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21 janvier 2017

Et puis zut, c'est trop bête !

J'ai appris il y a peu que je pourrai être amenée à vivre de nouvelles expériences qui vaudront sûrement le coup d'être racontées. Alors je me suis dit que c'était bien dommage d'avoir pensé abandonner mon blog même s'il n'y a que très peu de gens qui le lisent. Mais il faut avouer que j'étais un peu en mode "suicide médiatique" en début d'année. Je me suis désabonnée de nombreuses pages sur les réseaux sociaux, j'ai fait du ménage dans les "amis", Facebook, j'ai même supprimé des pages que j'avais crées... Enfin bon... Le blues de début d'année ! 

Donc revenons-en à notre récit de janvier 2016 et poursuivons. Tant pis si j'ai un an de retard dans mes récits ou si le temps passé apporte un éclairage nouveau sur des anecdotes racontées tardivement. 

Or donc, j'étais à Paris en janvier dernier et suite au fantastique concert d'Hozier aux Folies Bergères, nous avons profité de mon séjour chez Tinky pour nous promener longuement dans Paris, dîner avec plusieurs amies dont notre Marylène Patou-Mathis nationale et enfin voir "Le Réveil de La Force" en bonne fans de Star Wars que nous sommes. 

Croyez-le ou non, après toutes ces pérégrinations, nous étions déjà crevées ! Le mardi fut une journée "off" où nous restâmes bien au chaud dans l'appartement sans rien faire de particulier. 

Le mercredi, requinquées, nous décidâmes de passer l'après-midi au Musée de l'Homme, autre lieu que nous affectionnons entre tous. 

Le musée a fait l'objet d'une petite cure de rajeunissement et nous sommes allées voir les nouvelles expositions, les nouvelles installations. C'était très intéressant et au terme de ces visites, nous nous sommes payé le luxe d'un goûter dans une salle de repos prévue à cet effet et par la fenêtre de laquelle nous avons pu regarder la Tour Eiffel se mettant à scintiller à mesure que la nuit tombait. 

Une journée parisienne dans toute sa splendeur.



18 septembre 2016

Fin des malheurs de Pilou.

Aussi incroyable que cela puisse paraître et malgré les pronostics des vétérinaires, pendant tous ces événements, Pilou était toujours là. Il avait même réussi, au fil des mois, à tisser des liens et même une vraie complicité avec Coco alors que Céleste, sur qui reposaient pourtant tous mes espoirs, la tolérait tout juste. 
Coco et Pilou, printemps 2015.
Mais au fil des mois, il fallut bien se rendre à l'évidence : ce fichu fibrosarcome devenait de plus en plus imposant et notre chat n'en pouvait plus. A plusieurs reprises, nous avons craint qu'il ne faille prendre une décision pour mettre fin aux souffrances de Pilou mais à chaque fois que l'idée nous effleurait l'esprit, ou que nous en parlions le futé noiraud avait comme un regain d'énergie et semblait se porter au mieux dès le lendemain. 

Ou peut-être est-ce tout simplement ce que nous voulions voir ! 

Cependant, une fois les fêtes de fin d'année passées, une fois revenues à la vie de tous les jours, nous ne pouvions plus nier la terrible évidence : Pilou passait sa vie allongé, ronronnant pour se réconforter lui-même fixant le vide. Outre sa tumeur, il était d'une maigreur terrible. Il avait gardé ses beaux yeux et son poil noir magnifique mais plus rien ne semblait le stimuler. 

Le verdict de la vétérinaire a été, cette fois, sans appel. Cette fichue tumeur était devenue énorme et s'était inflitrée dans tout son corps, comprimant ses organes vitaux, dérangeant son rythme cardiaque et faisant de ce pauvre chat une souffrance vivante à peine capable de se déplacer et de manger ! L'échéance ne pouvait plus être repoussée. 

Le seul regret que j'ai est de n'avoir pas été présente. C'est Maman qui s'est occupée de tout et je n'ai fait que consentir à l'inévitable par téléphone. Je venais de reprendre le boulot le jour-même : je ne pouvais pas m'absenter ! La vétérinaire m'a bien proposé de le "prolonger" de quelques heures pour que je puisse le voir une dernière fois mais à quoi bon ? En caressant ce matin-là sa petite tête dont l'arrière était devenu presque pointu à force de maigreur, je savais bien que je le touchais pour la dernière fois. 

