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27 juillet 2015

Odyssée crêtoise.

C’est vers la mythique île de Crète que mes activités au sein du service des Relations Internationales m’ont conduite au mois de juin dernier. 

La Crète ! Je savais qu’un jour, je finirais par y mettre les pieds. J’ai en effet une cousine qui s’y est établie depuis plusieurs décennies, cette fameuse cousine Nath qui aime bien Gotye et que je n’avais pas vue depuis une trentaine d’année. Cette même cousine qui est la maman de ces deux charmants ados avec lesquels j’avais dîné à Paris en 2008… Il va de soi qu’elle nous a souvent dit que nous pourrions aller la voir en Crête dès que nous le voudrions mais chacun sait comment les choses se passent, dans la vie : on accepte la proposition, on se promet de le faire, ce grand voyage mais au final, on ne s’accorde jamais le temps nécessaire pour s’accorder ce plaisir. 

Or dans mon cas, c’est mon boulot qui m’a poussée à effectuer ce grand périple mais pas question pour moi d’aller chez ma cousine, finalement : elle habite à Sitia alors que je devais me rendre à Chania ou plutôt La Canée comme mentionné sur la carte ci-dessous.  

Crête

Ainsi que l’on peut le voir, ma cousine vit à l’Est de l’île alors que moi, j’allais être complètement à l’Ouest.

Mais ça, ce n’est pas nouveau !

Plus sérieusement, la préparation du voyage m’a donné de sacrées sueurs froides ! J’avais, en effet, été prévenue un peu tard de ce départ. En vérité, c’est une collègue qui était pressentie pour y aller mais comme elle avait effectué divers déplacements ces derniers temps, en avait un peu assez et souhaitait passer un peu de temps auprès de ses enfants, c’est à moi qu’on a confié le séjour… et le soin de l’organiser !

Je passerai sur les échanges de mails et les propositions faites au niveau professionnel par l’institut qui allait nous recevoir. Cela ennuierait tout le monde. Par contre, je peux dire que préparer un tel périple en si peu de temps n’est pas chose facile ! Plutôt compliqué de trouver des vols à des horaires et des prix raisonnables, sans escales hallucinantes de plusieurs dizaines d’heures ! Et en plus, c’est sacrément loin, la Crète ! Bien au-delà de la Grèce, contrairement à ce que je pensais ! 

Carte Europe

Enfin bon, après bien des recherches et poignées de cheveux arrachées (j’exagère à peine !) j’ai fini par trouver des vols à des coûts et horaires raisonnables mais le voyage à l’aller s’annonçait être une véritable odyssée ! Vous me direz, une Odyssée pour se rendre en Crête, quoi de plus normal ? 

Aux premières heures d’un beau dimanche de juin, je suis partie en taxi pour l’aéroport de Toulouse Blagnac, direction Francfort ou je passai quelques heures avant d’embrayer vers Vienne, capitale autrichienne ou j’avais passé deux semaines l’été de mes quinze ans et que j’aurais revue avec un très grand plaisir tant j’en garde un souvenir ébloui. Hélas, c’était impossible ! L’escale ne durait qu’une quarantaine de minutes ! Une escale courte, si courte que j’ai eu vraiment peur de ne pas avoir le temps de trouver ma route et d’attraper mon avion ! Le seul moment de vrai stress durant tout le séjour ! Mais au final, je m’en suis honorablement sortie et j’ai pu attraper finalement mon vol pour Héraklion. 

Héraklion ! Rien que le nom fait rêver et me ramenait aux passages des œuvres d’Homère ou de Racine étudiés à l’école ou à leurs adaptations cinématographiques que je regardais avec la plus grande passion étant plus jeune ! Ah, “L’Odyssée” avec Kirk Douglas dans le rôle d’Ulysse ! Ah, “Jason et les Argonautes” et ses effets spéciaux kitsch, naïfs mais si bluffants pour l’époque !

Ces lieux mythiques me tendaient les bras mais je ne vis ce soir-là qu’un petit aéroport où je retrouvai très vite la moitié du groupe que je devais accompagner. Comme il était très tard et que nous ne connaissions pas les lieux, nous décidâmes de prendre un taxi jusqu’à Chania ce qui ne fut pas donné mais je m’aperçus très vite qu’il fallait savoir négocier le moindre prix dans ce petit coin du monde. Et pour ça, j’ai très vie compris que je pouvais compter sans problème sur cette première moitié de mon groupe de stagiaires ! 

Et c’est donc au terme d’une course qui me permit de me rappeler que la conduite de nos amis Grecs n’a pas grand chose à envier à celle des Roumains que nous arrivâmes enfin à l’institut où nous étions attendus. 

