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19 mars 2017

Un sens inné du gag

Suite à cet agréable séjour parisien de janvier, je regagnai Toulouse, repris mes activités professionnelles puis une fois le mois de mars arrivé, je refis mes valises pour me rendre, devinez où ? A Paris ! Et toujours chez Tinky ! Notre projet, cette fois, était d'aller assister au concert de Perpetuum Jazzile, une chorale slovène spécialisée dans de remarquables arrangements vocaux et rendue célèbre, notamment, par cette reprise époustouflante du titre de Toto "Africa". 


Emballées par ce clip, nous nous étions mises à suivre l'actualité de cette chorale et c'est avec le plus grand enthousiasme que nous nous sommes à nouveau rendues au Casino de Paris. Tout semblait en place pour que nous passions encore une des plus belles soirées de nos vies. Hélas ! Trois fois hélas ! Au moment de pénétrer dans la salle, la personne chargée de filtrer les entrées me fit remarquer que je ne lui présentais qu'une seule réservation de place. Que diable ? Je lui tendais pourtant bien deux feuilles de réservation imprimées par mes soins ! Or a bien y regarder, il se trouvait que je m'étais rendue dans la salle de concert munie certes d'une place de concert... et de mon e-billet de train !!! J'avais confondu les deux feuilles de papier et laissé l'autre réservation de salle dans ma valise ! Bon sang, j'en fus retournée ! Tinky tenait tellement à ce concert ! Heureusement, j'ai eu affaire à des gens gentils qui m'ont recommandé de me rendre au guichet d'entrée avec le billet que j'avais. Si j'avais fait ma commande sur Internet comme je l'affirmais, elle serait retrouvée et mon billet à nouveau imprimé. Et ce fut exactement ce qui arriva. Mais pour moi, ce fut trop tard ! Le stress engendré par la situation enclencha une migraine des plus sévères et même si nous pûmes finalement entrer dans la salle sans problème et être parfaitement placées pour assister au concert qui s'avéra magnifique, ma soirée fut gâchée par un mal de tête effroyable doublé d'une nausée persistante et d'un stress qui ne voulut jamais redescendre bien que les choses soient arrangées. 

Eh oui ! Je suis TRES vulnérable au stress ! 

Si vulnérable que le lendemain, je me sentais toujours épouvantablement mal. Je fus même affreusement malade le matin. Vers midi, je parvins quand même à me mettre sur pied et Tinky me fit découvrir L'inattendu, un charmant petit restaurant situé au village Saint Paul, un véritable petit paradis qui devint littéralement notre "cantine" pour le reste du séjour tant nous nous y sentions bien. 
Elle me fit aussi découvrir une petite boutique charmante où se vendaient des bijoux anciens. J'en ai d'ailleurs acheté plusieurs avec lesquels je remporte encore aujourd'hui un franc succès car ils sont magnifiques. Je découvris aussi, chose étrange, que la fluorite avait la propriété étonnante de soulager mes mots de tête. A peine eus-je essayé un collier en cette matière que mon affreuse migraine disparut. Du coup j'ai acheté ce collier que je garde précieusement et que je ne manque pas de mettre quand ma vieille ennemie repointe le bout de son nez à l'intérieur de mon crâne. 
Dommage, ma visite dans ce magasin aurait mérité un article intégral et c'est d'ailleurs ce qui était prévu mais la personne qui tenait cette boutique s'est fâchée avec Tinky pour un motif plus que trivial (je dirais même surréaliste !) au point de ne plus vouloir la revoir. Donc qui ne veut plus voir ma meilleure amie ne veut plus me voir non plus ! 

Parfois, c'est une bonne chose de ne pas arriver à écrire ses articles à temps. 

Cette journée charmante se termina par une soirée en commun chez des voisins de Tinky, des gens adorables. Malheureusement j'étais encore un peu patraque et ne mangeai que du bout des lèvres mais je garderai longtemps en mémoire cette soirée placée sous le signe de l'amitié. 

Et ainsi se poursuivit le séjour. Je finis par me rétablir et pus profiter sans mal des derniers jours dans la Capitale mais tout de même ! Quel moment épique !

04 mars 2010

Quand Mimi fait sa Mylène.

Je ne suis pas spécialement fan de Mylène Farmer. Je reconnais qu’elle a su créer un univers bien particulier et que ses clips sont souvent assez beaux et fascinants. En terme de chanson française, ce n’est pas non plus ce qui se fait de pire, loin de là.
Quand j’habitais encore à Cahors, j’allais chez un coiffeur qui était totalement fan d’elle ; il voulait toujours me faire des coupes en pétard et des couleurs rouge vif et lorsqu’il en avait fini avec moi, il s’exclamait systématiquement “On dirait Mylène !” en observant le résultat ! Oui, bon, si ça pouvait lui faire plaisir… Niveau silhouette, ce n’était pas tout à fait ça, quand même ! Et de toute façon, vu que je n’étais pas fan, je n’ai jamais eu l’intention de lui ressembler !
Pas plus hier qu’aujourd’hui, d’ailleurs ! Mais il semble que les circonstances en aient décidé autrement.
En effet, ce matin, nous avons pu voir que Mylène Farmer, invitée à l’Elysée, s’était lamentablement cassé la figure en se prenant les pieds dans sa robe lors de la montée des marches.
Eh bien il se trouve que quelques heures plus tard, je ne devais pas faire mieux !
A la sortie du bureau, avisant un bus qui arrivait, je me suis lancée dans un sprint effréné et totalement irréfléchi pour l’attraper et éviter ainsi d’attendre dans le froid et la pluie. Résultat des courses (et s’est bien le cas de le dire !), j’ai perdu l’équilibre et je me suis lamentablement étalée de tout mon long sur le trottoir et sous les yeux d’un groupe de lycéen qui n’ont pas bougé d’un pouce pour me porter secours. Seule une jeune fille m’a rendu mes lunettes qui avaient volé à deux bons mètres de moi (quand je me vautre, ce n’est pas pour rien !) et une autre à cru bon de me demander si ça allait… une fois que je me suis remise sur pieds ! Le pire est qu’entre-temps, le bus était parti sans moi ! Ben, oui ! Vu que j’étais par terre, le chauffeur ne m’a pas vue ! J’en ai donc été réduite à attendre quand même mon bus dans le froid hivernal et à quelques mètres des jeunots devant lesquels je m’étais si bien ridiculisée !
Tout ça pour ça ! Et la faute à quoi, je vous le demande ? A une espèce de revêtement évoquant un tapis de bain posé sur le trottoir à l’attention… des mal-voyants ! C’est quand même un comble ! C’est cette saleté de surface podotactile qui a fait que j’ai ripé et que je me suis croûtée de la sorte ! Merci infiniment, les aménagements ! Bonjour, l’accessibilité ! J’ai accédé au sol en moins de temps qu’il ne faut pour le dire !
C’est ma faute, aussi ! Quelle idée de courir ainsi moins de deux mois après une si lourde chirurgie ! J’aurais pu me faire bien mal ou me causer une éventration ! Heureusement, je suis solide ! Je m’en sors avec le genou droit couronné (malgré le port d’un collant et d’un pantalon !), la main et le poignet droits qui ont amorti ma chute sont bien endoloris et depuis ce soir, c’est mon épaule gauche et mon dos qui me taquinent car j’ai dû me crisper, en fait.
Bien sûr, je pourrais faire passer ça en accident de trajet mais bon… ça ferait beaucoup de paperasses pour pas grand chose ! Je n’ai pas l’intention de m’arrêter à nouveau et surtout pour si peu. Par contre, je suis à peu près certaine que je serai moulue demain matin ! Je ne pourrai m’en prendre qu’à moi-même !
Leçons de la journée : ne pas renouer trop vite avec la vie de fous et surtout ne pas se remettre à courir, comme avant !

13 novembre 2009

Ce blog a trois ans !

Comme le temps file ! Et il s’en est passé, des choses, pendant ces trois années ! Je pense toujours avoir une petite vie modeste, tranquille, mais à bien relire mes écrits sur cet espace, je vois qu’il m’arrive bon nombre de petites choses. Oh, rien de bien spectaculaire ! Rien qui ne nécessite une biographie, mais un ensemble d’anecdotes qui constituent une vie…
Il y a trois ans, par exemple,  je ne m’attendais pas à l’épreuve que je traverse actuellement. Nous sommes passés, ce matin (ou plutôt hier matin, déjà) à l’étape supérieure : j’ai reçu, en début de journée une injection de Décapeptyl à 11, 25mg. Je cite le nom ce médicament car il est fréquemment mentionné sur Internet et comme je l’ai expliqué dans un article précédent, je souhaite que des femmes dans ma situation puissent trouver ici tous les renseignements que j’aurais moi-même aimé trouver ailleurs. C’est pourquoi, je vais m’efforcer de mentionner les produits utilisés et de décrire le déroulement des évènements avec précision et pudeur.
De toute façon, ce n’est pas parce que je nomme ce médicament que n’importe qui va pouvoir se jeter dessus sans préambule. Le Décapeptyl 11,25 mg n’est délivré que sur ordonnance et son prix s’élève à… 378 euros ! Kaï, kaï ! Heureusement que la Sécurité Sociale existe ! Quand je pense que bon nombre d’Américains se sont insurgés contre l’instauration d’un tel système chez eux… mais je m’égare !
On administre le Décapeptyl 11,25 mg par le biais d’une injection intra-musculaire. Le but de la manoeuvre est de provoquer une ménopause artificielle : il est impératif, en effet, que cesse le cycle infernal (c’est le cas de le dire) des ménorragies (règles hémorragiques, douloureuses et anormalement prolongées). Il y a deux raisons à cela :
- d’une part, il sera bien plus aisé d’opérer un organe qui ne saigne pas exagérément,
- d’autre part, je dois à tout prix me remette de cette fichue anémie ! Je manque encore sérieusement de fer ! La prescription de Tardyféron est renouvelée pour les trois mois à venir. J’en suis assez dépitée : ce fichu médicament me met le système digestif en capilotade. Je préférais le Timoférol, initialement prescrit par mon médecin traitant. Je ne sais pas pourquoi le chirurgien a tenu à changer.
D’ailleurs, mes carences en fer me font penser à une anecdote marrante qui m’est arrivé mardi soir : puisque le lendemain était un jour férié, nous avons décidé de profiter de notre soirée et d’aller dîner à l’extérieur. Malheureusement, beaucoup d’autres gens avaient eu la même idée que nous et nous avons pas mal galéré pour trouver une place de parking ET une table disponible dans un restaurant. Nous avons fini par jeter notre dévolu sur un établissement spécialisé dans les plats carnés, dont nous avions déjà apprécié la qualité lors d’une précédente sortie. Donc, comme je manque de fer, j'ai commandé un boudin noir aux pommes. Après un temps d'attente, le serveur est arrivé, portant les plats et il a demandé, visiblement sans arrière-pensée : "Le boudin, c'est qui ?" et moi, comme une idiote, je lui ai répondu tout aussi spontanément "C'est moi !" et aussitôt, nous avons tous éclaté de rire mais le plus gêné, c’était quand même le pauvre garçon ! Il faut dire qu’avec mes soucis actuels et mon retour lymphatique qui se fait de plus en plus difficilement, j’ai effectivement pris pas mal de poids, d’où la confusion du malheureux, sans doute  !
Je serais presque tentée de dire : vivement l’opération, que je puisse enfin reprendre figure humaine !
En attendant, une piqûre de Décapeptyl, ça ne fait pas mal du tout. L’infirmière qui est venue s’occuper de moi et qui n’est autre que la fille d’une proche voisine a été très douce et franchement, je n’ai pas senti l’aiguille ! Il paraît pourtant qu’elle était de bonne taille ! Par contre, l’injection dure plusieurs secondes et le produit brûle un peu au passage mais rien d’insoutenable. J’éprouve encore une sensation de chaleur au point d’injection et le muscle est un peu endolori mais franchement, c’est très supportable.  Et l’injection fait déjà son effet : aujourd’hui aurait dû être le premier jour de mon nouveau cycle mais il ne se passe rien de ce côté-là ! Ca fait bizarre. Je pense toujours que ça ne va pas durer et que les choses vont reprendre très vite leur cours normal… ou tout au moins habituel, car on ne peut plus guère parler de normalité, actuellement !
Le plus mignon, dans tout ça, c’est que pendant l’injection, le clip “Rain” de Mika était diffusé à la télé. Voilà qui m’a soutenu le moral dans ce moment désagréable ! Je viens encore de le louper alors qu’il passait à Paris dans une toute petite salle (le Jamel Comedy Club qui accueille 120 personnes environ) mais comme je savais que je devais recevoir des soins à cette période, je n’ai même pas essayé de m’y rendre. N’empêche, l’entendre à ce moment précis m’a réconfortée !
Il faut dire que ce n’est pas rien, cette injection ! C’est quand même le premier pas vers l’opération et le glas de mes souhaits les plus intimes ! En même temps, c’est peut-être et même sans doute le début d’une autre vie.
En attendant, je vais fêter le troisième anniversaire de ce blog en le toilettant un peu et en revisitant notamment ses libellés !

