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30 juillet 2016

Stage Croatie, jour 6 : Osijek, (deuxième partie)

Trop de photos rendant mon précédent article impossible à publier en voici la suite ici. 

L'après-midi, nous avons eu droit à une visite de la ville,  mais Osijek est un endroit bien particulier qui recèle autant de merveilles architecturales comme par exemple la ravissante cathédrale Saint Michel,


  

 
 ou ces autres monuments,

 


mais aussi  de recoins franchement sinistres comme par exemple cet endroit où la ville ancienne et la ville nouvelle se séparent... ou se rencontrent, on ne sait trop :

ou cette maison portant encore les stigmates de la guerre en ex-Yougoslavie :

Le fait qu'elle soit située non loin d'un plan d'eau bordé d'arbres tout bruissants de corbeaux ne faisait qu'ajouter à l'aspect lugubre de l'endroit ! J'avoue en avoir eu des frissons dans le dos et m'être sentie très mal à l'aise !



J'ose le dire, en dépit du bon accueil qui nous avait été réservé, je ne fus pas fâchée de quitter cette ville. C'est en train que nous repartîmes vers Zagreb. Le voyage fut un peu long mais paisible et agrémenté de rencontres tout à fait inattendues, presque surréalistes, comme celle de cette dame qui nous fit découvrir les marionnettes qu'elle fabriquait de ses mains pour distraire des enfants.

Parvenus à Zagreb, nous nous installâmes dans un bar quelque peu bruyant où le reste de nos collègues (ceux du début de la semaine) nous retrouva pour une petite collation conviviale et un retour sur nos expériences respectives même si les lieux ne s'y prêtaient pas vraiment. 

Puis ce fut le retour à notre petit meublé du début de séjour. Le lendemain, il faudrait songer à regagner la France. En allant me coucher ce soir-là, je me demandai presque si tout ce stage avait bien eu lieu. Si tout n'avait pas été rêvé et restait entièrement à faire. 

Stage Croatie jour 6 : Osijek. (première partie)

Le lendemain, c'est à bord d'un taxi que nous avons rallié la ville d'Osijek qui n'était finalement pas si éloignée de Pozega.

L'université qui nous a accueillis était vaste, diversement colorée et proposait un grand nombre de formations au sujet desquelles nous n'avons pas manqué d'être informés avant de délivrer une fois encore une présentation de nos propres établissements.

Ci-dessous, des vues extérieures de cet établissement ultra moderne (en fait rebâti après la guerre). 


Et là des vues de l'intérieur, chargé jusqu'à en être kitsch : 


"L'arbre du Monde"
 Son feuillage est changé à chaque saison.

Les reconstitutions ci-dessous nous ont donné un aperçu de certaines activités de l'Université : apiculture et gestion d'une faune forestière remarquablement variée
 




09 janvier 2016

2 juillet 2015. Hozier à l’Olympia : la belle surprise.

Bon, je ne viens pas sur ce blog aussi souvent que je le souhaiterais et du coup, la narration de l’année fraichement écoulée à pris un sacré retard ! Nous voici donc repartis en juillet 2015. Pas si grave : cela nous réchauffera, vu que l’hiver vient de s’installer tardivement mais sûrement. 

Donc, à peine avais-je vidé mes valises crétoises qu’il fallait à nouveau songer à les remplir et à repartir en voyage ! Direction Paris, cette fois, pour assister au concert d’Hozier à l’Olympia ! 


J’allais pour cela loger une semaine chez Tinky qui ne connaissait absolument l’artiste mais se montrait particulièrement amusée par ce nouvel emballement musical. Et puis une semaine ensemble dans le Marais en plein été, ça ne se refuse ni pour l’une ni pour l’autre.

Arrivées devant l’Olympia suffisamment tôt le jour J (ou était-ce le jour H ?) nous nous sommes quand même un peu inquiétées car la file d’attente était presque exclusivement composée de très jeunes filles et je commençais à me demander si je ne m’étais pas trompée de coup de cœur et enflammée pour un chanteur à minettes ! Il est vrai qu’il est plutôt bien fait de sa personne mais tout de même, il me semblait avoir perçu dans sa musique et les paroles de ses chansons quelque chose de bien plus profond que ça ! 


Tinky, à mes côtés, ne se privait d’ailleurs pas de me charrier et de me demander si le prochain concert où je l’emmènerais serait celui d’un boys-band ! Fort heureusement, des gens d’un âge un peu plus en rapport avec le nôtre ont commencé à arriver à leur tour et je me suis sentie moins seule.



D’ailleurs, une fois assises dans la salle où régnait une chaleur à peine soutenable, nous fûmes rejointes par un couple de très gentils Belges peut-être plus âgés que nous et déjà tellement fans qu’ils avaient réservé leurs places pour le prochain concert parisien d’Hozier prévu le 23 janvier aux Folies Bergères. Nous n’étions même pas au courant ! 

Après une première partie enthousiasmante, Hozier fit son entrée sur scène accompagnés de musiciens qui sont pour la plupart des musiciennes. Et là, commença ce qui fut véritablement un des plus beaux concerts auxquels j’aie jamais assisté de toute ma vie ! Je ne dis pas ça parce qu’il s’agit de mon dernier coup de cœur musical. J’ai vraiment été stupéfiée par ce que j’ai vu sur la scène de l’Olympia, ce soir-là. Il y a des artistes qu'il faut impérativement voir sur scène car les enregistrements studio, même excellents, ne suffisent pas à leur rendre justice ! J’ai littéralement redécouvert le répertoire d’Hozier ce soir-là. Et sa voix ! Quelle voix d’une puissance exceptionnelle ! Quel guitariste hors pair ! Quelle présence sur scène !  J’en suis restée sans voix ! J’étais la première surprise par la qualité d’une prestation que j’attendais pourtant depuis des mois ! Tinky fut littéralement cueillie dès la première chanson et l’emblématique titre “Take Me To Church’', véritable explosion de ferveur déclencha chez elle une émotion que je n’attendais pas ! 

En prime, et ce n’est pas négligeable, bien que majoritairement composé de très jeunes filles, le public fut vraiment agréable, posé, coopératif et respectueux. Pas de nymphettes hystériques rendant les chansons inaudibles à force de hurlements stridents tels ceux que nous avons eu à subir dans d’autres concerts, malheureusement ! Pas de débordement ni d’évanouissement. Nous étions tous venus là pour profiter d’un agréable moment et nous avons vraiment passé une soirée de très grande qualité à tous les niveaux. Notre enthousiasme a été tel que dès le lendemain, nous sommes allées prendre les places pour le fameux concert aux Folies Bergères ! Je ne sais si nous y reverrons nos voisins Belges mais cela va nous donner l’occasion d’un autre beau concert et d’un agréable séjour parisien pour ce qui me concerne. 

