temps et prévenir tout le monde, bref, assurer de la logistique pure et dure toute la journée. Ainsi s’est écoulé ce lundi de rentrée.

Le reste du temps, nous avons travaillé dans un froid polaire, nos bureaux n’étant pas épargnés par la panne de chauffage. Heureusement, les tâches ne manquaient pas. Nous avions aussi droit à un chauffage d’appoint, de petits radiateurs électriques dont nous ne pouvions cependant pas profiter toute la journée. En effet, il n’était pas possible de placer un radiateur dans chaque bureau sinon, nous risquions de faire sauter le compteur ! Le nombre de radiateurs était donc limité et tout aussi limité était le temps pendant lequel nous pouvions en disposer !

En prime, je découvre que je ne suis pas parfaitement à l’aise avec le nouveau dossier que l’on m’a confié. J’en découvre certains aspects complexes pour lesquels je n’ai pas été suffisamment formée et la désorganisation générale a entrainé l’agacement des étudiants qui sont venus se plaindre à moi de façon plus ou moins agréable.

Donc, une semaine placée sous le signe du froid et du stress. Je rentrais chez moi laminée le soir venu et tombais littéralement dans mon lit, incapable de seulement penser à allumer mon ordinateur ! J’avais déjà passé mes journées entières devant celui du bureau : c’était bien suffisant !

Heureusement, en fin de semaine, une chaudière a pu être louée (je ne savais même pas qu’on pouvait louer des chaudières, moi !) et raccordée au service de chauffage de l’Ecole. Mais le temps qu’elle se mette en route et réchauffe tous les bâtiments glacés du campus, nous avons eu tout loisir de nous geler et même vendredi soir, ce n’était pas encore la joie ! Gageons que la semaine prochaine, les choses se passeront mieux ! Au moins au niveau des températures !

21 novembre 2010

Chien noir, peur bleue.

L’autre source de grand stress, actuellement, s’avère être la santé de ma chienne Myrtille.

Cette photo a été prise chez mon frère Alain lors d’un très agréable séjour en début de mois. Elle parait déjà un peu abattue sur ce cliché et on notera la légère crispation de sa patte avant droite. Malgré cela nous ne nous étonnions pas outre mesure de la trouver un peu moins fringante qu’elle ne l’était au cours de ses jeunes années. Myrtille va tout de même sur ses quatorze ans, ce qui est assez exceptionnel pour un labrador et il n’y avait rien d’extraordinaire à ce qu’elle entende moins, mange moins, boitille un peu, se couche et se lève avec moins d’aisance ou dorme plus que de raison.
Cependant, les choses se sont précipitées au cours de la journée du 11 novembre. Ce n’était déjà pas un jour de congé bien agréable pour moi vu que je l’avais presque entièrement passé en compagnie de ma bonne vieille copine la migraine. Mais la santé de Myrtille n’était pas au diapason non plus. Elle a commencé à régurgiter systématiquement tout ce qu’elle mangeait. Plusieurs fois, en début de semaine, elle avait déjà fait, dans l’appartement, un autre genre de saletés qu’il n’est pas nécessaire de détailler ici. Ceci n’était pas du tout dans ses habitudes. Myrtille a toujours été un chien très propre. Il n’a même pas été particulièrement difficile de l’éduquer sur ce point précis. Tout cela n’était pas normal. Les choses ont empiré le soir quand elle s’est mise à vomir de la bile en quantité industrielle. Même chose le lendemain matin. Elle respirait en prime très vite et sa truffe était chaude.
Ne faisant pas le pont, j’ai dû compter sur Maman pour qu’elle l’emmène chez le vétérinaire pendant que je travaillais. Elle y a passé pas moins de deux heures. L’équipe vétérinaire, craignant un cancer du pancréas, lui a fait subir tout une batterie de tests au terme desquels une pancréatite aigüe a été diagnostiquée. Ils ont décidé de garder Myrtille cinq jours en observation. Je suis allée la voir le soir-même, franchement pas sûre de la ramener un jour à la maison.
Mais au cours de son séjour en clinique vétérinaire, Myrtille a été parfaitement soignée et elle s’est progressivement remise de ses soucis de santé, conquérant au passage tout le personnel vétérinaire, par sa gentillesse et sa douceur.
Tant et si bien qu’ils nous l’ont finalement rendue au bout de quatre jours au lieu de cinq. Le retour dans l’appartement n’a toutefois pas été des plus brillants : l’état de santé de Myrtille était vraiment en dents de scie. Un jour elle paraissait convalescente, le lendemain, on l’aurait crue mourante. Elle peinait à tenir debout sur le carrelage, ne mangeait pas et buvait à peine. Signe également alarmant, les chats, d’ordinaire très proches d’elle, semblaient refuser de l’approcher. Je me suis demandé un temps si le vétérinaire ne nous l’avait pas rendue pour qu’elle meure en paix parmi les siens.
Cependant, il nous avait aussi donné des antibiotiques à lui administrer ainsi que de la nourriture diététique. Nous avons appliqué le traitement à la lettre et au fil des jours, le rétablissement de Myrtille s’est poursuivi. Elle reste une chienne fragile qui mange très peu mais elle se relève spontanément, remarche dans l’appartement sans tomber, sa truffe est fraiche, sa respiration moins saccadée et les chats reviennent vers elle. Comble du progrès, alors qu’elle arrivait à peine à marcher, elle a réussi ce matin à faire ce que nous appelons “une roulette”, c’est à dire qu’elle s’est roulée dans l’herbe comme elle a toujours aimé le faire, chose à laquelle elle ne se risquait plus depuis longtemps !
Ne nous leurrons pas : Myrtille reste une chienne malade (une pancréatite ne se résorbe pas en deux temps trois mouvements) et elle reste aussi un vieux chien. Elle remonte tout doucement cette pente mais rien ne dit qu’elle sera un jour complètement guérie. Donc, pour l’instant, nous sommes rassurées mais nous ne voulons pas nous bercer d’illusions. Nous profitons de l’instant. On verra bien ce qui va se passer dans les prochaines semaines. Néanmoins, le fait qu’elle se soit sortie d’une telle crise (consécutive, selon le vétérinaire, à un nouvel empoisonnement ou aux effets délétère du premier dont j’avais parlé dans ce précédent article) me laisse parfois penser que j’ai adopté “le chien qui valait trois milliards”' !

