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04 février 2015

Coup de froid sur la France.

Février, déjà ! Et avec lui, comme d’habitude, une vague de neige et de froid qui me maintient enfermée à la maison : en effet, hier, pas de transports en commun et aujourd’hui, un tel verglas sur le sol qu’on ne peut même pas faire un pas sans s’étaler ! 

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Quelqu'un aurait-il vu notre voiture ?
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Navrée, la garden party est reportée !
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Entre temps, un froid bien plus intense s’est abattu sur notre pays. Un froid moral, celui-là !

Que dire qui n’ait déjà été dit au sujet du massacre perpétré le 7 janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo ? Cette tuerie absurde qui a ému jusqu’à mon modeste coin de banlieue toulousaine ?

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La mairie de Castanet Tolosan était Charlie.
Comment en parler sans tomber dans la redite, dans le cliché ou la polémique ? Comment comprendre que dans un pays comme le nôtre, nation laïque, terre d’irrévérence et d’humour, on puisse mourir sous les balles en 2015 pour quelques dessins satiriques auxquels s’opposent des superstitions d’un autre âge ? 

La meilleure façon d’exprimer ce que je ressens se trouve dans les paroles de cette chanson que nous sommes en train de répéter à la chorale. Depuis ces évènements, elles semblent avoir pris une signification toute particulière. 


23 mars 2014

La pire des galères.

Depuis hier, je peux le dire, je fais partie de la vaste cohorte des abrutis qui ont laissé leur téléphone portable tomber dans les toilettes !

Le pire, c’est que j’avais lu un article à ce sujet et que je m’étais dit qu’il ne fallait vraiment pas être prudent ni soigneux pour commettre une telle bévue or, c’est précisément le coup classique qui m’est arrivé : le portable dans la poche arrière du pantalon qui bascule dans la cuvette au moment où on se rhabille ! Encore heureux qu’il soit tombé APRES que j’ai tiré la chasse et non avant ! D’abord parce que ç’aurait été dégoûtant et surtout, parce qu’il aurait eu toutes les chances de finir au fond des égoûts ! Quoique je me demande si ça ne va pas être au moins au fond de la poubelle qu’il va terminer ! Ou du moins au recyclage ! Parce que, bien sûr, il ne marche plus ! Et pourtant, il n’a passé que quelques secondes à peine dans l’eau et même pas plongé intégralement ! Mais j’ai eu beau l’essuyer, tenter de le sécher, rien à faire ! L’écran s’allume brièvement, tremblote, devient tout blanc et puis tout s’éteint !

Quelle guigne ! Et dire que, d’ordinaire, je ne commets JAMAIS l’imprudence de glisser mon portable dans la poche arrière de mon pantalon ! Surtout parce que j’avais peur de casser l’écran en m’asseyant, par exemple ! Mais je n’aurais jamais imaginé que je serais assez bête pour faire tomber mon smartphone adoré au fond de mes toilettes ! Simplement voilà : aujourd’hui, j’étais un peu pressée. On devait participer à une représentation de la chorale, je me suis dit que j’allais emmener mon téléphone en cas de pépin sur la route mais que je ne prendrais pas de sac à main parce que, quand on va chanter, on doit laisser ses affaires dans un coin et, dans ces salles des fêtes, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Puis je me suis dit qu’il serait peut-être sage de passer au pipi-room avant de partir car on ne sait jamais sur quel genre de commodités on va tomber, dans ces endroits et puis voilà ! J’ai oublié que j’avais mon Galaxy sur moi et la suite, on la connaît ! Normal que je n’y aie plus pensé puisque je ne commets jamais cette sottise ! Mais le temps que je réalise et il était trop tard ! Damnation ! Je n’avais même pas vraiment besoin de faire cette petite commission ! C’était juste pour des raisons purement prophylactiques !

J’ai aussitôt tenté de réparer le pauvre appareil en commençant par faire tout ce qu’il ne faut pas faire dans ces cas-là : l’essuyer, certes, mais aussi le passer sous un sèche-cheveux et tenter de le rallumer plusieurs fois ce qui, sachez-le, n’est pas recommandé du tout cas ça peut contribuer à griller les circuits déjà endommagés.

Je l’ai ensuite mis à sécher sur un meuble et suis partie à ma représentation sans avoir le moins du monde le cœur à chanter. La meilleure des solutions pour que je m’embrouille dans les paroles une fois sur scène ! Enfin bon ! Les autres choristes, devant qui j’ai quand même tenté de faire contre mauvaise fortune bon cœur (et même bon chœur !) m’ont conseillé d’ouvrir l’appareil, d’en sortir autant de composants que possible et de mettre le tout dans du riz cru, censé absorber l’eau. Une astuce que j’ai aussi trouvée sur bon nombre de sites Internet et que je tente à l’heure actuelle sans trop y croire. De toute façon, même si l’engin redémarre, je me rends bien compte que je lui ai enlevé plusieurs belles années de vie, que les parties internes lésées vont finir par rouiller et j’aurai toujours peur qu’il s’arrête inopinément !

Sans exagérer, je suis dévastée ! Pas simplement parce que mon mobile est très probablement mort : ce sont des choses qui peuvent arriver et il s’agit d’un bien matériel qu’il est facile de remplacer. Simplement, ce n’est pas DU TOUT, le moment ! Depuis plus d’un mois, je nourris un très cher projet dont j’espérais parler dans d’autres circonstances et cette mésaventure risque de le remettre en question.

Il se trouve que je suis toujours, et même de plus en plus dingue du dénommé Wally de Backer plus connu sous le nom de Gotye et que ce dernier vient en Angleterre début avril pour donner un concert UNIQUE en compagnie de deux autres musiciens avec qui il forme un trio rock appelé The Basics.
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Un groupe dont Wally faisait partie en tant que batteur et chanteur bien avant de développer un projet personnel et de faire de la musique indépendante tout seul sous le nom de Gotye. Dans mon blog consacré à ce dernier et à son univers, je parle très fréquemment des Basics mais je n’espérais absolument pas les voir sur scène un jour. Le succès du projet Gotye semblait avoir mis le trio en péril mais les trois amis ont récemment repris la route des studios et, suite à une tournée australienne qui a duré tout l’automne et presque tout l’hiver, ils ont décidé de sortir un nouvel album dont une partie devrait être enregistrée dans les prestigieux studios d’Abbey Road ! Et c’est à l’occasion de cet enregistrement que les trois compères vont donner le 3 avril prochain un concert unique et intime dans une petite salle à Londres ! Une occasion inespérée de les voir se produire sur scène et aussi de rencontrer un bon nombre de fans que je fréquentais exclusivement via les réseaux sociaux.

Tout était en place : j’avais commandé mes billets d’avion, réservé mon hôtel et je m’apprétais même à commettre la folie de partir seule à Londres, une ville que je ne connais pas (sauf pour l’avoir traversée en car il y a près de 25 ans !) pour le seul plaisir d’assister à ce show exclusif ! Même pour Sébastien Tellier, je n’avais pas osé me lancer ainsi à l’aventure ! Faut-il que je sois enthousiasmée par ce fichu Wally de Backer pour faire si peu de cas de mes pires craintes, notamment celle de se perdre dans une ville inconnue ! Faut-il que j’ai envie de rencontrer ses acolytes et mes amies virtuelles, en passe de devenir des amies bien réelles !

Hélas ! Trois fois hélas ! La mort prématurée de mon portable compromet tout ! Je ne peux décemment partir si loin sans avoir sous la main un nouveau mobile qui me permettrait de garder un lien avec mes proches mais aussi de contacter mes amies ! Vu que nous n’allons pas loger au même endroit. il est important de pouvoir se retrouver !

Et puis mon portable me servait de tout : de réveil, de MP3, d’appareil photo, de caméscope, d’ordinateur de poche, de GPS… Sans lui, je suis complètement démunie ! Je sais bien qu’avant, on s’en passait mais bon : on se passait aussi d’électricité et d’eau courante ! Il faut vivre avec son temps ! Mon Galaxy m’était devenu indispensable ! Je l’appelais “mon deuxième cerveau”. Sans lui, j’ai l’impression qu’il me manque un membre ! Déjà que je suis miro ! C’est bien pour ça, d’ailleurs, que je ne veux pas me retrouver avec un petit téléphone à touches doté d’un écran “format timbre-poste” ! J’ai besoin d’un outil aussi fonctionnel que celui que j’avais déjà ! Le problème, c’est que le prix en est plus élevé que celui de mes réservations d’avion et d’hôtel réunis ! Celui que j’avais déjà ne m’avait presque rien coûté : j’avais suffisamment de points pour pouvoir l’acquérir au prix modique, presque symbolique de 29 euros ! J’étais tellement contente ! Pour une fois que j’avais de la chance… J’aurais dû me douter que le vent allait tourner ! Je n’ai jamais eu de chance, dans la vie et les rares fois où j’en ai eu, j’ai toujours eu droit au retour de bâton ! J’aurais dû me méfier !

En un mot, je me retrouve avec deux projets et je crains de ne pas pouvoir faire aboutir les deux ! Certes, j’ai plus besoin de récupérer un smartphone que d’aller voir un concert à Londres ! Mais bon sang ! Les Basics en Europe, ça ne se reproduira peut-être jamais et ce n’est pas demain la veille que j’irai voir le groupe en Australie ! Déjà que je devais passer chez le dentiste et chez le coiffeur et que je râlais parce que ça allait me coûter un bras avant le voyage, ça aussi…

Ne reste plus qu’à espérer que le riz fera des miracles mais en toute objectivité, je n’y crois pas trop !

23 février 2014

… Et moi aussi.

Comme vous le savez peut-être si vous êtes des lecteurs assidus de ce blog (on peur rêver !) je fais partie d’une chorale depuis maintenant plusieurs années. D’abord un peu timide et cherchant avant tout à me fondre dans le groupe pour y assouvir le plus discrètement du monde mon amour du chant, je pense avoir, depuis, trouvé ma place dans le groupe et m’y être fait de véritables amis.

Il se trouve que, dernièrement, le bureau de cet ensemble vocal devait être changé. Simplement, lorsqu’il a été demandé à de nouveaux membres de de se porter volontaires pour la mise en place d’un nouveau bureau, tout le monde s’est mis à regarder le bout de ses pieds et l’on aurait pu entendre une mouche voler ! Amusant de voir combien les gens peuvent se comporter comme de mauvais élèves, même s’ils ne sont plus des jeunots depuis longtemps ! Bref, n’y tenant plus, j’ai fini par me manifester en demandant surtout que l’on ne me confie aucune tâche en lien avec des chiffres. Et me voilà donc promue secrétaire du nouveau bureau de notre ensemble vocal ! Comme si je n’avais pas assez de boulot par ailleurs ! Je ne sais vraiment pas dans quoi je m’embarque avec ça mais nous avons déjà eu une réunion et cela s’annonce sympathique et très intéressant. En plus, les réunions se font autour d’une multitude de gâteaux et, même si nous abordons des sujets sérieux, ce sont avant tout des moments d’échange et de convivialité très appréciables. J’ai beaucoup aimé notre première réunion même si j’en ai déjà ramené quelques “devoirs” à faire chez moi ! Décidément, je suis incorrigible !