Enfin, attendus… Il faut le dire vite ! Nous étions arrivés au beau milieu de la nuit et nous nous retrouvions à présent dans une cour sombre, parmi des bâtiments vides. Heureusement, nous avons fini par trouver une personne de permanence qui nous a conduits dans nos chambres respectives et après une douche réparatrice, je suis tombée dans mon lit, épuisée mais ravie de m'en être si bien sortie !

12 août 2011

Stage en Roumanie. Jours 8 et 9 : La revedere, dragă România ! (Au revoir, chère Roumanie !).

Encore une fois, nous l’avons joué “Gypsies” en refaisant nos valises, ce matin-là ! Il fallait à nouveau se déplacer : nous étions censés repartir pour Bucarest en milieu de journée. Auparavant, nous avons passé la matinée à l’Inspectorat de Ramnicu Valcea pour quelques dernières rencontres instructives et quelques formalités. Nous avons également rencontré le maire de cette ville qui nous a lui aussi fait part de ses projets puis est venue l’heure du départ. 
Nous avons donc repris la route, longuement roulé et brièvement déjeûné dans un genre de petit restauroute appelé le Kilomètre 80.

Nous sommes arrivés à Bucarest dans l’après-midi et nous avons procédé aux formalités d’usage quand on s’apprête à quitter un pays : installation dans un hôtel proche de l’aéroport, nettoyage de la voiture de location bref, rien que des activités passionnantes !
Ensuite, nous avons retrouvé Alexandre et pris notre dernier repas roumain en sa compagnie, dans le centre commercial où il nous avait emmenés lors de notre toute première soirée dans son pays. Cela faisait vraiment bizarre de voir ce stage se terminer d’une manière en tout point identique à son commencement. En se forçant à peine, on aurait pu se persuader que le stage n’avait pas encore commencé, que nous n’en étions encore qu’à la première soirée et que tout restait à découvrir ! Mais non ! Il fallait se rendre à l’évidence : la parenthèse roumaine se refermait et il fallait déjà songer à retrouver son quotidien et à laisser derrière nous tous ces gens qui nous avaient si chaleureusement accueillis !
Nous avons ensuite pris le temps de visiter Bucarest , guidés par Alexandre, mais comme la nuit était déjà tombée, je n’ai pas pu prendre grand chose en matière de photo intéressante. Il y a pourtant de fabuleux monuments à voir !

Il faudra vraiment que je retourne dans ce pays hors stage professionnel pour en découvrir encore plus de merveilles !
Mais le lendemain, nous devions nous lever tôt pour rallier l’aéroport alors nous sommes repartis à notre hôtel pour une nuit un peu trop brève.
Le lendemain, à la première heure, nous nous sommes rendus à l’aéroport de Bucarest qui est sans doute l’un des plus mal organisés du monde et nous avons tout refait à l’envers : restitution du véhicule de location, vol Bucarest-Beauvais, arrivée en France où il faisait, cette fois-ci, beaucoup plus froid qu’à nôtre départ ! Une transition brutale avec la Roumanie où régnait une véritable canicule. Ensuite, car jusqu’à Paris où Sophie et moi avons laissé nos trois petits enseignants et enfin cap sur Toulouse. Une journée très longue à vivre et pas très intéressante à raconter, en fait ! Voyager un 13 juillet est une assez mauvaise idée ! Il y avait du monde partout et même le taxi qui nous a ramenées à nos domiciles respectifs a galéré.
Au final, je suis arrivée chez moi relativement tard (en toute fin d’après-midi ou en tout début de soirée, c’est selon !) mais le cœur en fête et des souvenirs plein la tête. Avec, surtout, beaucoup de choses à raconter !

11 août 2011

Stage en Roumanie. Jour 7 : l’utile et l’agréable.

Les choses sérieuses ont repris ce lundi matin avec la visite du lycée d’Horezu situé à une faible distance de notre hôtel. Sur la route, nous avons, comme d’habitude, croisé quelques charrettes dont celle-ci, particulièrement typique :
Ce monsieur était particulièrement sympathique. Loin de protester parce que nous l’avions photographié, il nous a carrément donné son adresse pour que nous lui fassions parvenir un cliché, ce qui ne manquera pas d’être fait.
 
Parvenus au lycée, nous avons rencontré plusieurs groupes d’élèves et pris connaissance de leurs projets souvent liés au commerce avant de visiter le lycée proprement dit. Nous ne nous déplaçons pas forcément pour voir des salles de classe mais plutôt pour découvrir la politique éducative proposée par le pays qui nous accueille. Cependant, que ce soit en Lettonie ou en Roumanie, nos hôtes sont toujours fiers de nous montrer leurs ateliers et autres laboratoires.


"To have, or not to have ?" se demandait Madie dans le labo de biologie.