Elle est sacrément solide, cette Myrtille ! Mais elle a surtout été très bien soignée et très entourée. Y compris par notre famille et nos amis qui n’étaient pas géographiquement proches de nous et qui nous ont souvent demandé des nouvelles, rassurées en encouragées. Encore merci à tous ! 

01 octobre 2009

Mais qui en veut aux chiens de Castanet ?

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Ces derniers jours, notre Myrtille nous a fait une belle frayeur. Vendredi, elle a commencé par vomir copieusement dans tout l’appartement. Croyant à une indigestion, nous l’avons mise à la diète mais elle a recommencé dans la nuit, sur la terrasse puis le lendemain, devant la maison d’une ancienne voisine de Maman à qui nous rendions visite à la faveur d’un nouveau week-end dans le Lot.
Nous avons donc emmené notre petite bête chez le vétérinaire qui a diagnostiqué une gastrite et lui a prescrit un traitement de cheval, si j’ose dire ! Je l’ai peut-être déjà écrit dans ce blog mais  la sagesse populaire n’a pas inventé pour rien l’expression  “malade comme un chien” : malgré leur contestable habitude d’avaler n’importe quoi et de se rouler n’importe où les chiens sont rarement malades mais quand ils le sont, c’est vraiment la fin du monde ! Pendant plusieurs jours, Myrtille n’a fait que dormir, n’ouvrant que rarement un oeil vitreux, refusant de manger et même de boire, ne se levant que si nous insistions et marchant de guingois pour ne faire que quelques pas tremblants à l’extérieur avant de retrouver sa couverture et replonger dans un sommeil proche de la léthargie. Comme elle a près de treize ans, Maman et moi n’avons pas manqué d’envisager le pire, d’autant que les chats, d’ordinaire familiers, la fuyaient et ne se couchaient pas près d’elle, comme à leur habitude.
Mais petit à petit, le traitement aidant, Myrtille a retrouvé un semblant de vigueur : elle n’est encore pas très fringante et a bien maigri mais elle se lève d’elle-même, sort, frétille et remange avec modération.
Une gastrite ? Nous y aurions presque cru si, de retour chez nous, nous n’avions appris que deux autres chiens du quartier ont été tout aussi malades qu’elle ! Alors, une mauvaise bactérie traînant dans le parc comme l’an dernier ou pire que ça ?
Il se trouve que ce parc où tous les castanéens ont l’habitude de faire gambader leurs chiens aurait vu proliférer des chats plus ou moins ensauvagés dont un qui serait particulièrement redoutable et agressif. Personnellement, je ne les ai jamais vus mais peut-on imaginer que quelque riverain, voulant se débarrasser de ces greffiers malvenus ait pu répandre dans le parc des aliments empoisonnés pour les éradiquer ? Peut-on penser que ces éventuelles gourmandises toxiques puissent être aussi destinées aux chiens par une personne lassée de voir des maîtres indélicats laissant leur compagnon souiller les espaces verts ? Si ces hypothèses se vérifiaient, ce serait (toujours le conditionnel) très grave, car il y a beaucoup d’enfants en bas âge qui viennent s’ébattre dans ce parc. Donc les gendarmes et la mairie ont été avertis et nous verrons bien quelles seront les conclusions.
En tout cas, pour notre part, nous avons eu vraiment très peur. Je sais que Myrtille a presque treize ans, que c’est très vieux, pour un labrador et qu’elle va bien finir par nous quitter et sûrement pas dans un siècle mais je n’imagine pas sa mort autrement que naturelle et paisible ! Ce serait bien trop stupide qu’elle atteigne cet âge canonique pour finir empoisonnée par une personne mal intentionnée ! J’espère bien que cette affaire sordide va être réglée au plus vite !

