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19 mars 2017

Un sens inné du gag

Suite à cet agréable séjour parisien de janvier, je regagnai Toulouse, repris mes activités professionnelles puis une fois le mois de mars arrivé, je refis mes valises pour me rendre, devinez où ? A Paris ! Et toujours chez Tinky ! Notre projet, cette fois, était d'aller assister au concert de Perpetuum Jazzile, une chorale slovène spécialisée dans de remarquables arrangements vocaux et rendue célèbre, notamment, par cette reprise époustouflante du titre de Toto "Africa". 


Emballées par ce clip, nous nous étions mises à suivre l'actualité de cette chorale et c'est avec le plus grand enthousiasme que nous nous sommes à nouveau rendues au Casino de Paris. Tout semblait en place pour que nous passions encore une des plus belles soirées de nos vies. Hélas ! Trois fois hélas ! Au moment de pénétrer dans la salle, la personne chargée de filtrer les entrées me fit remarquer que je ne lui présentais qu'une seule réservation de place. Que diable ? Je lui tendais pourtant bien deux feuilles de réservation imprimées par mes soins ! Or a bien y regarder, il se trouvait que je m'étais rendue dans la salle de concert munie certes d'une place de concert... et de mon e-billet de train !!! J'avais confondu les deux feuilles de papier et laissé l'autre réservation de salle dans ma valise ! Bon sang, j'en fus retournée ! Tinky tenait tellement à ce concert ! Heureusement, j'ai eu affaire à des gens gentils qui m'ont recommandé de me rendre au guichet d'entrée avec le billet que j'avais. Si j'avais fait ma commande sur Internet comme je l'affirmais, elle serait retrouvée et mon billet à nouveau imprimé. Et ce fut exactement ce qui arriva. Mais pour moi, ce fut trop tard ! Le stress engendré par la situation enclencha une migraine des plus sévères et même si nous pûmes finalement entrer dans la salle sans problème et être parfaitement placées pour assister au concert qui s'avéra magnifique, ma soirée fut gâchée par un mal de tête effroyable doublé d'une nausée persistante et d'un stress qui ne voulut jamais redescendre bien que les choses soient arrangées. 

Eh oui ! Je suis TRES vulnérable au stress ! 

Si vulnérable que le lendemain, je me sentais toujours épouvantablement mal. Je fus même affreusement malade le matin. Vers midi, je parvins quand même à me mettre sur pied et Tinky me fit découvrir L'inattendu, un charmant petit restaurant situé au village Saint Paul, un véritable petit paradis qui devint littéralement notre "cantine" pour le reste du séjour tant nous nous y sentions bien. 
Elle me fit aussi découvrir une petite boutique charmante où se vendaient des bijoux anciens. J'en ai d'ailleurs acheté plusieurs avec lesquels je remporte encore aujourd'hui un franc succès car ils sont magnifiques. Je découvris aussi, chose étrange, que la fluorite avait la propriété étonnante de soulager mes mots de tête. A peine eus-je essayé un collier en cette matière que mon affreuse migraine disparut. Du coup j'ai acheté ce collier que je garde précieusement et que je ne manque pas de mettre quand ma vieille ennemie repointe le bout de son nez à l'intérieur de mon crâne. 
Dommage, ma visite dans ce magasin aurait mérité un article intégral et c'est d'ailleurs ce qui était prévu mais la personne qui tenait cette boutique s'est fâchée avec Tinky pour un motif plus que trivial (je dirais même surréaliste !) au point de ne plus vouloir la revoir. Donc qui ne veut plus voir ma meilleure amie ne veut plus me voir non plus ! 

Parfois, c'est une bonne chose de ne pas arriver à écrire ses articles à temps. 

Cette journée charmante se termina par une soirée en commun chez des voisins de Tinky, des gens adorables. Malheureusement j'étais encore un peu patraque et ne mangeai que du bout des lèvres mais je garderai longtemps en mémoire cette soirée placée sous le signe de l'amitié. 

Et ainsi se poursuivit le séjour. Je finis par me rétablir et pus profiter sans mal des derniers jours dans la Capitale mais tout de même ! Quel moment épique !