Adieu, Pilou ! Je ne veux garder de toi que le souvenir du petit félin espiègle, presque épuisant, que tu étais dans ta jeunesse : tes tours pendables, tes sauts d'un meuble à l'autre, tes vols de nourriture et tes divers miaulements modulés que j'avais appris à déchiffrer me manqueront. J'espère que, là où tu as atterri, tu as retrouvé Myrtille et que vous refaites ensemble le coup de la cryptozoologie ! Céleste et Coco t'ont cherché pendant quelques temps avant de passer à autre chose et de trouver enfin un terrain d'entente. Moi-même, je crois encore t'apercevoir du coin de l’œil de temps à autre. C'est que douze ans et demi de vie commune, ça ne s'efface pas comme ça ! Et j'avoue que si ce blog a pris tant de retard, c'est parce qu'il m'a fallu bien du temps pour retrouver l'envie d'y écrire des articles et surtout le courage de rédiger celui-là. 

Stairway to heaven.



30 septembre 2013

L’enfer sur Terre !

Lorsque j’écrivais, dans mon dernier article, que mes vacances se terminaient et que je retournais dans les mines de sel, je pensais faire de l’humour et n’imaginais pas une seconde à quel point cela allait être vrai ! Si toutes les rentrées sont plus ou moins tendues, agitées et source de stress, celle-ci aura été particulièrement chaotique et même franchement affreuse ! C’est bien simple ! Deux heures à peine après ma reprise, il ne restait plus rien du bénéfice de mes congés ! Congés déjà réduits à leur plus simple expression puisque j’ai fait partie, comme souvent, des “derniers partis et premiers rentrés”.

Bref tout a commencé par un gros “bug” avec la résidence universitaire censée loger les étudiants étrangers dont je m’occupe… En vérité, et malgré le travail accompli en amont, aucun dossier n’avait été retenu sous prétexte qu’ils n’étaient pas complets (évidemment puisque les visas sont délivrés très tard !) et donc aucune chambre n’avait été réservée ! Ce problème ne s’était jamais posé préalablement et je me suis donc retrouvée avec une trentaine d’étudiants venus du bout du monde et bien désagréablement surpris de ne pas savoir où ils allaient dormir le soir venu ! Là, je dois reconnaître que j’ai reçu une aide précieuse de notre équipe de direction ainsi que du service hébergement de l’école… sans oublier plusieurs résidences universitaires dont la nôtre, finalement. Entre chambres d’appoint et studios qui se libèrent progressivement, nous avons fini par trouver une solution pour à peu près tout le monde. Déjà, quelques-uns ont pu intégrer leur logement attitré et pour les autres, ce n’est plus qu’une question de jours ! Mais que de temps et d’énergie perdus ! Que de stress, surtout ! Courir entre les résidences, être à la fois négociatrice, traductrice, assistante sociale, bagagiste, GPS et accessoirement administrative, c’est épuisant, à la longue ! Et vous comprendrez aisément que cela m’ait tenue tout ce temps éloignée de ce blog !

Sans compter que j’étais déjà stressée depuis juillet, par un changement de collègue imposé juste avant les vacances. Evidemment ! On s’entendait sans doute trop bien ! Notre binôme fonctionnait à merveille mais cet avis n’était visiblement pas partagé par nos supérieurs qui ont dû trouver notre complicité et nos fous rires contre-productifs. A la première occasion, ma collègue a été priée de s’orienter vers un autre service. Un service où elle se plaît, d’ailleurs, et c’est heureux ! Quant à moi, me voilà tenue de travailler avec une autre fille du service que je connais depuis longtemps et contre laquelle je n’ai rien mais force est de reconnaître que nous avons moins d’affinités. Avant que je n’entame la rédaction de ce blog, elle est restée quatre mois sans m’adresser la parole et je n’en ai jamais connu la raison (même si je la soupçonne !). Et il y a eu aussi cette rentrée récente au cours de laquelle elle s’est montrée extrêmement désobligeante envers moi même si, par la suite, elle s’est excusée.

Il faut dire que nous n’avons pas du tout les mêmes méthodes de travail : cette collègue est très “carrée” et  à côté d’elle, je me sens (à tort, sans doute) jugée, jaugée, nulle, désorganisée et même un peu dépossédée d’un dossier que je traitais à ma manière et plutôt convenablement, me semble-t-il, depuis trois ans ! Elle ne partage toujours pas mon bureau mais il lui arrive de venir dans le mien, de farfouiller dans ce qui est devenu nos dossiers communs et de repartir dans son antre, sans m’avoir adressé ni un mot ni un regard. A d’autres moments, nous pouvons tout aussi bien discuter plaisamment ou partager un bon éclat de rire. Disons qu’il y a des jours avec et des jours sans.