22 août 2008

Ah, les joies de la vie de bureau !

Je vois se terminer avec soulagement cette première semaine de travail ! Le mois d'août n'est pas encore fini que j'en ai déjà plus qu'assez du boulot ! Il faut dire que c'est carrément du grand n'importe quoi : le Ministère nous donne des ordres contradictoires d'un jour à l'autre "On convoque tels stagiaires ! ", "On ne les convoque plus !", "Ah ben si, finalement, on les convoque !". Oui, sauf qu'entre-temps, on a fait un courrier d'excuse pour annuler la convocation, donc, il faut rattraper le courrier avant qu'il ne parte tout en se faisant enguirlander (à juste titre !), par la collègue en charge du courrier qui a déjà tout affranchi et va devoir rendre des comptes au service comptabilité !.... Ridicule ! J'en ai marre de bosser dans l'urgence et pour rien avec le stress que cela génère !
Et puis il y a aussi... Iznogoud ! Encore et toujours plus Iznogoud ! J'en avais déjà plus ou moins parlé ici : à partir de septembre, je vais légèrement changer de travail en reprenant une partie de son dossier puisqu'elle qui part dans un autre service ! L'ennui, c'est que cette nana, tout en parlant déjà de ses nouveltes attributions ne veut pas lâcher les anciennes et c'est la croix et la bannière pour lui arracher une info !
Après, elle nous reproche, à JM et moi, de ne pas savoir des trucs alors qu'elle ne nous a rien dit ou de faire certains travaux que, de son côté, elle a fait toute seule et "en douce" ! Alors elle crie, dit qu'on fait du travail inutile et en double ! Elle a même osé nous qualifier, JM et moi, de "fatigants" !!!!
Mais le comble du comble, c'est qu'elle ne nous fait pas du tout confiance et nous assène des ordres et des conseils débiles du genre : "Je te passe ce dossier mais ne perds pas les papiers qui sont dedans !" ou "Quand tu veux faire un document pour l'année 2008-2009 en t'inspirant de travaux qui ont été faits l'an dernier, surtout enregistre-le sous un autre nom sinon tu vas perdre le document original or, il faut garder la trace de tout !".
Ben merci ! Je le sais qu'il ne faut pas effacer les vieux documents et la fonction "enregistrer sous", je la connaissais peut-être avant elle !
Elle ignore sans doute que, même chez moi et à mes heures perdues, je passe ma vie sur mon ordinateur ! Tout juste si elle me croit capable de faire un "copier-coller" ! Elle a même, à un moment, piqué une crise en hurlant que nous avions effacé des documents sur l'Intranet alors qu'ils avaient été simplement déplacés et pas par nous ! Je n'irais pas, comme ça, effacer de ma propre initiative et sans avertir quiconque, des documents dont tout le monde se sert, tout de même !
En un mot ELLE NOUS PREND POUR DES CONS !!!! Et elle ne nous témoigne AUCUNE CONFIANCE ! Et s'il y a quelque chose que je ne supporte pas, dans la vie, c'est bien le manque de confiance ! Ainsi, je n'aurais jamais supporté un mec jaloux !
Sans compter qu'elle nous prend de haut ! J'ai eu le malheur, dernièrement, de dire que j'allais la remplacer et elle m'a rétorqué avec hauteur que c'était UN FORMATEUR qui allait la remplacer et que moi, j'allais juste assurer une partie du secrétariat ! On croit rêver, franchement !
De toute façon, elle n'a de respect pour personne ! Ce matin, elle a carrément ordonné à JM d'aller faire le café ! Alors que c'est notre supérieur hiérarchique, quand même ! Elle voulait même qu'il aille acheter des croissants ! Mais sérieusement, en plus !!! Heureusement, il ne l'a pas fait et elle prétend que c'est pour rire mais moi, même pour rire et même si je suis plutôt amie avec JM, il ne me viendrait jamais à l'idée de lui donner des ordres !
Et lui, grand couillon, ça le fait rire !!!