14 juin 2009

Région Latgale, deuxième partie.

Le lendemain, nous ne pouvions prendre notre petit déjeuner dans l’établissement mais Anda avait pris ses dispositions. Je l’entendais téléphoner en letton (peut-être même en russe, d’ailleurs) et à un moment, elle s’interrompt pour me demander si je préfère qu’elle commande des crêpes (pancakes) ou des salades. Je lui explique que les crêpes seront plus indiquées car, en France, nous n’avons pas vraiment l’habitude de consommer des salades au petit déjeuner, et nous voilà partis !

Nous abordons un petit restaurant, nous asseyons joyeusement autour de la table, ravis de nous sustenter un peu (nous n’avions pas trop pu le faire la veille, devant nous contenter de chips et de bière dans la boîte de nuit frontalière !) et là, je te vois mon Anda arriver vers la table avec une… conséquente bouteille de liqueur !!! Je ne suis pas contre le fait de boire un petit coup de temps en temps, et mes compagnons de route non plus, mais là, nous nous empressons de protester ! Il n’est guère que neuf heures du matin ! Mais Anda tient à nous rassurer dans son anglais agrémenté d’un chaleureux accent letton “Soft drrrink ! Soft drrrink !”, assure-t-elle en remplissant généreusement les verres. Soft drink ? Ben t’as raison, Anda ! Il s’agit d’une liqueur aux amandes certes goûteuse et sucrée mais sacrément “velue” aussi ! Les crêpes tant attendues étaient les bienvenues, après cette virulente et traître boisson ingurgitée à jeun ! Ah, parlons-en, des crêpes. Alors que nous avions, en bon français, fantasmé sur des crêpes sucrées, nous avons vu arriver des crêpes farcies à la viande hachée et recouvertes d’une épaisse couche de crème fraîche. Mais qu’importe ! Le jeûne de la veille et la virulence de l’alcool aux amandes ont fait qu’elles sont descendues sans difficultés aucune même si nous n’avons pas l’habitude de manger ce genre de chose de bon matin. C’était très bon, de toute façon ! 

Suite à ce petit déjeuner constructif, nous sommes repartis dans l’établissement de Zilupe où nous avons participé à des échanges très sérieux sur l’école que nous avons, par ailleurs, visitée avec beaucoup d’intérêt. 

En repartant, nous avons visité la cathédrale d’Aglona, la plus importante basilique catholique de Lettonie. Vous remarquerez d’ailleurs que nos amis lettons semblent adorer les superlatifs ! C’est toujours le plus vieux ceci, le plus grand cela, le machin le plus septentrional… Tiens, j’ai d’ailleurs oublié de dire que l’atelier de poteries et de travail du lin se trouvait à Ludza, plus vieille ville de Lettonie. 

La basilique d’Aglona est toutefois un monument très important et pas seulement à cause de sa taille et de sa beauté. Tous les 15 août, le Pape s’y rend et c’est l’occasion, pour tous les Lettons qui le désirent, de faire un grand pèlerinage en venant à pied à Aglona depuis chez eux. C’est un peu leur Saint Jacques de Compostelle à eux ! 

Mais ce jour-là, elle était vraiment très vide et comme le temps était incertain, je l’ai trouvé quand même un peu triste. 



 Changement de régime et d’ambiance avec la visite du musée du pain. 

Un musée, ceci ? En Lettonie, ils baptisent un peu tout “musée”. Nous avons été accueillis sur le pas d’une petite maison par une solide matrone en costume traditionnel qui, d’une voix claironnante (comme beaucoup de Lettones) nous a expliqué tout l’historique, toutes les légendes, toutes les superstitions liées au pain en Lettonie. Là-bas aussi, le pain, même s’il est différent du nôtre, est sacré, auréolé de mystère et voué au respect. D’ailleurs, avant le début de la conférence, on nous a demandé avec insistance de nous laver les mains avant d’y déposer quelques grains de blé que nous avons dû manger pour bien nous rappeler d’où vient cet aliment si anodin et quotidien. 

Ensuite, nous sommes entrés dans une grande salle au centre de laquelle était dressée une table croulant sous les victuailles. La philosophie des Lettons de cette région me plaît beaucoup : nous étions censés manger absolument TOUT sans quoi nous risquions d’offenser nos hôtes  ! Soupe froide aux herbes , “zakuskas” (morceau de lard posé sur une tranche de pain noir et agrémenté de petits oignons à avaler très vide après un verre de vodka ingurgité cul-sec), cornichons énormes et sucrés, pommes de terre tièdes, miel, pain noir, pâte à choux farcies à la crème épaisse, le tout arrosé de thé brûlant ou de vodka diverses, nous avons tout aimé… mais certainement pas tout fini.  

Je me rappellerai longtemps l’accueil de ces gens qui donnaient l’impression de ne pas avoir grand chose mais de tout nous offrir, je me souviendrai de cette matrone solide qui, facétieuse, n’hésitait pas à donner un coup de grosse cuillère en bois à ceux qui parlaient au lieu de manger (un humour rude comme le climat de cette région, rustique comme sa nourriture), de notre interprète, Irina, qui serait bien partie vers des contrées plus riantes mais que la tombe de son fils retenait dans cette région austère, de l’angoisse de ces gens face aux prétentions russes mais aussi de leur scepticisme face à une Europe dont les normes tendent à les ruiner, des polkas dansées à la fin du repas malgré tout, des larmes dans les yeux d’Irina au moment de notre départ… Il y avait un côté “Rendez-vous en terre inconnue” dans cette rencontre improbable. J’avais l’impression qu’un lien aurait pu se tisser entre ces gens et nous mais que nous partions trop vite. J’ai vraiment ressenti quelque chose de fort et je n’ai pas honte d’avouer que j’étais très émue au moment de la séparation. Je n’étais pas la seule. Quelques filles du groupe ont même versé une petite larme et j’avoue que rien qu’en écrivant ces lignes je ressens à nouveau cette profonde émotion et j’ai moi-même la larme à l’œil. 

Je ne sais pas si je retournerai jamais en région Latgale. J’ignore si cela ne deviendra pas impossible un jour. Je ne sais pas non plus quel sera l’avenir de ces gens. Le hiatus entre la vie à Riga et la vie là-bas est si incroyable. J’espère que le futur leur sourira, sans pour autant leur faire perdre leur identité.

16 janvier 2009

La famille, c'est pas du gâteau !

Aujourd'hui, la journée de boulot s'est achevée par les traditionnels voeux de notre directrice autour de quelques galettes des rois qui étaient toutes délicieuses.
L'occasion pour moi de revenir sur un gag un peu discutable dont Maman et moi avons été victimes ce week-end. Si je ne l'ai pas raconté plus tôt, c'est tout simplement parce que je n'avais pas osé mais toutes les personnes à qui j'ai fait part de cette anecdote m'ont pressée de la mettre sur ce blog car même si ce n'est pas drôle du tout, au final, ça prête à rire !
Nous devions recevoir, la semaine dernière, la visite d'un oncle et d'une tante, pâtissiers à la retraite, qui devaient déjeuner, et peut-être dormir chez nous. Dans un premier temps, c'est la neige qui les a empêchés de venir (cela peut arriver !). Mais ensuite, ils nous ont appelés pour dire qu'ils viendraient le lendemain mais ne resteraient sûrement pas coucher car, d'après ce qu'on leur avait dit, nous vivions dans "la zone" et que "ça brûlait tous les soirs dans notre quartier" !!!! Bon ! Voilà qui ne correspond guère à ce que je décris de ma vie ici mais difficile de leur faire changer d'avis. Ils ne devaient donc que déjeuner, puis les projets ont réduit comme peau de chagrin au fur et à mesure des coups de fil jusqu'à  se muer en simple promesse de visite très courte en fin de matinée, samedi ! 
Alors que nous les attendions, Maman a reçu un coup de fil important qu'elle ne pouvait interrompre. Or, ma tante et mon oncle n'étaient pas loin de là mais impossible de nous joindre. Ils ont tourné dans la ville un bon moment avant de pouvoir enfin nous contacter. Voilà qui allait réduire encore la durée de leur visite ! Devant être dans les Pyrénées avant la soirée, ils ne pouvaient s'éterniser... Une fois encore, cela peut arriver ! Ma tante à juste pris le temps de passer aux toilettes et de jeter un oeil à l'ensemble de l'appartement et ils ont filé !!! Environ cinq minute de visite montre en main ! On va dire que c'est notre faute !
Mais le pire n'est pas là !
Lorsqu'ils sont arrivés, ils nous ont apporté royalement un énorme paquet qu'ils ont posé sur la table. C'est alors que ma tante, qui regardait Pilou, m'a fait remarquer que "mon chat saignait". Effrayée, j'ai regardé à mon tour et vu des taches rouges tout autour de lui sur le sol. Mais ces taches étaient d'un rouge un peu clair pour être du sang. En y regardant bien à deux fois, nous avons remarqué que ces traces provenaient du fameux paquet ! Et pour cause ! Ma tante, croyant nous amener une bûche pâtissière nous avait porté une bûche... glacée ! Et celle-ci avait littéralement fondu, devenant totalement impropre à la consommation et dégoulinant en gouttes  rouges partout ! On aurait effectivement cru qu'un crime avait été commis ! Mais bon, une fois encore, cela peut arriver ! (J'aurais dû intituler mon article ainsi !). De toute façon, ce n'était pas si grave ! J'ai horreur de la crème au beurre des bûches pâtissières ! Je pardonnai donc bien volontiers son erreur à ma tante, d'autant qu'ils nous avaient aussi porté une frangipane et un ballotin de chocolats.
Ah oui ! Nous avons voulu goûter un de ces chocolats le lendemain : nous avons très vite vu que le paquet n'était pas neuf et lorsque nous l'avons ouvert, la couleur blanchâtre des chocolats nous prouvait sans détour qu'eux aussi avaient été congelés. Jusque là, rien de si dramatique ! Là où c'est devenu scandaleux, c'est quand Maman a sorti du paquet un chocolat  en forme de pièce de monnaie frappée au nom de mon oncle et à l'enseigne de sa pâtisserie ! Or, il est à la retraite depuis plus de dix ans, mon oncle ! ILS NOUS ONT REFILE DES INVENDUS CONGELES DEPUIS PLUS DE DIX ANS !!!! Ils nous empoisonneront, oui !
Quant à la galette autant vaut-il ne pas en parler car il aurait fallu une scie circulaire pour en venir à bout ! Il va sans dire que nous avons pris un beau fou rire, Maman et moi, d'autant que ce n'est pas la première fois que nous sommes ainsi traités par cette branche de la famille mais avouez franchement que c'est scandaleux ! Autant aurait-il valu qu'ils arrivent les mains vides, au lieu de nous fourguer leur rogatons ! Ce serait mieux passé !