Par contre, il y a des parties de ce dossier qui m’incombent encore et c’est aussi là que le bât peut blesser ! Et blesser très durement ! Ainsi, il m’appartient de créer les emplois du temps (en m’inspirant très largement de ceux des années précédentes) et de les mettre sur un fichier en ligne accessible aux étudiants et à une partie des professeurs. Pour bien comprendre la situation, il faut garder à l’esprit que ce Master est subdivisé en divers modules, placé chacun sous la responsabilité d’un enseignant qui peut soit gérer son module tout seul soit (comme cela arrive dans la plupart des cas) confier une part des enseignements à des intervenants extérieurs. Les intervenants étant très nombreux, je ne transmets pas les emplois du temps en ligne à tout le monde : seulement aux responsables de modules. A eux, ensuite, de discuter du déroulement de leur module avec leurs intervenants, de se mettre d’accord avec eux sur des changements éventuels et de m’en avertir ensuite. C’est la procédure et cela marche très bien comme ça pour les neuf dixièmes des gens. Mais il se trouve que pour une raison X ou Y et malgré un rappel effectué en début d’année, le responsable d’un des modules n’a pas communiqué à un de ses intervenants les créneaux sur lesquels étaient programmés ses cours ! Eh bien devinez quoi ! Pour cet intervenant, je suis la seule et unique responsable de cette situation qu’il juge intolérable ! Il m’a appelée jeudi matin pour m’agonir de hurlements et de reproches qu’il n’est pas utile de répéter ici ! Même si ce monsieur ne s’est pas montré grossier à proprement parler, on peut quand même dire que j’ai fait l’objet d’une véritable agression verbale de sa part, tant il vociférait et se montrait virulent dans ses propos ! Mais je ne me suis pas laissée impressionner et lui ai fait remarquer à plusieurs reprises qu’il n’avait pas à me parler comme il le faisait. Je lui ai expliqué le plus calmement du monde que je n’avais fait que suivre les nouvelles procédures imposées par mes supérieurs (notamment cet emploi du temps en ligne, objet d’une grande part de sa fureur !) et que si ces procédures ou mon service ne convenaient pas, il fallait qu’il en avertisse les responsables du Master qui aviseraient ! Cela n’a pas calmé la colère de ce professeur qui m’a reproché de ne pas lui avoir communiqué ses heures le jour où nous nous sommes croisés sur mon lieu de travail, omettant de préciser que nous nous étions en fait aperçus dans la file d’attente de la cantine et qu’à ce moment-là, je n’avais pas ses horaires sous les yeux ! Il a également tenu à me faire savoir qu’il n’était pas un larbin (moi non plus, ai-je répondu !) et a terminé sa tirade en menaçant de quitter ce Master qui, du coup, serait voué à disparaître aussi puisqu’il en était le meilleur enseignant ! Le tout avant de me raccrocher au nez !

Evidemment, j’ai tenu mon chef de service informé de cet incident et l’intervenant en question a, de son côté, adressé à son responsable de module un mail dans lequel il dit tout le bien qu’il pense de moi, me mettant en copie et y mettant aussi le directeur de notre école qui a sans doute d’autres chats à fouetter en ce moment mais ça, j’en parlerai peut-être plus tard.

Il ne me reste plus qu’à attendre la suite !  J’ai réussi à garder mon sang-froid pendant toute la journée mais le soir venu, j’ai sérieusement accusé le coup : alors que je prenais une douche pour me détendre, j’ai ressenti des douleurs très violentes dans la poitrine ainsi qu’une gêne sérieuse pour respirer et avaler. J’ai vraiment cru que mon cœur lâchait mais en même temps, je savais que tout ceci n’était dû qu’au stress. N’empêche ! J’ai eu peur quand même et j’ai fait l’impasse sur la rentrée de la chorale ! Je me sentais trop mal ! Et le lendemain, malgré un désir sincère de reprendre le travail, je n’ai pas pu retourner au bureau : une migraine épouvantable, des crampes dans les membres, les intestins en vrac, les jambes qui me portaient à peine…

Je me suis rendue chez mon médecin et lui ai expliqué dans quel état je me trouvais et pourquoi mais je ne l’ai pas vraiment trouvé à la hauteur, cette fois-ci. En fait, je pense qu’il ne m’a pas vraiment écoutée ni crue ! Il m’a fait tout un discours au sujet des gens sur lesquels on ne pouvait pas exercer d’influence, m’a longuement parlé de certains de ses patients qui ne respectaient pas ses prescriptions, m’a fait toute une métaphore sur les cailloux qui résistent au courant des torrents et finissent par se fracasser tandis que d’autres laissent couler l’eau autour d’eux et demeurent entiers… Bref, je n’ai pas eu droit aux chênes qui tombent et aux roseaux qui plient mais on n’en était pas loin ! Le tout avant de me prescrire un équivalent du Lexomil ! Comme si c’était moi qui avais besoin d’être tranquillisée ! Ce n’est pas moi, je vous rappelle, qui ai hurlé à pleins poumons dans un combiné de téléphone ! Et bien sûr, pas l’ombre du plus petit jour d’arrêt de travail même si, dans les textes, une agression verbale peut être assimilée à un accident professionnel (je le sais pour avoir longtemps participé aux Comités d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail !).  J’ai l’impression que mon médecin, d’ordinaire plus empathique a cru, cette fois, que je venais quémander un prolongement de week-end suite à une petite contrariété, ce qui est bien loin d’être le cas ! Ce dimanche, chez des amis, j’ai été reprise de spasmes nerveux, nettement plus localisés au niveau de la rate et j’ai dû quitter la table pour aller respirer dehors avant d’aller m’allonger pendant près d’une heure !

Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve mais j’espère que cette situation va évoluer très vite car cela ne peut pas durer !

23 avril 2012

Cette nuit, je suis triste…

Une semaine de vacances bienvenues s’achève. Demain, ou plutôt, dans quelques heures, c’est le retour au travail et au plat quotidien. En toute logique, je devrais donc être en train de dormir… Hélas, je ne trouve pas le sommeil. Mais ce n’est pas parce que mes vacances se terminent. Ce n’est pas l’angoisse de retrouver les soucis liés au travail. Non… Rien de tout cela !
Je sais que je m’étais bien juré de ne jamais parler politique dans ce blog mais après tout, je ne cesse d’en parler sur toutes mes autres pages Internet alors pourquoi persister à faire des mystères ici ?
Mes réticences à parler politique sur mon blog venaient avant tout de ma difficultés à assumer pleinement mes idées. J’avais toujours peur de froisser les convictions des autres. Et à vrai dire, je n’avais pas vraiment de convictions bien définies et malgré quelques valeurs auxquelles je tenais, j’avais vraiment l’impression que si je me lançais sur ce terrain-là, j’allais très vite raconter n’importe quoi, m’embourber et ne pas savoir quels arguments utilisés.
Mais cette année, pour la première fois de ma vie, un candidat m’a donné envie de m’intéresser à la campagne et de m’impliquer au point que je me suis retrouvée à écouter ses discours en intégralité, quelle qu’en soit la durée. J’ai même osé affirmer haut et fort mes convictions et mon enthousiasme sur Internet mais aussi dans la vie de tous les jours, quitte à froisser certaines susceptibilités… et à m’en moquer éperdument.
Ce candidat s’avère être Jean-Luc Mélenchon, le représentant du Front de Gauche. Je le dis en toute simplicité, sans avoir la moindre intention de faire du prosélytisme dans cet article ni de convaincre qui que ce soit. De toute façon, à l’heure qu’il est, c’est un peu tard !
J’ai vu en lui un homme droit, direct, défendant des valeurs qui m’étaient chères, parlant vrai, abordant les véritables problèmes des petits Français lambda que nous sommes. Et en parlant d’une manière enfin COMPREHENSIBLE, sans se lancer dans de la rhétorique, des petites phrases et des effets de manche, ni surfer sur le premier fait divers qui passe pour flatter son électorat !
Et pourtant ! Dieu m’est témoin que je ne suis pas une gaucho forcenée, même si je travaille dans le milieu enseignant ! Je ne suis même pas issue d’un milieu marxiste ou trotskiste ! Mes parents, ayant connu la guerre dans leur jeunesse, étaient plutôt gaullistes. J’ai grandi dans une famille où l’on votait plutôt à droite sans être d’horribles fachos. Une droite modérée se réclamant du gaullisme. Seul mon frère aîné faisait figure de dissident en votant à gauche. Le jour où Mitterrand a été élu, il bondissait de joie tandis que mes parents affichaient une mine dépitée. Si dépitée que je me suis demandé alors quelle catastrophe était donc en train de nous tomber dessus ! Adolescente se méfiant de cette gauche qui faisait si peur aux miens, je suis devenue étudiante et j’ai commencé à être séduite par ces idées. Mais ne voulant pas heurter mes proches, je me suis longtemps orientée vers un centrisme très modéré. Toujours cette satanée peur de déplaire à autrui !
Les idées généreuses de M Mélenchon m’intéressaient mais son côté “brut de décoffrage” me dérangeait un peu. Encore mon côté trop timoré ! Au fil des mois, j’ai appris à apprécier cette saine franchise et je n’ai finalement plus hésité à affirmer ma sympathie pour ce candidat, m’attirant les foudres de certains collègues qui me mettaient une pression épouvantable pour que je préfère “voter utile” plutôt que voter selon ma sensibilité. Aujourd’hui, je me félicite de ne pas les avoir écoutés. Si j’avais cédé, je le regretterais amèrement, à l’heure qu’il est !
J’ai même lu, sur Internet, que ceux qui voulaient voter pour M Mélenchon souhaitaient voir la France soumise à un régime totalitaire comme celui de la Corée du Nord ! Quelle inculture ! Quels raccourcis ridicules ! Les gens mélangent tout ! Confondent tout ! Internet peut être un outil formidable à certains égards mais par ailleurs, on peut y lire des trucs minables ! Vraiment minables ! Et si caricaturaux !
Plus minable encore est le résultat des élections ce soir ! Certes, les deux principaux candidats arrivent en tête. Je n’espérais pas voir mon favori au deuxième tour mais j’aurais au moins aimé qu’il soit le troisième homme ! Or, le troisième homme s’avère être une femme et quelle femme ! Marine Le Pen, leader du Front National, parti raciste, extrémiste, homophobe et conservateur, n’en déplaise à ses sympathisants ! Je ne peux comprendre que l’on en soit arrivé à un résultat aussi consternant ! Comment une chose pareille est-elle possible ? Comment le Front de Gauche a-t-il pu faire un score si décevant au vu de l’immense mobilisation et de la ferveur réelle que généraient ses meetings en plein air ? Comment les Français ont-ils pu préférer à un homme pertinent et pédagogue une candidate qui s’effondre et bafouille lamentablement lorsqu’il s’agit de parler de chiffres et qui ne trouve mieux à faire que bouder comme une gamine de six ans et refuser de parler quand elle se trouve face à un adversaire qui la déstabilise !
Non vraiment, je suis triste que mon pays ait été si frileux ! Il ne faut pas se voiler la face : les  Français ont peur du communisme qu’ils confondent avec le soviétisme alors que ça n’a rien à voir ! L’un des personnages historiques qui me fascine le plus s’avère être Grigori Raspoutine, en photo ci-dessous ! C’est dire quelle bolchévique exaltée je fais ! C’est d’ailleurs avec un couteau entre les dents que je rédige cet article, vous imaginez bien !
Mais la France, par peur du “coco” s’est dégonflée et à préféré “voter utile” en faisant fi de ses convictions ou se tourner vers un parti prônant la haine et la division ! J’ai même entendu parler de petits villages lotois où l’on ne voit pas passer un étranger et où le F-Haine a obtenu des scores remarquables ! Quelle tristesse ! Oui, je suis triste ! Vraiment triste, ce soir !