Parlons-en, de la pause-café ! Iznogoud est tout le temps en train de réclamer des gâteaux pour grignoter alors qu'elle n'en porte jamais !!! Tout le monde, dans le service, apporte sa petite contribution deux à tros fois dans l'année mais elle, bernique ! Et elle réclame ça comme un dû ! Grrr ! Cette fille me sort par les yeux ! Vivement qu'elle quitte le service ! Malheureusement, même si elle change de bureau, elle restera dans le même couloir que nous !!!!!

Bon, j'arrête de verser mon fiel ! Je pourrais en dire autant sur d'autres, de toute façon ! Notamment une collègue qui m'avait demandé, en l'absence de son secrétariat, de présenter convenablement une lettre qu'elle venait d'écrire (il est vrai que présenter convenablement une lettre, quand on est formatrice, relève du défi insurmontable !) et une fois que je l'ai fait, elle vient signer et me dit "Je ne sais pas si l'adresse va bien apparaître dans l'enveloppe à fenêtre !".
Bon ! Je fais partir des courriers administratifs tous les jours, à part ça ! Il me semble quand même que je SAIS positionner une adresse pour qu'elle soit visible dans la fenêtre de l'enveloppe !

Parfois, quand même, j'aimerais bien un peu plus de considération et de confiance de la part de certains collègues ! Heureusement que d'autres sont charmants !

Sur ce, j'arrête de déverser mon fiel ! Il est l'heure de partir en week-end et mes histoires de mesquineries de bureau n'intéressent sans doute pas grand monde ! Mais quel défoulement que de les écrire !

13 mai 2008

Un pont, trop... long !

Il n'était finalement pas très utile que j'écrive quoi que ce soit sur ce blog, ces derniers jours car j'aurais toujours raconté la même chose et risqué de lasser mes éventuels (et courageux) lecteurs.

Pendant ces cinq jours, c'est donc ce fichu déménagement qui m'a mobilisée : cartons, tri, poubelles, nettoyage, cartons, tri, poubelles, nettoyage... C'est inimaginable le nombre de trucs inutiles qu'on peut accumuler dans un appartement ! Et tout ça en moins de trois ans ! Ah je peux vous dire que j'ai fait un tri drastique ! Il n'empêche que j'ai encore beaucoup de choses à emporter ! Pourquoi personne ne m'a donc dit que j'avais tant de fringues, de CD et de bouquins ? Enfin, tout est plié et c'est déjà ça ! Je n'ai plus un seul carton de disponible, plus un sac, rien ! Tout est rempli jusqu'à l'implosion. Seule mes bibliothèques ouvrent des yeux soudain vides sur le monde qui les entoure...

Et moi, comme une andouille, j'avais rangé mes CD en premier ! Du coup, plus rien pour me donner du coeur à l'ouvrage. La télé en fond sonore ? Plus il y a de chaînes et moins je trouve de programmes intéressants ! La radio ? N'en parlons pas ! Pour un ou deux bons titres, combien de publicités envahissantes et de bavardages stériles ! L'Internet, oui sans doute : mais seulement au moment de se reposer ! Si je me mettais sur des sites musicaux, j'étais aussitôt harcelée par Sylvie sur MSN et comme je ne sais pas dire "non, je bosse : tu m'enquiquines !" je lui répondais et ça pouvait me faire perdre un après-midi !

Enfin bon ! Tout est rangé, net, propre... Il y a bien deux-trois trucs qui doivent rester à portée de main mais la majorité est en place. Prête à emporter.

Je devrais être contente de moi et pourtant je me sens légèrement cafardeuse, vidée, comme frustrée. Çà me fait toujours ça quand je viens à bout d'une très lourde contrainte. Après avoir obtenu ma Maîtrise d'anglais, j'étais comme ça : déprimée ! En fait, je suis assez angoissée ! De nature certes mais plus particulièrement aujourd'hui. Après ce très long pont passé exclusivement à bosser, gratter, ranger, briquer, ce sont deux journées très chargées qui m'attendent : demain, visite de l'établissement agricole de Nérac avec une délégation lettonne arrivée tout droit de Jelgava pour rencontrer les gens de l'ENFA. Puis mercredi, jury de fin d'année pour les stagiaires dont je supervise la formation. Dans les deux cas, c'est moi qui ai organisé le déroulement de ces journées et j'ai peur. J'ai peur d'avoir omis quelque détail, peur que ça ne se passe pas bien, peur de faire montre d'incompétence. En un mot je suis angoissée. Je devrais déjà dormir et je ne le peux pas !