Je sais que depuis cette belle soirée d’été, la Terre a tourné et que l’on ne peut partir voir un concert à Paris avec autant d’insouciance qu’avant le 13 novembre dernier mais je ne veux pas y penser car ce serait donner raison à ceux qui veulent nous terroriser ! Chassons ces tristes pensées et revoyons cette nouvelle interprêtation de “Take Me To Church”. Elle n’est pas issue du concert à l’Olympia mais des derniers BBC Awards où Hozier a été récompensé dans la catégorie “Chanson de l’Année”.  Une reconnaissance méritée. 


04 février 2015

Coup de froid sur la France.

Février, déjà ! Et avec lui, comme d’habitude, une vague de neige et de froid qui me maintient enfermée à la maison : en effet, hier, pas de transports en commun et aujourd’hui, un tel verglas sur le sol qu’on ne peut même pas faire un pas sans s’étaler ! 

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Quelqu'un aurait-il vu notre voiture ?
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Navrée, la garden party est reportée !
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Entre temps, un froid bien plus intense s’est abattu sur notre pays. Un froid moral, celui-là !

Que dire qui n’ait déjà été dit au sujet du massacre perpétré le 7 janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo ? Cette tuerie absurde qui a ému jusqu’à mon modeste coin de banlieue toulousaine ?

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La mairie de Castanet Tolosan était Charlie.
Comment en parler sans tomber dans la redite, dans le cliché ou la polémique ? Comment comprendre que dans un pays comme le nôtre, nation laïque, terre d’irrévérence et d’humour, on puisse mourir sous les balles en 2015 pour quelques dessins satiriques auxquels s’opposent des superstitions d’un autre âge ? 

La meilleure façon d’exprimer ce que je ressens se trouve dans les paroles de cette chanson que nous sommes en train de répéter à la chorale. Depuis ces évènements, elles semblent avoir pris une signification toute particulière. 


10 novembre 2013

A Paris entre filles !

Dans mes articles précédents, j’évoquais tous ces petits cadeaux de la vie qui rendent l’existence plus belle : la famille, la nature, les animaux, la musique… Il en est une autre qu’il convient de ne pas négliger : l’amitié ! L’amitié est sans doute un des plus beaux présents que puissent nous faire la vie. Je le ressens chaque jour à des degrés divers et je l’ai particulièrement apprécié le week-end dernier. 

C’est le mercredi 30 octobre que je suis partie en train pour Paris où Tinky m’attendait impatiemment Nous devions dès le lendemain retrouver une amie commune pour nous rendre à Disneyland comme nous l’avions fait exactement un an plus tôt. Il ne s’agissait pas, cette fois, d’aller simplement visiter les jardins et les hôtels autour du Parc mais bien d’entrer dans le parc lui-même pour fêter dignement Halloween. Le moins que l’on puisse dire est que nous avons eu de la chance avec le temps. Il faisait frais mais le soleil était de la partie, mettant en valeur des décorations pleines d’inventivité. 

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Malheureusement, se rendre à Disneyland Paris un jour de fête en pleines vacances scolaires n’est peut-être pas la meilleure idée qui soit ! Le parc était surpeuplé ! Et dire que nous avions craint un instant qu’il ne soit fermé en raison d’un accident survenu la veille sur l’attraction Pirates des Caraïbes ! Seule l’attraction était fermée ainsi que le restaurant attenant, ce qui a toutefois eu le don de mettre en fureur notre amie qui trouvait cette situation assez illogique, le restaurant n’étant pas directement concerné par l’accident. En outre, c’est là qu’elle aurait bien aimé nous emmener mais comme nous avions anticipé cette situation, nous avons pu prendre des dispositions pour manger convenablement afin de nous lancer dans la visite du parc. 

L’après-midi fut sacrément bien rempli : entre le manoir hanté, le château de la belle au bois dormant,

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son carosse,
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Oh, un carosse et un morceau de Tinky... sans oublier mon ombre !
l’antre de son dragon si réaliste qu’on y aurait presque cru, la tour de la terreur, les décors de Toy Story recréés de manière à nous donner l’impression de n’être pas plus hauts qu’un soldat de plomb, les reconstituions de boulevards hollywoodiens, les parades et tout ce que j’oublie, nous en avons véritablement pris plein les yeux. Plein les yeux seulement car, comme je l’ai dit, le parc était bondé et il fallait parfois attendre près de deux heures pour profiter d’attractions dont le tour durait à peine trois ou quatre minutes ! Très peu pour nous ! Nous tenterons les attractions une autre fois. 

Nous sommes donc reparties vers Paris vraiment très fatiguées car nous avions crapahuté toute la journée dans le froid. Rentrées chez Tinky, nous avons regardé “Under The Dome”, nouvelle série adapté du roman en deux tomes “Dome” de Stephen King. Vraiment pas mal du tout. 

Le lendemain, la pluie et un ciel tout noir avaient remplacé le soleil de la veille. J’ai même bien fait rire Tinky car je croyais qu’elle n’avait pas relevé ses stores, fraichement installés, tant le ciel était bas ! Qu’importe ! En dépit du temps détestable, nous avions le cœur en fête car nous nous apprêtions à retrouver Sophie, une autre amie chère à notre cœur. Sophie, en fait, n’est autre que l’artiste SAM Degunst dont j’avais vanté le travail au tout début de ce blog. Nous nous sommes connues d’abord virtuellement via plusieurs forums consacrés à Mika dont elle est également fan. C’est d’ailleurs à l’occasion d’un des concerts de ce derniers que nous nous sommes rencontrées à Bercy en 2010. Eh oui ! La “copine” en question, c’était elle ! A l’époque, elle ne voulait pas trop que sa vie privée soit étalée sur le Net, un peu comme notre amie Disneyphile dont je tais le nom pour les mêmes raisons mais qui se reconnaitra si elle lit cet article. 

Tout ça pour dire que nous étions ravies de retrouver notre Sophie après toutes ces années. Nous n’avons jamais perdu le contact grâce aux réseaux sociaux et elle a été très présente quand j’ai été opérée mais c’était bon de se revoir “pour de vrai” ! Nous avons fêté cela le soir venu en allant manger africain dans un tout petit restau près du lieu de travail de Tinky. Une très, très, très bonne soirée et rien que de bonnes choses dans l’assiette ainsi qu’une ambiance très conviviale ! 

Le lendemain s’avéra tout aussi noir et pluvieux que la veille mais plus joyeux encore car Tinky accueillit chez elle une nouvelle amie, une autre Sophie qui se consacre à la création de bijoux fantaisie. Une jeune femme absolument charmante et très talentueuse. Tinky avait souhaité organiser la rencontre entre les deux Sophie car la première ne s’adonne plus seulement à la peinture mais à la création de petits objets divers qu’elle souhaite commercialiser et auquel elle consacre déjà un site tandis que la deuxième Sophie se contente, pour l’heure, d’une page Facebook et c’est d’ailleurs par ce biais que Tinky l’a connue. Alors non, décidément, ce réseau social ne sert pas qu’à créer des amitiés virtuelles ! 