26 mai 2013

Premier semestre.

Le mois de mai touche à sa fin et je réalise, un peu effarée, que je n’ai posté qu’un seul article depuis le début de l’année ! Déjà, l’année dernière, j’avais publié au compte-goutte ! Il semblerait que je laisse le Mimizblog s’éteindre doucement mais sûrement, tout accaparée que je suis par le Mimizdrimz et le Go, t’y es ! pour lesquels je suis très inspirée.
Par ailleurs, quand je viens sur ce blog, c’est avant tout pour y replacer les photos effacées par ma malencontreuse manipulation de février dernier. Cela prend un temps considérable. Je n’en suis, pour l’instant, qu’à décembre 2007. Il faut dire que je ne me contente pas de replacer les photos manquantes : je relis tous les articles, les purge si nécessaire de liens et de clips qui ne fonctionnent plus ou de détails qui ne regardaient finalement que moi. Il m’est même arrivé de supprimer purement et simplement quelques billets qui, avec le recul, ne sont plus très intéressants. Lors de la création de ce blog, j’ai commis l’erreur de raconter mon quotidien par le menu. Il arrive que ce soit amusant mais c’est souvent sans intérêt. En vérité, je ne savais pas exactement dans quelle direction allait partir ce blog ! Je racontais tout ce qui me passait par la tête. Aujourd’hui, je suis plus sélective.
Et justement, il n’y a pas grand chose à raconter sur ce premier semestre de l’année 2013. Il se caractérise avant toute chose par une météo particulièrement pourrie qui perdure d’ailleurs, touche la France entière et n’incite ni aux balades ni aux sorties. La vie s’écoule donc paisiblement dans notre petite maison si douillette.
Nous avons eu le très grand bonheur d’y accueillir, en début d’année, des cousins qui nous sont très chers et parmi eux, une cousine, Nath, que je n’avais plus vue depuis près de trente ans car elle vit à présent en Grèce ! Par contre, j’avais rencontré ses enfants lors d’un de mes séjours parisiens de 2008, comme je le raconte dans cet article.
Il va de soi que nous avons été très heureuses de  nous retrouver. Je l’ai fortement surprise en lui montrant le vinyle de “Phantom of the Paradise” qu’elle m’avait donné lors de son dernier séjour chez mes parents. Et elle-même m’a grandement étonnée lorsque j’ai découvert qu’elle adorait Gotye ! La façon dont je l’ai réalisé est d’ailleurs amusante. Nous étions tous réunis dans le séjour quand j’ai cru entendre mon téléphone sonner. En fait, ce sont les premières notes de  “Somebody That I Used To Know”, l’incontournable tube de Gotye, qui servent de sonnerie à mon nouveau mobile. Je me suis donc mise activement à sa recherche et à ce moment-là, Nath m’a dit que ce n’était pas mon téléphone qui jouait cette musique mais qu’elle était en train de passer la chanson sur son ordinateur. Du coup, nous nous sommes mises à parler de Gotye pour qui elle avait aussi un vrai coup de cœur et je lui ai fait découvrir mon blog et la photo de notre rencontre. Autant dire que nous avons trouvé bien des choses à nous raconter ! Mais même sans ça, nous avons vraiment renoué le contact comme si nous ne nous étions pas quittées depuis si longtemps que ça et j’espère que nous n’attendrons pas trente ans pour nous voir à nouveau !
Quoi d’autre ? Un énorme coup de cœur littéraire et télévisuel pour la série du “Trône de Fer” ou “Game of Thrones”. Tinky m’a offert la première intégrale à la faveur de mon dernier séjour parisien et je l’ai véritablement dévorée. Sur ces entrefaites, j’ai vu la première saison de la série télévisée et j’attends avec impatience de découvrir la suite, que ce soit en la lisant comme en la regardant.
Je n’ai plus eu de déplacement à Paris depuis novembre dernier et le concert de ce cher Gotye. Niveau professionnel, aucun déplacement n’a eu lieu, ni dans la capitale ni où que ce soit.
Le boulot ? Ce n’est plus vraiment ce que c’était ! L’ambiance familiale, la gestion bon enfant des services et du personnel, le travail qui se fait sans problème parce que nos chefs savent qu’on connaît nos dossiers sur le bout de doigts… tout cela disparaît progressivement au profit d’un management à l’américaine à base de procédures, de listes, de tableaux Excel, d’arborescences et autres obligations de résultats ! La dimension “humaine” de notre métier s’amenuise à mesure que grandit le sentiment d’être fliqués !  Pour l’instant, les choses restent à peu près vivables car les vieux briscards de l’Ecole, habitués au fonctionnement à l’ancienne, sont encore présents mais bientôt, ils partiront à la retraite. Des départs de collègues très proches sont d’ailleurs imminents mais après, on ne sait pas trop de quoi demain sera fait. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que tout ça ne donne plus très envie de raconter son quotidien et qu’à ce rythme-là, le boulot ne va pas rester longtemps le premier sujet dont je parlerai sur ce blog !
Un point positif, toutefois, je m’entends très bien avec mon actuelle collègue de bureau et même si nous ne tombons pas d’accord sur deux ou trois questions sociétales, nous partageons beaucoup de choses en dehors du travail : séances de cinéma, reprise du sport, beaucoup de sorties ou de repas en commun… en un mot comme en cent, il m’est arrivé très souvent de sortir et de bien m’amuser grâce à elle pendant ce premier semestre. Si j’avais été plus assidue sur ce blog, j’aurais raconté ces sorties en détail.
Nous sortons aussi beaucoup avec les gens de la chorale, Maman et moi, et nous allons de projet en projet. Je pense donc que je vais de nouveau avoir des choses sympathiques à raconter et que ce blog va reprendre vie et sans doute évoluer dans de nouvelles directions.

17 août 2012

Non, je ne suis pas partie en vacances sur une île déserte !

Bien au contraire ! Etant donnés les frais et la fatigue occasionnés par notre déménagement, Maman et moi passons des vacances pour le moins paisibles dans notre nouvelle petite maison adorée.
Mais paisibles ne veut pas pour autant dire inactives et solitaires. Cette maison, en vérité, attire les gens comme un aimant et je ne compte plus les visites d’anciens voisins, de collègues ou d’amies de la chorale.
Ces dernières, justement, nous ont entraînées deux soirées de suite au Festival Toulouse d’Eté : la première soirée, nous avons assisté à un concert de tango argentin et le lendemain, à un concert de jazz manouche. Ce ne sont pas forcément les musiques que j’écoute le plus au monde mais je trouve intéressant d’explorer des univers où je n’ai pas coutume de me rendre. Il est bon d’être un peu curieux et varié dans ses activités. D’ailleurs je n’ai pas du tout regretté ces deux soirées dépaysantes, passées à écouter de la musique en plein air et en bonne compagnie. Un excellent moyen de commencer mes vacances !
Ces mêmes amies nous ont conviées un soir à aller au cinéma, voir “Starbuck”, un film canadien qu’elles avaient beaucoup aimé. D’humeur un peu tristounette, ce soir-là, j’y suis allée sans grand enthousiasme et pour leur faire plaisir, redoutant un peu de me retrouver devant ce genre de film intimiste et prétentieux que j’ai en horreur ! Le moins que l’on puisse dire est que j’étais loin du compte ! Ce film est une véritable merveille de drôlerie et de tendresse avec juste ce qu’il faut de loufoquerie et d’émotion ! Jamais on ne bascule dans le pathos ni dans la vulgarité et pourtant, avec un postulat pareil, on pouvait s’attendre au pire en matière de grosse farce bien lourde !
Je recommande chaleureusement ce film à chacun d’entre vous ! Il faudrait être un sacré mauvais coucheur pour ne pas rire aux éclats à certains passages ni sentir son cœur fondre à d’autres moments ! Sans parler des savoureuses locutions québécoises qui donnent à cette histoire charmante une saveur toute particulière ! Envolée, mon humeur chagrine, au terme de cette soirée ! Voilà un petit chef d’œuvre que je reverrai avec plaisir et qui s’ajoutera, à coup sur à ma DVD-thèque ! 
Et puis, outre le temps que je passe avec Maman a arranger encore quelques petites choses dans la maison, je passe un temps considérable sur cet ordinateur, en dépit de ce que pourrait laisser croire ma longue inactivité sur ce blog. En fait, j’ai craqué ! J’en ai créé un troisième ! Oui, vous avez bien lu ! Un troisième blog ! Après le présent Mimizblog consacré à “ma vie, mon œuvre” et le Mimizdrimz ou je raconte mes rêves, voici Go t’y es ! un blog consacré à… eh bien Gotye, justement ! Oui, le chanteur Gotye dont je parle dans un article récent !
J’ai très vite dû me rendre à l’évidence… Ce n’était pas mon simple coup de cœur annuel ! En vérité, j’en suis raide dingue ! Je sais que j’avais employé cette expression dans l’article sus-mentionné et je l’utilise à nouveau faute d’en trouver une plus explicite mais c’est encore pire que ça ! Même Mika et Sébastien Tellier que j’adore encore au-delà de tout ne m’avaient pas fait ça ! Dieu sait pourtant combien j’ai pu inonder ce blog d’articles à leur sujet ! D’ailleurs, je ne compte pas m’arrêter pour autant !
Alors, me direz-vous, pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ? Pourquoi ne pas se contenter de parler de cette nouvelle idole ici, comme on l’a fait pour les autres, au lieu de créer un blog qui lui soit entièrement dédié ? Tout simplement parce que j’ai cherché des sites en français sur Gotye et je n’en ai trouvé aucun, alors que j’en avais déniché treize à la douzaine quand il s’agissait de mes deux autres artistes préférés. Donc, qu’à cela ne tienne : puisque je ne trouvais pas de site français sur Gotye, j’ai décidé de retrousser mes manches et d’en créer un moi-même ! Et je m’éclate ! Déjà neuf articles à mon actif pour ce blog créé fin juin. J’y passe beaucoup de temps, je l’avoue, car je ne veux pas me contenter de créer un blog de fan : je veux tenter de toucher un maximum d’admirateurs francophones de cet artiste et aussi tâcher de le faire mieux connaître du grand public ! Certes, il rencontre un succès incroyable avec “Somebody That I Used To Know” mais trop de gens croient qu’il n’a fait que cette chanson alors qu’il a déjà derrière lui une longue et remarquable carrière que nous découvrons trop tard, petits Européens que nous sommes ! Je m’emploie donc à me documenter autant que possible et à écrire des choses intéressantes et sensées que mes lecteurs découvriront, je l’espère, avec intérêt et plaisir.
J’ai aussi créé un compte Twitter consacré à Gotye et à l’attention de ses fans francophones (ou pas). Gérer deux comptes Twitter n’est pas chose facile mais j’y parviens et j’y prends plaisir car je le fais pour une raison qui me tient à coeur. Pour les mêmes raisons, je finirai peut-être par créer une page spécifique sur Facebook aussi. On verra bien ! Cela va dépendre du succès de ce blog et de ce compte Twitter. Affaire à suivre !
En tout cas, vous le voyez, même sans partir en vacances d’été, on peut être très occupée !