Rien qu'en voyant ça, la littéraire que je suis a peur !




Après cette visite et ces échanges instructifs, nous avons été invités à découvrir l’artisanat roumain en visitant un atelier de poterie ou étaient vendus nombre de très jolis objets fabriqués à la main et sur place.
Je pense que la traduction serait superflue !
Nous avons assisté à une brillante démonstration d’utilisation d’un tour de potier ainsi qu’à la création de motifs sur des petits bols en céramique. J’ai véritablement regretté de n’avoir pas emmené mon caméscope avec moi car l’adresse de Nicoleta la jeune femme qui nous a reçus était véritablement époustouflante ! Du coup, Madie a voulu s’y essayer :

Ainsi que Sophie :

Pas si facile !   

Au final, un joli petit zèbre.        



Bravo, Sophie ! Je n'en aurais sûrement pas fait autant !
Quelques achats plus tard, nous partions visiter le monastère d’Horezu, célèbre monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco, un bijou d’architecture niché dans des jardins enchanteurs.




Et encore une fois, des fresques remarquables !


Dragon de l’enfer avalant les pêcheurs. Une image récurrente dans l’iconographie roumaine.





Encore une fois, la traduction est inutile !








Je n’ai malheureusement pas pu photographier les intérieurs du monastère mais leur beauté était à la hauteur des extérieurs.
Au terme de cette agréable visite, nous avons pris un repas traditionnel (et un peu tardif, comme d’habitude) juste à côté du monastère, chez une dame charmante qui s’appelait Yvona.

De gauche à droite, Yvona, Sophie, moi et Madie.

Une des rasions supplémentaires (s’il en fallait une autre !) pour que j’aime ce pays, c’est que je ne dépare vraiment pas au milieu des Roumaines ! Compactes, courtes sur pattes et souvent opulentes, elles sont en grande majorité bâties comme moi ! Résultat, un séjour entier sans le moindre complexe !
Le déjeûner, franchement délicieux s’est un peu prolongé en raison de l’orage qui avait éclaté à l’extérieur ainsi que du très grand nombre de mets proposés. Il a surtout été l’occasion d’un nouveau débriefing sur le déroulement de notre stage.

Nos trois jeunes enseignants, très sérieux et concentrés.

C’est autour de cette accueillante table que nous avons établi le programme de l’après-midi.  Nous avions le choix entre la visite d’une ancienne mine de sel ou une baignade dans un site qui avait également accueilli une mine de sel, mine aujourd’hui effondrée et transformée en piscine salée ! Décidément, il semblerait que, depuis mes vacances dans le Morvan, le sel soit toujours plus ou moins présent dans mes activités !
Nous avons opté pour la baignade car il ne fait que 15° dans la mine encore opérationnelle et nous n’étions pas vraiment équipés pour ça ! Par contre, nous étions tout à fait partants pour faire trempette car après l’orage, la chaleur était revenue plus forte que jamais ! J’étais donc la première à me réjouir de notre choix, néanmoins, j’aimerais bien revenir une autre fois en Roumanie pour observer une véritable mine de sel. Cela m’intrigue.
Se baigner dans une eau extrêmement salée est une expérience vraiment unique ! Rien à voir avec un simple bain de mer ! En entrant dans la piscine, j’ai voulu tout simplement me coucher dans l’eau et je n’ai jamais pu ! J’ai même failli faire une cabriole dans ce drôle de liquide brunâtre qui me repoussait systématiquement à la surface ! Par contre, pour faire la planche, c’est génial ! Et une fois qu’on a compris qu’il fallait rester debout dans l’eau et pédaler comme sur un vélo au lieu de nager, tout va bien ! On peut se détendre là-dedans pendant plusieurs heures ! C’était vraiment agréable ! Seul bémol – et je dis ça pour tous ceux qui seraient amenés à se tremper comme moi dans une telle piscine ! – il convient de ne JAMAIS porter ses mains à son visage et NE SURTOUT PAS se frotter les yeux ! Ca paraît bête à dire mais c’est ce que j’ai fait dès mon entrée dans l’eau et c’était un véritable supplice médiéval ! A part ça, c’est une expérience vraiment fabuleuse que je recommande chaleureusement à tous !
Nous avons terminé cette journée en retournant à Valcea et en prenant ensemble un dernier repas. Nous allions en effet nous séparer de Madie dès le lendemain puisque nous reprendrions la route pour Bucarest en milieu de journée. Elle nous a donc emmenés dans un restaurant où elle avait ses habitudes. Deux musiciens y officiaient et tandis que nous nous régalions de viandes grillées et de rosé sucré, voilà qu’il n’ont rien trouvé de mieux que de jouer quelques danses hongroises “en l’honneur de leurs amis français” !
Et moi, comme une grande nigaude, parce que j’ai trouvé ça extrêmement délicat de leur part et parce que je pensais au départ du lendemain, parce que surtout, je suis d’une sensiblerie déconcertante, je n’ai pu retenir quelques larmes ! D’ailleurs, même au moment où j’écris ces lignes, je suis à deux doigts de me faire pleurer toute seule !
Il faut dire que c’était un séjour magnifique, à la hauteur de cette musique et qu’il est difficile de ne pas en éprouver encore de l’émotion.