En prime, je ne sais pas si c'est le stress du boulot, l'angoisse du déménagement ou une récente poussée d'hormones dont j'aurais pu être récemment la proie (on se demande bien pourquoi !), ou tout simplement le printemps mais je bourgeonne comme une ado ! J'ai une tronche, quelle horreur ! Une vraie constellation ! Il y a des célibats qui s'expliquent ! Beurk !

Et puis bon ! C'était un peu frustrant de passer le plus long week-end de l'année enfermée chez soi à bosser comme une esclave ! D'accord, ça m'a permis de bien avancer mon déménagement mais tout de même ! J'aurais aimé qu'au moins, une petite heure soit festive ! D'ailleurs, ce soir, j'avais envie de dîner dans la petite pizzéria du coin, histoire de m'aérer la tête, et manque de bol, elle était fermée ! Il y avait bien le petit restau chinois à côté mais ce n'est pas pareil ! Le chinois tout seul, c'est triste ! Tandis que la pizzeria est tenue par un gars avec qui je suis plus ou moins amie et qui viendra me faire la conversation si je suis seule ! En même temps, il avait bien le droit de profiter de sa Pentecôe, le pauvre garçon !

Alors bon, je suis rentrée chez moi doublement frustrée ! On me dit toujours, "Aaaah, tu ne sors pas assez, c'est pour ça que tu es seule ! On ne trouve pas l'âme sœur en restant cloîtrée dans son appartement !". Eh bien justement, ce soir, je voulais en sortir, de mon appartement ! Et là... niet ! En plus, je n'avais plus rien à manger ! Ça a été mixture, du coup ! C'est ma ligne qui va s'en trouver améliorer mais ce n'était vraiment pas réjouissant !

Cet appartement, je l'aurai assez vu, ces derniers jours ! A croire que je vais le quitter sans regret car il me sort par les yeux !

Quoique non ! En le rangeant, j'ai pu constater à quel point il me correspondait ! Je m'y étais bien étalée pendant ces quelques mois ! Oui, vous avez bien lu "bien étalée" ! Bien installée mais bien étalée aussi ! J'y avais mes aises, mes habitudes, mon confort en dépit de la vétusté de certains éléments (les placards, les volets, le garage... sans oublier la CHAUDIERE !). Et dire qu'avec Maman, on prend plus neuf mais pas plus grand. J'espère qu'on va tenir, là-dedans, et faire cohabiter nos habitudes de femmes seules sans heurts. Au fond, c'est peut-être ça, mon souci actuel : j'espère que nous avons fait le bon choix et que tout va bien aller ! Je ne regrette pas de mettre en œuvre ce projet. Je suis même assez impatiente de le voir se réaliser car la solitude commence à me peser sérieusement mais en même temps, l'angoisse de changer radicalement de mode de vie se fait un peu sentir... Espérons qu'elle sera injustifiée.

04 mai 2008

Life in cartons motion

Voilà une dizaine de jours que j'ai ce jeu de mots pourri dans la tête ! J'espère au moins qu'il en fera rire quelques uns ! Moi, je commence à ne plus avoir envie de rire du tout ! Jusqu'à présent, je n'avais pas senti la panique monter, j'étais sereine et cool, je travaillais à mon rythme mais maintenant, ça y est : la lassitude, le découragement, la désorganisation commencent à avoir raison de mon bel enthousiasme ! Je n'arrête pas de ranger, trier, plier, jeter, dégager, empiler, classer... cette succession de verbes me fait penser au titre de Daft Punk : Technologic... Ils devraient faire une version française mais au lieu de l'appeler Technologic, ils pourrait l'appeler Déménager. Tiens, essayons un peu :

Ranger trier, plier, jeter, chercher, trouver et dégager
Pousser, tirer, lever, lâcher, glisser, tomber et ramasser
Classer, fermer, scotcher, virer, vider, casser et réparer
Salir, laver, rincer, sécher, empiler et recommencer

Déménager
Déménager
Déménager

N'importe quoi, franchement ! La fatigue me fait littéralement divaguer ! Il faut dire, en même temps, que la musique des Daft ainsi que pas mal de titres électro m'ont accompagnée au cours de ce week-end prolongé. Ces rythmes syncopés me donnaient du baume au coeur pour bosser.

Et pendant que certains se la coulaient douce en faisant le pont, tandis que d'autres se la couleront encore plus douce en faisant le viaduc jusqu'au 13 mai prochain, j'ai quand même abattu un boulot monstrueux.