02 mai 2012

Un pont bien agréable.

Depuis quelques années, les ponts de Mai se faisaient plutôt rares, la plupart des jours fériés de ce joli mois tombant sur des samedis ou des dimanches.

Cette année, par contre, les ponts seront nombreux. Au niveau du travail c’est une catastrophe car des semaines de trois jours vont s’enchaîner à une période où les examens, les jurys et autres urgences de fin d’année se bousculent au portillon.

Côté vie privée, par contre, ces week-end prolongés sont plus qu’agréables, d’autant que le beau temps arrive enfin après s’être fait sacrément désirer.

Le premier de ces ponts s’achève déjà et le moins que l’on puisse dire est que Maman et moi en avons bien profité.

Dès le vendredi, et en dépit d’une légère flemme, nous avons retrouvé plusieurs membres de notre chorale dans un petit resto sympa qui se nomme Le Bus et où Marc, un de nos amis choristes se produisait en solo sous le nom de Marc De Blues. En effet, quand Marc ne chante pas avec nous dans notre ensemble vocal, il chante… eh bien, du blues français, reprenant les titres des célèbres Bill Deraime et Paul Personne ainsi que Patrick Verbeke, un autre bluesman français que je ne connaissais pas, et c’était bien regrettable car ses textes sont très bons. Mais lorsqu’il se produit sur scène, Marc nous fait aussi profiter de ses propres compositions et de ses textes tour à tour empreints de tendresse, d’humour, de tristesse ou de lucidité. Nous avons passé une excellente soirée, dans une ambiance détendue et sympathique, à écouter de l’excellente musique en dégustant un succulent kébab. L’accueil était aussi très agréable.  Vraiment, nous n’avons pas regretté notre déplacement !

Le lendemain, nous avons aussi retrouvé les membres de notre chorale pour une petite représentation dans un village appelé Eaunes. Plusieurs ensembles vocaux se sont succédés, œuvrant dans des genres tout à fait différents (chœurs d’hommes, opérette, répertoire classique ou, au contraire, très varié…), et honnêtement, je crois que nous nous en sommes bien sortis avec notre propre prestation. La salle a bien réagi et même participé. C’était vraiment agréable ! Participer aux activités de cette chorale est franchement quelque chose de gratifiant qui m’aide à m’épanouir dans ma vie de tous les jours, je crois.

Après les prestations, toutes les chorales se sont retrouvées autour d’un buffet convivial et là, nombre de choristes se sont mis à improviser et à chanter tous ensemble des chants traditionnels pyrénéens… C’était vraiment bien ! Ca m’a rappelé des souvenirs de mon atelier de chants occitans quand il existait encore mais aussi, et surtout, mes séjours à Bagnères de Bigorre, quand nous allions écouter les chanteurs montagnards ou quand tout le monde se mettait à chanter autour de la table, à la fin du repas dominical…

Bref, c’était un week-end prolongé vraiment très sympathique qui s’est poursuivi par deux jours paisibles et une journée de grand beau temps que nous avons passée à flâner sur le marché de Castanet avant de partir pour une grande balade en rase campagne ! J’ai bien profité du soleil et du grand air. Me voilà fin prête pour affronter les trois journées de travail qui m’attendent et puis… vivement le prochain pont !

03 avril 2012

Je suis (presque) passée à la télé

Je vous rassure tout de suite, ce n'est pas avec ça que je vais attraper la grosse tête car c'est à mourir de rire, en vérité ! Il se trouve que je fais partie d'une petite chorale de quartier dont j'ai souvent parlé ici et dont voici le site, encore en gestation. Dernièrement, notre chef de chœur a été contactée par une journaliste d'M6 qui souhaitait réaliser un reportage pour l'émission 100% Mag. Le thème abordé était "Les clichés toulousains" et franchement, il n'en manquait aucun : cassoulet, violettes, beau temps, Airbus et... amour immodéré des Toulousains pour Claude Nougaro. Comme une des chansons de ce dernier, "Rimes" figure dans notre répertoire de cette année, ces journalistes ont jeté leur dévolu sur notre chorale et se sont proposés de venir nous filmer pendant notre répétition hebdomadaire. Certains d'entre nous devaient même être interviewés.

Le jeudi 8 mars, cette journaliste et un caméraman sont bel et bien venus. Ils nous ont filmés sous tous les angles pendant une heure, nous ont fait rechanter la même chanson trois ou quatre fois et ont interviewé trois des membres de la chorale.

Maman et moi avons été amusées par l'expérience mais nous ne sommes pas allées claironner partout que nous allions passer à la télé. Je n'en ai même pas parlé sur Internet car je ne savais pas vraiment ce que ça allait donner au final. Plutôt une bonne idée !

L'émission qui devait être diffusée fin mars a dû être déprogrammée en raison d'une actualité particulièrement douloureuse pour Toulouse et sa région. Elle est donc passée ce soir et le moins que l'on puisse dire est que nous nous sommes félicitées de ne pas en avoir parlé plus que ça autour de nous ! Car en fait, on est venu nous filmer pendant plus de deux heures, trois choristes ont été interviewés, la répétition a quand même été un peu perturbée et résultat des courses... on doit nous voir à peine dix secondes en toute fin de reportage et, plus regrettable que tout, on nous entend à peine chanter ! On voit très bien notre chef de chœur, on distingue assez aisément Maman, quant à moi, je suis, comme d'habitude, derrière tout le monde et on n'aperçoit guère que la moitié de ma tête.. Mais honnêtement c'est souvent le cas sur ces photos de groupes !

L'émission, malheureusement, n'a été visible qu'un temps sur le site d'M6. L'ensemble des reportages était assez sympathique, parfois un peu caricatural mais il donnait l'occasion de voir de jolies images de Toulouse et de s'en faire une idée plutôt positive. C'était bien là l'essentiel.

Pour le reste... eh bien je n'ai pas fini de rire en y repensant ! Ce n'est pas avec ça que Maman et moi allons nous prendre pour des vedettes mais au moins, on aura bien rigolé !

08 mars 2012

Une revenante…

Me voilà de retour sur ce blog après une très longue absence due, en grande partie, à un accès d’inspiration intense qui ne me laisse aucun répit depuis près de cinq mois.
Ceux qui lisent ce blog savent peut-être que l’écriture est une de mes principales marottes et que, depuis toute gamine, dès que j’ai un moment devant moi, je me raconte des histoires et je les écris. Les rêves que je fais la nuit me servent de matière première et je les consigne dans le Mimizdrimz, cet autre blog avant de transposer bon nombre d’entre eux dans une saga que j’écris avec mon amie Tinky depuis que nous nous connaissons. C’est à dire depuis plus de 26 ans ! Bref, comme tout le monde ou presque, je garde dans mon ordinateur et dans quelques chemises cartonnées un projet de roman qui ne verra peut-être jamais le jour mais qui a au moins le mérite de m’aider à passer agréablement le temps et de m’apporter une véritable bouffée d’oxygène nécessaire à mon équilibre, je crois.
Depuis quelques années, cependant, je me suis tellement passionnée pour Internet et j’ai consacré tant d’heures à de multiples activités sur la Toile que finalement, je n’écrivais et rêvais presque plus ! Et là, sans raison particulière, l’inspiration est revenue, coulant à flots ! Je ne sais pas si c’est parce que je me suis sentie plus détendue suite à la réussite de mon examen professionnel mais toujours est-il que depuis cette annonce, mes rêves s’enchaînent, les péripéties me submergent, mes personnages m’échappent… tant et si bien que je passais tout mon temps à résumer, par écrit, ce que j’avais en tête  !
Mes nuits étant nettement plus mouvementées que mes jours, je n’ai rien vécu de bien sensationnel et je passais ma vie sur le Mimizdrimz, n’ayant que très peu de raisons de revenir sur le Mimizblog qui menaçait de sombrer peu à peu dans l’oubli.
Il y a eu néanmoins de jolis moments comme ce jour où, au travail, nous sommes allés planter un arbre et quelques bulbes de fleurs en mémoire de notre collègue décédé ; le temps de l’émotion étant passé, ce fut un moment d’échange, de générosité, et presque de convivialité entre collègues.
Il y a eu aussi cette soirée où notre chorale à participé à une grande animation pour le Téléthon avec d’autres ensembles vocaux qui se sont réunis pour chanter en l’église de Saint Lys. Ceci aussi était un très beau moment. Surtout quand notre chef de chœur a chanté un morceau de Vivaldi toute seule. Je savais qu’elle chantait bien mais à ce point-là, j’en suis restée sans voix… et profondément bouleversée ! Franchement je n’ai pas pu retenir mes larmes : je n’ai jamais entendu une voix aussi pure, cristalline et vibrante ! Rien qu’en y repensant, j’ai des frissons et les larmes aux yeux ! Et en plus, cette fille qui allie le plus grand talent avec la plus sincère modestie nous a dit qu’elle ne chantait pas ce morceau si bien que ça !
C’est comme ça, la vie ! On croise des gens adorables, talentueux et passionnants, et la vie en met d’autres, bien moins intéressants, sur votre chemin ! Les plus nombreux, on les trouve sur Internet où des gens agressifs, bien à l’abri derrière leur pseudo et leur écran s’en donnent à cœur joie et s’en prennent à vous sans raison valable ! Vous l’aurez deviné, j’ai encore subi quelques petits désagréments sur la Toile. Je reviendrai peut-être là-dessus dans un prochain article… si je décide de donner suffisamment d’importance à ces mécontents congénitaux !
Et puis, en décembre, j’ai attrapé ce syndrome pseudo-grippal ! Même pas fichue de choper la vraie grippe !!!! N’empêche j’ai été bien malade ! Beaucoup de fièvre, beaucoup de sommeil et donc beaucoup d’inspiration, une fois encore ! Comme quoi, tout malheur a du bon !
Notre appartement ressemblait alors à un véritable sanatorium car mon neveu Jérémy, qui étudie à Toulouse, a été bien malade aussi.  Et que dire de Maman qui a fait une mauvaise réaction au vaccin anti-grippe et qui a été vraiment très secouée ! Aujourd’hui encore, elle traîne quelques séquelles de ce qui était carrément une réaction inversée au vaccin ! Certes, elle va nettement mieux que l’an dernier mais franchement, je me suis inquiétée pour son sort, cet hiver et à un moment, je me suis sincèrement demandé si je n’allais pas me retrouver orpheline en 2012 ! Je n’exagère pas !
Mais la vie a continué. Une année s’est achevée, laissant place à une autre qui commence bien tristement : ma tante Jeanine, soeur aînée de ma mère vient de décéder après une interminable agonie. Atteinte d’Alzheimer, de Parkinson et d’un début de cancer des poumons (bien que n’ayant jamais fumé !), elle nous a quittés samedi dernier et bien que la nouvelle soit très triste c’est néanmoins une délivrance pour elle et surtout la fin de ses souffrances. Nous venons de l’enterrer ce jour et nous avons, pour cela, fait le déplacement jusqu’en Provence, Maman, Michel et moi. Près de 1000km dans la journée en comptant l’aller-retour ! Autant dire que nous rentrons chez nous franchement épuisés ! Mais la cérémonie était belle et très émouvante. Ma tante a été sincèrement pleurée et cette journée a permis à des rapprochements et des retrouvailles au sein de cette grande famille un peu dispersée par la géographie et les aléas de la vie.
A présent, le quotidien va reprendre son cours. Je l’espère, en tout cas, car on n’est jamais heureux de voir partir l’un des siens même si on n’avait que des relations assez épisodiques. Je retrouverai mon travail dès cet après-midi et dans des conditions quelque peu déstabilisante puisque, ce week-end, notre bâtiment à été cambriolé et la plupart des ordinateurs ont été volés ! Les plus neufs, en tout cas ! Le mien n’a pas fait exception ! Le bel écran plat que l’on m’avait installé pour que je puisse travailler sans fatiguer inutilement mes yeux a disparu ! Je n’en aurai pas profité un an ! Dire qu’il avait fallu négocier près de neuf ans pour que mon poste de travail soit enfin aménagé ! J’espère qu’il ne faudra pas attendre neuf ans de plus ! Mon unité centrale aussi, a été volée. Heureusement, je travaille beaucoup en réseau et je n’ai pas perdu beaucoup de documents. Ou bien j’ai pu les récupérer. Seul mon tableau d’obligations de services semble avoir été définitivement perdu et c’est plutôt ennuyeux car j’y notais scrupuleusement toutes mes heures et en particulier mes heures supplémentaires ! Je crois qu’il va falloir faire sérieusement fonctionner la mémoire pour réécrire tout ça !
En attendant, je suis complètement lessivée. Trop d’émotions plutôt négatives, au cours de cette semaine ! Lorsque je reviendrai sur ce blog, j’espère que ce sera pour y relater des choses plus positives !