09 août 2011

Stage en Roumanie. Jour 6 : sur les pas de Dracula (et de la Reine Marie).

Après une nuit de sommeil réconfortant et un petit déjeuner roboratif à la pension Maria, nous avons repris la route pour Braşov (prononcer Brachof) où nous devions retrouver Angela, l’autre amie de Sophie, la maman du jeune Alexandre qui nous avait accueillis à l’aéroport de Bucarest lors de notre arrivée (j’espère que vous arrivez à suivre !).
Accompagnée de son mari (Florin, je crois) Angela nous a réservé un accueil des plus chaleureux avant de nous servir de guide dans cette très belle ville qu’est Braşov

Hollywood ? Non : Braşov !



“Braşov, probablement la meilleure ville au monde”, et si c’était vrai ?



















Et ces quelques clichés ne sont qu’un aperçu de la beauté de cette ville. On peut également y voir une immense cathédrale toute noire que je n’ai pu photographier car elle était trop imposante pour entrer dans l’objectif de mon appareil photo.
Après un déjeuner convivial dans un sous-sol agréablement frais (il faisait près de 43° dehors ce qui est exceptionnel, même pour cette ville au climat continental), nous sommes partis visiter le Château de Bran, surnommé “le château de Dracula” mais d’une façon sans doute très exagérée car il  n’aurait finalement pas (ou très peu) été fréquenté par le dénommé Vlad Tepes, de sinistre mémoire (quoique bien perçu par les Roumains car il a surtout favorisé le commerce et mis fin au brigandage même si c’est d’une manière quelque peu brutale !).

Célèbre portrait de Vlad III dit l’Empaleur (Il faut bien reconnaître que le bougre avait fière allure !).
En vérité,  ce château est surtout consacré à la mémoire de la Reine Marie, souveraine que les Roumains aimaient apparemment beaucoup et qui séjourna longtemps dans ce château. Donc, hormis quelques “marchands du temple” qui profitent de la légende en vendant des t-shirts, mugs et autres bibelots d’une rare laideur inspirés de l’univers des vampires, le château de Bran n’a finalement pas grand chose à voir avec Dracula. N’empêche que l’endroit est magnifique et qu’il n’y a rien d’étonnant à ce que de tels paysages excitent les imaginations ?

Une forteresse assez imprenable !



Un petit cabinet de lecture bien sympathique et douillet !

Un mobilier remarquable.    


Je veux bien le même salon mais sans la peau de loup : je trouve ça de très mauvais goût  !
Toute la fine équipe (Héloïse, Dominique, Caroline, Sophie) devant une fenêtre intérieure.   


Ci-dessous, quelques vues extérieures somptueuses.












 Bon nombre de bannières.







 Mais où mène donc ce drôle de petit couloir ?









Et voici maintenant la chambre de la Reine Marie ! 








Apparemment, Vlad Tepes est mentionné dans ce document mais malheureusement, je ne maîtrise pas asses bien le roumain pour tout traduire !

Quantité de costumes d’époque :






Un nombre impressionnant de boucliers





Personnellement, je trouve que c’est ce bouclier qui a le plus d’allure mais je ne sais pas s’il protégeait très bien.



Des armures et des armes :





Des meurtrières au fonctionnement archaïque mais sans doute efficace :

Ouverte

A-demi ouverte

Fermée



Puis il a fallu partir et jeter un dernier regard à ce château magnifique ! 





Au terme de cette visite tout à fait passionnante, nous avons repris la route pour Valcea. Une route pour le moins mouvementée car elle était surtout en très mauvais état, ce qui était tout à fait exceptionnel. Une des choses qui m’a le plus épatée en Roumanie est justement la qualité des routes et l’extrême propreté des villes. Mais cette route-là m’a presque fait regretter certaines routes de Lettonie. Quoique nous avons bien ri, malgré tout !

Et un dernier salut aux majestueuses Carpathes

Nous nous sommes arrêtés pour une petite collation dans une ville appelée Curtea de Argeş dont nous n’avons pu admirer les merveilles, notamment un monastère très visité, car il faisait déjà nuit mais nous avions eu notre compte de découvertes pour la journée. Ensuite, nous avons regagné Valcea et l’hôtel Alutus où nous avons passé la nuit après ce somptueux dimanche.