25 février 2017

L'Arche de Noé

Le lendemain, Tinky et moi sommes enfin parties au Parc Zoologique de Vincennes que nous nous promettions d'aller voir ensemble depuis un bon moment. Si mon amie de longue date connaissait bien les lieux, ce n'était pas du tout mon cas et j'ai pris grand plaisir à découvrir les lieux et ses multiples pensionnaires. 

Un émeu

Un guanaco, sorte de lama.

Guanaco en train de manger.


L'heure du repas pour les guanacos et leurs amis herbivores.

Superbe couple de pumas.

Un poudou : le plus petit cervidé au monde

Zèbre
L'enclos des lions avec le pauvre vieux Néro, mâle dominant âgé de plus de 17 ans épuisé par l'âge et décédé depuis

L'enclos des lions. Inutile de se demander laquelle des deux femelles est la maman de ce lionceau !

Couple de rhinocéros. Comme pour les pumas, on ne voit que la moitié du deuxième !

Pour l'anecdote, des zèbres audacieux se sont aventurés dans l'enclos des rhinos au moment où je prenais cette photo et ils se sont fait charger par ce superbe spécimen !

Quelques timides oryx.

Girafes.

Véritable forêt de girafes.


Gibbons



Superbe jaguar noir soucieux de garder ses distances.

Jaguar noir zoomé au maximum.

Femelle jaguar.




Etonnamment, ce tapir est l'animal qui a eu le plus de succès sur mon compte Instagram.


Lynx
 Ce parc zoologique comprend également une vaste serre surchauffée où il est possible d'admirer toute une variété d'oiseaux, de batraciens, de sauriens et autres poissons.

Aras Hyacinthe

Crocodile ? Alligator ? Caïman ?
Je ne sais plus !








21 janvier 2017

Et puis zut, c'est trop bête !

J'ai appris il y a peu que je pourrai être amenée à vivre de nouvelles expériences qui vaudront sûrement le coup d'être racontées. Alors je me suis dit que c'était bien dommage d'avoir pensé abandonner mon blog même s'il n'y a que très peu de gens qui le lisent. Mais il faut avouer que j'étais un peu en mode "suicide médiatique" en début d'année. Je me suis désabonnée de nombreuses pages sur les réseaux sociaux, j'ai fait du ménage dans les "amis", Facebook, j'ai même supprimé des pages que j'avais crées... Enfin bon... Le blues de début d'année ! 

Donc revenons-en à notre récit de janvier 2016 et poursuivons. Tant pis si j'ai un an de retard dans mes récits ou si le temps passé apporte un éclairage nouveau sur des anecdotes racontées tardivement. 

Or donc, j'étais à Paris en janvier dernier et suite au fantastique concert d'Hozier aux Folies Bergères, nous avons profité de mon séjour chez Tinky pour nous promener longuement dans Paris, dîner avec plusieurs amies dont notre Marylène Patou-Mathis nationale et enfin voir "Le Réveil de La Force" en bonne fans de Star Wars que nous sommes. 

Croyez-le ou non, après toutes ces pérégrinations, nous étions déjà crevées ! Le mardi fut une journée "off" où nous restâmes bien au chaud dans l'appartement sans rien faire de particulier. 

Le mercredi, requinquées, nous décidâmes de passer l'après-midi au Musée de l'Homme, autre lieu que nous affectionnons entre tous. 

Le musée a fait l'objet d'une petite cure de rajeunissement et nous sommes allées voir les nouvelles expositions, les nouvelles installations. C'était très intéressant et au terme de ces visites, nous nous sommes payé le luxe d'un goûter dans une salle de repos prévue à cet effet et par la fenêtre de laquelle nous avons pu regarder la Tour Eiffel se mettant à scintiller à mesure que la nuit tombait. 

Une journée parisienne dans toute sa splendeur.



20 novembre 2016

Hozier aux Folies Bergère

Le samedi, impatientes de voir Hozier se produire aux Folies Bergère, nous nous sommes mises en route de bonne heure. Trop tôt, sans doute !. Nous étions pourtant parties à pied et pensions que nous arriverions juste au bon moment pour entrer dans cette salle de spectacle que nous ne connaissions que de nom mais il faut croire que nous avons un rythme de marcheuses aguerries puisque nous étions là bien avant l'heure. Qu'importe ! Une bonne marche bien tonique par temps frais n'a jamais fait de mal à qui que ce soit et du coup, nous avons pu être très bien placées. 