10 novembre 2011

Que d’émotions, ces derniers temps !

Je n’ai pas été très présente sur ce blog depuis mon retour d’Argelès. Il faut dire que nous avons passé les dernières semaines à faire ce que l’on fait d’habitude en cette saison : reprise du boulot, petite visite à la famille, fleurissement des tombes…

Nous avons brièvement séjourné dans le Lot. Chez Michel, cette fois. Alain et le reste de sa famille étaient à Hendaye, auprès de Magalie qui, comme je l’avais expliqué dans l’article précédent, a fait une forte chute d’oxygénation et nous a causé les pires inquiétudes. Je dis bien les pires ! Actuellement, elle serait stabilisée mais reste très affaiblie et obligée d’utiliser des aérosols et même d’effectuer certains déplacements en fauteuil roulant pour s’économiser un peu. C’est vraiment préoccupant.

Maman, de son côté, nous a causé et nous cause encore pas mal de souci ! Elle s’est fait vacciner contre la grippe et apparemment, le vaccin ne lui a pas réussi du tout et génère chez elle une grippe qui ne s’est pas développée et provoque douleurs, fatigue et essoufflement. Quand j’ai raconté, toujours dans l’article précédent, qu’elle avait été patraque pendant notre séjour au bord de la mer, il s’agissait probablement des premiers signes de cette réaction ! Une levure dans le vaccin (?) ne lui aurait pas réussi ! Bravo, le vaccin ! On essaie de prévenir des maladies, de se soigner, et résultat, on se rend deux fois plus malades !

On a demandé à Maman de faire une radio des poumons, je l’ai regardée, et même en n’étant pas docteur, ce que j’ai observé n’était pas bien beau à voir !

J’espère que les choses vont s’arranger ! Pour Magalie comme pour Maman. Honnêtement, je me fais un peu de souci !

Et puis, cette semaine, il s’est produit une chose terrible dans mon entourage. Je ne sais pas trop pourquoi mais lundi matin, je me suis réveillée extrêmement déprimée et la dernière chose au monde que j’avais envie de faire était d’aller au boulot. Je n’avais même pas envie de voir mon lieu de travail. J’aurais presque pu en pleurer dans le bus qui m’y emmenait, comme les enfants qui ne veulent pas aller à l’école ! Or, à peine suis-je arrivée que j’ai appris la mort d’un collègue ! Mon coup de cafard était-il simplement un classique blues de lundi matin ou une terrible intuition ? Ce collègue avait certes fait un AVC il y a quelques semaines et il n’était plus tout jeune mais il avait été opéré et semblait à présent en bonne voie de guérison ! Il avait même quitté l’hôpital ! Trop tôt, peut-être ? Sa mort brutale a pris tout le monde par surprise et l’émotion était intense ce lundi.