D’ailleurs, sur le coup de midi, arrivait la dernière invitée de Tinky, notre chère Marylène Patou-Mathis en proie à une euphorie et un enthousiasme communicatifs. C’est donc très joyeusement que notre petit cortège se mit en route vers le restaurant auvergnat où nous attendait notre amis fan de Disney qui avait tenu à s’occuper du volet “repas” de la journée. 

Ce déjeuner entre filles fut un grand moment de partage, de joie, de rires, d’échanges ou de confrontation d’idées ainsi que de discussions variées. Sans compter qu’au point de vue gastronomie, il n’y avait vraiment rien à redire ! 

Après ce festin, nous retournâmes chez Tinky où l’après-midi fut consacré à une démonstration et une vente de bijoux par la nouvelle Sophie. J’avoue avoir fait quelques folies mais de toutes petites folies eu égard le prix dérisoire de ces créations pourtant très jolies. 

Brico Créa

Ainsi s’écoula l’après-midi et nous vîmes nos amies retourner une à une à leurs obligations. Seule la première Sophie resta avec nous. Elle ne repartirait dans son Nord que le lendemain, très tôt.

Comme nous avions très bien mangé à midi, nous décidâmes de repousser aux calendes grecques le projet de confectionner une tartiflette que nous mangerions le soir venu. Nous nous contentâmes d’un petit pique-nique à base de fromages divers en refaisant le monde toute la soirée.

Ainsi que je l’ai écrit, Sophie devait partir très tôt le lendemain aussi, ce dimanche matin, étions-nous levées avant le point du jour (Oui, tout arrive !). Des préparatifs rapides, un taxi, la Gare du Nord et déjà, nous nous séparions de notre amie en nous promettant de ne pas attendre trois années supplémentaires pour nous revoir ! 

Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvées, Tinky et moi, dans les rues presque vides de la capitale alors que le ciel bleuissait à peine. Il n’y a pas à dire : Paris au petit matin offre un spectacle des plus inattendus, éminemment sympathiques et reposant. Nous avons marché longuement dans la fraicheur matinale, contournant l’église Saint Eustache et longé un charmant petit marché avant de nous arrêter dans un petit bistrot histoire de se réchauffer un peu devant un petit déjeuner roboratif, bienvenu et propice, surtout, à une discussion constructive. Pas question de rentrer chez Tinky nous mettre au chaud ! Sophie à peine partie, c’est notre amie Helen qui devait arriver à Paris par la gare de Marne la Vallée. Honte sur moi, je ne savais même pas qu’il y avait une gare SNCF là-bas ! Je pensais qu’il n’y avait que le RER. Bref, c’est là-bas que nous sommes allées la retrouver et mon Dieu… cette gare est absolument immense et grouillante de monde ! Un miracle que nous y ayons retrouvé notre amie ! Belle invention, le téléphone mobile ! 

Être de nouveau à Marne la Vallée sans repasser par Disneyland Paris relevait de l’hérésie pure et simple. Nous avions donc pris soin de rappeler notre amie fan et experte des lieux et nous nous sommes retrouvées toutes les quatre pour une nouvelle balade dans Disney Village ainsi que dans les jardins et hôtels comme nous l’avions fait l’année précédente. La période d’Halloween était finie et déjà, les premières décorations de Noël étaient visibles. 

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Le village du Far West
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Le coin consacré au Nouveau Mexique et bien entendu, une évocation du crash de Roswell.
La visite s’est faite au grand émerveillement d’Helen qui ne connaissait pas l’endroit et c’est une fois de plus avec des étoiles plein les yeux que nous avons regagné le Marais et le douillet appartement de Tinky où nous avons passé toutes trois une soirée paisible après avoir laissé notre amie devant chez elle. 

Et déjà il fallait penser à partir ! Le lundi matin, j’ai réuni assez rapidement mes affaires (chose étonnante, d’ailleurs, ce séjour, pourtant bien rempli, s’est déroulé d’une manière particulièrement zen !) et en milieu d’après-midi, je suis retournée attraper mon train à la gare Montparnasse sans avoir revu Helen qui était venue à Paris pour suivre une formation professionnelle et était partie de bonne heure. 

Nouveau voyage paisible et le soir venu, j’étais rentrée chez moi, parmi les miens, heureuse, sereine, requinquée et franchement ravie de faire partie d’un si joli cercle d’amies toutes dotées d’un grand cœur, d’une belle âme, d’un talent particulier, d’un sacré caractère, parfois, et d’un univers qu’elles aiment à partager. Toutes intelligentes et cultivées, passionnantes, passionnées et fantasques. Je ne remercierai jamais assez l’existence, la vie, le destin de les avoir placées sur ma route. Et j’espère que nous cheminerons encore longtemps ensemble !

24 novembre 2012

Mika, Toulouse, 19 novembre, dixième concert !

Eh oui, vous l’aurez vous-même remarqué : j’ai décidé de renoncer à mon habitude d’écrire Mika avec une bonne demi-douzaine de “a” derrière pour signifier mon enthousiasme à la suite d’un concert. Oh, n’allez pas croire que c’est parce que cette nouvelle prestation m’a déplu, loin de là ! Simplement, quand on commence à aller voir un artiste pour la dixième fois, on acquiert une certaine pondération. On s’assagit un peu. On gagne en admiration ce que l’on perd en “fan attitude”… 
Non, je plaisante ! J’étais comme une pile électrique lors de ce concert ! C’était fabuleux, comme d’habitude ! Vraiment magnifique !
Mika a décidé, cette fois, de se produire à la Halle aux Grains en plein centre de Toulouse. Une salle comme je les aime : pas forcément immense (elle peut accueillir 2200 personnes) avec le cachet d’une salle ancienne, une scène pas trop éloignée des spectateurs et surtout des sièges CONFORTABLES, ce qui nous a avantageusement changé du Zénith de Paris !
Je me suis rendue à ce nouveau concert en compagnie de Maman et d’Alexandre qui n’avait pas revu Mika depuis sa prestation au Parc des Princes. Que de chemin parcouru, depuis, pour nous tous ! 


La première partie était assurée par Sophie Délila, une jeune musicienne et chanteuse que je ne connaissais pas.
La photo est mon oeuvre : pas terrible mais j'ai vu pire sur Internet.
Dotée d’un très joli brin de voix, elle nous a enchantés par ses créations originales entre disco, funk et ballades soul ou sa reprise de Rihanna qu’elle a chantée mieux que Rihanna elle-même (Selon moi, en tout cas, mais je ne suis pas vraiment fan de cette dernière… Pardon d’avance à ceux qui l’apprécient et qui tomberont sur ce blog !). 