J'ai sacrifié la chambre du fond pour y mettre un maximum de cartons. Même chose pour le séjour Le buffet est vidé, l''armoire de la chambre aussi. Et malgré cela, malgré le fait que je sois une courbature vivante, que je sois tombée dans le lit avant 22h avec l'impression d'avoir quatre-vingt-dix ans, je garde au fond de moi l'impression que tout reste à faire, que j'aurais dû avancer dix fois plus, que je ne serai jamais prête à temps, en un mot : je panique ! J'en suis presque réduite à être ravie de retourner au boulot, demain ! Neuf heures loin des cartons ! Youpi ! Le bureau va me reposer ! Physiquement, du moins !
En attendant, Maman veut venir dans la semaine. Bien sûr que ça me fait plaisir car j'en ai marre de galérer seule mais en même temps, ça me gêne : elle a emballé toutes ses affaires toute seule et je ne veux pas qu'elle vienne, en plus, se coltiner le boulot qui m'incombe ! J'espère vraiment que je vais y arriver ! J'aurais voulu faire tant de trucs avant cette nouvelle semaine : télédéclarer mes impoôts, débrancher le gros ordinateur, vider le buffet de la cuisine, dégager les étagères, en finir avec les bibliothèques... Oh, mon dieu ! Pourvu que je m'en sorte à temps ! J'ai beau savoir qu'il me reste douze jours avant le grand départ, je n'arrive pas à être zen ! Et avec tout ça, en prime, je n'ai pas profité de ce superbe week-end estival, mes seules sorties ayant été de me rendre au local à poubelles ! Vraiment frustrant et fatigant !

11 avril 2008

Béa n'a rien vu ; personne ne verra rien.

Ma gentille collègue vient de passer dans mon bureau pour me porter un courrier. On a échangé quelques mots et elle est repartie souriante sans avoir remarqué ma mine chiffonnée et mes yeux brillants. Elle n'a rien vu : personne n'a rien vu ! Personne n'a remarqué que, pendant une grosse demi-heure, j'ai fermé la porte de mon bureau à clé et baissé le store pour pouvoir craquer à mon aise et pleurer tout mon saoûl. Personne n'a rien vu et personne ne verra rien, d'ailleurs ! Comment le leur reprocher ? Personne n'irait imaginer ça ! Pourquoi Mimi fondrait-elle en larmes dans son bureau ? Pourquoi pleurerati-elle ? Mimi ne pleure jamais ! Mimi n'a jamais rien ! Mimi, c'est la petite marrante du bureau, celle qui fait rire tout le monde avec ses anecdotes cocasses et ses passions d'adolescente ! Mimi ne peut pas se faire du souci pour son travail ! Elle ne peut pas stresser ! Elle fait toujours ce qu'on lui dit et finit tout à l'heure dite sans jamais rechigner ! Et elle le fait bien, en plus ! On peut lui demander n'importe quoi, n'importe quand, elle dit toujours oui ! Donc c'est qu'elle peut le faire ! Ou qu'elle le veut bien ! Et puis de toute façon, comme Mimi est célibataire et sans gosse, elle n'a forcément pas de vie donc, elle est taillable et corvéable à merci ! Elle ne va pas refuser, de toute façon ! Elle ne PEUT PAS refuser !

Après tout, je ne vois pas pourquoi je me plains et surtout pourquoi je me plaindrais DES AUTRES. Cette situation qui me pèse tant à l'heure actuelle, c'est forcément moi qui l'ai instaurée ! Regardez quelle fille exemplaire je fais ! De tous les libellés que j'utilise dans ce blog "boulot" est le seul, pour l'heure, à être mentionné cent fois !

C'est tout moi, ça ! A ne jamais savoir dire "non", à me montrer trop serviable, trop enjouée, trop impliquée, j'ai donné de moi une image qui n'est pas la bonne et j'ai transmis de mauvaises habitudes à mes collègues. Ce n'est pas leur faute ! Même quand je craque comme je viens de le faire ce matin, ce n'est jamais devant qui que ce soit ! Je ferme la porte et le store, je laisse partir le "trop plein" sans que personne n'entende quoi que ce soit et quand j'ai bien vidé mon sac, je rouvre tout et je suis de nouveau prête à donner le change ! Je ne devrais sans doute pas. Je devrais plutôt leur dire que la confiance qu'ils me font me va, certes, droit au coeur, que c'est très agréable d'être jugée compétente et efficace, surtout après des années de chômage, de galère et de dévalorisations multiples mais là, trop c'est trop ! J'ai besoin d'aide ! J'ai besoin que le rythme ralentisse et qu'on m'écoute un peu. J'ai besoin de parler sans que ça fasse rire ! Vacances ou pas, je me sens accablée par tout ce qui m'incombe ! Je pense aussi que le stress du futur déménagement se fait sentir !