C’est la première fois que je perds un collègue et qui plus est un collègue en plein exercice de ses fonctions. Cela fera vraiment bizarre de ne plus jamais le voir ! Quand je pense qu’il a un peu plus d’un mois, nous étions encore assis au soleil en train de deviser autour d’un café ! La vie, parfois, la mort surtout, sont bien cruelles !

24 septembre 2011

Notre petite Myrtille nous a quittés !

Cela s’est passé pas plus tard que cet après-midi mais à dire vrai, nous nous y attendions depuis un bon moment déjà. En vérité, depuis l’alerte que nous avons eue en novembre dernier, nous savions que le temps passé avec notre chienne était en quelque sorte du “rab” ! Honnêtement, je ne la voyais pas perdurer dix mois de plus après cette peur qu’elle nous a faite et pourtant, il faut croire que notre vétérinaire l’a bien soignée car elle a encore vécu à nos côtés pendant tout ce temps !
Mais elle n’était plus du tout la jeune chienne fougueuse qui nous avait si longtemps côtoyées : elle était très abattue et depuis quelques temps, elle s’oubliait régulièrement dans notre appartement, ce qui n’était pas du tout dans ses habitudes. Parfois, elle tombait de sa hauteur, ses pattes se dérobant sous elle ou étant soudainement agitées de mouvements convulsifs.
Et puis ce matin, lors de sa promenade matinale avec Maman, elle s’est roulée dans l’herbe comme elle aimait à le faire et Maman a remarqué que des tumeurs absolument hideuses s’étaient développées au niveau de ses tétines et plus particulièrement de l’une d’entre elles. En novembre dernier, le vétérinaire ne nous avait pas caché que sa pancréatite avait dégénéré en cancer et qu’il y avait aussi "une tétine douteuse". Donc, nous avons rappelé son cabinet et on nous a fixé un rendez-vous pour le début de l’après-midi.
Nous y sommes allées sans nous faire trop d’illusions. J’avais même une boule au creux du ventre en me disant que c’était la dernière fois qu’elle longeait ce couloir, prenait cet ascenseur, montait dans cette voiture… La vétérinaire qui l’a auscultée, une jeune femme très gentille, nous a expliqué que tout était ulcéré, que de gros ganglions s’étaient même développés au niveau de l’aisselle et de l’aine, preuve que le cancer était généralisé. Notre pauvre chienne était extraordinairement stressée et respirait vite, de manière presque surréaliste. La vétérinaire nous a dit que son cœur était solide mais que des métastases s’étaient sans aucun doute développés dans ses poumons. Une radio pourrait nous le prouver mais ce n’était pas nécessaire. De même, la jeune femme nous a expliqué avec beaucoup de tact mais aussi beaucoup de franchise que nous pourrions, à l’aide de cortisone et de chimiothérapie, prolonger la vie de notre Myrtille mais seulement pour une semaine et sans pour autant lui éviter la souffrance. Alors nous avons pris ensemble la décision la plus difficile mais la plus appropriée qui soit.
La vétérinaire a prévu trois injections : un analgésique qui allait l’endormir un peu, un anesthésiant plus puissant et enfin une piqûre pour arrêter son cœur. La première injection devait se faire en intraveineuse dans une patte antérieure mais jamais la vétérinaire n’a réussi à piquer une des veines de Myrtille. Toutes se rompaient, comme les miennes lors de ma dernière opération chirurgicale. La jeune femme a dit que Myrtille avait “des veines de chat” et que cela prouvait qu’elle était véritablement épuisée et en fin de vie. Elle lui a donc fait la piqûre en injection intramusculaire. Notre chienne s’est calmée et a commencé à somnoler un peu mais les effets étaient plus longs qu’avec une piqûre intraveineuse. En fait, cela nous a paru terriblement long. Nous la tenions contre nous et la caressions tandis que la jeune femme parvenait enfin à poser un cathéter et lui administrait l’anesthésiant plus puissant. Nous avons encore attendu un peu puis la vétérinaire nous a annoncé avec douceur : “Elle s’est arrêtée de respirer. La troisième piqûre ne sera pas nécessaire. Elle est partie.”.
Donc, tout bien réfléchi, nous n’avons pas fait euthanasier Myrtille : elle a juste été anesthésiée et son affaiblissement général n’a fait que favoriser son départ. Myrtille s’est éteinte dans nos bras, sous nos caresses, nos baisers et en respirant notre odeur familière. Elle est morte comme elle a vécu : dans la quiétude, l’affection et la douceur. C’est une belle âme qui s’en va maintenant gambader au paradis des chiens s’il y en a un. Mais c’est aussi une sacrée page qui se tourne. Quinze ans de vie commune même si, à un moment, je l’avais laissée vivre avec Maman avant qu’on ne s’installe ensemble, parce que mon travail ne me permettait pas de m’occuper correctement d’elle. Quinze ans, ce n’est pas rien ! Ca fait une sacrée tranche d’existence !
Et à présent, nous sommes un peu désorientées dans notre appartement. Et pour l’instant, ce n’est rien ! La nouvelle est si récente qu’elle a quelque chose d’abstrait : c’est plus tard, aux heures habituelles des promenades ou quand par habitude, nous l’appellerons ou la chercherons des yeux que la douleur se fera plus rude !
Myrtille tu vas nous manquer à tous mais tu as été la meilleure des compagnes, si présente dans nos vies et si souvent évoquée sur ce blog ! Nous ne sommes pas près de t’oublier et je suis sûre que tu reviendras souvent dans nos rêves, nos pensées et même dans les lignes que j’écrirais. Lorsque je t’ai vue pour la première fois, petit chiot tout rond et attendrissant, tu t’es endormie dans mes bras. Lors des derniers moments que j’ai passés près de toi, tu t’es aussi endormie dans mes bras. La boucle est bouclée, la page tournée, le livre fermé… mais je suis sûre qu’on le rouvrira souvent, ici ou ailleurs, pour en relire les plus beaux chapitres !
Bonne route, petit chien noir ! A un de ces jours, peut-être…