Bref Sophie Delila a vraiment assuré et conquis très vite une salle bondée qui n’était pas venue pour elle. D’ailleurs, le lendemain, elle devait se produire à l’Olympia en compagnie de Christophe Willem, autre très belle référence musicale afin de chanter ce titre en duo avec lui: 


Un petit temps d'attente s'est ensuite imposé. Une fois encore, nous avons eu droit à une bande son on ne peut plus éclectique où Charles Trénet côtoyait, entre autres, les Rita Mitsouko. Puis celui que nous attendions tous est enfin arrivé sur scène avec sa nouvelle bande de musiciens qui soutient aisément la comparaison avec son ancienne équipe, même si, en bon fans, nous n'avons pas oublié cette précédente formation.
Mika a commencé son spectacle en nous faisant l'honneur d'un de ses nouveaux titres en français : "Comme un soleil mal luné", une chanson très calme qu'il a chanté presque a capella dans un sobre faisceau de lumière blanche. 
Un jour, moi aussi je ferai une grande et belle photo de Mika ! Un jour...
On notera au passage l'absence d'éléments kitsch sur la scène, étonnamment dépouillée, à des années lumières de ce qu'on avait pu voir au Parc des Princes ou lors de l'Imaginarium Tour. Ici, on se rapprochait nettement de l'esprit du concert de l'Olympia. 
D'ailleurs, juste après ce tout nouveau morceau, Mika s'est installé au piano et a enchaîné avec le mythique "Grace Kelly". Immédiatement, la salle était debout et totalement conquise. Ensuite, les tubes se sont succédés. Mika a fait la part belle aux titres de son nouvel album : on se rappellera longtemps de la très belle version acoustique de "Stardust", de la complicité avec le public sur des morceaux comme "Lola" où il s'agissait de chanter et de battre des mains en mesure. Le public a également repris le refrain d' "Underwater", "Elle me dit", "Karen", ou "Celebrate" qui a conclu le concert, si ma mémoire est bonne. Très peu de titres du deuxième album : seulement "Blue Eyes" et "We are Golden". Par contre, "Life in Cartoon Motion" a été très largement mis à l'honneur puisque la quasi totalité des chansons en a été interprétée. Il faut dire que  "Relax", "Stuck in the Middle", "Big Girl" ou  "Lollipop" sont devenus des incontournables. Des classiques. La version interminable de "Love Today" avec l'étrange voix de Max, le bassiste, qui ne s'arrêtait plus de chanter fut un grand moment de délire et de communion entre un artiste hyperactif et un public sous le charme. Et chanter "Billy Brown" avec cette fine équipe à l'heure où la question du mariage pour tous agite la France où les idéologies les plus nauséabondes repointent le bout de leur vilain nez boueux fut un moment grandiose, presque un acte politique et militant ! 
Autre moment d'une grande intensité  : celui où Mika s'est mis à parler de la situation au Proche Orient, évoquant plus particulièrement la Syrie et le Liban dont il est originaire. Il nous a même indiqué la présence de sa Maman dans le public et pour la première fois de ma vie, j'ai enfin pu l'apercevoir. Sans porter de jugement, sans chercher à faire trop vibrer la corde sensible de l'assistance, mais en perdant un peu son français qui devenait d'un coup approximatif, Mika a évoqué toutes ces morts inutiles, la manière dont cette situation l'affecte et affecte ses proches, la question de l'exil et du déracinement le tout avant d'évoquer l'amie de sa famille qui a inspiré le titre "In Any Other World" qu'il a ensuite interprété. Un moment vibrant d'une émotion palpable. 
Eh, oui ! Trop de gens doutent encore de ce que j'ai perçu dès la toute première écoute du tout premier album (et je ne suis heureusement pas la seule dans ce cas !) : Mika ne propose pas que des chansons joyeuses évoquant l'enfance, l'amour et l'insouciance. Derrière les rythmes entraînants et les clips aux couleurs acidulées se cachent des textes d'une profondeur et d'une intelligence réelle où sont abordées des thématiques aussi variées et sérieuses que, le harcèlement scolaire, l'automutilation, l'homophobie, les difficultés relationnelles entre parents et enfants, les dangers d'une sexualité trop précoce, les diverses désillusions de la vie, la différence et l'acceptation de l'autre quels que soient son physique, ses origines ou son orientation sexuelle...
Mais ne tombons pas dans l'excès inverse : si je tiens absolument à démontrer que Mika n'est pas le chanteur lisse et superficiel que certains imaginent encore trop souvent, il n'en reste pas moins que ce concert fut très dynamique et que nous avons quitté la Halle aux Grains complètement ressourcés et le cœur en fête
Je regrette un peu, finalement, de n'assister qu'à un seul concert de cette tournée. J'aurais bien repris une grande dose de Mikaïne, moi ! Mais ne désespérons pas. Mika vient de mettre en ligne son nouveau clip qui illustre la chanson "Underwater". Un délire kitsch qui illustre à merveille cette magnifique chanson ! En attendant de le revoir sur scène, nous pouvons le regarder sous toutes les coutures en nous régalant de cette superbe vidéo ! 


Et pour ceux qui aiment les clips plus sobres, voici une autre version d' "Underwater" en piano-voix, sublime aussi et servie par de très belles images en noir et blanc.