05 décembre 2008

Pour changer un peu du boulot.



J'ai reçu dernièrement un mail de mon amie Sylvie qui m'a fait bien rire : sa fille de cinq ans (qu'elle aime par-dessus tout !) s'était réveillée à l'aube, ronchonnant, pleurnichant, mettant toute la maison en émoi, refusant de se rendormir, éveillant son père bien avant l'heure et collant une migraine d'enfer à sa pauvre mère qui, très contrariée, sur le coup, concluait son mail par "ah, on est bien plus tranquille avec des chats !".

Erreur grave, et c'est ce que je me suis employée à lui répondre.

Plus tranquille avec les chats, quelle plaisanterie !!!! Môssieur Pilou me réveille tous les matins un quart d'heure voire une demi-heure avant la sonnerie du réveil parce qu'il a faim !!! Je me lève pour avoir la paix sinon, il gratte la tapisserie pour être sûr de me faire sortir de mon lit. Parfois, comme ce matin, c'est vraiment râlant parce que les jattes sont pleines (c'est une double jatte avec un côté pour Céleste et un côté pour Pilou et ce qui est très drôle, c'est que chacun a son côté bien défini et s'y tient, non mais ! Tout ça sans qu'on leur ait appris.). Bref, jattes pleines ou pas, Sa Majesté Pilou aime bien me voir lui verser ses croquettes matinales. Il doit s'imaginer que ce qui a été distribué le soir est vieux et que des croquettes fraîches sont plus goûteuses de bon matin !
Mais parfois, je le piège et je fais juste semblant d'en rajouter. L'autre jour, j'ai carrément fait ça avec un paquet neuf que je n'ai même pas ouvert. Non mais faut pas déconner. Les jattes étaient remplies au point que leur contenance formait presque une pyramide : on n'allait pas entamer un paquet neuf parce que le Noiraud a des manies !
En plus, il est marrant parce que, sur ce coup-là, il se fait duper à chaque fois ! Il se jette sur ses croquettes et les dévore alors qu'il ne voulait pas y toucher jusqu'alors ! Exigent mais neuneu !

Mais c'est quand même énervant de se lever pour rien. Après cette séance, je retourne me coucher pour poser mes collyres dans mes yeux et la, Prince Pilou enfin rassasié vient me rejoindre et faire un câlin et plein de ronrons genre "Merci de m'avoir servi mon petit déj'. T'es vachement sympa, comme humaine, finalement !". Mais tout ça dans le noir et sans que personne ne le voie et surtout pas Céleste ! On dirait qu'il a peur d'être pris en flagrant délit de gentillesse.

Céleste, lui, ne bouge pas ou très peu. Il aime bien faire la grasse matinée. Tant que je ne me lève pas, il ne se lève pas. Collé à moi, il en oublierait presque de manger ! Sa manie à lui s'est de se percher sur le lavabo dès que j'entre dans la salle de bain pour recevoir un petit coup de peigne ! J'ai eu le malheur de le coiffer une fois comme ça, pour rire et ça a dû lui plaire ! Depuis, dès que je vais dans la salle de bains, il arrive pour se faire faire une beauté ! Il n'a pourtant pas un poil si long que ça !
Pilou, par contre, n'aime pas du tout être peigné ni brossé. Gare au coup de patte éventuellement griffue !

Et leurs histoires de lait, c'est tout un poëme ! Chez moi, il n'y a que Pilou qui aime le lait. Céleste s'en fiche complètement : me têter les doigts quand je veux écrire (et donc me faire râler !) suffit amplement à son bonheur ! Mais Pilou... ah, il sait le réclamer, son lait ! Il en fait, des roulades à mes pieds et des roucoulades ("Mrrrrrrriw ! Mrrrrrrrrriw !"), à ce moment-là ! Et de temps à autre, devinez ce qu'il fait ! Il me donne un grand coup de tête dans le bras au moment où je lui sers son lait pour en avoir plus, parce qu'il a TRES BIEN COMPRIS que, de cette façon-là, il m'en ferait verser (et même renverser !) davantage dans sa coupelle ! Parfois, le coup de tête est trop fort, il y a du lait partout sur le plan de travail et il ose me regarder avec indignation parce qu'il se retrouve avec les pattes mouillées ! Comme si c'était de ma faute, en prime ! Je devrais peut-être m'excuser, tant qu'on y est ! Sale chat ! Civet potentiel ! Ragoût en sursis !!!!!!!!!! Bien heureux que je te donne du lait : il paraît qu'il ne t'en faut pas ! En plus, la plupart du temps, tu m'en fais trop verser et il finit caillé au fond de la coupelle ! Et vas-y que je fourre mon petit nez noir dans les croquettes ! Et vas-y que je le trempe dans le lait ! Et vas-y que le lait caille et que j'en réclame du frais !!! Quel culot, vraiment ! Ta vie doit être l'aboutissement d'un karma particulièrement satisfaisant aux yeux des divinités qui nous entourent, Pilou ! Et celle de ce feignassou de Céleste aussi !

Bref, tout ça pour dire qu'on n'est pas plus tranquille avec des chats, qu'ils ont autant de manies que les gamins et qu'en plus, ils en ont des différentes !

27 avril 2008

Bridget Jones, au rapport !

Je suis toujours furieusement lancée dans le rangement de mon appartement et en fait, j'ai tellement voulu faire de la place par le vide, hier, que j'ai vraisemblablement jeté des trucs que je voulais garder. Entre autre, mes hebdos télé : l'actuel et celui de la semaine à venir que j'avais reçu hier matin (pour une fois que je le recevais dans les temps, d'ailleurs !), un catalogue pour acheter des fringues, un autre pour acheter des livres, un petit prospectus annonçant les futures manifestations à Castanet... Bah, ce n'est pas la fin du monde ! J'ai autre chose à faire, en ce moment, que regarder la télé, m'acheter des nippes et des bouquins ! C'était un acte manqué, en fait !!!!

Autre solution possible, et même assez vraisemblable, j'ai peut-être mis tout ça à part, pour ne pas le jeter, mais tellement bien rangé que c'est à présent introuvable ! Quand je le dis, qu'un déménagement est, pour moi, un exercice périlleux qui me désorganise complètement ! Pour l'heure, j'ai l'impression que plus je range, plus il y a de bazar ! La situation de mon pauvre nid me fait penser à ce sketch de Coluche dans il disait qu'après avoir mangé un artichaut, il y en avait plus dans l'assiette qu'au moment où on le commençait ! Eh bien, c'est exactement ça : c'est un artichaut fraichement consommé qui me sert d'habitation, maintenant ! Mais je garde quand, paradoxalement, une certaine sérénité, je travaille à mon rythme et, pour l'instant, bien qu'un peu perturbée, je ne panique pas !

J'ai décidé, cependant, de faire quelques petites pointes sur ce blog pendant la journée, histoire de faire rire un peu la galerie avec mes déboires, de me donner du courage, de ne pas me reposer idiot et de me rendre compte de l'avancée des travaux.

En attendant, je vais aller me faire chauffer un petit bout de quiche-Mimi parce qu'avec tout ça, j'ai faim, moi !

25 janvier 2008

Gag matinal.

Ce matin, la journée a commencé très fort car j'ai eu une belle émotion : je me lève, comme d'habitude (et je ne bouscule personne sauf Céleste, qui ne se réveille pas, comme d'habituuuuuuuu-deeee). J'ai un peu la tête dans... oui, enfin, dans le brouillard, quoi. J'avais assez peu dormi, comme toujours, mais très profondément ! A tel point que je ne savais même plus où j'étais quand le réveil a sonné.
Ensuite, comme tous les matins (décidément !), je vais dans la cuisine et, avant de m'occuper de mon propre petit déjeuner, j'ouvre la porte sous l'évier, je prends le paquet de croquettes pour chats, je commence à verser dans la jatte et là... j'entrevois quelque chose d'ovale, noir et assez gros qui tombe du paquet, rebondit sur ma main et atterrit par terre, juste à côté du paquet de croquettes pour chien (j'en ai toujours un en réserve pour quand Myrtille vient). Je regarde par terre et là... je vois que ce qui est tombé BOUGE, COURT, S'AGITE DANS TOUS LES SENS... UNE SOURIS !!!!!!! Une souris que SE GOBERGEAIT DANS LE PAQUET DE CROQUETTES POUR CHATS !!!!!!!!!!!!! Non mais, quelle audace ! Je ne vous explique pas le vieux cri que j'ai poussé ! Mes voisins ont dû se demander ce qui m'arrivait ! Et les chats, qui finissaient leur nuit sur mon lit et qui arrivent, paisiblement dans la cuisine, intrigués et me regardant avec l'air de penser "Mais qu'est-ce qu'elle a, celle-là, à faire tout ce bruit ?".
Entendons-nous bien ! Je n'ai PAS peur des souris ! J'ai déjà tenu des souris domestiques dans ma main et même caressé la tête d'un rat apprivoisé (fort sympathique, d'ailleurs !) ! Mais avoir un petit être vivant, tout noir, tout velu qui vous tombe dessus au moment où vous vous attendez à tout sauf à ça et vous court autour des chevilles alors que vous n'avez même pas encore compris ce que c'est... Je peux dire que, pour le coup, ça m'a réveillée !
Je m'y attendais, pourtant ! Ca fait un moment que le Pilou renifle avec curiosité tout autour de l'évier... J'espère qu'il va la choper sans tarder ! Je ne compte pas trop sur Céleste qui est un chat complètement dénaturé et qui a PEUR des souris !!!!
Enfin, en attendant, ils vont être contents ! Ils ont déjà des croquettes parfumées à la souris !