Avec son copain Pilou qui était toujours avec elle mais ne l’approchait plus depuis ce matin. Elle va lui manquer aussi.


11 août 2011

Stage en Roumanie. Jour 7 : l’utile et l’agréable.

Les choses sérieuses ont repris ce lundi matin avec la visite du lycée d’Horezu situé à une faible distance de notre hôtel. Sur la route, nous avons, comme d’habitude, croisé quelques charrettes dont celle-ci, particulièrement typique :
Ce monsieur était particulièrement sympathique. Loin de protester parce que nous l’avions photographié, il nous a carrément donné son adresse pour que nous lui fassions parvenir un cliché, ce qui ne manquera pas d’être fait.
 
Parvenus au lycée, nous avons rencontré plusieurs groupes d’élèves et pris connaissance de leurs projets souvent liés au commerce avant de visiter le lycée proprement dit. Nous ne nous déplaçons pas forcément pour voir des salles de classe mais plutôt pour découvrir la politique éducative proposée par le pays qui nous accueille. Cependant, que ce soit en Lettonie ou en Roumanie, nos hôtes sont toujours fiers de nous montrer leurs ateliers et autres laboratoires.


"To have, or not to have ?" se demandait Madie dans le labo de biologie.




Rien qu'en voyant ça, la littéraire que je suis a peur !




Après cette visite et ces échanges instructifs, nous avons été invités à découvrir l’artisanat roumain en visitant un atelier de poterie ou étaient vendus nombre de très jolis objets fabriqués à la main et sur place.
Je pense que la traduction serait superflue !
Nous avons assisté à une brillante démonstration d’utilisation d’un tour de potier ainsi qu’à la création de motifs sur des petits bols en céramique. J’ai véritablement regretté de n’avoir pas emmené mon caméscope avec moi car l’adresse de Nicoleta la jeune femme qui nous a reçus était véritablement époustouflante ! Du coup, Madie a voulu s’y essayer :

Ainsi que Sophie :

Pas si facile !   

Au final, un joli petit zèbre.        



Bravo, Sophie ! Je n'en aurais sûrement pas fait autant !
Quelques achats plus tard, nous partions visiter le monastère d’Horezu, célèbre monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco, un bijou d’architecture niché dans des jardins enchanteurs.




Et encore une fois, des fresques remarquables !


Dragon de l’enfer avalant les pêcheurs. Une image récurrente dans l’iconographie roumaine.





Encore une fois, la traduction est inutile !








Je n’ai malheureusement pas pu photographier les intérieurs du monastère mais leur beauté était à la hauteur des extérieurs.
Au terme de cette agréable visite, nous avons pris un repas traditionnel (et un peu tardif, comme d’habitude) juste à côté du monastère, chez une dame charmante qui s’appelait Yvona.

De gauche à droite, Yvona, Sophie, moi et Madie.

Une des rasions supplémentaires (s’il en fallait une autre !) pour que j’aime ce pays, c’est que je ne dépare vraiment pas au milieu des Roumaines ! Compactes, courtes sur pattes et souvent opulentes, elles sont en grande majorité bâties comme moi ! Résultat, un séjour entier sans le moindre complexe !
Le déjeûner, franchement délicieux s’est un peu prolongé en raison de l’orage qui avait éclaté à l’extérieur ainsi que du très grand nombre de mets proposés. Il a surtout été l’occasion d’un nouveau débriefing sur le déroulement de notre stage.