23 avril 2012

Cette nuit, je suis triste…

Une semaine de vacances bienvenues s’achève. Demain, ou plutôt, dans quelques heures, c’est le retour au travail et au plat quotidien. En toute logique, je devrais donc être en train de dormir… Hélas, je ne trouve pas le sommeil. Mais ce n’est pas parce que mes vacances se terminent. Ce n’est pas l’angoisse de retrouver les soucis liés au travail. Non… Rien de tout cela !
Je sais que je m’étais bien juré de ne jamais parler politique dans ce blog mais après tout, je ne cesse d’en parler sur toutes mes autres pages Internet alors pourquoi persister à faire des mystères ici ?
Mes réticences à parler politique sur mon blog venaient avant tout de ma difficultés à assumer pleinement mes idées. J’avais toujours peur de froisser les convictions des autres. Et à vrai dire, je n’avais pas vraiment de convictions bien définies et malgré quelques valeurs auxquelles je tenais, j’avais vraiment l’impression que si je me lançais sur ce terrain-là, j’allais très vite raconter n’importe quoi, m’embourber et ne pas savoir quels arguments utilisés.
Mais cette année, pour la première fois de ma vie, un candidat m’a donné envie de m’intéresser à la campagne et de m’impliquer au point que je me suis retrouvée à écouter ses discours en intégralité, quelle qu’en soit la durée. J’ai même osé affirmer haut et fort mes convictions et mon enthousiasme sur Internet mais aussi dans la vie de tous les jours, quitte à froisser certaines susceptibilités… et à m’en moquer éperdument.
Ce candidat s’avère être Jean-Luc Mélenchon, le représentant du Front de Gauche. Je le dis en toute simplicité, sans avoir la moindre intention de faire du prosélytisme dans cet article ni de convaincre qui que ce soit. De toute façon, à l’heure qu’il est, c’est un peu tard !
J’ai vu en lui un homme droit, direct, défendant des valeurs qui m’étaient chères, parlant vrai, abordant les véritables problèmes des petits Français lambda que nous sommes. Et en parlant d’une manière enfin COMPREHENSIBLE, sans se lancer dans de la rhétorique, des petites phrases et des effets de manche, ni surfer sur le premier fait divers qui passe pour flatter son électorat !
Et pourtant ! Dieu m’est témoin que je ne suis pas une gaucho forcenée, même si je travaille dans le milieu enseignant ! Je ne suis même pas issue d’un milieu marxiste ou trotskiste ! Mes parents, ayant connu la guerre dans leur jeunesse, étaient plutôt gaullistes. J’ai grandi dans une famille où l’on votait plutôt à droite sans être d’horribles fachos. Une droite modérée se réclamant du gaullisme. Seul mon frère aîné faisait figure de dissident en votant à gauche. Le jour où Mitterrand a été élu, il bondissait de joie tandis que mes parents affichaient une mine dépitée. Si dépitée que je me suis demandé alors quelle catastrophe était donc en train de nous tomber dessus ! Adolescente se méfiant de cette gauche qui faisait si peur aux miens, je suis devenue étudiante et j’ai commencé à être séduite par ces idées. Mais ne voulant pas heurter mes proches, je me suis longtemps orientée vers un centrisme très modéré. Toujours cette satanée peur de déplaire à autrui !
Les idées généreuses de M Mélenchon m’intéressaient mais son côté “brut de décoffrage” me dérangeait un peu. Encore mon côté trop timoré ! Au fil des mois, j’ai appris à apprécier cette saine franchise et je n’ai finalement plus hésité à affirmer ma sympathie pour ce candidat, m’attirant les foudres de certains collègues qui me mettaient une pression épouvantable pour que je préfère “voter utile” plutôt que voter selon ma sensibilité. Aujourd’hui, je me félicite de ne pas les avoir écoutés. Si j’avais cédé, je le regretterais amèrement, à l’heure qu’il est !
J’ai même lu, sur Internet, que ceux qui voulaient voter pour M Mélenchon souhaitaient voir la France soumise à un régime totalitaire comme celui de la Corée du Nord ! Quelle inculture ! Quels raccourcis ridicules ! Les gens mélangent tout ! Confondent tout ! Internet peut être un outil formidable à certains égards mais par ailleurs, on peut y lire des trucs minables ! Vraiment minables ! Et si caricaturaux !
Plus minable encore est le résultat des élections ce soir ! Certes, les deux principaux candidats arrivent en tête. Je n’espérais pas voir mon favori au deuxième tour mais j’aurais au moins aimé qu’il soit le troisième homme ! Or, le troisième homme s’avère être une femme et quelle femme ! Marine Le Pen, leader du Front National, parti raciste, extrémiste, homophobe et conservateur, n’en déplaise à ses sympathisants ! Je ne peux comprendre que l’on en soit arrivé à un résultat aussi consternant ! Comment une chose pareille est-elle possible ? Comment le Front de Gauche a-t-il pu faire un score si décevant au vu de l’immense mobilisation et de la ferveur réelle que généraient ses meetings en plein air ? Comment les Français ont-ils pu préférer à un homme pertinent et pédagogue une candidate qui s’effondre et bafouille lamentablement lorsqu’il s’agit de parler de chiffres et qui ne trouve mieux à faire que bouder comme une gamine de six ans et refuser de parler quand elle se trouve face à un adversaire qui la déstabilise !
Non vraiment, je suis triste que mon pays ait été si frileux ! Il ne faut pas se voiler la face : les  Français ont peur du communisme qu’ils confondent avec le soviétisme alors que ça n’a rien à voir ! L’un des personnages historiques qui me fascine le plus s’avère être Grigori Raspoutine, en photo ci-dessous ! C’est dire quelle bolchévique exaltée je fais ! C’est d’ailleurs avec un couteau entre les dents que je rédige cet article, vous imaginez bien !
Mais la France, par peur du “coco” s’est dégonflée et à préféré “voter utile” en faisant fi de ses convictions ou se tourner vers un parti prônant la haine et la division ! J’ai même entendu parler de petits villages lotois où l’on ne voit pas passer un étranger et où le F-Haine a obtenu des scores remarquables ! Quelle tristesse ! Oui, je suis triste ! Vraiment triste, ce soir !

03 avril 2012

Je suis (presque) passée à la télé

Je vous rassure tout de suite, ce n'est pas avec ça que je vais attraper la grosse tête car c'est à mourir de rire, en vérité ! Il se trouve que je fais partie d'une petite chorale de quartier dont j'ai souvent parlé ici et dont voici le site, encore en gestation. Dernièrement, notre chef de chœur a été contactée par une journaliste d'M6 qui souhaitait réaliser un reportage pour l'émission 100% Mag. Le thème abordé était "Les clichés toulousains" et franchement, il n'en manquait aucun : cassoulet, violettes, beau temps, Airbus et... amour immodéré des Toulousains pour Claude Nougaro. Comme une des chansons de ce dernier, "Rimes" figure dans notre répertoire de cette année, ces journalistes ont jeté leur dévolu sur notre chorale et se sont proposés de venir nous filmer pendant notre répétition hebdomadaire. Certains d'entre nous devaient même être interviewés.

Le jeudi 8 mars, cette journaliste et un caméraman sont bel et bien venus. Ils nous ont filmés sous tous les angles pendant une heure, nous ont fait rechanter la même chanson trois ou quatre fois et ont interviewé trois des membres de la chorale.

Maman et moi avons été amusées par l'expérience mais nous ne sommes pas allées claironner partout que nous allions passer à la télé. Je n'en ai même pas parlé sur Internet car je ne savais pas vraiment ce que ça allait donner au final. Plutôt une bonne idée !

L'émission qui devait être diffusée fin mars a dû être déprogrammée en raison d'une actualité particulièrement douloureuse pour Toulouse et sa région. Elle est donc passée ce soir et le moins que l'on puisse dire est que nous nous sommes félicitées de ne pas en avoir parlé plus que ça autour de nous ! Car en fait, on est venu nous filmer pendant plus de deux heures, trois choristes ont été interviewés, la répétition a quand même été un peu perturbée et résultat des courses... on doit nous voir à peine dix secondes en toute fin de reportage et, plus regrettable que tout, on nous entend à peine chanter ! On voit très bien notre chef de chœur, on distingue assez aisément Maman, quant à moi, je suis, comme d'habitude, derrière tout le monde et on n'aperçoit guère que la moitié de ma tête.. Mais honnêtement c'est souvent le cas sur ces photos de groupes !

L'émission, malheureusement, n'a été visible qu'un temps sur le site d'M6. L'ensemble des reportages était assez sympathique, parfois un peu caricatural mais il donnait l'occasion de voir de jolies images de Toulouse et de s'en faire une idée plutôt positive. C'était bien là l'essentiel.

Pour le reste... eh bien je n'ai pas fini de rire en y repensant ! Ce n'est pas avec ça que Maman et moi allons nous prendre pour des vedettes mais au moins, on aura bien rigolé !

12 septembre 2011

On a tous en nous quelque chose du 11 septembre 2001.