16 juillet 2007

Je suis bien...

En repensant au message que j'ai écrit hier, je ne peux m'empêcher de rire toute seule. A mon avis, les internautes du monde entier vont être vachement contents d'apprendre que j'ai passé ce 14 juillet à faire le ménage dans mon appartement. Je suis certaine que ça leur manquait, de savoir ça !
C'est un peu l'argument des détracteurs des blogs. Ils pensent que ça ne sert à rien et que les gens n'en ont rien à foutre, de la vie des blogueurs !
Peut-être, mais moi ça m'amuse et ça me défoule, de faire ça ! Et puis bon, ça crée des souvenirs ! Tiens, par exemple : en relisant un vieux message, je me suis rappelée que ma nièce prenait José Bové pour un tueur en série ! Je l'avais oublié, ça ! C'aurait été dommage !
Bon, à part ça, j'ai passé un dimanche peinard, chaud et toujours venteux. Je suis allée au cinéma voir le dernier Harry Potter qui est excellent ! Presque mieux que le livre qui est, parmi toute la série, celui que j'avais le moins aimé, le trouvant lourd, étouffant et éprouvant. Néanmoins, je pense qu'il faut avoir lu le bouquin pour suivre les films sans mal. Beaucoup de choses, largement expliquées dans le livre, ne sont que suggérées dans le film et je me demande si les "profanes" arriveraient à suivre aussi bien. Mais bon ! Qui sait ?
Bref, je me suis bien amusée.
Après, je suis rentrée chez moi, j'ai écrit, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps, zappé vaguement entre des clips et "Les visiteurs" après avoir regardé une aventure de Frère Cadfael (un moine herboriste qui réalise des enquêtes à la Sherlock Holmes en plein Moyen Age... l'ancêtre de la police scientifique et des Experts, en quelque sorte ! Excellent !). Bref, chez moi, c'était soirée thématique médiévale. Une époque qui me fascine peut-être autant que la Préhistoire, d'ailleurs.
Ensuite, j'ai surfé un peu et il est temps que j'aille me coucher !

17 mai 2007

Je mène vraiment un train d'enfer !

Eh voilà ! Encore cinq jours à raconter d'une traite parce que j'aurais manqué de temps ou de courage pour revenir sur ce blog le soir venu ! De quoi vous donner l'envie de baisser les bras et d'en abandonner la rédaction, de guerre lasse ! Mais je n'en ferai rien car il y a encore de quoi dire !
Dès samedi matin, à l'aube, Bridget Lagaffe faisait son grand retour dans mon appartement ! Enfin, pour parler simplement, on va dire que j'ai encore fait des miennes sans le vouloir ! J'avais pourtant fait en sorte que tout aille bien ! Enfin, presque tout ! J'avais programmé mon téléphone portable - qui me sert aussi de réveille-matin - pour qu'il sonne à 4h15 et que sa sonnerie se répète plusieurs fois afin que je ne replonge pas. Mais en fait, alors que je dormais à poings fermés (rêvant qu'une de mes collègues était morte et qu'on le disait aux actualités !) j'ai été réveillée par ma sonnerie d'appel (le refrain de "Relax, take it easy" que je me suis empressée de télécharger dès que j'ai pu !). J'ai pensé un instant que c'était Maman qui m'appelait pour s'assurer que je serais bien réveillée. Elle me l'avait proposé la veille mais j'avais gentiment refusé son offre, ne voulant pas qu'elle se réveille à des heures si indues et pensant que, tout de même, j'allais bien réussir à me réveiller toute seule ! Je décroche donc, amusée de voir qu'elle n'a pas pu s'empêcher de veiller quand même sur le réveil de son poussin et là, comble de l'horreur ! C'est ma collègue qui m'appelle ! Celle qui devait me véhiculer jusqu'à Bordeaux ! Il est six heures moins le quart et elle m'attend en bas de chez moi !
Mais enfin, bon sang de pétard comment une chose pareille est-elle possible ? Le réveil n'a donc pas sonné ? Je l'avais pourtant très bien programmé la veille, je m'en souviens parfaitement ! Etais-je fatiguée au point de ne pas l'avoir entendu sonner à plusieurs reprises ? Je le savais bien, que j'aurais dû me coucher plus tôt !
Bref, pas le temps de réfléchir ! Je saute littéralement dans mon jean, fonce dans la salle de bains, un petit brossage de dents, un aller-retour de gant de toilette sur le museau, un coup de peigne, j'attrape mon sac -heureusement fait la veille ! - et me voilà dehors, à peine peignée, tout juste lavée, pas maquillée et le ventre vide ! Un quart d'heure à peine pour me préparer ! Là, je dois dire que j'ai battu tous mes records !
C'est une fois arrivée dans la voiture que je comprends enfin ce qui s'est passé : j'avais bel et bien activé ma sonnerie de réveil et même fait en sorte qu'elle se répète mais je n'avais pas pensé à désactiver l'option "sauf week-end" ! Et nous étions samedi ! C'est qu'avec tous ces ponts qui se suivent et ces week-ends où je travaille, je ne sais plus quand on est en fin de semaine ou pas, moi !
Bref, le malheur n'est pas bien grand : nous passons chercher une autre collègue (son mari devait être du voyage et ne peut finalement venir... les changements de programmes se suivent et ne se ressemblent pas !) puis nous filons vers Bordeaux.
Ce genre de réunion ne commençant jamais vraiment à l'heure, nous avons été parfaitement dans les temps. L'Assemblée Générale s'est bien passée mais même si les participants avaient tous d'excellentes idées pour le devenir de l'association, personne ne s'est porté volontaire pour intégrer le bureau, ce qui fait que je reste présidente adjointe. Je n'aurais pas été fâchée d'être remplacée ! C'est une activité intéressante mais elle a tendance à rogner un peu sur mon boulot.
Bref, nous avons déjeuné (fort bien !) dans le lycée qui nous accueillait puis nous sommes partis à la découverte de Bordeaux, que je ne connaissais pas et qui est une très belle ville, à l'architecture remarquable quoiqu'un peu chargée pour mon goût. En plus, il y avait de l'animation, c'était la foire, et nous avons eu la chance d'avoir du très beau temps. Nous avons vraiment arpenté la ville dans tous les sens. Je m'en étais toujours fait une image un peu austère mais je me rends compte que je me trompais lourdement. C'est un endroit très beau et bien agréable, mais les loyers doivent coûter très cher !!!
Le soir venu, nous sommes allés dîner dans un restaurant de la ville, encore un petit tour puis ce fut la nuit bienvenue à l'hôtel. J'ai vraiment dormi comme un loir.
Le lendemain matin, nous sommes allés rencontrer des ostréiculteur. Nous avons eu droit à quelques explications sur le métier suivi d'une petite dégustation d'huîtres à 11h du matin (un exercice sympathique pour moi mais pas forcément apprécié par tous !). J'aurais bien aimé voir l'élevage par lui-même, les bassins et tout ça, mais on ne nous l'a pas proposé. Ce ne devait pas être simple.
Un grand tour dans Arcachon avant de passer une fois encore à table (Pfff, pfff ! J'ai l'impression que nous n'avons fait que ça, en fait !). Encore un repas délicieux et de longues conversations entre voisins de table. Nous nous sommes séparés en milieu d'après-midi et sommes tous repartis dans nos régions respectives.
Je suis rentrée chez moi crevée par la route, les réunions, les visites, les agapes... Je me suis mise au lit avec un tilleul et mon hebdo-télé que j'ai consciencieusement parcouru toute la soirée. Il me fallait bien ça pour me remettre de ce week-end agité et pour me préparer à la journée qui arrivait !
Jour de jury de fin d'année, ce lundi-là ! Ce sont toujours des journées éprouvantes pour moi ! Je stresse pour ces stagiaires que j'ai suivis tout au long de l'année comme si c'était mon propre avenir qui se jouait lors de ces journées-là ! Disons que les résultats sont globalement satisfaisants même si je suis un peu surprise par le choix de faire redoubler l'un d'entre eux... qui me paraissait être le meilleur de tous ! Parfois, je me demande si je comprends bien tout à cette formation et si je ne devrais pas changer de dossier ! Je suis rentrée chez moi un peu désabusée. Et en plus, je n'avais pas coupé à un nouveau déjeuner de travail ! Franchement, quelle journée !
Mardi, j'ai encore eu beaucoup de travail. J'ai même failli craquer. Heureusement, une de mes collègues à pris en charge une partie du travail de frappe que m'avait donné JM. J'ai pu me consacrer au compte-rendu de la journée de jurys de la veille. Du coup, j'ai déjà fini ! Record battu, une fois de plus ! Et puis, il y a eu deux réunions dans la même journée pour la préparation du stage en Lettonie. Cette fois, tout est en place. Tout devrait bien se dérouler ! Je me suis vraiment démenée pour ce stage ! J'ai fait des démarches dont je ne savais même pas que j'étais capable de les faire ! Je suis épuisée mais tout de même assez fière de moi, je l'avoue. La seule chose qui me rend assez triste, c'est que l'un des stagiaires prévus dans le groupe ne sera pas du voyage. Ses résultats n'ayant pas satisfait le jury de fin d'année, il doit rester en France pour subir de nouvelles épreuves dans les semaines à venir. Je trouve ça vraiment très dur ! Déception de s'entendre dire que l'année n'a pas été concluante, déception de voir un voyage minutieusement préparé vous passer sous le nez... Je trouve ça bien sévère et ça me fait sincèrement de la peine !
Derniers préparatifs aujourd'hui, puis retour à la maison et préparation des valises ! A 20h30 environ, tout était en place ! Les miracles finissent toujours par arriver !
Maintenant voilà : il ne reste plus qu'à partir. Je ne sais pas comment tout ça va se passer. Je suis à la fois impatiente et un peu angoissée mais comme je l'ai déjà dit, j'ai tout à découvrir au sujet de ce pays donc, quoi qu'il arrive, je retirerai quelque chose de ce voyage. Reste à savoir quoi. Et puis, nous formons un bon groupe, les stagiaires, JM et moi. Je ne sais pas quand je pourrai revenir sur ce blog mais je prendrai sûrement quelques notes et aussi des photos pour tenter de donner de ce séjour en pays balte un résumé aussi exhaustif que possible ! Enfin voilà, c'est demain qu'on lève l'ancre : départ le jour de l'Ascension pour un retour le jour de la Pentecôte ! Il n'y a pas à dire : nous serons en odeur de sainteté durant ce séjour ! Espérons que cela nous portera bonheur.