25 septembre 2010

Coup de chœur.

Je me rends compte qu’en ce moment, je ne suis pas très présente sur ce blog. La raison principale est que je croule sous le boulot. Cette année démarre vraiment sur les chapeaux de roues et les nouveaux dossiers que je traite me mobilisent beaucoup, en grande partie parce que j’apprends à les découvrir.
Et comme la plupart des citadines surbookées, je suis toujours en quête de quelque activité extra-professionnelle susceptible de me défouler et de me changer les idées. Donc, après le sport à haute dose qui me laissait complètement claquée, pleine de courbatures et le portefeuille vide, après l’atelier de chants occitans qui ne se renouvelle pas cette année et que, de toute façon, je commençais à trouver répétitif et “pas très rock’n roll”, je me suis lancée, suite à l’invitation d’une gentille voisine et je me suis enfin jointe à une chorale, ce dont je rêvais depuis longtemps sans jamais oser sauter le pas… ou en me déballonnant au moment de me rendre aux auditions !
Il y a une huitaine de jours, j’ai donc suivi mon aimable voisine et me suis jointe à cette chorale. Et ma foi, j’ai eu bien tort de m’inquiéter et de repousser pendant de si nombreuses années une si belle occasion de se faire plaisir. Notre chef de chœur est charmante, l’ambiance est sympathique et le répertoire varié. J’ai été si conquise que j’ai insisté pour que Maman (qui chante très bien !) nous suive lors de la séance suivante et je pense que, finalement, nous allons nous inscrire pour de bon dans ce groupe car cette activité nous plaît beaucoup.
Pour l’instant, nous travaillons sur ces deux titres-là et je dois avouer que même si nous ne maîtrisons pas encore les deux chansons dans leur intégralité, les arrangements proposés sont très jolis et je suis assez fière de nous :
Oh certes, nous n’en sommes pas encore au niveau de cette prestation qui n’est pas nouvelle mais dont je ne me lasse pas :
Toutefois, je prends beaucoup de plaisir à cette nouvelle activité et j’espère pouvoir en reparler souvent ici.

08 juillet 2008

Eh bien, j'en ai, des choses à raconter !

Tant et si bien que je ne sais même pas par quoi commencer.
Commençons donc par le début, ce sera plus simple : le jeudi 3 juillet, donc, je me suis retrouvée au boulot alors que j'avais tant souhaité poser un congé ce jour-là ! Et tandis que Maman et Alexandre me précédaient à Paris, j'ai passé la matinée en réunion et l'après-midi au bureau. L'après-midi était pourtant censé être récréatif puisque c'était la fin de l'année mais il y a longtemps que je ne sais plus ce que le mot "récréatif" peut bien vouloir dire !
Dans l'après-midi, toutefois, notre directrice nous a conviés à prendre une coupe de champagne dans la salle des personnels. Je me suis bien limitée à une, cette fois ! Pas question de réitérer l'exploit de mars 2007 !!! A coup sûr, avec deux idoles en tête, maintenant, un concert passé et l'autre à venir, je n'aurais pas fini de dire des choses bizarres si j'avais un peu trop levé le coude !!!
Le soir venu, nous avons fait la fête enfin, si l'on peut dire ! J'ai connu des fêtes à l'ENFA où il y avait un buffet, de la musique et où l'on dansait jusqu'à pas d'heure. Il faut croire que tout se perd car la fête était réduite à sa plus simple expression. Certes, il y avait un joli et succulent buffet mais pas de danse ni même de musique. Enfin... presque pas ! Car le groupe de chants polyphoniques occitans dont j'ai l'honneur de faire partie avait été invité à donner de la voix et nous leur avons interprété une bonne huitaine de chansons.
Personnellement, et en toute modestie, je pense que nous avons assuré. Mais je crois que tout le monde n'était pas disposé à nous écouter !
De toute façon, je ne suis pas restée très tard à cette soirée : je devais me lever tôt et même très tôt pour partir à Paris le lendemain. Je me suis levée à quatre heures et non, contrairement à ce que je craignais, mes collègues et moi n'avons été pris ni dans des embouteillages, ni dans des mouvements de grève. Nous sommes arrivés dans la Capitale parfaitement à l'heure et même en avance, sans la moindre complication. C'est hallucinant, les films que je peux me faire, parfois !
La journée de travail s'est bien passée. La matinée, surtout ! Parce que l'après-midi, je piquais un peu du nez, quand même ! Et le pire, c'est qu'on m'a vue ! J'ai un peu honte mais bon, c'est comme ça ! On n'a pas idée de me faire décaniller à l'aube, aussi !
Cette journée de travail épique étant enfin terminée, j'ai rejoint Tinky qui m'attendait sagement devant le Ministère et nous sommes parties pour le Parc des Princes. Nous avons un peu (beaucoup !) galéré pour le trouver et nous avons aussi eu un peu peur de ne pas retrouver Maman et Alex qui étaient en pleine séance de tourisme à Paris mais au final, tout est rentré dans l'ordre, tout le monde était là, bien sagement à sa place en temps et heure et le spectacle pouvait enfin commencer...
Mais ça, je vous le raconterai ultérieurement car il se fait tard et en plus, j'aime bien ménager le suspense !!!!

08 janvier 2008

Première semaine de 2008.

Et justement, en ce début d'année nouvelle qu'ai-je fait ? Rien de bien particulier : j'ai lu, dormi, écrit pendant les deux jours qui ont suivi puis je suis rentrée à Toulouse et là, reprise tranquille du rythme quotidien.

Le lundi venu, j'ai repris à la fois le boulot et le sport. Pour le boulot, c'était assez festif car nous avons eu droit à la Galette des Rois pour tout le personnel en fin d'après-midi. Un bon moment qui a permis à tout le monde de se retrouver et de se raconter un peu ces dernières vacances. Puis la journée s'est terminée avec la reprise de l'atelier de chant qui a été déplacé du mercredi au lundi pour des raisons de commodité. Tant mieux : ça me permettra d'arriver suffisamment tôt pour "Au-delà du réel" le mercredi.

Ce soir, cependant, Maman et moi avons été un peu chagrinée d'apprendre la mort d'un ancien voisin. C'était pourtant un type assez caractériel et pas toujours facile à vivre mais il était très ami avec mon père, le seul avec qui il ne se soit jamais engueulé. Ils s'étaient connus à l'armée et surtout, c'était lui qui avait fourni à mes parents le terrain sur lequel notre maison à été bâtie. C'était aussi le parrain de Michel qui lui doit d'ailleurs son prénom. Autant dire que la mort de cet homme, c'est une sacrée page qui se tourne : près de cinquante ans de vie. C'est un peu comme si le dernier lambeau de souvenirs qui nous reliait encore à notre maison venait de se déchirer.

C'était pourtant un drôle de personnage que ce voisin-là : même s'il n'a jamais été directement désagréable avec moi, loin de là, j'étais souvent choquée par son côté "grande gueule" et surtout, ses prises de positions extrêmement racistes qui feraient passer les leaders de certains partis politiques pour des philanthropes. Néanmoins c'est quelqu'un que j'ai toujours connu et comme il est mort très brutalement ce midi (crise cardiaque), ça me fait drôle. Je ne peux pas dire que ça m'affecte mais ça me fait drôle.

20 décembre 2007

Vie et mort de projets divers.