Ce dimanche 11 septembre 2011 s’achève, bien plus paisiblement qu’on n’aurait pu le craindre. On ne sait pas encore de quoi demain sera fait mais on sait tous exactement ce qu’on faisait il y a dix ans de ça.
J’étais encore sans emploi et je passais alors pas mal de temps avec ma mère dans la maison familiale. En tout cas, ce jour-là, je m’y trouvais. Je venais de regarder sur Canal + un film intitulé “La légende du pianiste sur l’océan”, œuvre que je n’ai plus jamais revue et qui, pour moi, restera éternellement associée aux événements qui allaient suivre. Une fois le film terminé, j’ai commencé à zapper sans grande conviction histoire de voir s’il y avait quelque chose d’intéressant à regarder sur les cinq autres chaînes. Eh oui ! Nous n’avions pas la TNT, à l’époque… Mon Dieu, j’ai l’impression de parler de temps préhistoriques ! Toujours est-il qu’en zappant sur TF1, je suis tombée sur des images de chaos : sirènes hurlants, gens affolés criant et courant en tous sens, murs effondrés, fumée…. Et en bas de l’écran, un titre : “Attentats aux Etats Unis”. Un journaliste a alors mentionné le World Trade Center et je me suis dit “Il serait temps qu’ils se réveillent ! Il y a un bon moment qu’ils ont eu lieu, les attentats contre le World Trade Center !”.  Et je suis passée sur France 2, pensant sincèrement qu’il s’agissait d’une rétrospective et qu’on venait nous reparler, je ne savais trop pourquoi, des attentats de 1993. Seulement voilà : en passant sur France 2, je suis tombée sur les mêmes images d’apocalypse et de désolation. Même chose sur France 3. Je ne sais plus exactement à quel moment j’ai su que des avions de ligne s’étaient encastrés dans les tours jumelles ni à quel moment j’ai commencé à voir ces dernières se consumer. Ce dont je me souviens très bien, c’est que j’ai ouvert la fenêtre et appelé Maman qui était en train de discuter avec une voisine devant le portail. “Monte vite ! ai-je lancé, Je crois qu’il se passe quelque chose de très grave aux Etats Unis.”. Maman est montée et notre voisine est partie chez elle, voir de quoi il retournait. Nous avons passé le reste de l’après-midi scotchées devant l’écran, découvrant, incrédules, ce qui s’était passé et ce qui se produisait encore ! Nous avons vu et revu jusqu’à la nausée les images des avions s’écrasant contre les tours. Images que je ne remettrai pas dans ce blog. Elles sont horribles et tout le monde les connaît. Dans notre salon, le téléphone n’arrêtait pas de sonner : nos proches voulaient savoir si nous savions…
Et comme on le fait tout le temps chez nous quand survient un évènement important, heureux ou malheureux, nous nous sommes tous retrouvés, le soir venu, dans la maison qui nous a vus grandir. Nous avons improvisé un repas tout en commentant les images que diffusait en boucle le téléviseur, installé en bout de table comme quelque sinistre invité supplémentaire. Ma nièce Manue, encore lycéenne, s’inquiétait car elle était censée avoir un contrôle d’Histoire le lendemain et elle avait prévu de réviser. Son père lui a répondu que l’Histoire était en train de se dérouler en direct sous ses yeux et que si son prof était intelligent, le contrôle n’aurait pas lieu et le cours serait consacré à cette actualité. Et effectivement, la suite des évènements devait lui donner raison ! De son côté, Alexandre, encore tout petit, n’arrêtait pas d’empiler des cubes et de les renverser avec un avion miniature qu’il serrait dans sa main. Peut-être une façon comme une autre, pour lui, d’exorciser son angoisse…
Ensuite est arrivé tout ce qui est arrivé : une guerre inutile en Irak, une brouille tout aussi inutile entre des pays jadis alliés, la montée en flèche du conservatisme, du communautarisme, de la religion, du fanatisme et du politiquement correct… Autant dire que cette journée a radicalement changé la face du monde et n’en a pas fait quelque chose de bien joli ! Même certains de mes proches ont montré un visage étonnant en s’égarant dans des théories du complot que je trouve assez délirantes ! On peut se poser des questions sur ce qu’on nous a dit ou pas, montré ou pas ! Mais je ne pense pas que l’on puisse imaginer qu’un pays soit intégralement mauvais au point de s’attaquer lui-même et sacrifier ses propres citoyens pour des intérêts financiers ! On peut se poser des questions et éprouver de la méfiance à l’égard des politiciens et des chefs de guerre mais je ne pense pas qu’on puisse éprouver autre chose que de la compassion pour les civils qui ont vécu cet enfer et le vivent parfois encore au travers de maladies et de séquelles diverses, même dix ans après.
D’une certaine façon, je me demande où ils sont passés, ces dix ans ! Tout ça paraît encore si terriblement actuel. On a l’impression que c’était hier. Et pourtant, j’en ai fait, des choses au cours de ces dix ans : j’ai trouvé un emploi stable et valorisant, j’ai déménagé trois fois, j’ai subi deux lourdes opérations chirurgicales, j’ai dû faire le deuil de pas mal de rêves,  j’ai vu partir des êtres chers, je suis devenue grand-tante, autour de moi des couples se sont faits et défaits, j’ai perdu un chat, j’en ai adopté deux autres, je suis devenue accro à Internet, j’ai crée deux blogs, j’ai sillonné l’Europe, j’ai lu plein de bouquins, j’ai vu plein de films, plein de concerts, j’ai croisé la route de gens exceptionnels, je me suis fait des amis (beaucoup) et des ennemis (un peu), je suis devenue fan à lier d’un être qui rend malgré tout le monde plus joli… en un mot la Terre a tourné, la vie à continué. Et si tout va bien, elle continuera longtemps. J’aimerais simplement qu’elle redevienne un peu comme ce qu’elle était avant cette date fatidique.

15 août 2011

Vacances d’été pas si pourries à Paris ou comment bien se marrer dans le Marais.

Après le pont du 14 juillet et encore une semaine au bureau, j’étais enfin en congés ! Des congés bien mérités car cette année a été aussi infernale que passionnante.

J’ai pris le temps de décompresser chez moi pendant trois jours encore puis j’ai de nouveau fait mes valises pour partir à Paris où Tinky n’attendait que moi. A la base, c’est elle qui devait venir mais il y avait une complication dans les dates à cause d’une fête occitane à la Confrérie des Hospitaliers de Flaujac Poujols. Eh oui, je suis toujours impliquée dans ce truc-là mais j’en parlerai dans un autre article. Pour l’instant, avec leur fête occitane en plein milieu de mes vacances, ils me sabotaient tous mes plans ! Donc, au lieu de recevoir Tinky comme prévu, je me suis de nouveau rendue chez elle et franchement, je ne l’ai pas regretté car il y a beaucoup plus de choses intéressantes à faire dans le Marais qu’à Castanet Tolosan, en particulier au beau milieu de l’été, période à laquelle mon petit coin de banlieue toulousaine ressemble véritablement à une ville fantôme ! Tiens par exemple, en ce 15 août, alors que j’écris ces lignes, il n’y a pas une seule pharmacie de garde ouverte dans le coin ! On peut crever ! Ou alors il faut se déplacer si on a la chance de ne pas être trop mal en point et de trouver des transports en commun disponibles !