Je n'ai malheureusement pas d'images personnelles du concert mais je peux dire que, d'une part, les Folies Bergère sont un endroit absolument magnifique et que Hozier nous a encore gratifiés d'une prestation magistrale. Entre ses propres titres et quelques reprises toniques l'artiste, de plus en plus à l'aise sur scène et avec son public a donné la pleine mesure de son talent et ce fut encore une fois une soirée fabuleuse ! 

Allez ! Quelques vidéos glanées sur YouTube pour nous souvenir de ce concert ! Et merci aux gentils internautes qui ont filmé !



 






18 septembre 2016

Sur la route, encore.

Dès la mi-janvier, je refaisais mes valises. C'était prévu. Direction Montpellier, dans un premier temps. Je devais assister à une réunion de travail. Puis, une fois les ateliers terminés, je reprenais le train pour filer vers Paris. Tinky m'y attendais pour un rendez-vous prévu depuis l'été précédent : le concert d'Hozier aux Folies Bergère. 

Cependant, notre premier déplacement ne se fit pas pour notre Irlandais préféré. C'est en direction de Thorigny sur Marne que nous partîmes de bon matin afin d'aller rendre visite à des amis que Tinky s'était faits par le biais de son boulot. Ce couple charmant tient un très chaleureux atelier du cuir appelé la Sellerie Tartare et pour cause : Monsieur est d'origine Mongole et Madame, qui voyage beaucoup, l'a rencontré au cours d'un de ses périples. Sans surprise, ce sont principalement des articles liés au monde du cheval qui naissent sous les mains expertes de cet artisan d'exception : selles, bien sûr, comme l'indique le nom de son atelier mais aussi des cravaches, des cartouchières, des étuis à couteaux, sans oublier des sacs, portefeuilles, porte-monnaies de toute beauté. 

Assis devant un café revigorant, près d'un bon feu de bois dans leur atelier embaumant le cuir, nous avons parlé pendant des heures de leur travail mais aussi de leurs voyages, de leurs rencontres et même un peu de religion... Un après-midi vraiment passionnant et enrichissant !  

Mais cet article partagé par le gentil couple sur sa page Facebook que je vous invite grandement à visiter vous parlera d'eux bien mieux que moi ! 


01 mars 2016

Mais où avais-je la tête ?

Il me semblait bien que j'avais oublié un point essentiel lors de la rédaction de mon dernier article sur notre visite au musée du Nemours pour l'exposition "Néandertal, l'Européen". Et pour cause ! J'ai omis le détail le plus réjouissant ! 

L'exposition comprenait un dispositif assez ludique permettant aux visiteurs de se faire prendre en photo de profil et de voir leur portrait légèrement modifier de manière à pouvoir comparer leur aspect actuel à celui qu'ils auraient pu avoir s'ils avaient été des Néanderthaliens. Il va de soi que Tinky et moi n'avons pas hésité à jouer le jeu, trop amusées (et même vaguement fébriles !) à l'idée de découvrir ce à quoi nous aurions pu ressembler une fois "néanderthalisées". Malheureusement, je n'ai pas les portraits de mon amie mais voici les miens et finalement, je n'y trouve pas une différence si fondamentale que ça ! 






La chose, en tout cas, a eu le mérite de bien nous amuser et je me demande comment j'ai pu oublier de la raconter ! 

La faute à une météo trop caniculaire, sans doute ! J'ai rarement eu aussi chaud de ma vie et il est probable que le soleil m'ait légèrement tapé sur la tête ! Même pendant la mémorable canicule de 2003, je n'avais pas à ce point souffert de la chaleur ! Il faut dire qu'à ce moment-là, je passais des vacances en famille à Biarritz et me trouvais la plupart du temps dans l'eau ! Certes, nous avions remarqué, le soir, que nous n'avions pas besoin de l'habituelle petite laine lors de nos balades en bord de mer mais nous ne nous en étions pas spécialement alarmés. La terrible réalité, nous ne l'avions découverte qu'à nôtre retour !