En fait, si Maman est venue passer le week-end avec moi, c'est parce que nous avions une idée derrière la tête. Beaucoup de résidences sont actuellement en cours de construction près de l'endroit où j'habite et nous nous demandions si nous ne pourrions pas entâmer des démarches pour acheter un appart' neuf et nous y installer ensemble histoire de partager nos frais et nos vies au lieu d'être chacune locataire et de payer ses factures dans son coin. Malheureusement, le banquier aussi bien que l'agent immobilier ont calculé que, vu le peu d'apports que nous avions à proposer, si je voulais m'acheter un des apparts qui se construit actuellement ici, je devrais débourser tous les mois et pendant 25 ans une somme supérieure au salaire que je perçois actuellement. Bizarre, ce n'est pas exactement ce que Maman et moi avions calculé mais apparemment, il y a d'autres frais... Ce projet est donc mort avant que d'avoir vécu. C'est dommage : les nouveaux apparts avaient l'air spacieux et fonctionnels. Celui que j'occupe actuellement est sympa mais un peu vétuste, par certains côtés. Oh, bizarrement ça ne me fait pas vraiment grand chose ! Disons que l'heure n'était pas venue. Eh puis, le coup d'essai est rarement le coup de maître.
A part ça... Gus a créé son blog !!!!! :o)))) Depuis le temps que je la titille avec ça, elle s'est finalement lancée dans un blog appelé "TINKYFURAX" dont je vais très vite coller le lien ici.
Sinon, pas grand chose : Maman est repartie, nous avons rempli des tas de papiers administratifs dimanche, je bosse comme une dignue au bureau (Euh... comme une DINGUE, veux-je dire ! Mais je laisse cette faute de frappe qui est vraiment trop marrante !), l'entraînement sportif est une vraie torture et l'atelier de chant se poursuit. Demain, des réunions sont prévues pendant toute la journée puis, le soir venu ce sera LA FETE DE NOËL DES PERSONNELS ET DES STAGIAIRES et là, c'est clair, je n'entends pas la rater, non mais des fois !!! Je compte même en profiter joyeusement ! Et après... Les vacances ! Ca fait que je ne sais pas si je vais avoir le temps de revenir sur ce blog d'ici vendredi... Je ne pense pas ! Je vais bien emporter cet ordi avec moi mais Maman n'a pas de connection Internet. Au pire j'écrirai !
Je vais dormir, surtout ! Dormir à des heures moins décalées ! J'ai déconné avec ça toute l'année ! En ce moment, je dors tard, certes, mais c'est parce que je m'assoupis régulièrement devant le film pendant toute les premières parties de soirée ! C'est ce qui m'est arrivé hier : j'avais mis un film (plutôt sympa, au demeurant !) et je me suis endormie... pour mieux me réveiller peu après 22h avec une telle pêche que, du coup, j'ai carrément fait ma valise pour partir ! Tant mieux, ça m'a fait gagner du temps et demain j'aurais eu du mal, avec le retour tardif de la fête.
Bon ben j'espère que ça sera sympa. Un dernier coup de folie avant du repos bien mérité ! Et bien nécessaire, surtout !

26 septembre 2007

Je suis exténuée !

Toute cette gym dans une seule et même semaine, c'est beaucoup ! Je suis complètement moulue. En plus, comme JM n'est pas disponible pour se rendre à la salle de sport, j'y vais seule, en bus, entre midi et deux... Cela me fait courir plus que de raison, manger sur le pouce et même perdre du temps ! Enfin ! Si c'est pour la bonne cause !!!!
A part ça, l'atelier de chant a repris. Encore une activité supplémentaire ! Décidément, je n'arrête pas ! Ca m'a fait rentrer tard, ça aussi ! Et encore ! Mon retour chez moi aurait pu être nettement plus tardif ! Les stagiaires organisaient apparemment une fête et j'aurais pu y rester seulement, comme je n'ai vu aucun collègue dans les parages, je me suis dit que je n'aurais personne pour me ramener à la maison le soir venue alors, je suis rentrée. Au moins ai-je pu passer une soirée paisible et reposante dans mon nid ! Rien de tel pour se ressourcer ! Et puis, auutant laisser les petits jeunes entre eux ! Je ne les connais pas assez bien pour m'imposer à leurs fête. Je n'ai pas atteint avec eux le degré d'intimité que j'avais atteint avec leurs prédécesseurs de l'an dernier. A ce propos, JM en a revu un lors de son déplacement de la semaine dernière. Un qui était avec nous en Lettonie et que l'on surnommait Mika, justement. Rien à voir avec L'AUTRE Mika mais j'appréciais aussi beaucoup celui-là et pas seulement à cause de l'homonymie. Bref, ce Mika-là n'a, parait-îl, pas tari d'éloges sur moi et a donné à JM une bouteille d'Avèze pour moi ! Trop sympa, le petit ! Ca m'a vraiment fait plaisir et sincèrement touchée. Il est plutôt gratifiant de savoir que l'on a laissé un bon souvenir à des gens que l'on a soi-même apprécié ! Parce que, celui-là, j'avais quand même ma petite larme à l'oeil quand il est parti, une fois titularisé, vers de nouveaux horizons professionnels.
Et puis, sur mon MySpace, il y a une fille qui m'écrit et qui a l'ai méga-adorable. Elle s'appelle Sylvie et se trouve être, tout comme moi, une quadra fan de Mika (Le Mika qui chante, cela va de soi). C'est super. Je rencontre (virtuellement, certes !) de plus en plus de fans de Mika dans mes âges ! Je me sens moins seule et moins extraterrestre !

14 juin 2007

Marathon girl

Ce pourrait être mon nouveau nom ! Depuis mon retour de Lettonie, je n'ai pour ainsi dire pas eu une seconde à moi ! Déjà au boulot, ça a été terrible ! Du travail s'est accumulé pendant que nous étions à l'autre bout de l'Europe et nous avons eu l'impression d'être littéralement happés par une spirale infernale : rapports, réunions, comptes-rendus, courriers... Je n'ai pratiquement pas décollé de mon ordinateur de toute la semaine dernière ! A tel point qu'à un moment, j'ai vu l'écran devenir d'un blanc insoutenable et j'ai bien cru que j'allais m'effondrer pour de bon, mais non ! Je suis toujours là, bien vivante et entière ! Mais autant dire qu'une fois revenue chez moi, je n'avais pas du tout envie de mettre mon propre ordinateur en route !
Le week-end, je suis revenue dans le Lot, chargée de cadeaux qui ont vraiment ravi toute la famille.
Et puis cette semaine, le rythme a été tout aussi infernal. Mais si, la semaine dernière, j'ai été mobilisée par ma vie professionnelle, là, c'est ma vie sociale qui m'a emportée dans son infernal tourbillon. Encore que la vie professionnelle n'était jamais loin de tout ça. Jugez vous-mêmes :
- lundi, soirée chez Raymonde, la seule fille du groupe de Lettonie qui avait invité pratiquement toute la promo chez elle... ainsi que JM et moi. JM, trop fatigué, ne s'y est pas rendu mais moi, je n'ai pas boudé mon plaisir. On avait partagé la même chambre en Lettonie et on s'était bien entendues. J'ai juste mis trois heures à trouver son appartement (quelle catastrophe d'être aussi miro et d'avoir un aussi piètre sens de l'orientation !) mais j'y suis quand même arrivée, nom d'un chien ! Je suis fière de moi et la soirée était excellente.
- mardi : conseil d'administration (qui ne s'est pas très bien passé). J'y ai assisté au nom de l'amicale des anciens mais je déteste ça ! C'est toujours un sale moment à passer, avec des délibérations, des affrontements et des prises de tête assez mesquines, je trouve ! Le CA a été suivi d'un repas qui a traîné en longueur et n'a guère contribué à mon envie de me remettre au boulot. D'autant que je commençais à avoir un sérieux coup de cafard à l'idée que les stagiaires allaient bientôt partir. Ça me fait toujours ce coup-là au mois de juin mais cette année tout particulièrement car c'est une petite promo et je les connais tous assez bien. Et puis il y avait ceux du groupe Lettonie, ceux de l'atelier de chant... Tout ça, ça crée des liens et c'est dur de les voir partir. J'ai même versé ma petite larme... non : mes GROSSES larmes en y pensant.
Le soir venu, repas chez MH notre sous-directrice, pour accueillir une nouvelle collègue en remplacement d'une autre qui s'en va (ça aussi, ça me perturbe : je n'aime pas voir partir mon monde !). Dîner sous les arbres et les étoiles, très sympathique et délicieux mais complètement superflu vu que je n'avais pas faim du tout !
- mercredi : journée normale mais repas chez Iznogoud qui avait invité ses stagiaires préféré (!) ainsi que moi. Bon, il va peut-être falloir que j'arrête de l'appeler comme ça : si elle m'invite sous son toit, c'est qu'elle doit bien m'apprécier. N'empêche qu'elle continue de fourrer son nez dans mes dossiers !!!!
- aujourd'hui, enfin : réunion de service, nouveau repas chez MH (je commence à me sentir un peu en vrac !) et ce soir, comme si ça ne suffisait pas, dernière fête des stagiaires qui quitteront l'école demain ! Un de ceux que j'appréciais le plus (pour ne pas dire CELUI que j'appréciais le plus) est d'ailleurs parti avec un peu d'avance pour raison personnelle. Ça me perturbe pas mal, alors, je vais tâcher de faire un max la fête et ne pas trop tarder, parce qu'on m'attend déjà !
Après, je retournerai dans mon appartement qui ne m'aura servi que de dortoir, cette semaine, puis une dernière journée de boulot et direction le Lot. On ira sûrement sur la tombe de Papa qui aurait eu 75 ans demain. Mon frère Michel, lui, a eu 45 ans hier. Mais où est-il, le temps où on grimpait aux arbres (lui surtout car moi, je n'avais pas le droit, étant donné ma bonne vue !!!).
Bon allez, je vais faire la nouba, histoire de ne pas sombrer dans la nostalgie ! Ah, un dernier mot : on m'a installé un ordinateur tout neuf au bureau alors que l'ancien marchait parfaitement et qu'en plus, je ne demandais rien ! Mais bon, je ne vais pas me plaindre ! Cet engin est une véritable fusée et c'est d'ailleurs sur ce dernier que je pianote actuellement, histoire de rattraper le temps perdu et de me familiariser avec la bête en attendant le début des réjouissances ! Promis, je ne compterai pas ça en heures sup' !

27 avril 2007

La tête dans le guidon...