07 mai 2007

Toujours un moral mitigé

Ce pont du 8 mai commençait pourtant bien : j'avais fait sonner le réveil de bonne heure car je savais que Mika passerait par deux fois sur M6 dans la matinée. On peut bien dire qu'il m'aura fait faire tout et n'importe quoi, celui-là !!!! Me tirer du lit un samedi matin pour le voir !!! Je n'ai jamais fait ça pour personne d'autre ! En plus, l'un de ses passages était une rediffusion ! Et pour voir ladite rediffusion, j'ai dû me payer les pires "artistes" que le paysage musical actuel nous fait subir ! Alors, comme je l'ai écrit ailleurs, si ce n'est pas de la dévotion de fan, ça y ressemble fort ! Mais bon ! J'ai été bien contente de le voir malgré tout !
L'après-midi venu, je suis allée chez le coiffeur. Non que j'avais récupéré ma tête de chien de chasse mais je me disais qu'entre le week-end prochain que je vais passer à Bordeaux avec les anciens du boulot, les jurys de fin d'année et le séjour en Lettonie, je n'allais guère avoir le temps d'y aller avant trois bonnes semaines ! Je n'avais l'intention de faire qu'un petit rafraîchissement de la coupe sans toucher à la couleur qui me paraissait encore convenable mais les coiffeuses (pas folles !) m'ont assuré que d'ici trois semaines, j'allais avoir trop de racines et elles m'ont tout refait. Juste un petit changement dans la couleur : un ton d'auburn plus intense qui me plaît beaucoup.
A côté de moi, il y avait une fille qui était là depuis 11h le matin et qui est partie vers 18h !!!! Presque brune au départ, elle avait décidé de passer au blond platine et les coiffeuses avaient procédé à une décoloration par étapes (brun, châtain, roux, orange, jaune, blond presque blanc...) !!! Franchement, je le préférais pour elle que pour moi ! J'aime bien aller chez le coiffeur de temps à autre mais de là à y passer la journée, tout de même !!!!
Passer au blond platine, je l'avais fait une fois. Cela avait toujours été le rêve de ma vie ! Mais je m'en suis vite lassée : moi qui pensais que mes cheveux ne poussaient pas vite, voilà que je me retrouvais avec d'horribles racines sombres tous les quinze jours ! En plus, les décolorations à répétitions commençaient à me brûler et me donner des démangeaisons pas possibles ! Je suis retournée sans regret à mon bon vieux ton de châtain-roux au bout de quelques mois à peine !!!!
La soirée du samedi s'est écoulée tranquillement. J'ai écrit assez tard et dormi longuement. Levée très tard aussi, j'ai pris un petit déjeuner dînatoire avant d'aller voter, puis, Maman est arrivée, comme prévu après avoir, elle aussi, fait son devoir de citoyenne. Nous avions convenu qu'elle passerait le pont avec moi et qu'elle emmènerait mes chats avec elle par la suite. Avec tout ce que je vais avoir à faire dans les semaines à venir - tous ces déplacement, surtout - je ne pourrai pas bien m'occuper d'eux. Je ne peux pas les laisser seuls dans l'appart' pendant dix jours, tout de même ! Il est clair que si j'avais su que mon métier serait si accaparant et me contraindrait à tant de déplacements, je n'aurais jamais adopté le moindre animal de compagnie ! Je suis seule, je pourrais filer, libre comme l'air, sans demander de compte à qui que ce soit et surtout, sans déranger personne. Or, du coup, le moindre voyage devient toute une expédition ! Mais ils sont là et je les aime ! Pas question pour moi de m'en séparer !
Le soir venu, Maman et moi avons fébrilement attendu le résultat des élections. Je me garderai bien de dire pour qui j'ai voté et ce que j'ai ressenti. Un blog est un journal pas intime du tout et je ne sais pas jusqu'à quel point on peut y exprimer ses points de vue. Ce que je peux dire, c'est que jamais je n'avais vécu des élections présidentielles de manière aussi intense. Si, peut-être il y a cinq ans mais je crois que cette fois, c'était encore plus fort car je n'ai pu, au bout du compte me retenir de pleurer devant mon écran. A mes lecteurs, s'ils me comprennent, de décider s'il s'agissait de larmes de joie ou de désarroi.
Ce lundi, le temps était affreux : gris et couvert, à l'image de mon moral. En plus, c'était vraiment n'importe quoi, cette journée ! L'entreprise de plomberie à qui j'avais signalé un problème de mélangeur sur l'évier de ma cuisine et qui avait procédé à de sommaires réparations m'a appelée à midi, alors que je n'avais rien demandé d'autre, pour me dire que quelqu'un de chez eux passerait pour changer la robinetterie. Bon : ça tombait plutôt bien que je fasse le pont, on ne bouge pas de l'après-midi, on attend, je n'ose rien entreprendre mais personne n'arrive ! On appelle l'entreprise et ils nous répondent avec la plus grande candeur du monde que non, finalement, leur employé ne pourra venir que mercredi parce qu'ils n'avaient pas le matériel ! C'est vraiment n'importe quoi ! Ce sont eux qui m'appellent et qui me coincent chez moi tout un après-midi pour me dire, au final, qu'ils ne peuvent pas venir !!! S'ils boivent, il faut le dire ! Je leur paie une bouteille et on n'en parle plus !!!! Heureusement qu'il ne faisait pas beau et que nous n'avons pas perdu grand-chose à rester ainsi enfermées !
Heureusement aussi que Maman sera là, mercredi, pour accueillir ce fichu plombier ! Elle devait rentrer ce 8 mai pour pouvoir véhiculer mes neveux afin qu'ils puissent pratiquer leurs activités extrascolaires respectives mais finalement, ils ont école pour pouvoir rattraper un peu tous ces ponts. Donc, finalement, elle n'est plus obligée de repartir si tôt et va passer encore quelque temps avec moi, pour son plus grand plaisir et pour le mien aussi. C'est que nous allons rester un bon moment sans nous voir, par la suite !

17 avril 2007

Calme retour au plat quotidien.

Eh bien voilà : les choses ont repris leur rythme habituel et se sont gentiment remises en place. Je suis retournée au boulot hier et tout s'est plutôt bien passé sauf que l'on nous a coupé le chauffage alors, comme le printemps tarde encore un petit peu à venir, on s'est caillé dans les bureaux. J'ai donné à tout le monde des nouvelles de ma santé et puis, le soir venu, JM m'a invitée à dîner chez lui. Il avait invité sa mère pour la semaine et tenait à me la présenter. Il s'avère que c'est une dame tout à fait charmante avec laquelle le contact est très bien passé.
Le repas était excellent mais, bien sûr, un peu trop copieux par rapport à ce que j'ai l'habitude de manger le soir. Le clou de la soirée était sans doute le moment où JM a voulu nous servir en guise de digestif ce qu'il croyait être de la liqueur de cassis et qui s'avérait être, en vérité... du vinaigre qu'il avait rangé au mauvais endroit au cours de son emménagement ! Ah, nous avons bien ri avec ça, d'autant qu'il en a bu une gorgée, le malheureux ! Serait-il encore plus gaffeur que moi ?
Il m'a ramenée à l'appart assez tôt et je n'ai pas pu faire grand chose étant donné qu'il y avait soudain de l'orage. Je déteste pianoter sur mon ordinateur, prendre une douche ou regarder la télé quand il fait orage ! Je débranche tout et je me mets au lit. Une mesure de prudence que j'ai hérité du temps où nous habitions la maison de mon enfance située sur un plateau calcaire lotois particulièrement exposé à ce genre de manifestations météorologique. Je me rappelle un été où notre maison s'est retrouvée à la croisée de quatre orages qui arrivaient chacun d'un point cardinal ! C'était virulent et fascinant en même temps ! Le ciel était presque verdâtre, ce soir-là ! Et il paraît que, lorsque j'étais toute petite, j'ai vu tomber la foudre et j'en ai conçu une telle frayeur que j'en ai fait une accélération cardiaque qui a perduré plusieurs jours ! Je serais même devenue momentanément bègue, à la suite de ça, ce dont je ne garde aucun souvenir !
Curieusement, je n'ai pas peur de l'orage, aujourd'hui. J'en avais vraiment la trouille quand j'étais gamine mais je crois avoir épuisé mon "capital peur" comme d'autres épuisent leur "capital soleil". A présent, les orages me fascinent. Je trouve les éclairs violets parfaitement magnifiques et il y a alors quelque chose de très euphorisant dans l'air ! J'ai même un disque avec l'enregistrement d'un orage. Je me le passe de temps en temps, surtout pour écrire. Je suis un peu barjo ! J'ai même des disques avec des chants de grillons, de cigales, de chouettes, de loups, de baleines, des bruits de la forêt, de la mer... Au plus fort de l'hiver, il n'est pas rare que je me passe le disque des cigales, que j'allume l'halogène, que je balance dans l'air un peu de parfum bien fleuri et je me recrée mon petit été personnel, rien qu'à moi !
Bon, mais il semblerait que je m'éloigne du sujet, ce qui est, avouons-le, ma spécialité.
Donc, avec ce fichu orage, je me suis couchée de bonne heure et endormie assez vite. Tout ça, c'est bien joli mais si je m'endors trop tôt, je me réveille à 5h ! Décidément, il ne doit pas me falloir tant d'heures de sommeil que ça ! Donc, je me suis mis mes collyres pour les yeux et presque aussitôt rendormie mais j'ai fait un de ces cauchemars ! J'ai rêvé que je blessais mortellement mon plus jeune chat en faisant accidentellement tomber la cagette dans laquelle je le transportais ! C'était horrible, gore et effroyablement réaliste. J'espère que ça ne sera pas prémonitoire mais ça m'a perturbée toute la journée.
Journée qui s'est passé sans heurt particulier, d'ailleurs (dans mon bureau, du moins, car il paraît qu'il y a eu des réunions houleuses dans d'autres services !). Avec une collègue, nous avions convenu d'aller au cinéma mais elle a eu un contretemps, ce qui fait que je suis rentrée chez moi plus tôt que prévu.
Plutôt appréciable car je vais être pas mal occupée dans les jours qui viennent : demain, reprise de l'atelier de chant, jeudi, concert de Renaud avec JM (ce n'est pas mon chanteur préféré mais bon, ça lui faisait plaisir !) et vendredi, retour dans le Lot où je ne me suis plus rendue depuis près d'un mois. JM reviendra me chercher assez tôt pour que je puisse aller voter. Je me demande ce que ça va donner, ces élections présidentielles ! J'espère que ce sera moins rude que la dernière fois !

03 avril 2007

Trois journées agréables.