Mais revenons à notre récit ! Il faudra quand même qu’un de ces quatre matins, je rende ses invitations à ma vieille copine ! D’autant que mon chat Céleste commence à en avoir un peu assez de me voir faire des valises pour partir ! A moins qu’il ne manifeste ainsi son envie de venir avec moi !


Mardi 26 juillet.  De bon matin, j’ai pris le train pour Paris où je suis arrivée au terme d’un voyage somme toute paisible ! En pleine capitale, par contre, c’était un autre son de cloche ! C’est dingue comme les gens peuvent être énervés et désagréables dans cette fichue ville ! J’ai séjourné à plusieurs reprises à Paris au mois d’août et je n’en avais gardé que des souvenirs agréables : une grande ville quasi dépeuplée que l’on pouvait arpenter à son rythme et dont il était possible d’admirer les merveilles en toute sérénité… Mais cette année c’était bien différent ! Apparemment, vu la crise économique actuelle, beaucoup de Parisiens ne sont pas partis en congés et ils sont très énervés alors ça s’agresse (verbalement !) dans les bus pour une bousculade ou un bébé qui pleure… Tant et si bien que je me suis demandé un temps si j’avais bien fait de venir, mais très vite, les choses se sont arrangées et le séjour est devenu très agréable.

Le soir venu, Tinky et moi sommes allées visiter la Place des Vosges et c’est là que nous avons dîné ! Carrément ! D’un tartare et d’une tarte Tatin (pas facile à dire, ça !) aussi délicieux l’un que l’autre.  Mais en raison du voyage, je me sentais un peu fatiguée alors nous sommes rentrées pas trop tard. En plus, le temps n’était pas terrible. 

Mercredi 27. Bien que levées tôt nous avons passé la matinée à… ne rien faire du tout ! Petit déjeûner à à base de café et macarons, papotages, visionnage de clips en streaming sur Internet... La vraie détente ! A ce propos, Tinky m’a fait découvrir ce remix qui a véritablement été le tube de ces vacances. Franchement excellent ! On s’est écouté ça tous les jours et même plusieurs fois par jour ! Un peu répétitif et binaire, nous diront les grincheux ? Qu’importe ! Moi, j’adore !
Nous avons aussi réinstallé ce bon vieux Word sur mon nouvel ordinateur ! Youpi ! C’est mon traitement de texte préféré et il me manquait vraiment ! Tellement, d’ailleurs, que j’en avais perdu le goût d’écrire si ce n’est pour ce blog. Maintenant, je sens que je vais m’y remettre de bon cœur !

Après avoir déjeuné dans un restau japonais (décidément notre pêché mignon !), nous sommes allées nous promener du côté de Paris-Plages ou je n’était jamais allée. J’avoue que j’avais jusqu’alors un peu de mal à comprendre  ce dispositif car pour moi, l’intérêt de la plage, c’est avant tout la baignade, chose qu’on ne peut pas faire à Paris-Plages. Mais en découvrant le sable, les brumisateurs, les chaises longues et les diverses animations proposées, en voyant surtout à quel point les personnes présentes avaient l’air conquis, je me suis dit que tout cela n’était peut-être pas une si mauvaise idée ! 



Renseignement pris sur divers sites d’Internet, il s’agirait bel et bien de sculptures de sable. Tinky et moi avions un petit doute à ce sujet ! 

Malheureusement, le temps n’était toujous pas de la partie ! Il a commencé à pleuvoir et il faisait même presque noir ! Heureusement qu’il ne faisait pas froid et que j’étais en bonne compagnie. Nous sommes rentrées et avons repris nos diverses activités sur Internet. Malgré la promenade revigorante, nous n’avons pas dîné. Le déjeuner au japonais nous avait parfaitement calées et un smoothie en guise de souper a largement suffi ! Et puis bon : les nourritures intellectuelles, ça cale aussi, pas vrai ?

Jeudi 28. Ce jour a été marqué par le trépas de l’écran d’ordinateur de Tinky. Gardons un instant le silence et ayons une pensée émue pour cet ustensile dont Tinky n’avait pas fait un fainéant. Nous sommes donc allées lui chercher un digne remplaçant : un écran large et plat franchement spectaculaire qui fait à présent son bonheur. 

Vendredi 29. Nous avons été rejointes en milieu de journée par une amie commune qui arrivait tout droit de sa Bretagne natale. Nous avons passé une super journée pleine de fou-rires en sa compagnie. Elle, son kif musical, en ce moment, c’est plutôt ceci :
Une vieillerie, certes, mais une vieillerie qui donne toujours bien la pêche ! 

Samedi 30. C’était paraît-il la Journée de l’Amitié, ce qui tombe plutôt bien puisque j’étais chez Tinky, que nous avions prévu de revoir notre troisième  copine dans la journée et qu’Helen devait arriver parmi nous dans les tous prochains jours. En attendant, Tinky et moi sommes allées arroser cette journée et manger un bout au Lizard Lounge, un endroit éminemment sympathique situé à quelques pas de chez Tinky ! Quand je pense qu’un jour, bien avant qu’elle ne s’installe dans ce quartier, nous avions voulu précisément nous rendre dans cet établissement et nous l’avions cherché pendant des heures ! Si on nous avait dit à l’époque qu’elle habiterait tout près un jour… La vie nous joue parfois des tours amusants.

Un Mint Juleps pour Tinky et un Cosmopolitan pour moi afin d’arroser la journée de l’amitié !

La soirée s’est déroulée dans l’appartement de Tinky en compagnie de notre troisième amie. Beaucoup d’excellentes choses à manger et à boire pour cette soirée entre filles. Beaucoup de fous rires, surtout ! Trop même ! J’ai bien cru que j’allais en périr étouffée ! Il faut dire que Tinky est, à ma connaissance, la seule personne au monde capable de présenter à des invitées un gâteau rond posé à l’envers dans un plat rectangulaire ! Le tout avec un naturel désarmant ! Une façon comme une autre, selon elle, de démontrer ce que peut être la quadrature du cercle : 
 Je doute qu’une telle présentation aurait obtenu une bonne note au “Dîner Presque Parfait” ! Mais au moins, nous aurons eu le plaisir de bien nous amuser ! Et de nous régaler aussi car le marbré au chocolat, œuvre de Tinky, était délicieux !  N’empêche, j’ai vraiment cru périr de suffocation ! Pas à cause du gâteau mais de notre hilarité ! J’ai rarement autant ri de ma vie ! Et au moins, après ça, nous avons dormi comme des bébés ! 

Dimanche 31. En ce jour de canicule, Helen arrivait enfin à Paris mais elle logeait chez son copain. Nous sommes justes passés à la gare pour les saluer et leur proposer de boire un pot mais en fait, ils avaient l’air aussi crevés l’un que l’autre. Tout juste s’ils ne dormaient pas debout, appuyés l’un contre l’autre sur le quai ! Ça faisait peine à voir ! Alors nous les avons encouragés à rentrer chez eux et les avons laissés, amusées et attendries. 