Et dans autre chose aussi, si je puis me permettre ! Ce mercredi, j'ai vraiment été à moitié endormie pendant la presque totalité de la journée. Déjà, j'avais eu le plus grand mal à me lever, je suis arrivée en retard, j'ai quand même bien bossé mais j'étais naze ! Là où ça c'est le plus vu (et surtout entendu !!!) c'est au cours de mon atelier de chant ! Je n'avais pas un brin de voix ! Pire ! Ma voix se cassait lamentablement ! Au point que m'entendre m'incommodait moi-même ! En plus, comme il y avait plein d'absents, ce jour-là, on n'était que trois pelés et mes fausses notes étaient parfaitement audibles (et horribles !) pour tous ! Affreux !!!!!
J'ai été bien contente de rentrer chez moi. Petite soirée paisible mais qui s'est achevé beaucoup plus tard que je ne l'aurais cru. J'ai voulu regarder le reportage sur Christophe Willem que j'avais apprécié en tant que candidat de la Nouvelle Star l'an dernier et dont j'envisage impatiemment d'acheter l'album ! Eh oui ! Il n'y a pas que Mika, dans le paysage musical actuel ! Il tient une grande place, certes, mais le petit Christophe semble nous avoir concocté un album des plus prometteurs ! Les titres entendus lors de ce reportage étaient vraiment accrocheurs, en particulier "Double Je", son single actuel que j'adore vraiment ! Musique d'enfer et paroles futées, pleines d'espièglerie ! Difficile de rester stoïquement sur ma chaise quand j'entends ça ! Au moins autant de peps que le "Love Today" de Mika ! D'ailleurs, j'ai découvert avec beaucoup de plaisir que les gens qui aimaient Mika aiment aussi Christophe Willem. J'aurais pensé que le gagnant d'une émission de télé-réalité n'aurait pas droit de cité auprès des fans d'un self-made-man comme Mika mais c'est exactement le contraire. Ceux qui les apprécient (et dont je fais partie) auraient plutôt tendance à leur trouver des points communs ce qui est, au final, très flatteur pour l'un comme pour l'autre.
Tout ça pour dire que le reportage était excellent mais qu'il était diffusé à une heure vraiment trop tardive puisqu'il s'est terminé à près de deux heures du matin ! Quelle drôle d'idée d'avoir choisi un tel horaire, et en milieu de semaine, en plus !!! Faut-il qu'on l'aime, le Cristobal, pour tenir le coup jusqu'à des heures aussi indues quand on bosse le lendemain ?
D'ailleurs, une fois de plus, j'ai eu les pires difficultés à me lever et suis donc arrivée en retard. Beaucoup de boulot, encore, mais j'étais en meilleure forme que la veille.
Ce soir, je suis contente car Maman est venue me rendre visite et va séjourner un peu avec moi. Je l'ai invitée à une sortie organisée samedi par mon comité d'entreprise. Nous allons visiter une grotte. J'ADORE visiter les grottes et ce, depuis toute petite ! Il faut dire que, dans le Lot où j'ai grandi, il y avait vraiment de quoi me satisfaire : les grottes de Pech Merle, de La Cave, de Presque, de Cougnac, le gouffre de Padirac... Ah, celui-là ! Je me rappelle très bien que lorsque j'étais gamine, nous y allions régulièrement en été quand de la famille ou des amis venaient nous rendre visite ! On leur faisait découvrir ce lieu et c'était vraiment magique ! Les voix qui résonnent sous ces grandes voutes ! Ces concrétions magnifiques ! Cette fraîcheur et même cette odeur si particulières ! Ces petites barques qui nous emmènent au fil de l'eau parmi ces somptueuses sculptures de pierre, œuvre de l'érosion, du temps et de l'eau ! Le bruit des gouttelettes d'eau tombant le long de la roche ou dans le petit courant sur lequel nous glissons en silence, et au dessus de nos têtes une trouée de ciel bleu au milieu de la pierre, là-haut, si loin !!! Je n'ai pas peur de me retrouver sous terre. Cela me rend même lyrique. J'aurais bien aimé faire de la spéléologie si j'avais eu une meilleure vue. Je fais même souvent des rêves où je rampe dans des galeries souterraines. Ce ne sont pas du tout des rêves désagréables ou oppressants. Ils auraient même plutôt tendance à me requinquer. Ce sont peut-être des souvenirs inconscients de ma naissance ? En tout cas, vu ma passion pour ce genre d'endroit, rien d'étonnant, alors, à ce que j'aie fini par m'intéresser également à la Préhistoire.
Ainsi que je l'ai écrit dans mon message de bienvenue, mes centres d'intérêt sont nombreux et variés, même si ça ne se voit pas toujours.

17 avril 2007

Calme retour au plat quotidien.

Eh bien voilà : les choses ont repris leur rythme habituel et se sont gentiment remises en place. Je suis retournée au boulot hier et tout s'est plutôt bien passé sauf que l'on nous a coupé le chauffage alors, comme le printemps tarde encore un petit peu à venir, on s'est caillé dans les bureaux. J'ai donné à tout le monde des nouvelles de ma santé et puis, le soir venu, JM m'a invitée à dîner chez lui. Il avait invité sa mère pour la semaine et tenait à me la présenter. Il s'avère que c'est une dame tout à fait charmante avec laquelle le contact est très bien passé.
Le repas était excellent mais, bien sûr, un peu trop copieux par rapport à ce que j'ai l'habitude de manger le soir. Le clou de la soirée était sans doute le moment où JM a voulu nous servir en guise de digestif ce qu'il croyait être de la liqueur de cassis et qui s'avérait être, en vérité... du vinaigre qu'il avait rangé au mauvais endroit au cours de son emménagement ! Ah, nous avons bien ri avec ça, d'autant qu'il en a bu une gorgée, le malheureux ! Serait-il encore plus gaffeur que moi ?
Il m'a ramenée à l'appart assez tôt et je n'ai pas pu faire grand chose étant donné qu'il y avait soudain de l'orage. Je déteste pianoter sur mon ordinateur, prendre une douche ou regarder la télé quand il fait orage ! Je débranche tout et je me mets au lit. Une mesure de prudence que j'ai hérité du temps où nous habitions la maison de mon enfance située sur un plateau calcaire lotois particulièrement exposé à ce genre de manifestations météorologique. Je me rappelle un été où notre maison s'est retrouvée à la croisée de quatre orages qui arrivaient chacun d'un point cardinal ! C'était virulent et fascinant en même temps ! Le ciel était presque verdâtre, ce soir-là ! Et il paraît que, lorsque j'étais toute petite, j'ai vu tomber la foudre et j'en ai conçu une telle frayeur que j'en ai fait une accélération cardiaque qui a perduré plusieurs jours ! Je serais même devenue momentanément bègue, à la suite de ça, ce dont je ne garde aucun souvenir !
Curieusement, je n'ai pas peur de l'orage, aujourd'hui. J'en avais vraiment la trouille quand j'étais gamine mais je crois avoir épuisé mon "capital peur" comme d'autres épuisent leur "capital soleil". A présent, les orages me fascinent. Je trouve les éclairs violets parfaitement magnifiques et il y a alors quelque chose de très euphorisant dans l'air ! J'ai même un disque avec l'enregistrement d'un orage. Je me le passe de temps en temps, surtout pour écrire. Je suis un peu barjo ! J'ai même des disques avec des chants de grillons, de cigales, de chouettes, de loups, de baleines, des bruits de la forêt, de la mer... Au plus fort de l'hiver, il n'est pas rare que je me passe le disque des cigales, que j'allume l'halogène, que je balance dans l'air un peu de parfum bien fleuri et je me recrée mon petit été personnel, rien qu'à moi !
Bon, mais il semblerait que je m'éloigne du sujet, ce qui est, avouons-le, ma spécialité.
Donc, avec ce fichu orage, je me suis couchée de bonne heure et endormie assez vite. Tout ça, c'est bien joli mais si je m'endors trop tôt, je me réveille à 5h ! Décidément, il ne doit pas me falloir tant d'heures de sommeil que ça ! Donc, je me suis mis mes collyres pour les yeux et presque aussitôt rendormie mais j'ai fait un de ces cauchemars ! J'ai rêvé que je blessais mortellement mon plus jeune chat en faisant accidentellement tomber la cagette dans laquelle je le transportais ! C'était horrible, gore et effroyablement réaliste. J'espère que ça ne sera pas prémonitoire mais ça m'a perturbée toute la journée.
Journée qui s'est passé sans heurt particulier, d'ailleurs (dans mon bureau, du moins, car il paraît qu'il y a eu des réunions houleuses dans d'autres services !). Avec une collègue, nous avions convenu d'aller au cinéma mais elle a eu un contretemps, ce qui fait que je suis rentrée chez moi plus tôt que prévu.
Plutôt appréciable car je vais être pas mal occupée dans les jours qui viennent : demain, reprise de l'atelier de chant, jeudi, concert de Renaud avec JM (ce n'est pas mon chanteur préféré mais bon, ça lui faisait plaisir !) et vendredi, retour dans le Lot où je ne me suis plus rendue depuis près d'un mois. JM reviendra me chercher assez tôt pour que je puisse aller voter. Je me demande ce que ça va donner, ces élections présidentielles ! J'espère que ce sera moins rude que la dernière fois !

01 avril 2007

La semaine de tous les exploits !