Dimanche, nous avons reçu la visite de mon plus jeune frère Michel et de son plus jeune fiston, Alexandre. Ils devaient se rendre à un match de foot et au préalable, ils sont passés nous voir. Nous avons mangé au restau chinois qui se trouve face à mon lieu de travail. Le repas a été très agréable, délicieux et nous avons bien ri. Par contre, j'ai appris par la suite que les deux passionnés de foot étaient arrivés en retard au stade car ils ont eu du mal à se garer à cause du bazar suscité par la foire de Toulouse. En plus, leur équipe préférée a perdu ! Le petit était, paraît-il, vraiment déçu !
Maman et moi avons fait, par contre, un très grand tour avec notre chienne. Il faisait plutôt doux mais un fort vent s'est levé, qui a perduré toute la nuit et le lundi suivant. J'aime beaucoup marcher dans le vent tiède. Et me lover, la nuit venue, dans mon lit bien douillet tandis que le vent se déchaîne au-dehors ! Ici, on peut dire que je suis servie ! Ce sont vraiment "Les Hauts de Hurlevent" ! J'avais presque l'impression que mon immeuble allait se détacher du sol et se mettre à voguer, comme un immense navire, sur les flots déchaînés de mon imagination ! (Oui, je sais ! Je peux être lyrique, par moments !).
Ce lundi, justement, rien de bien renversant ne s'est produit. C'est la période des vacances alors, il y a relativement peu de monde dans l'école donc ceux qui sont là travaillent vite et bien sans être dérangés. J'ai vraiment avancé sur bon nombre de trucs, notamment des tas de petits travaux qui restaient à la traîne. Je suis contente.
En plus, on travaille tellement bien que l'on peut s'accorder des moments de repos et au cours d'une pause-thé, l'après-midi, j'ai pu constater que ma mésaventure de jeudi dernier est parvenue aux oreilles des collègues qui n'avaient rien vu, en dépit des efforts de certains pour tenter de garder cette histoire secrète. D'ailleurs, l'une d'entre elle n'était pas très contente de voir cette histoire lamentable étalée au grand jour mais c'était plutôt gentil car en fait, elle voulait me préserver des moqueries des autres mais ce n'est pas si grave. J'ai choisi d'assumer totalement mes égarements de la semaine dernière. Pas d'en être fière pour autant mais d'en parler honnêtement, d'admettre mes erreurs et même, pourquoi pas, d'en rire ! Je crois que si je niais l'existence de cette histoire, si je me fâchais ou me vexais en entendant les autres en parler, c'est là que je passerais vraiment pour une idiote ! Il y a des moments, dans la vie, où il faut savoir se regarder en face ! En tout cas, maintenant, je comprends tout le sens de l'expression "se mettre minable". C'est quand même un peu comme ça que je me sens en y repensant !
Mardi, journée plus calme. Le monde à l'envers, surtout ! J'étais opérationnelle le matin mais pas du tout motivée l'après-midi. Il faut dire que nous étions sorties entre filles pour aller déjeuner dehors. C'est un truc que nous faisons régulièrement quand nous travaillons pendant les périodes de vacances. Toutes celles qui sont là sortent déjeuner ensemble dans le courant de la semaine. Cette fois-ci, je vous rassure, seulement de l'eau a été servie à table. Il n'empêche que j'ai quand même fait abondamment rire mes collègues !
Mais moi aussi ! J'ai coutume de dire que si Gaston Lagaffe et Bridget Jones avaient eu un enfant, ç'aurait été moi, mais ce n'est pas faux ! Il m'en est encore arrivé une marrante aujourd'hui ! Figurez-vous que l'autre jour, j'ai fait une lessive et en récupérant mon linge, je me suis aperçue qu'une de mes chaussettes avait disparu. J'ai bien du refaire deux cents fois le chemin (très court !)de ma chambre à ma salle de bains, passé la main dans le tambour de la machine à laver, dans celui du sèche-linge... RIEN ! Volatilisée ! Je me suis donc résignée à ne plus chercher cette fichue chaussette, me disant bien qu'elle finirait par reparaître au moment où je ne la chercherais plus... Et j'ai eu mille fois raison ! Il s'avère que j'avais lavé un anorak ce même jour et que, le printemps ne se décidant toujours pas à arriver, j'avais décidé de le remettre aujourd'hui ! Et cette chaussette idiote n'avait rien trouvé de mieux que s'accrocher dans les bandes velcro qui maintiennent ma capuche en place ! Et si au moins je m'en étais aperçue ce matin avant de partir ! Mais non ! Il a fallu que je m'en rende compte à midi au moment de partir au restau ! Ce qui implique que j'ai pris le bus ce matin avec une chaussette dans le cou ! Heureusement qu'elle était dissimulée sous la capuche mais est-ce bien une raison ? Ca me fait penser qu'il faudra que je la sorte de mon sac à main où je l'ai rangée ! J'ai raconté cette histoire à mes collègues qui étaient véritablement pliées de rire, surtout quand je leur ai montré l'objet du délit pour prouver la véracité de mes dires !!!!
Après ça, je me plains que les gens rigolent dès que j'ouvre la bouche mais moi aussi, je suis quand même un sacré numéro !
C'est comme cette fois où j'avais allumé une bougie décorée avec des grains de café. Les grains en question s'étaient enflammés et ma bougie cramait avec une telle vigueur que je n'ai rien trouvé de mieux que la mettre dans l'évier. Et là, pensez-vous que j'aurais eu l'idée d'ouvrir le robinet afin de noyer la catastrophe ? Que nenni ! J'ai regardé flamber la chose, fascinée par la lueur des flammes et l'odeur du café grillé qui se répandait dans ma cuisine. Résultat ? La cire fondue s'est écoulée dans mon évier et a complètement obstrué le siphon ! Et bien sûr, c'est arrivé un soir ! Je me suis donc retrouvée en train de démonter mon siphon et gratter la cire à nouveau durcie avec un petit couteau jusqu'à deux heures du matin en me maudissant dans tous les idiomes que je connaissais ! En plus, je devais prendre le train de bonne heure le lendemain pour partir chez Gus ! Elle non plus n'avait pas pleuré de mes exploits !
Passons enfin à des choses plus sérieuses : après le travail, je suis allée au cinéma avec deux collègues voir un film qui s'appelle "La tête de Maman". D'ordinaire, je ne suis pas très branchée cinéma français, mais il se trouve que j'ai eu la chance de rencontrer Carine Tardieu, la réalisatrice de ce film, dans le cadre de mon travail. Elle avait réalisé un court-métrage sur la thématique de la maladie et du regard des autres, un joli petit film intitulé "L'Aîné de mes soucis" qui a en général beaucoup de succès auprès du public. J'ai retrouvé dans son film la même ambiance douce-amère, le même regard pertinent sur l'adolescence, le même mélange de fraîcheur et de mélancolie, les mêmes images oniriques. J'ai même repéré un plan très court que le film et le court-métrage ont en commun. Il faut dire que les thèmes sont sensiblement les mêmes. Les acteurs y sont d'ailleurs impeccables et j'ai finalement beaucoup aimé, même si l'ensemble était quand même un peu sombre.
Avec tout ça, je suis rentrée plutôt tard mais je suis contente de mon début de semaine.

19 mars 2007

Un week-end agité.

Quand je le disais, qu'avoir des chats pouvait être pire qu'avoir des enfants ! Le voyage de retour dans le Lot a été loin d'être de tout repos ! Ma mère est donc venue nous chercher, les chats et moi, et à cause des travaux dans ma rue, nous avons dû faire un détour et prendre le périphérique.
Là, nous sommes tombées sur un bouchon de près de deux kilomètres et n'avons pas arrêté, pendant une bonne demi-heure, d'avancer et de nous arrêter presque aussitôt ! C'est plus que n'en pouvait supporter l'estomac d'un de mes deux pauvres greffiers ! Il n'a rien trouvé de mieux à faire que vomir abondamment dans sa cage alors que nous étions à peine parties ! Je ne vous raconte pas l'odeur dans la voiture ! Et lui, le pauvre, était tout malheureux, ainsi coincé dans ses régurgitations ! C'est que c'est propre, normalement, un chat ! Donc, direction l'autoroute et arrêt sur la première ère.
Là, nous nous sommes pris un fou  rire, ma mère et moi, parce que ce n'était pas une mince affaire que de sortir le chat de sa cage répugnante, puis de sortir ladite cage de la voiture en faisant en sorte que le minet ne s'évade pas sur l'autoroute ! Notre gymnastique a d'ailleurs fait un heureux : un type qui nous regardait depuis son 4x4 garé non loin de nous et qui nous a longuement observées, parfaitement hilare, sans nous proposer le moins du monde de nous aider, bien sûr ! Je suis prête à parier qu'il a parlé de nous une fois rentré chez lui, ricanant et faisant bien ricaner les siens aussi !
Bref, au bout de moult contorsions, nous sommes parvenues à maîtriser la chose et à la nettoyer sommairement. Bien sûr, d'habitude, nous avons toujours du papier essuie-tout ou quelque vieille serviette dans la voiture mais là, ce ne fut pas le cas. Donc, Maman a nettoyé la caisse comme elle a pu mais pour y faire retourner le Pilou dedans... bernique !
On l'a donc laissé dans le coffre de la voiture, derrière la banquette arrière, mais il n'arrêtait pas d'y aller et venir tristement en miaulant lamentablement et en essayant de se faufiler dans l'habitacle de la voiture où il aurait sans doute mis une belle pagaille s'il avait réussi à s'y rendre. J'étais donc passée sur le siège arrière et pendant tout le voyage, j'ai dû faire mon possible pour qu'il reste à sa place mais un chat n'est pas un chien et pour le faire écouter, bonjour !
Jamais le voyage de la Haute Garonne jusqu'au Lot ne m'a paru aussi long. A cet instant précis, je me suis franchement demandé ce qu'il m'avait pris d'adopter ces deux greffiers et je me disais sincèrement que je n'en reprendrais plus jamais ! Encore que l'autre a été très mignon : on ne l'a pas entendu une fois !
Le lendemain, nous avons mené tout ce petit monde chez le véto pour les rappels de vaccins. Les chats vont bien mais j'ai quand même reçu un avertissement : ils sont trop gros ! Céleste présente un petit excédent de poids et Pilou serait carrément obèse.
Gros, nous ?
Je n'ai pourtant pas l'impression de les suralimenter tant que ça ! L'ennui, surtout, c'est que ce sont des chats d'appartement qui ne sortent jamais ! J'aurais bien trop peur de les laisser aller dehors ! J'ai bien été trop malheureuse quand j'ai perdu mon petit Figaro, heurté par une voiture dans laquelle se trouvait - comble de malheur ! - un de mes frères ! Il était adorable, ce chat ! Je peux dire que je l'ai abondamment pleuré et qu'à sa mort, je n'en voulais absolument plus d'autre ! La vie s'est chargée de me faire changer d'avis.
Figaro (Fifi)

Enfin, bref : l'objectif est de faire tomber mes petits fauves à cinq kilos chacun. Céleste les dépasse d'une livre mais Pilou culmine à près de huit kilos ! Redoutable !!! Pas étonnant qu'il vomisse en voiture, du coup !
Donc, au régime, comme leur maîtresse, les mimis !
Une dernière anecdote, concernant ce week-end : nous avons eu quelques émotions samedi après-midi. Alors que je promenais tranquillement ma chienne en compagnie de Maman, cette dernière s'est aperçue qu'un conteneur d'ordures recyclables était en train de brûler. Le temps que nous appelions les pompiers, quelqu'un s'est aperçu qu'une petite maison isolée et heureusement vide était également en train de flamber. Les feux ont été rapidement circonscrits mais leur origine criminelle ne fait aucun doute ! Ah ben, c'est du joli ! Si on se met à faire brûler les poubelles et les baraques dans des petits bleds lotois où rien n'arrive jamais, où allons-nous ? On est pourtant loin de la banlieue et de ses tensions ! Il y en a qui se distraient bizarrement, tout de même !
Heureusement, le dimanche a été plus calme, mais froid et humide. On dirait que l'hiver revient en force ! La semaine qui nous attend ne devrait pas être terrible, d'un point de vue météo. Espérons que, par d'autres aspects, elle sera agréable.