Mais pour ce qui est de ce séjour parisien, aucun besoin de recourir aux infos pour déplorer la canicule ! Une chaleur d'enfer ! Je me rappelle particulièrement un soir où nous sommes allées errer au bord des quais de Seine en quête de quelque courant d'air frais. D'autres avaient eu la même idée que nous et erraient lamentablement, se traînant tels des zombies le long des rues ! Nous ne devions guère être plus fraîches et c'est bien le cas de le dire ! A un moment, un couple à regardé sur son smartphone et à constaté qu'il faisait encore 34° alors qu'il était près de 23h30 ! J'ai jeté un œil à mon propre écran et constaté qu'ils disaient vrai ! Un véritable été, dans toute sa superbe et terrible gloire ! Heureusement que, par ailleurs, ces vacances parisiennes ont été géniales !

07 février 2016

Visite au musée de Nemours.

Décidément ! La rédaction de ce blog est en train de prendre un tel retard sur le déroulement de ma vie que j’en viens parfois à me demander s’il ne vaudrait pas mieux le laisser tomber et repartir sur de nouvelles bases ! Et puis je me dis que c’est dommage car j’ai encore de bien jolies choses à raconter et le plaisir d’en faire profiter d’éventuels lecteurs est toujours renouvelé. 

Ainsi en va-t-il de cette visite au Musée de Nemours qui proposait une exposition intitulée “Néandertal, l’Européen”. 

Vous le savez, mon amie Tinky et moi-même sommes des passionnées de Préhistoire en général et de Néanderthal en particulier (oui, nous trouvons plus joli de garder le “h”) et c’est donc dès le matin que nous nous sommes mises en route pour rallier ce musée situé assez loin du Marais. 

Le départ se fit Gare de Lyon et le trajet s’avéra quelque peu chaotique car les directions étaient si mal indiquées que nous finîmes par nous retrouver à Montereau où nous n’avions rien à faire ! Le temps de prendre une petite collation et nous repartions enfin dans la bonne direction ! Une fois arrivée au Nemours, il fallut trouver le bon bus, descendre au bon arrêt et marcher encore un bon moment, le tout sous un soleil de plomb avant d’arriver au musée qui, fort heureusement, était situé en bordure de forêt de Fontainebleau. Nous avons pu bénéficier de la fraicheur des ombres mais aussi de la quiétude des lieux. 

En effet, était-ce à cause de la canicule ? Le musée était totalement vide sauf pour deux gentilles hôtesses d’accueil et le fort aimable M Jean-Luc Rieu, conservateur du musée qui, du coup, nous a carrément consacré son après-midi, nous accompagnant dans tout ce noble établissement, nous expliquant tout, répondant à nos questions… et allant même jusqu’à nous ramener à la gare de Nemours en fin d’après-midi ! Une visite privée, pour ainsi dire ! Et une visite passionnante ! Vous pourrez d’ailleurs retrouver l’ensemble des thématiques abordées dans ce petit fascicule passionnant qui fut donné à Tinky au moment du départ. 

Bref, encore une journée bien remplie et qui nous laissera un bien beau souvenir ! 

Très belle et convaincante reconstitution d'un Néanderthalien présente dans le musée.

09 janvier 2016

2 juillet 2015. Hozier à l’Olympia : la belle surprise.

Bon, je ne viens pas sur ce blog aussi souvent que je le souhaiterais et du coup, la narration de l’année fraichement écoulée à pris un sacré retard ! Nous voici donc repartis en juillet 2015. Pas si grave : cela nous réchauffera, vu que l’hiver vient de s’installer tardivement mais sûrement. 

Donc, à peine avais-je vidé mes valises crétoises qu’il fallait à nouveau songer à les remplir et à repartir en voyage ! Direction Paris, cette fois, pour assister au concert d’Hozier à l’Olympia ! 


J’allais pour cela loger une semaine chez Tinky qui ne connaissait absolument l’artiste mais se montrait particulièrement amusée par ce nouvel emballement musical. Et puis une semaine ensemble dans le Marais en plein été, ça ne se refuse ni pour l’une ni pour l’autre.

Arrivées devant l’Olympia suffisamment tôt le jour J (ou était-ce le jour H ?) nous nous sommes quand même un peu inquiétées car la file d’attente était presque exclusivement composée de très jeunes filles et je commençais à me demander si je ne m’étais pas trompée de coup de cœur et enflammée pour un chanteur à minettes ! Il est vrai qu’il est plutôt bien fait de sa personne mais tout de même, il me semblait avoir perçu dans sa musique et les paroles de ses chansons quelque chose de bien plus profond que ça ! 