L’après-midi, nous avons retrouvé notre troisième amie pour un peu de lèche-vitrine dans le Marais et c’est là qu’il nous est arrivé un truc impensable. On s’est fait agresser, c’est dingue ! Oh, certes verbalement mais ça aurait pu tourner nettement plus mal ! Et très vite ! Franchement, c’est le cas de dire que c’est parti de rien ! Mais alors de rien du tout : notre copine regardait innocemment une vitrine quand un type bizarre s’est approché d’elle et a commencé à lui parler avec insistance. Celui-là, on n’a même pas compris d’où il sortait ! Si quelqu’un venait me dire qu’il est sorti de nulle part ou qu’il a directement débarqué de la 4° dimension, je serais toute disposée à l’admettre ! Franchement, je n’ai rien vu venir et Tinky non plus ! Bref, au départ, j’ai pensé qu’il demandait un renseignement à notre amie mais comme il insistait et paraissait agressif, je me suis figuré qu’il voulait de l’argent. Tinky et moi nous sommes approchées et là, nous avons entendu que le gars tenait des propos complètement incohérents, nous accusant notamment d’avoir dit dans son dos que nous voulions le tuer, nous reprochant de mentir et appelant notre copine  “Monsieur”, ce qui ne se justifie pas du tout, je peux vous l’assurer ! D’ailleurs rien de tout ce qu’il nous disait ne se justifiait : je me demande bien ce qu’il voyait, ce qu’il entendait, d’où il sortait et surtout ce qu’il avait consommé, celui-là ! Nous avons essayé de le raisonner et de le convaincre que nous n’avions rien dit de tel mais il continuait de nous accuser de mentir et voilà que maintenant, il allait jusqu’à lever la main sur notre amie ! Mais elle-même n’est pas du genre à s’en laisser conter et elle a fait front, prête à en découdre et à défendre chèrement sa peau ! Nous n’étions pas en reste non plus ! Nous avons toute trois fait bloc face à ce cinglé ! Aucune d’entre nous n’a pris la poudre d’escampette et je suis particulièrement fière de nous, sur ce coup-là ! Je crois que si les choses avaient dû tourner plus mal, nous n’aurions pas hésité à nous défendre mais sur ces entrefaites, un jeune homme semblant lui aussi sorti de nulle part s’est interposé de manière quasi-providentielle et il a réussi, sans violence, à tempérer les ardeurs de l’importun. Enfin convaincu que nous étions des filles (ce dont il semblait douter !) et peut-être pas les personnes à qui il en voulait réellement, il s’est éloigné à contre-cœur non sans nous avoir traitées de “grosses pouffes”. J’espère qu’il n’est allé agresser personne d’autre ! C’est tout de même incroyable de voir des gens aussi tarés errer en liberté et s’en prendre ainsi au premier quidam venu ! Rétrospectivement, ça nous a un peu secouées quand même ! Nous aurions bien aimé remercier mieux que ça notre gentil sauveur et lui expliquer que nous n’avions rien fait pour provoquer ce conflit mais déjà il s’éloignait disant que ça ne le regardait pas ! Un grand timide apparemment ! Donc un grand courageux puisqu’il est intervenu malgré tout ! Il y a encore des gens bien sur cette fichue planète ! Si jamais ce gentil jeune homme tombe sur ce blog, qu’il accepte nos plus sincères et chaleureux remerciements pour son aide précieuse. 

Nous sommes allées nous remettre de nos émotions en buvant un café froid dans un endroit charmant dont j’ai oublié le nom, puis nous avons longuement marché pour évacuer tout ça. Nous avons à nouveau arpenté Paris Plage puis sommes allées découvrir un  nouveau restau japonais. 

Le soir, pour rentrer, on était moyennement rassurées mais le cinglé n’a plus refait surface. On ne s’en plaindra pas !

Lundi 1er août. Au cours de cette super journée, j’ai revu tous les amis que j’aime quand je suis à Paris : Tinky et notre troisième larrone, bien sûr, mais aussi Helen qui est passée nous voir dans l’après-midi ! Non sans difficultés parce qu’elle ne retrouvait plus son chemin et ça a été un peu folklo mais on a fini par se trouver et passer un bon moment ensemble. Les filles sont parties presque en même temps en fin d’après-midi et alors que nous imaginions une nouvelle soirée seules nous avons reçu un coup de téléphone d’un collègue de Tinky, un garçon adorable que je n’avais pas vu depuis longtemps et qui souhaitait passer me saluer. Donc nous avons décidé que nous dînerions ensemble chez Tinky, bien tranquillement et ce fut encore l’occasion d’une soirée très agréable entre amis ! Ah, quels regrets que tous ces gens remarquables vivent si loin de chez moi ! 

Mardi 2 août. Couchées tard la veille, nous nous sommes levées tard ce jour-là mais la journée fut encore riche en balades. En fin d’après-midi, Helen et son copain sont passés nous voir dans l’appartement de Tinky qui, décidément, ne désemplit pas (l’appart’, pas Tinky !). En guise d’apéro, ils nous ont amené une bouteille de vin de Bordeaux au chocolat, une originalité qui, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, s’est avérée parfaitement délicieuse. Un peu un goût de vieux porto, selon moi. Mais tout de même pas le genre de truc dont on pourrait être tenté d’abuser. Ca se déguste plus que ça ne se boit, cette petite chose ! 

On a discuté un moment puis ils sont partis parce qu’un orage éclatait sur Paris. Un orage qui nous a longuement privées de connexion Internet malgré les précautions prises. Mais Tinky, en vraie pro, a su maîtriser le souci ! Il lui a fallu deux bonnes heures pour venir à bout du problème mais elle y est parvenue ! N’empêche, pas moyen de profiter tranquillement de ses vacances ! Il a fallu qu’elle exerce son propre métier chez elle ! 

Mercredi 3 août. Déjà la fin de ce séjour qui s’est révélé encore plus agréable que ce que j’avais imaginé. A dire vrai, je n’avais même pas pensé que ce serait si bien et j’ai regretté d’avoir opté pour un séjour si court mais je n’avais pas le choix à cause de la fête des Hospitaliers. Donc retour à la case départ : on refait tout à l’envers, y compris le passage dans le bus rempli de grincheux ! Il y en a même un qui a osé nous dire que “quand on a des grosses valises comme ça, on prend un taxi” ! Du coup, je lui ai proposé de me le payer, le taxi et il n’a plus moufté ! Non mais c’est incroyable, des gens aussi mal embouchés ! Cela dit, il est vrai que ces bus de ville qui se rendent vers les gares ne semblent pas vraiment prévus pour ça ! Surtout ils sont trop pleins et pas ergonomiques du tout ! J’étais presque contente, du coup, de me retrouver dans un train bien confortable ! Pas contente de quitter les trois filles qui m’avaient accompagnée jusqu’à la gare, par contre ! Je les ai vraiment quittées à regret !

Le voyage de retour s’est écoulé en toute quiétude. La nuit était tombée depuis longtemps quand je suis enfin rentrée chez moi.