24 février 2007

Bon, ça va mieux !

Mais je le savais, que j'allais mal dormir, contrariée comme je l'étais hier soir !
En fait, ce n'est pas vraiment que j'aie eu du mal à trouver le sommeil, mais j'ai dormi totalement crispée et contractée, comme je sais si bien le faire quand quelque chose ne me convient pas ! Résultat, je me suis réveillée avec un mal de tête carabiné que j'ai gardé jusqu'au milieu de l'après-midi.
C'est terrible de se mettre dans des états pareils pour des soucis matériels mais que voulez-vous, je suis comme ça ! J'aime que tout aille bien ! Et encore ! Je me suis arrangée avec le temps (si, c'est possible !) : je ne m'énerve plus comme je pouvais le faire avant. Du moins, j'intériorise bien davantage. Je ne sais pas si c'est mieux pour autant ! Parce que, dans l'après-midi, j'étais épuisée par ma migraine et j'aurais bien volontiers dormi au lieu de rester au bureau un vendredi après-midi en période de vacances scolaires ! Tout au moins, j'aurais été mieux dehors, à prendre l'air, parce qu'il faisait vachement beau. J'étais censée remplacer la standardiste qui était absente, (la veinarde !) mais les deux seuls appels que j'ai reçus m'étaient destinés et adressés par Gus.
Cette dernière m'a d'ailleurs rappelée le soir venu, une fois que je suis rentrée chez moi, histoire de me donner quelques conseils pour venir à bout de mon souci informatique. Et une fois encore, grâce à ses suggestions avisées, j'ai pu récupérer une bécane parfaitement fonctionnelle !
Et encore, on ne s'en est pas aperçues tout de suite parce que la veille, après avoir tout vérifié, j'avais fait un mauvais branchement, confondant une prise de sortie verte avec une bleue. Ce sont deux couleurs que j'aime mais que j'ai tendance à confondre, selon la nuance. Il n'y avait pas que ça qui clochait mais ça en faisait tout de même partie.
Voilà ce que l'on appelle les joies d'être miro ! C'est parfois pénible mais parfois gaguesque ! Cela m'a souvent conduite à faire des gaffes somme toute assez marrantes ! Je me rappelle notamment une fois où nous nous étions rendus en famille à la Forêt des Singes près de Rocamadour. J'ai beau mal y voir, je suis assez vicelarde pour m'être acheté un caméscope et ce jour-là, croyant filmer un singe embusqué dans de hautes herbes, j'ai filmé pendant de longues secondes... une souche de bois ! Évidement, quand nous avons passé le film de notre excursion, le soir venu, ce long plan incongru m'a valu de me faire chambrer un bon moment par mon plus jeune frère qui, me connaissant par cœur, avait très bien compris les raisons de cette erreur ! On en a ri un bon moment et j'avoue que rien que d'y repenser, je ricane toute seule en l'écrivant.
Mes problèmes de vue, je les assume parfaitement bien et je suis très zen avec. D'autant qu'avec tous les progrès que fait la médecine en ce moment, je suis presque certaine qu'ils s'arrangeront un jour. Le seul truc qui m'embête, c'est que l'un des nombreux troubles dont je souffre m'astreint à un traitement quotidien totalement incompatible avec une grossesse. Moi qui ai si longtemps rêvé d'être mère de famille, j'ai dû me résoudre à faire une croix sur cette idée. Heureusement que ma vie sentimentale aura été plus que calme et que, du coup, la question n'a jamais été à l'ordre du jour ! Tout de même, j'avais toujours gardé quelque espoir d'être maman un jour mais finalement, entre mon célibat persistant, l'approche de la quarantaine et mes problèmes de santé, j'ai fini par apprivoiser l'idée que mon vœu le plus cher ne se réaliserait jamais.
C'est un peu bizarre de se dire qu'on sera une branche sans ramification dans l'arbre généalogique mais maintenant, je suis tranquille avec ça. On peut en parler sans que je craque et je peux croiser une femme enceinte sans avoir envie de pleurer.
Mais je digresse ! Je me suis trouvé bien d'autres compensations et plaisirs dans la vie. Le plaisir d'écouter de la bonne musique, en particulier. J'admire vraiment les musiciens. Je ne sais pas d'où leur vient leur inspiration. Je peux me lancer dans la narration d'histoires plus impensables les unes que les autres sur des pages, des pages et des pages, mais inventer un air de musique, ça, j'en suis complètement incapable !
Justement, ce soir, il y avait à la télé une émission musicale dont l'un des invités n'était autre que... Mika !!!! Je sais, je n'arrête pas de parler de lui en ce moment et ne suis pas à l'abri de lasser mes courageux lecteurs mais c'est véritablement l'un des plus énormes coups de cœur que j'aie jamais eus. Sa participation à l'émission a été plus qu'enchanteresse ! Curieusement, je ne l'avais jamais vu à l’œuvre, ce petit. Je l'avais vu parler sur Canal Plus, j'avais aperçu un de ses clips, entendu ses chansons sur disque mais jamais je ne l'avais vu sur scène. Eh bien je dois dire que ce fut un véritable bonheur : ce garçon est véritablement habité par sa musique. On ne peut pas dire qu'il ait le sens du rythme : il EST le rythme à lui tout seul ! Il vit à fond ce qu'il fait ! Et quelle voix de pur cristal ! Un artiste complet mais aussi une personne humaine particulièrement attachante, drôle, modeste, amusante, inspirée... et aussi agréable à regarder qu'à entendre, ce qui n'est pas nécessaire mais ne gâche rien, soyons honnêtes. Bref, j'ai beau chercher, il n'y a, pour l'instant, absolument rien à redire à son sujet. Plus je le découvre et plus je l'apprécie.
Et d'ailleurs, ma mère, que je n'arrête pas de bassiner avec ce pauvre garçon, a regardé aussi l'émission pour se tenir au courant de ce qui intéresse tant sa fille (elle est géniale, elle a toujours fait ça !!!) et s'est ensuite empressée de m'appeler pour me dire qu'elle avait été, elle aussi, totalement conquise par ce personnage hors du commun ! Et ma mère, contrairement à moi, c'est une musicienne, même si elle ne pratique plus du tout !
Ci-dessous, quelques images du p'tit gars en pleine action, je n'y résiste pas :

Bref, une journée qui s'achève bien mieux qu'elle n'avait commencé. Il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions.

12 février 2007

Déjà lundi matin !!!!

Me voilà de retour d'un petit week-end dans le Lot plutôt sympa mais bon, trop court ! J'ai à peine le temps de poser ma valise qu'il faut déjà la récupérer ! Il faut dire que nous ne sommes pas restés totalement inactifs : vendredi soir, repas de famille avec mon frère aîné, sa femme, ses deux filles et ma mère. On a parlé des élections qui approchent à grand pas et pour une fois, j'ai pu prendre part à une discussion politique qui ne se transformait pas en discussion houleuse. Il faut dire qu'on tombe tous à peu près d'accord. Il y a juste ma nièce Magalie qui nous a fait mourir de rire : elle a un très grave souci de santé qui joue un peu sur son mental, et je ne sais pas trop ce qu'elle a vu ou compris, mais elle est persuadée que José Bové est un serial-killer "qui a fait du mal à sa femme et chez qui on a trouvé des filles mortes".... Euh, je ne sais pas trop avec qui elle le confond (les détraqués de ce genre commencent à être de plus en plus nombreux !) mais ce qui est sûr, c'est qu'elle se trompe !!! Seulement voilà : pas moyen de l'en faire démordre ! Ah, on a bien ri avec ça !
Après, on est parti à un loto juste à côté de chez ma mère et bien entendu, je n'ai rien gagné ! Mon frère et ma belle-soeur ne sont pas venus pour rien, par contre : ils ont emporté une friteuse, une imprimante laser, quelques bouteilles et autres billevesées qui leur ont bien remboursé l'entrée.
Samedi matin : grasse matinée obligatoire, sinon, effondrement assuré !
Samedi après-midi : nous sommes parties avec ma mère chercher mes places de train pour aller à Paris et tenter, surtout, de mettre la main sur l'album de Mika que je n'avais pas encore eu le temps d'aller chercher. Eh bien, vous le croirez ? Cet album est juste INTROUVABLE à Cahors ! A l'espace culturel, ils m'ont dit qu'ils les avaient tous vendus en un seul jour (tant mieux pour le p'tit gars s'il remporte le succès qu'il mérite, mais plutôt frustrant pour moi !!!) et dans les deux autres magasins, les préposés au rayon "Disques" étant en vacances, les stocks n'avaient pas été renouvelés ou bien les arrivages pas encore répertoriés et donc pas encore mis à la vente ! Ah, amère déception ! Mais ce qui m'a surtout énervée, dans cette histoire, c'est de voir ce que Cahors est devenu ! Avant, il y avait des magasins de disques sympas en centre-ville, on pouvait discuter avec les vendeurs, on était connu pour ses préférences et le moins que l'on puisse dire est que j'y passais ma vie ! Maintenant, il n'y a plus que des grandes surfaces en périphérie de la ville et l'on n'y trouve rien ! Pas même un contact humain avec le commerçant ! Grrrrr !
Sur le chemin du retour, nous avons fait un arrêt chez mon autre frère afin que je puisse embrasser mes neveux que je n'avais pas vus depuis les vacances de Noël. Mon frangin m'a montré un site sympa sur lequel on peut écouter de la musique. On est reparti dans le bon vieux hard de notre adolescence et j'ai bien cru remonter le temps et retrouver cette époque bénie où nous vivions encore dans la maison de notre enfance et où, à peine le repas avalé, nous filions dans la chambre d'en bas, faire tourner en boucle nos bons vieux vinyles. C'était quand même le bon temps même si les vies que nous avons construites, chacun de notre côté, nous conviennent. Ces vies, quand même, se sont chargées de nous séparer et, samedi soir, c'était comme si ces bons vieux morceaux qui nous avaient fait vibrer tant d'années plus tôt se chargeaient soudain de ressusciter quelque chose de précieux que nous pensions perdu et qui n'était qu'endormi.
Retour au bercail et soirée télé puis de nouveau grasse matinée et un dimanche qui s'étire paresseusement. JM est venu me chercher et m'a ramenée chez moi où tout allait bien. J'ai passé la soirée entre télé et Internet et voilà, c'est déjà l'heure. Une nouvelle semaine commence. Une semaine intense puisqu'elle verra mon départ à Paris et l'opération de Gus. Pas de raison que ça se passe mal.