Tinky, à mes côtés, ne se privait d’ailleurs pas de me charrier et de me demander si le prochain concert où je l’emmènerais serait celui d’un boys-band ! Fort heureusement, des gens d’un âge un peu plus en rapport avec le nôtre ont commencé à arriver à leur tour et je me suis sentie moins seule.



D’ailleurs, une fois assises dans la salle où régnait une chaleur à peine soutenable, nous fûmes rejointes par un couple de très gentils Belges peut-être plus âgés que nous et déjà tellement fans qu’ils avaient réservé leurs places pour le prochain concert parisien d’Hozier prévu le 23 janvier aux Folies Bergères. Nous n’étions même pas au courant ! 

Après une première partie enthousiasmante, Hozier fit son entrée sur scène accompagnés de musiciens qui sont pour la plupart des musiciennes. Et là, commença ce qui fut véritablement un des plus beaux concerts auxquels j’aie jamais assisté de toute ma vie ! Je ne dis pas ça parce qu’il s’agit de mon dernier coup de cœur musical. J’ai vraiment été stupéfiée par ce que j’ai vu sur la scène de l’Olympia, ce soir-là. Il y a des artistes qu'il faut impérativement voir sur scène car les enregistrements studio, même excellents, ne suffisent pas à leur rendre justice ! J’ai littéralement redécouvert le répertoire d’Hozier ce soir-là. Et sa voix ! Quelle voix d’une puissance exceptionnelle ! Quel guitariste hors pair ! Quelle présence sur scène !  J’en suis restée sans voix ! J’étais la première surprise par la qualité d’une prestation que j’attendais pourtant depuis des mois ! Tinky fut littéralement cueillie dès la première chanson et l’emblématique titre “Take Me To Church’', véritable explosion de ferveur déclencha chez elle une émotion que je n’attendais pas ! 

En prime, et ce n’est pas négligeable, bien que majoritairement composé de très jeunes filles, le public fut vraiment agréable, posé, coopératif et respectueux. Pas de nymphettes hystériques rendant les chansons inaudibles à force de hurlements stridents tels ceux que nous avons eu à subir dans d’autres concerts, malheureusement ! Pas de débordement ni d’évanouissement. Nous étions tous venus là pour profiter d’un agréable moment et nous avons vraiment passé une soirée de très grande qualité à tous les niveaux. Notre enthousiasme a été tel que dès le lendemain, nous sommes allées prendre les places pour le fameux concert aux Folies Bergères ! Je ne sais si nous y reverrons nos voisins Belges mais cela va nous donner l’occasion d’un autre beau concert et d’un agréable séjour parisien pour ce qui me concerne. 

Je sais que depuis cette belle soirée d’été, la Terre a tourné et que l’on ne peut partir voir un concert à Paris avec autant d’insouciance qu’avant le 13 novembre dernier mais je ne veux pas y penser car ce serait donner raison à ceux qui veulent nous terroriser ! Chassons ces tristes pensées et revoyons cette nouvelle interprêtation de “Take Me To Church”. Elle n’est pas issue du concert à l’Olympia mais des derniers BBC Awards où Hozier a été récompensé dans la catégorie “Chanson de l’Année”.  Une reconnaissance méritée. 


27 juillet 2015

Odyssée crêtoise.

C’est vers la mythique île de Crète que mes activités au sein du service des Relations Internationales m’ont conduite au mois de juin dernier. 

La Crète ! Je savais qu’un jour, je finirais par y mettre les pieds. J’ai en effet une cousine qui s’y est établie depuis plusieurs décennies, cette fameuse cousine Nath qui aime bien Gotye et que je n’avais pas vue depuis une trentaine d’année. Cette même cousine qui est la maman de ces deux charmants ados avec lesquels j’avais dîné à Paris en 2008… Il va de soi qu’elle nous a souvent dit que nous pourrions aller la voir en Crête dès que nous le voudrions mais chacun sait comment les choses se passent, dans la vie : on accepte la proposition, on se promet de le faire, ce grand voyage mais au final, on ne s’accorde jamais le temps nécessaire pour s’accorder ce plaisir. 

Or dans mon cas, c’est mon boulot qui m’a poussée à effectuer ce grand périple mais pas question pour moi d’aller chez ma cousine, finalement : elle habite à Sitia alors que je devais me rendre à Chania ou plutôt La Canée comme mentionné sur la carte ci-dessous.  