Je crois que je devrais dire tout ça à mon entourage car ils ne peuvent pas le deviner mais en même temps, je dis que j'ai besoin d'aide, mais quand j'en reçois, les choses me paraissent encore plus complexes qu'elles ne l'étaient déjà ! J'ai vraiment un gros problème avec tout ce qui est collectif ! Même les forums et groupes de discussion où j'avais l'habitude d'aller me lassent ! A tort où à raison, je finis toujours par me sentir de trop dans un groupe quel qu'il soit !

Je crois surtout que j'ai besoin de vacances, et vite ! Car la, le stress vient d'atteindre son niveau maximal ! Heureusement que j'ai réussi à en faire tomber un peu à l'instant mais c'était à prévoir, vu comment j'étais énervée hier soir !

14 janvier 2008

C'est une histoire de fous !!!!

Après un dimanche extrêmement paisible et reposant, me voilà de retour au bureau, j'allume mon ordi et là... Surprise du Chef ! D'abord, l'image que j'avais choisie comme fond d'écran (une photo de Mika !!!!) a disparu, remplacée par la photo d'une queue de baleine émergeant d'un fjord (bien jolie photo dans des tons de vert et de gris, mais bon !). D'accord, ça, ce n'est pas trop grave. Mais ce qui m'ennuie beaucoup plus, par contre, c'est que pratiquement toutes les icônes de mon bureau ont disparu également ! Je n'ai plus que l'accès à ma messagerie interne (seulement l'icône, d'ailleurs, car je n'arrive pas à me connecter) et l'accès à Internet, d'où ma présence sur ce blog puisque je ne peux rien faire d'autre ! Pour l'heure, je suis en chômage technique. Ce qui me rassure, c'est d'avoir vu que mes documents sont toujours dans le disque dur mais je n'arrive pas à les ouvrir ! Et là, j'angoisse un max parce que, vu le boulot perturbant qu'on m'a demandé pendant toute la semaine dernière, j'espère n'avoir rien perdu !!!!!!!!

13 janvier 2008

Avalanche d'émotions contradictoires.

Cette semaine en aura été particulièrement riche.

La première est le soulagement. En effet, Maman est allée faire ses examens médicaux mardi et il s'avère finalement qu'elle n'a pas de problème de vésicule, ni de foie ni quoi que ce soit d'autre. C'est seulement le stress qui lui donne toute ces douleurs et cette fatigue. J'espère que, maintenant, elle va se ressaisir.

Ma deuxième émotion ? Une joie immense et une surexcitation intense agrémentées d'une belle dose de panique ! J'ai enfin pu commander mes places pour le concert de Mika au Parc des Princes mais je me suis fait une belle peur ! Alors que j'avais pratiquement terminé ma commande sur le site de vente en ligne où j'ai l'habitude de faire mes réservations, ne voilà-t-il pas que je reçois un message d'erreur m'avertissant que mes identifiants n'étaient pas reconnus et que je n'avais pas de compte sur ce site ???? Oh, mon Dieu ! C'était horrible ! Il a fallu que je refasse un autre compte en quatrième vitesse : je me mélangeais les pédales, mes mains tremblaient, les larmes commençaient à me monter aux yeux. Je voyais déjà les places se vendre en un temps record et me passer sous le nez ! Enfin bref, j'ai quand même réussi à me reconnecter mais voilà que le site ne me proposait plus les mêmes places ! C'est que je ne voulais pas n'importe quoi, moi !!! Je voulais des places assises, numérotées et proches de la scène ! Ce sont les plus chères et il m'en fallait quatre ? Tant pis ! On se débrouillera plus tard avec la prison !

Plus sérieusement, alors que j'avais choisi des places dans la tribune dite "présidentielle" mais à présent il semblait ne plus y en avoir de libre et les "dernière quatre meilleures places numérotées côte à côte" se trouvaient exactement dans la tribune... en face ! Bon, c'était toujours des places assises et numérotées de catégorie 1 alors, je les ai prises, bien contente de les obtenir, finalement. N'empêche, je les retiens, sur le site en question ! Me dire qu'ils ne reconnaissaient pas mon adresse e-mail ! Pour m'envoyer des pubs tous les jours et parfois, deux fois par jour, ils la connaissent, mon adresse !

Pour se faire une idée de l'endroit où je me trouverai lors de ce concert qui s'annonce mémorable (54 000 places, quand même !!!), il faut regarder en haut à droite de l'image ci-dessous (dont je me demande pourquoi elle apparaît aussi réduite alors qu'elle était grande sur le site où je l'ai collectée !) : nous serons installés dans la tribune J au deuxième rang de fauteuils rouges, non loin de la scène. Là où est inscrite la mention Catégorie 1 mais plutôt vers le 1.
Déjà, ça, c'est énorme. Mais ce qui me fait particulièrement plaisir, c'est d'avoir appris quelques heures plus tard que plusieurs personnes du MikaWebSite se trouveront aussi dans cette tribune. J'espère que ce sera, pour moi, l'occasion de les rencontrer enfin. En tout cas, je suis ravie ! On va leur mettre une ambiance d'enfer, je le sens ! Et je commence à compter les jours !