04 février 2007

Dimanche dans mon nid

Aujourd'hui, j'ai fait pas mal de ménage et de la cuisine d'avance pour la semaine au point de m'en couper l'appétit. J'étais bien contente de pouvoir enfin m'installer devant mon ordinateur mais je dois avouer que j'en ai un peu marre de recevoir des pubs sur ce blog en guise de commentaires ! Je crois tomber sur des avis intéressants et c'est juste de la publicité ! GRRRR !
Ce soir, après cette riche journée, j'ai regardé pour la deux-mille-trois-cent-cinquante-quatrième fois au moins "Le Journal de Bridget Jones". J'avais hésité avec "Ali", que je n'avais pas encore vu mais j'ai quand même choisi de rire un peu avec cette anti-héroïne que j'aime beaucoup et dans laquelle je me retrouve grandement, même si j'ai la prétention d'être quand même un peu moins inculte et surtout, de picoler beaucoup moins !!! Mais pour le côté gaffeur, c'est tout à fait ça !
Tiens, mardi soir, par exemple ! Je rentrais du boulot avec une collègue et là, ma nièce m'appelle sur mon portable pour me demander où je suis. Je lui réponds que je suis sur la route et elle me dit "on arrive". Or moi, j'ai une tournure d'esprit bizarre qui fait que, pour moi "on arrive" ne veut pas dire "on est dans la cour /on rentre dans le garage/on monte l'escalier/on est devant la porte" (rayer la mention inutile !) ! Pour moi, ça veut également dire "on est sur la route" ! Donc j'arrive dans ma cour et, comme je n'avais pas les clés, j'ai attendu pendant une demi-heure dans le froid que mon frère et ma nièce "achèvent d'arriver", sans me douter une seule seconde qu'ils étaient déjà dans l'appartement, en train de m'attendre, qu'il me suffisait de sonner pour qu'on m'ouvre et que je me retrouve enfin au chaud ! Il a fallu que mon frère m'appelle et que s'ensuive une conversation surréaliste à la Devos ("Mais qu'est-ce que tu fais ?", "Eh bien, je vous attends !", "Mais non, c'est plutôt nous qui t'attendons !", "Mais où êtes-vous ?", "Et toi ? T'es où ?", "Ben, à la maison !", "Comment ça, à la maison ? On y est, à la maison !") pour que je me décide enfin à lever la tête et que je remarque que les lumières de mon salon étaient allumées ! J'ai poireauté dans la cour par un temps de chien pour rien ! Je suis vraiment naze, par moments ! En tout cas, on a bien ri, avec ça mais je n'ai pas fini de me faire charrier !

12 décembre 2006

Des nouvelles de ma chaudière... et du reste.

Bon, finalement, je n'ai pas réussi à tout résoudre toute seule ! Dès vendredi, les problèmes de chaudière se sont aggravés ! Alors que je recevais la visite de ma mère, ce fichu engin s'est mis à fuir plus que jamais ! De l'eau noirâtre, en plus ! L'horreur ! Bien sûr, mon chauffagiste attitré n'était plus là (de toute façon, les pannes et les problèmes de santé, c'est toujours un dimanche, un week-end ou un jour férié que ça m'arrive !) alors, nous avons dû faire appel à ma plus proche voisine et accessoirement mère de mon proprio pour qu'elle nous aiguille sur un plombier digne de confiance.
Or, cette dame est une brave femme mais dotée d'un naturel effroyablement curieux ! Quand j'habitais au rez-de-chaussée, il n'était pas rare qu'elle vienne me voir ou que je la découvre derrière mes fenêtres en train de me regarder ! Un jour, j'ai même poussé un cri de terreur tant elle m'avait surprise ! Ce n'est pas une femme bien grande et justement, on aurait dit que sa tête était posée sur le rebord de ma fenêtre !!! Je me rappellerai longtemps le bond en arrière que j'ai fait !
Bref tout ça pour dire que depuis que j'ai déménagé pour prendre l'un des deux appartements de l'étage, plus spacieux, cette bonne dame s'ennuie car elle ne peut plus me regarder vivre ! Le pire, c'est qu'elle me l'a dit en ces termes ! Elle a même ajouté que tout ce qu'elle voyait de moi, à présent, c'était quand j'ouvrais mes fenêtres de chambre et qu'elle pouvait donc savoir quand je "piquais un roupillon" ou pas ! Je la cite toujours ! Et je m'égare encore !
Elle est donc venue sur les lieux, constater l'étendue de mes ennuis (et accessoirement visiter chaque pièce sous prétexte d'aller cajoler mes chats !) et nous a aussi donné l'adresse d'un plombier qui n'a pas pu venir le soir même mais nous a donné quelques conseils pour tenir jusqu'au lendemain. Nous avons donc passé la nuit avec un seau d'eau sous la chaudière histoire d'éviter de nouvelles catastrophes. Agréable, le bruit des gouttes d'eau qui tombent toute la nuit !!!
Le brave homme est venu le lendemain mais n'a pu faire que le strict minimum parce qu'il n'avait pas les pièces adéquates, en outre, mon proprio est en contrat avec un autre chauffagiste. Donc, je vous passe les détails à la "Je viens mais je n'ai pas toutes les pièces, je reviens demain matin, ah non ! Demain après-midi, plutôt !" mais ma situation n'a pu être solutionnée qu'aujourd'hui : on est venu me changer une soupape et un tuyau dans la machine et, pour l'instant, plus d'inondation et plus de bruit de château hanté quand on prend de l'eau chaude ! Ah, si ! J'oubliais ! J'ai quand même flingué le micro-onde qui s'est, lui aussi, retrouvé plein d'eau ! C'est sûrement lui, plus que la multiprise, qui a généré le court-circuit de l'autre jour ! Bon, ce n'est pas que je m'en servais beaucoup mais c'est souvent utile, ces machines-là, et puis bon ! Je n'ai pas fait une affaire, avec tout ça !
Et encore, quand je m'accuse de tous ces soucis, j'exagère car la faute incomberait principalement aux fameux travaux en extérieur dont j'ai parlé précédemment ! Trop de coupures d'eau et le tremblement incessant des fondations ne seraient pas étrangers à tous ces dysfonctionnements ! Vivement que ça finisse, tout ce bazar !
En tout cas, heureusement que ma mère est restée chez moi pendant tout ce temps ! C'est que je travaille, moi ! Je ne pouvais pas rester là à attendre les réparations !
Ce week-end, on est quand même sorties et on a procédé à quelques achats de Noël mais pas autant qu'on l'aurait voulu. Je passe par des phases alternatives d'angoisse parce que je ne sais pas quoi offrir aux miens et d'euphorie parce que j'adore les fêtes de fin d'année !
J'ai besoin de vacances, surtout ! Je suis fatiguée et stressée, avec tout ça ! Je fais tout de travers ! Tiens, dimanche soir, voulant mettre quelques gouttes d'huile essentielle d'eucalyptus sur un mouchoir afin de calmer un petit rhume, j'ai renversé le tiers du flacon dans mon lit ! On a pu éviter les taches mais ma chambre était diablement parfumée ! Au point que les chats n'ont pas voulu dormir avec moi, comme d'habitude ! Quant à moi, j'ai été un peu étourdie par ces fragrances entêtantes ! Résultat : une magnifique panne d'oreiller le lendemain ! Ca plus la grève des bus, je suis arrivée au boulot en milieu de matinée ! Ras le bol de cette vie de fous ! Moi qui n'aspire qu'à la tranquillité ! Heureusement que j'ai déjà pu rattraper mes heures et qu'ils sont plutôt sympa, au boulot ! Tout de même, la semaine qui m'attend est encore lourde ! Je ne sais pas dans quel état j'arriverai en 2007, à ce rythme-là !
Mimi

26 novembre 2006

Merci, Sainte Catherine !!!

Quand je le dis, qu'il m'arrive toujours des trucs impensables ! Je ne l'invente pas !
Ce soir, je me suis rendue à un loto, histoire de passer une soirée sympathique et festive. D'ordinaire, je ne gagne jamais, dans ces trucs-là ! J'y vais juste pour m'amuser. Seulement, ça n'aura pas été le cas ! De là à croire que la chance à tourné, c'est beaucoup dire ! Car que croyez-vous que j'ai gagne ? La caisse de champagne ? Le jambon entier ? Un quelconque panier garni ? QUE NENNI ! Je me suis retrouvée nantie d'une superbe... boîte d'outils sans fil !!!! Rien ne manque : perceuse, visseuse, scie circulaire, scie sauteuse, scie alternative et lampe torche ! Vachement contente ! J'habite dans un appartement sans jardin ni remise ! Et je ne suis pas bricoleuse le moins du monde ! D'ailleurs, mon proprio n'est pas d'accord pour qu'on fasse des trous dans ses murs ! Et une scie alternative, je ne sais même pas ce que c'est ni à quoi ça sert !!! Enfin, bon ! Je vais le garder, ce lot, parce que c'est quand même du très beau matos et que je ne suis pas à l'abri d'en avoir besoin un jour mais tout de même ! J'ai de la chance, oui, mais la chance des losers ! Comme je l'ai dit l'autre jour, tout ce qui me fait envie me passe sous le nez alors que j'obtiens systématiquement ce dont je ne voudrais à aucun prix ! Et toute ma vie, ça a été ça !
Mieux que ça, le lot était complété par une cafetière... J'en ai déjà deux : une classique et une de ces cafetières modernes à dosettes dont je ne dirai pas le nom pour ne pas faire de publicité ! Donc, ça aussi, ça me faisait une belle jambe ! Mais elle aura au moins le mérite de faire l'affaire de ma mère qui est venue passer le week-end avec moi et sera ravie de la récupérer !
Tout de même ! Quand j'y pense ! Une caisse à outils ! Voilà exactement le genre d'idioties qui n'arrive qu'à moi ! Une autre fois, dans un loto, j'avais gagné un taille-haies !!! Génial quand on sait que je n'ai pas de haies !
Et en plus, ce soir, le brave homme qui est venu me porter mon lot m'a déclaré que "mon galant allait être content !". Ben oui ! Il doit être vachement content mais il ne reste plus qu'à le trouver parce que, pour l'instant, c'est comme le jardin, la remise et les haies : de galant, il n'y a point !
Aller me sortir ça le jour de la Sainte Catherine que j'ai coiffée depuis longtemps déjà c'est un peu vache ! Bien sûr, le pauvre homme n'en savait rien mais tout de même ! Ca remue le couteau dans la plaie !

Mimi