Crête

Ainsi que l’on peut le voir, ma cousine vit à l’Est de l’île alors que moi, j’allais être complètement à l’Ouest.

Mais ça, ce n’est pas nouveau !

Plus sérieusement, la préparation du voyage m’a donné de sacrées sueurs froides ! J’avais, en effet, été prévenue un peu tard de ce départ. En vérité, c’est une collègue qui était pressentie pour y aller mais comme elle avait effectué divers déplacements ces derniers temps, en avait un peu assez et souhaitait passer un peu de temps auprès de ses enfants, c’est à moi qu’on a confié le séjour… et le soin de l’organiser !

Je passerai sur les échanges de mails et les propositions faites au niveau professionnel par l’institut qui allait nous recevoir. Cela ennuierait tout le monde. Par contre, je peux dire que préparer un tel périple en si peu de temps n’est pas chose facile ! Plutôt compliqué de trouver des vols à des horaires et des prix raisonnables, sans escales hallucinantes de plusieurs dizaines d’heures ! Et en plus, c’est sacrément loin, la Crète ! Bien au-delà de la Grèce, contrairement à ce que je pensais ! 

Carte Europe

Enfin bon, après bien des recherches et poignées de cheveux arrachées (j’exagère à peine !) j’ai fini par trouver des vols à des coûts et horaires raisonnables mais le voyage à l’aller s’annonçait être une véritable odyssée ! Vous me direz, une Odyssée pour se rendre en Crête, quoi de plus normal ? 

Aux premières heures d’un beau dimanche de juin, je suis partie en taxi pour l’aéroport de Toulouse Blagnac, direction Francfort ou je passai quelques heures avant d’embrayer vers Vienne, capitale autrichienne ou j’avais passé deux semaines l’été de mes quinze ans et que j’aurais revue avec un très grand plaisir tant j’en garde un souvenir ébloui. Hélas, c’était impossible ! L’escale ne durait qu’une quarantaine de minutes ! Une escale courte, si courte que j’ai eu vraiment peur de ne pas avoir le temps de trouver ma route et d’attraper mon avion ! Le seul moment de vrai stress durant tout le séjour ! Mais au final, je m’en suis honorablement sortie et j’ai pu attraper finalement mon vol pour Héraklion. 

Héraklion ! Rien que le nom fait rêver et me ramenait aux passages des œuvres d’Homère ou de Racine étudiés à l’école ou à leurs adaptations cinématographiques que je regardais avec la plus grande passion étant plus jeune ! Ah, “L’Odyssée” avec Kirk Douglas dans le rôle d’Ulysse ! Ah, “Jason et les Argonautes” et ses effets spéciaux kitsch, naïfs mais si bluffants pour l’époque !

Ces lieux mythiques me tendaient les bras mais je ne vis ce soir-là qu’un petit aéroport où je retrouvai très vite la moitié du groupe que je devais accompagner. Comme il était très tard et que nous ne connaissions pas les lieux, nous décidâmes de prendre un taxi jusqu’à Chania ce qui ne fut pas donné mais je m’aperçus très vite qu’il fallait savoir négocier le moindre prix dans ce petit coin du monde. Et pour ça, j’ai très vie compris que je pouvais compter sans problème sur cette première moitié de mon groupe de stagiaires ! 

Et c’est donc au terme d’une course qui me permit de me rappeler que la conduite de nos amis Grecs n’a pas grand chose à envier à celle des Roumains que nous arrivâmes enfin à l’institut où nous étions attendus. 

Enfin, attendus… Il faut le dire vite ! Nous étions arrivés au beau milieu de la nuit et nous nous retrouvions à présent dans une cour sombre, parmi des bâtiments vides. Heureusement, nous avons fini par trouver une personne de permanence qui nous a conduits dans nos chambres respectives et après une douche réparatrice, je suis tombée dans mon lit, épuisée mais ravie de m'en être si bien sortie !

04 février 2015

Coup de froid sur la France.

Février, déjà ! Et avec lui, comme d’habitude, une vague de neige et de froid qui me maintient enfermée à la maison : en effet, hier, pas de transports en commun et aujourd’hui, un tel verglas sur le sol qu’on ne peut même pas faire un pas sans s’étaler ! 