Le reste de la semaine a été consacré à un travail très important que me demandait le Ministère. J'y avais déjà bossé dessus avant les vacances de Noël mais ce que j'avais fait ne convenait pas parce que les consignes avaient manqué de clarté. Donc je m'y suis remise tout mercredi avec plus ou moins d'inspiration mais j'y ai mis tout ce que j'avais dans le ventre et dans la tête. Avant de quitter le bureau, j'ai toutefois souhaité transmettre ce travail à un collègue également concerné par les questions que je traite, afin de solliciter son avis puis je suis rentrée chez moi avec la satisfaction du devoir accompli, me disant même que, si ce que j'avais fait ne convenait pas, je recommencerais mais que, pour l'instant, j'avais fait de mon mieux.

Las ! Quand je suis revenue, le lendemain matin, mon collègue m'avait envoyé un mail dans lequel il me disait... exactement tout le contraire de ce que m'avait dit le Ministère ! Je me retrouvais donc avec des consignes totalement contradictoires, le Ministère me disant, "il faut faire ceci" et le collègue m'assurant "j'ai contacté le Ministère : en fait, il faut faire cela", les uns me disant "ce travail s'inscrit dans le cadre du projet Machinchose" et le collègue m'affirmant "ce qu'on te demande n'a rien à voir avec le projet Machinchose". Tant et si bien qu'au bout d'un moment, je me suis sentie complètement perdue, stressée, paumée et j'ai fini par me dire que c'était moi qui ne comprenais rien à ce qu'on me disait, que je traitais ce dossier depuis plusieurs années maintenant et que j'avais peut-être fini par atteindre mon degré d'incompétence, que de toute façon, ma cervelle était comme du marbre et que plus rien n'y entrait, que je ferais aussi bien de repartir dans un lycée et d'y exercer de simples tâches d'exécutante... Bref je me suis sentie tellement nulle et déprimée que j'ai fini par m'enfermer à clef dans mon bureau et par baisser le store pour y fondre en larmes à mon aise... enfin presque ! Je ne voulais quand même pas que mes collègues des bureaux voisins m'entendent alors, je me suis tout de même un peu retenue ! N'empêche, ils ont bien tort, ceux qui affirment que pleurer ne sert à rien ! Ca sert à évacuer bon nombre de tensions ! Une fois ce stress évacué, je me sentais beaucoup mieux ! Toujours perdue mais mieux.

L'après-midi, heureusement, ce collègue est revenu me voir ainsi que deux membres de l'équipe de direction et à force de discussions, nous avons bien fini par débroussailler tout ça, accomplir un travail qui tenait la route (je l'espère, en tout cas !) et arriver à la conclusion que... c'est moi qui avais raison sur toute la ligne ! J'avais compris les choses tout à fait correctement et j'aurais pu m'éviter ces doutes destructeurs et cette pression inutile si j'avais évité de faire appel à un collègue qui vient juste d'entrer dans la maison ! C'est vrai, quel besoin avais-je d'aller lui demander son avis alors que je porte ce dossier à bout de bras depuis plusieurs années et pratiquement seule ? Parce que je connais un peu ce gars et parce que nous travaillons sur des sujets voisins, je m'en suis remise à son jugement au lieu d'avoir foi en mon propre travail ! Je devrais me faire un peu plus confiance que ça, tout de même ! Cesser de douter, de me dévaloriser et de porter sur moi des jugements aussi négatifs que "je ne comprends rien" ou "j'ai atteint mon seuil d'incompétence". Voilà qui pourrait constituer mes bonnes résolutions pour l'année 2008. J'avais décidé de ne pas en prendre, vu que je ne m'y tiens jamais mais je vais sans doute changer d'avis.

Avec tout ça,je suis rentrée chez moi complètement vidée au point que je me suis mise au lit à 21h ! MOI !!!! On aura tout vu ! Ils m'auront à l'usure ! A l'usure !

En tout cas, le fait d'être arrivée au bout de ce travail m'a permis de reprendre la préparation du stage en Lettonie le vendredi. Je crois qu'on avance bien.

Puis, j'ai passé ce samedi dans mon appartement, à faire du ménage (ce qui n'était pas du luxe) et à me détendre enfin. Demain, si tout va bien, même programme.