Oui, c'est vraiment le cas de le dire ! Et pas forcément des exploits dont je puisse être particulièrement fière ! Mais n'anticipons pas !
LUNDI : tout avait plutôt bien commencé. J'ai eu pas mal de boulot mais la journée s'est plutôt bien passée. J'ai commencé à guetter anxieusement le contenu de ma boîte à lettres pour voir si mes places de concert arrivaient mais rien ce jour-là. Par contre, j'avais reçu un colis d'une récente commande de produits cosmétiques qui me donne entière satisfaction (c'est vraiment passionnant, ce que je peux raconter, parfois !).
MARDI : journée de dingue. Du boulot jusque par dessus la tête, mais c'était prévu. N'empêche : j'ai quand même cru pêter les plombs dès la matinée. Mais j'ai tout réussi à mener de front, comme d'habitude.
Était également prévu le déplacement de mon atelier de chants occitans. D'habitude nous nous retrouvons le mercredi et non le mardi et en plus la séance devait être exceptionnellement longue et durer jusqu'à 20h ! Le responsable de l'atelier, qui participe à d'autres groupes polyphoniques avait, en effet, invité deux de ses amis afin qu'ils viennent chanter avec nous. C'est bien la raison pour laquelle je ne me suis pas défilée. J'avais promis d'être là et j'ai l'habitude d'honorer mes promesses. Mais je n'avais vraiment pas envie d'y aller ! j'aurais cependant eu tort de faire faux-bond au groupe ! La présence de ces deux invités a donné une ampleur tout à fait inattendue à nos prestations. Et quand ils se sont mis à chanter avec le collègue qui nous donne des cours habituellement, c'était vraiment superbe ! De vieux chants occitans en polyphonie par ces trois types aux voix puissantes et modulées, c'était franchement magnifique. Le résultat avait quelque chose d'un peu médiéval que j'ai beaucoup aimé. En plus, ils étaient sympa, les deux nouveaux-venus : pour fêter cette rencontre, ils nous avaient amené du Jurançon, du Muscat et une tarte au citron ! Du coup, je me suis contentée de ce repas improvisé. Pas très raisonnable, mais vous n'avez encore rien lu !
MERCREDI : journée parisienne également notée dans l'agenda. Il s'agissait pour moi d'assister à une conférence débouchant sur la rencontre de collègues exerçant les mêmes activités que moi. Faire évoluer ma carrière de cette façon est forcément gratifiant et me plaît beaucoup mais j'angoisse toujours un peu à l'idée de me rendre dans des endroits que je ne connais pas. Je crains à chaque fois de me perdre, d'arriver en retard, de ne pas arriver du tout... Heureusement, la conférence étant prévue l'après-midi, nous avions convenu, Gus et moi, de nous rencontrer et de déjeuner ensemble, ce qui me permettrait de me détendre un peu et de passer un agréable moment. Elle-même a besoin de changer un peu d'air. Avec tout ce qu'on lui a fait à l’œil, elle n'a toujours pas pu reprendre le boulot et commence à trouver le temps TRES long.
Bon, nous avons eu un peu de mal à nous trouver car la station de RER était vaste mais nous avons quand même pu passer un agréable moment en bien rigoler avant que nos routes se séparent et que je ne retourne au boulot. J'aime bien ces petits moments volés au lourd quotidien. Dommage ! On aurait pu se voir plus longtemps si on s'était trouvées plus vite mais ce n'est pas très grave !
La conférence et la réunion étaient intéressantes. J'y ai même retrouvé le vénérable collègue que j'avais rencontré en janvier dernier. Le projet évoqué à l'époque avance. L'ensemble promet d'être fructueux.
Le chemin du retour aura été, pour sa part, riche en émotions. Alors que tout avait bien commencé, tous les trains, RER et métros se sont retrouvés soudainement bloqués en raison d'un accident grave sur les voies ! Je me suis retrouvée obligée de rallier Orly en bus mais je ne savais pas du tout où je devais aller. Heureusement, une brave dame m'a prise sous son aile et gentiment accompagnée par des chemins pour le moins détournés jusqu'à un bus qui allait m'emmener à Orly Sud. Qui a dit que les Parisiens ne se parlaient pas ? C'est de la pure caricature ! Il faut dire que cette dame avait remarqué mon problème de vue et, ainsi qu'elle me l'a raconté, elle m'avait volontiers aidée car elle était elle-même maman d'un jeune garçon malvoyant.
Une fois à Orly Sud, je devais rallier Orly Ouest pour prendre mon avion. J'ai pris une navette pour ce faire mais le chauffeur, très occupé à draguer une jolie passagère m'a mal renseignée et larguée je ne sais trop où, dans la zone hôtelière proche de l'aéroport. J'étais complètement perdue et stressée ! J'ai même envoyé paître Gus qui me téléphonait fréquemment pour savoir où j'en étais et si je m'en sortais !
Bref, j'ai réussi à prendre la navette suivante et à rejoindre enfin Orly Ouest, mais avec tout ce bazar, mon avion était parti depuis belle lurette. Heureusement, ce sont des navettes entre Paris et Toulouse et il y en a presque toutes les heures. Je n'étais pas sûre, pour autant, de pouvoir monter dans l'avion suivant. Il a fallu que je me fasse mettre sur liste d'attente pour le prochain vol, qui serait le dernier de la journée. Et je me voyais déjà obligée de dormir à Orly quand on m'a appelée ! Ouf ! J'étais même la dernière personne de la liste d'attente à être admise sur ce vol ! Je m'en sors toujours in extrémis ! Mais que de stress pour pas grand chose !
Bref, je suis arrivée chez moi à 23h, complétement épuisée ! Pas d'ordinateur, ce soir-là ! Pas plus que la veille, d'ailleurs ! Et pas de repas non plus, une fois encore ! J'étais vraiment trop nase ! Ben, j'aurais dû au moins fournir cet effort-là car je l'ai cher payé !
JEUDI : oh, là là ! La journée qui tue ! Celle dont je ne devrais même plus jamais parler, ni sur ce blog, ni ailleurs ! J'ai vraiment dû fournir des efforts surhumains pour me tirer du lit et après un petit déjeuner minimaliste et une douche vaguement réparatrice, c'est avec les pires difficultés que je me suis propulsée vers le bureau. Là, j'ai passé le plus clair de mon temps à consulter ma messagerie qui, pour un malheureux jour d'absence, était archi-pleine et c'est là que notre secrétaire générale est gentiment venue me rappeler à l'ordre. On était en fin de matinée et je n'étais toujours pas présente au pot de départ à la retraite d'un collègue ! Mince ! J'avais complètement oublié ! Alors j'ai tout laissé en plan et j'y suis allée !
Oh, ça ! Pour y être allée, j'y suis allée ! Je l'avais bien remarqué, que cet enfoiré de Claude, le collègue en question, n'arrêtait pas de remplir ma flûte de champagne avant même que j'aie fini de la vider mais je suis plutôt le genre de fille qui relève les défis que l'on lui tend et d'ordinaire, je dois avouer en rosissant légèrement que je tiens plutôt bien l'alcool ! Oui, D'ORDINAIRE ! Quand la fête est PREVUE de longue date et n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe ! Quand j'ai, au préalable SUFFISAMMENT MANGE, et SUFFISAMMENT DORMI ! Car là, entre le surmenage, le stress, la surexcitation éprouvée à la fin de la semaine dernière et les traitrises à répétition du Glaude, je me suis retrouvée totalement déchirée au champagne ! Encore heureux, je n'avais pas mélangé les alcools mais le moins qu'on puisse dire est que j'étais sacrément partie ! Et le plus bizarre, dans tout ça, c'est que ça m'a prise tout d'un coup ! Certes, au départ, j'étais un peu grise, un peu gaie, et je me rappelle vaguement, d'ailleurs, avoir sérieusement déliré au sujet du pauvre Mika et du concert à venir mais je ne me rappelle pas exactement tout ce que j'ai pu raconter ! C'est peut-être mieux comme ça ! Ce qui est positif, aussi, c'est que la plupart des collègues étaient partis manger et que nous n'étions plus qua quatre ou cinq personnes dans la salle des personnels quand j'ai commencé à me sentir très mal ! C'est bizarre, ça m'a pris d'un seul coup ! J'étais en train de raconter ma vie quand soudain, j'ai repoussé brutalement ma flûte à demi-pleine et disant, pantelante, que je ne me sentais pas bien du tout ! Quelqu'un venait de poser un café sur la table pour moi et je crois que c'est ça que je n'ai pas aimé ! Rien qu'à le voir, ça m'a retourné l'estomac ! Deux collègues m'ont attrapée chacune par un bras et accompagnée aux toilettes alors que je tenais à peine debout et là, ça a été la Bérézina ! A genoux par terre, la tête dans les toilettes à vomir presque exclusivement de la bile ! C'était horrible ! D'autant que je n'ai plus de vésicule depuis près de six ans ! Et dès que je pensais que ça se calmait, ça recommençait ! L'horreur absolue ! Tant et si bien qu'une de mes collègues a décidé de me ramener chez moi alors qu'on était à peine au milieu de la journée !
J'ignore comment j'ai trouvé la force de marcher vers la voiture (dont j'ai allègrement baptisé une portière, d'ailleurs !), comment j'en suis sortie, comment j'ai trouvé (et reconnu !) les clés de l'immeuble et de l'appart', comment j'ai réussi à monter l'étage jusque chez moi, comment j'ai eu le réflexe d'arrêter l'alarme. Je ne me rappelle pas grand chose, je savais à peine ce que je faisais mais je maîtrisais encore les gestes du quotidien ! Je me sentais beaucoup plus malade que délirante, d'ailleurs !
Ma collègue m'a aidée à me recoucher et c'est le moment qu'à choisi le facteur pour arriver avec mes places de concert en recommandé ! Moi qui avais imaginé ressentir une émotion intense en les recevant enfin, je n'ai pu que signer en pilotage automatique les accusés de réception avant de sombrer pour l'après-midi entier dans un sommeil sans rêve. Je me demande ce qu'il a pensé, le facteur ! Ma collègue lui a dit que j'étais souffrante mais je me demande vraiment si j'avais l'air d'une personne simplement "souffrante" !
Devant repartir au travail, elle m'a laissé récupérer en compagnie de mes chats. Bizarrement, d'ailleurs, ces deux-là qui détestent que je dorme la journée sont restés près de moi sans bouger. L'un d'eux, le gros noir, a même été malade aussi ! Il a vomi au pied de mon lit alors que je commençais à émerger ! Comme s'il avait pris un peu de mon malaise en lui pour que je me sente mieux et me rétablisse plus vite ! Après la ronronthérapie, les chats guérisseurs et psychopompes ? Et pourquoi pas ? Je sais que ce genre de chose est susceptible d'en faire rire plus d'un mais ce n'est pas la première fois que je remarque des réactions de ce genre chez ce chat ! Il a une forme de sensibilité très différente de celle de mon autre chat. Alors que le petit tigré est extrêmement câlin et démonstratif, le noiraud déteste être touché et il est carrément impossible de le prendre dans ses bras. On dirait parfois que ses sens sont multipliés par dix et que son corps est recouvert de vibrisses ! Mais indépendance et dignité ne signifient pas pour autant froideur et indifférence ! Au contraire ! Ce chat passe le plus clair de son temps à observer mes moindres faits et gestes sans en perdre une miette et il me suit absolument partout ! C'est mon ombre et j'ai souvent senti se tisser entre nous ce lien ténu fait d'empathie et peut-être même de télépathie. Il émane de ce chat quelque chose d'extrêmement profond et mystérieux. J'avais toujours voulu adopter un chat noir : "un petit chat de sorcière", comme je disais ! Je crois que je suis servie ! Après tout, peut-être tous les chats noirs sont-ils dotés, comme le mien d'une intelligence redoutable et d'une sensibilité exacerbée ? Et peut-être est-ce pour cela qu'ils dérangent, font peur et se retrouvent diabolisés et persécutés depuis des siècles ! Parce qu'ils sont vraiment trop futés et, du coup, ne se comportent pas suffisamment comme les simples animaux qu'ils devraient être ! Ils impressionnent, je pense ! Et leur allure de petite panthère noire n'arrange pas forcément les choses ! En tout cas, moi, je les trouve vraiment très beaux !
VENDREDI : je me suis levée plus tôt que d'habitude, me suis lavé les cheveux et fait une beauté. Pas question pour moi d'arriver au boulot comme une loque après ce qui s'était produit la veille. Mais tout le monde a été incroyablement gentil avec moi ! Tous se sont accordés à dire que je ne devais pas culpabiliser, que ce genre de chose arrive à chacun et que j'avais plus le comportement d'une personne malade que celui d'une personne ivre ! Ils sont bien gentils ! Je voudrais les croire, tout mettre sur le dos du surmenage et du fait que je n'avais pas assez mangé mais je sais quand même ce que j'ai fait, même si je ne me rappelle pas tout ce que j'ai dit ! Mais bon ! La consigne, c'est "A partir de maintenant, on n'en parle plus !". La directrice est même venue me faire la bise dans mon bureau, chose qu'elle ne fait jamais, en me disant de ne pas m'en faire alors qu'elle aurait été parfaitement en droit de me sermonner au nom de l'image de l’École !
Après une journée de travail au cours de laquelle j'ai tenté de rattraper les heures perdues la veille, je suis retournée dans mon appart' où m'attendait ma mère, venue me rendre une petite visite. Nous avons passé une bien agréable soirée et un non moins agréable samedi. Aujourd'hui, c'était "opération coiffeur" et ça n'a pas été du luxe ni pour elle, ni pour moi !
Eh oui, il y a des jours, comme ça, où se retrouver avec une autre tête fait le plus grand bien du monde ! Dommage que ce ne soit qu'au figuré ! J'aimerais bien un autre cerveau et d'autres souvenirs, depuis quelques jours !