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Quelqu'un aurait-il vu notre voiture ?
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Navrée, la garden party est reportée !
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Entre temps, un froid bien plus intense s’est abattu sur notre pays. Un froid moral, celui-là !

Que dire qui n’ait déjà été dit au sujet du massacre perpétré le 7 janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo ? Cette tuerie absurde qui a ému jusqu’à mon modeste coin de banlieue toulousaine ?

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La mairie de Castanet Tolosan était Charlie.
Comment en parler sans tomber dans la redite, dans le cliché ou la polémique ? Comment comprendre que dans un pays comme le nôtre, nation laïque, terre d’irrévérence et d’humour, on puisse mourir sous les balles en 2015 pour quelques dessins satiriques auxquels s’opposent des superstitions d’un autre âge ? 

La meilleure façon d’exprimer ce que je ressens se trouve dans les paroles de cette chanson que nous sommes en train de répéter à la chorale. Depuis ces évènements, elles semblent avoir pris une signification toute particulière. 


16 novembre 2014

En passant par la Lozère.

J’ai donc fini par revenir de ce sympathique séjour à Paris et par reprendre le boulot… pour mieux repartir, la semaine dernière ! Il s’agissait cette fois de se rendre en Lozère pour une formation de trois jours en rapport avec les Relations Internationales et les outils numériques. Trois jours intenses et passionnants ! Déjà, le premier jour, nous avons fait cinq heures de route pour rallier l’établissement qui nous accueillait. Le temps de s’installer et de prendre un repas léger et ce furent directement cinq heures de formation démarrant sur des chapeaux de roues ! Le soir venu, un repas gastronomique et relativement festif nous permit de nous connaître un peu mieux… Du moins, cela me permit-il à MOI de connaître un peu mieux les autres participants à cette formation, la plupart d’entre eux ayant déjà travaillé ensemble. Nous avons même conclu la journée par une petite balade dans la ville de Florac qui est plutôt calme mais tout à fait charmante.

Le lendemain, grosse, très gosse journée de travail. Nous avons commencé le travail aux premières heures de la matinée pour finir… en soirée ! Heureusement, la journée a été coupée par un long temps de pause au cours duquel nous sommes allés faire une saine balade sur le Causse Méjean, ce qui nous a permis de respirer du bon air, de bouger un peu et d’admirer des paysages tout à fait magnifiques !

2014-11-13 14.22.322014-11-13 14.23.182014-11-13 14.24.172014-11-13 14.40.432014-11-13 14.40.57

Vraiment somptueux ! Et nettement moins froid que je ne l’avais imaginé ! Et quelle ambiance sympathique dans l’établissement qui nous a reçus ! Bonne entente, timings parfaits, nourriture locale surnaturellement savoureuse, logements spacieux et confortables…  Peut-être ne faut-il pas se laisser enthousiasmer par un endroit où l’on ne séjourne que quelques jours. Sans doute ne faut-il pas confondre formation limitée dans le temps et vie quotidienne mais j’avoue que si Florac n’était pas si loin de tout pour quelqu’un qui, comme moi, ne conduit pas, je me serais peut-être laissée aller à quelques rêveries où il aurait été fortement question de demande de mutation ! Hélas, malgré la présence  de quelques commerces et autres commodités, je ne pense pas que je pourrais me contenter de vivre la-bas !  La ville la plus proche, Mende, se situe à 35 minutes de voiture, pas de train, juste un car qui s’y rend en début de matinée et en fin de journée ! Je crois qu’il faut donc éviter de rêver ! Après tout, je vis dans un endroit sympathique où tout ce dont je peux avoir besoin se trouve sous ma main, ou presque !

Dernière journée en forme de conclusion des travaux de groupe et de bilan collectif, puis il fallait déjà songer à repartir. Je suis arrivée chez moi à la nuit tombée, la tête pleine de notions nouvelles mais le cœur léger.  Vraiment un temps de travail formidable, dans une ambiance fabuleuse ! On aimerait que le boulot ressemble toujours à ça ! Je repars avec de nouveaux outils sous la main, de nouvelles compétences – enfin je l’espère ! – et l’équipe dans laquelle j’effectue un demi-service nourrit déjà de nouveaux projets ! Affaire à suivre, donc !