20 janvier 2007

J'adore le samedi.

On peut même dire que le samedi a toujours été mon jour préféré de la semaine. J'en ai fait mon jour de "trainouillage", comme je l'appelle. Il succède à de lourdes semaines et me permet de faire ce qui me plaît sans me soucier du lendemain, contrairement au dimanche, jour que j'ai toujours trouvé un peu triste, jour au cours duquel on doit déjà penser à préparer la nouvelle semaine.
Aujourd'hui, donc, je me suis levée très tard si l'on exclut l'intermède imposé par les chats. Habitués à me voir me lever à 7h, ils s'agitent régulièrement à cette heure-là, week-end ou pas, comme s'ils avaient une pendule dans leur organisme. Je me suis donc levée, ai ouvert les volets du séjour afin qu'ils aient un peu de lumière, ai vérifié pour la forme leur eau et leurs croquettes avant de repartir voluptueusement dans les limbes. Après quoi, j'ai déjeuné rapidement, me suis préparée et suis partie chez le coiffeur, vu que j'avais récupéré ma tête de griffon. Ils (ou plutôt elles) m'ont fait une jolie coupe toute dégradée avec des mêches acajou sur base marron cuivré. Enfin, je crois que c'est ça ! Elles donnent toujours des noms bizarres aux couleurs de cheveux. Par exemple, j'ai cru toute ma vie que ma couleur naturelle était châtain clair mais pour elles, c'est du blond foncé. Bon ! Je ne suis pas contrariante ! C'est blond foncé, mais vachement foncé, alors ! En tout cas, ce qu'elles m'ont fait est très joli et surtout, ce n'était pas du luxe !
Ensuite, j'ai regardé tranquillement la télé et voilà comment file une journée.
Je ne sais pas trop ce que je vais fabriquer demain mais à mon avis, outre quelques petits travaux ménagers nécessaires, je vais probablement me la couler douce étant donné la semaine qui m'attend.
Lundi matin : travail avec l'amicale des anciens de l'institution où je bosse (amicale dont je suis devenue présidente adjointe. Comme si je n'avais pas assez de boulot. Maso, je vous dis ! Maso !).
Midi : séance de gym en salle de sport avec mon chef de service et néanmoins ami JM. Quand je suis arrivée dans cet établissement, nous sommes devenus collègues et avons très rapidement sympathisé. Quand il est devenu chef de mon service, notre amitié est restée intacte. Nous continuons à aller ensemble en salle de sport, à la piscine ou au cinéma, le tout sans arrière-pensée. Comme je ne conduis pas à cause de mes mauvais yeux, il me ramène très souvent chez moi, le soir, et quand il part voir sa famille en Corrèze le temps d'un week-end, il me propose toujours de m'emmener dans le Lot, où vit la mienne. Et si son emploi du temps le lui permet, il passe même parfois me rechercher le dimanche soir pour me ramener au bercail. Bien sûr, cette amitié fait parfois jaser. Beaucoup de nos collègues nous prêtent une histoire qui n'existe pas. Je comprends que le fait de nous voir si souvent partir et revenir ensemble éveille la curiosité. Mais les allusions sont toujours teintées d'humour et nous nous prêtons joyeusement au jeu. Il parle de moi en disant "ma femme" et du coup, je l'appelle "mon mari". Cela fait bien rire tout le monde. C'est parti de la bévue d'un employé de la salle de sport qui pensait sincèrement que nous étions mari et femme et m'a même appelée par le nom de JM ! Du coup, c'est resté ! Tant et si bien que, dernièrement, un stagiaire croyait vraiment que c'était le cas ! Mais nous sommes justes deux très bons potes. L'amitié homme-fe, mme sans ambiguïté, ça existe ! Je l'ai d'ailleurs déjà connue.
Bon mais il semblerait que j'aie un peu digressé : retour à mon emploi du temps.
Lundi après-midi : entretien avec la Directrice.
Fin d'après-midi : séance de cinéma avec mon "mari", justement. Nous irons vraisemblablement voir "Jacquou le Croquant". J'avais adoré le feuilleton dont j'avais vu une rediffusion quand j'étais ado. J'espère que le film sera à la hauteur de son modèle. C'est Laurent Boutonnat, auteur des clips de Mylène Farmer, qui s'y colle. Il avait déjà fait un film avec elle. Ca s'appelait "Giorgino" et ça n'avait pas du tout marché. Il faut dire que c'était assez sinistre mais les images étaient très belles et l'ambiance prenante autant que fascinante.
Mardi, c'est le jour de mon entretien au Ministère. Aller-retour en avion à Paris dans la même journée. Je rentrerai très tard.
Mercredi : peut-être un retour à la salle de sport et le soir, mon atelier de chants occitans. Je rentrerai encore tard.
Jeudi : un colloque auquel JM veut que j'assiste et, le soir venu, notre établissement reçoit un écrivain. J'irai sans doute. On fait ça environ une fois par mois et je rate rarement ce rendez-vous. Malgré tous mes projets, mes rêves d'écriture et ma manie de taquiner le clavier à mes heures perdues ne m'ont pas quittée. Parfois, je m'imagine à la place des invités, m'exprimant devant une assemblée majoritairement composée de collègues, expliquant pourquoi j'ai écrit ceci, qu'est-ce qui m'a inspirée, ce que j'ai ressenti en écrivant cela... Et d'une pensée rageuse, je chasse ces rêveries, fustigeant ma vanité !
Bref, une autre arrivée tardive en perspective. Mais personne ne s'en plaindra. D'habitude, j'héberge ma nièce étudiante toute la semaine mais je ne suis pas certaine qu'elle viendra cette fois : elle s'est fait une entorse hier en jouant au volley et ne peut pas conduire.
Vendredi, enfin... je ne sais pas trop si ce n'est qu'il y aura au foyer.un petit repas festif dont les bénéfices seront reversés à une bonne oeuvre. J'ai déjà promis de participer à l'élaboration de la salade de fruits.
Le week-end suivant, je ne pars pas dans le Lot. Enfin, je ne crois pas. J'ai des problèmes sur ma ligne téléphonique et il est probable que les techniciens passent chez moi samedi en fin de matinée. Mais on n'en est pas encore là. On verra.
Toujours est-il que je risque de n'être pas très présente sur ce blog durant toute cette semaine. Il faudra me pardonner, mais je promets de donner des nouvelles bien vite.

10 janvier 2007

Le moins qu'on puisse dire...

... c'est que mes bonnes résolutions en prennent un sacré coup derrière la cravate ! Jamais moyen d'aller au lit avant minuit, la Mimi ! Et parfois même, c'est une heure du matin ! Pourtant, ce n'est pas que mes journées ne soient pas fatigantes, au contraire ! Entre le boulot, le sport que j'ai repris et l'atelier de chants occitans qui redémarre, je n'ai pas une minute à moi ! Et justement, c'est bien pour ça que je me donne le temps de m'adonner à mes autres passions le soir ! De toute façon, quand je vais me coucher, je lis ! Aller au lit de bonne heure ne changera dont pas grand chose !
Et puis il y a les petits tracas de la vie qui vous agacent : en ce moment, je traverse une crise de "je change l'emplacement de tout mon mobilier". Par exemple, j'ai transformé mon séjour en salle à manger parce que j'en ai marre de prendre mes repas dans le silence de ma cuisine et parce qu'il me semble qu'en cas de réception, cette pièce sera plus conviviale. Mais je ne suis jamais vraiment satisfaite du résultat. Dans la cuisine comme dans l'ancien séjour, la disposition des meubles a déjà changé à plusieurs reprises depuis dimanche. Cela me motive et me stresse en même temps.
Autre source d'agacement : atteinte d'une cataracte congénitale qui a fini par évoluer vers un glaucome, je consulte régulièrement un ophtalme qui s'avère être un bon praticien mais ses secrétaires, toutes autant qu'elles sont, ont vraiment un pois chiche dans la tête ! A chaque visite, il y a un problème ! Une fois, elles ont inversé les dosages des collyres dans mes yeux. Une autre fois, elles ont mis un temps incroyable à me faire parvenir un certificat médical dont j'avais grand besoin. Et à présent, ces idiotes (oui, elles s'y mettent à plusieurs pour ça !) ont oublié de spécifier que le traitement mentionné sur mon ordonnance devait être renouvelé. Résultat, la pharmacienne me fait des difficultés pour me donner mes gouttes ! C'est d'autant plus ridicule qu'il s'agit d'un traitement auquel je suis astreinte pour le restant de mes jours et que je ne prends assurément pas par plaisir vu que les instillations de collyres sont souvent douloureuses et occasionnent dans mes yeux de terribles sensations de brûlures ! Ils me connaissent, les pharmaciens ! Ils pourraient être indulgents ! Ils sont pénibles, eux aussi ! Ils veulent à toute force que l'ordonnance soit refaite ! GRRRRR ! On dit "les fonctionnaires ceci, les fonctionnaires cela" mais si je travaillais comme ça, moi, il y a longtemps que ma hiérarchie m'aurait remise en place !
Un autre truc plus marrant, quoique c'est tout relatif : nous avons des problèmes d'égoûts bouchés au boulot ! Cela ne vient pas de notre établissement mais de la commune toute proche. Aucune difficulté de fonctionnement mais des odeurs absolument nauséabondes dans tous les bâtiments qui nous contraignent à travailler portes fermées mais fenêtres ouvertes ! Heureusement qu'il fait très beau pour la saison ! On peut au moins tirer un parti positif du réchauffement climatique !
Ils feraient mieux de prolonger nos congés, oui !!!! Par mesure de salubrité publique ! D'autant qu'avec cette période d'après-fêtes et d'épiphanie, il y a toujours une galette ou des chocolats à consommer quelque part (quand les odeurs disparaissent, c'est mieux !). Tiens, hier, un collègue avec qui je ne travaille presque jamais est venue me rendre visite pour me porter un petit cannelé. Comme ça ! Pour le plaisir ! Sympa, non ? Je travaille vraiment dans une bonne maison ! Mais bon... une période de chômage technique en raison d'égouts défectueux serait peut-être bénéfique pour ma silhouette qui risque de pâtir de ces réjouissances quasi-permanentes ! Heureusement que j'ai repris le sport et que je vis seule ! Une fois rentrée chez moi, je ne me laisse plus tenter par quoi que ce soit... Sauf ce fichu ordinateur qui me fait aller au lit à pas d'heure.
C'est décidé, je file me coucher ! Soyons raisonnables !
Mimi