Nos trois jeunes enseignants, très sérieux et concentrés.

C’est autour de cette accueillante table que nous avons établi le programme de l’après-midi.  Nous avions le choix entre la visite d’une ancienne mine de sel ou une baignade dans un site qui avait également accueilli une mine de sel, mine aujourd’hui effondrée et transformée en piscine salée ! Décidément, il semblerait que, depuis mes vacances dans le Morvan, le sel soit toujours plus ou moins présent dans mes activités !
Nous avons opté pour la baignade car il ne fait que 15° dans la mine encore opérationnelle et nous n’étions pas vraiment équipés pour ça ! Par contre, nous étions tout à fait partants pour faire trempette car après l’orage, la chaleur était revenue plus forte que jamais ! J’étais donc la première à me réjouir de notre choix, néanmoins, j’aimerais bien revenir une autre fois en Roumanie pour observer une véritable mine de sel. Cela m’intrigue.
Se baigner dans une eau extrêmement salée est une expérience vraiment unique ! Rien à voir avec un simple bain de mer ! En entrant dans la piscine, j’ai voulu tout simplement me coucher dans l’eau et je n’ai jamais pu ! J’ai même failli faire une cabriole dans ce drôle de liquide brunâtre qui me repoussait systématiquement à la surface ! Par contre, pour faire la planche, c’est génial ! Et une fois qu’on a compris qu’il fallait rester debout dans l’eau et pédaler comme sur un vélo au lieu de nager, tout va bien ! On peut se détendre là-dedans pendant plusieurs heures ! C’était vraiment agréable ! Seul bémol – et je dis ça pour tous ceux qui seraient amenés à se tremper comme moi dans une telle piscine ! – il convient de ne JAMAIS porter ses mains à son visage et NE SURTOUT PAS se frotter les yeux ! Ca paraît bête à dire mais c’est ce que j’ai fait dès mon entrée dans l’eau et c’était un véritable supplice médiéval ! A part ça, c’est une expérience vraiment fabuleuse que je recommande chaleureusement à tous !
Nous avons terminé cette journée en retournant à Valcea et en prenant ensemble un dernier repas. Nous allions en effet nous séparer de Madie dès le lendemain puisque nous reprendrions la route pour Bucarest en milieu de journée. Elle nous a donc emmenés dans un restaurant où elle avait ses habitudes. Deux musiciens y officiaient et tandis que nous nous régalions de viandes grillées et de rosé sucré, voilà qu’il n’ont rien trouvé de mieux que de jouer quelques danses hongroises “en l’honneur de leurs amis français” !
Et moi, comme une grande nigaude, parce que j’ai trouvé ça extrêmement délicat de leur part et parce que je pensais au départ du lendemain, parce que surtout, je suis d’une sensiblerie déconcertante, je n’ai pu retenir quelques larmes ! D’ailleurs, même au moment où j’écris ces lignes, je suis à deux doigts de me faire pleurer toute seule !
Il faut dire que c’était un séjour magnifique, à la hauteur de cette musique et qu’il est difficile de ne pas en éprouver encore de l’émotion.

21 mai 2010

Ils sont partis en Lettonie et pas moi !

Voilà peut-être qui n'a pas été étranger à ma récente mélancolie ! Je ne suis pas retournée en Lettonie comme je le faisais depuis trois ans maintenant. Nous avons changé de directrice adjointe et elle nous a expliqué qu'il n'était pas admissible que les services administratifs se vident au moment des stages européens et qu'il vaudrait mieux, à partir de maintenant, que les futurs enseignants soient accompagnés par des formateurs ! En outre, le déroulement de la formation étant sur le point de changer du tout au tout, on nous annonçait beaucoup de travail à cette période précise donc, pas question de partir.
J'ai accepté ce verdict sévère avec autant de philosophie que possible. Déjà, notre supérieure avait raison : nous avons du boulot jusque par-dessus la tête et beaucoup d'incertitudes perdurent. D'autre part, le stage en Lettonie ne m'appartient pas : même si j'y ai beaucoup travaillé, je n'avais pas à l'accaparer et il était tout à fait logique que d'autres collègues travaillent en étroite collaboration avec ce pays.
Mais il faut bien l'avouer, j'en ai quand même eu gros sur le coeur ! L'hiver dernier, fragilisée par l'annonce de mon opération, j'ai même pleuré à chaudes larmes en voyant à la télé quelques images de la région Latgale ! Et aujourd'hui, j'avoue que je me sens particulièrement nostalgique car le nouveau groupe vient de passer une nuit et une journée dans le village d'enfants de Grasi géré par Jean Amblard.
Alors que, l'an dernier, nous étions allés à Grasi par un temps particulièrement capricieux et frisquet, les petits veinards qui nous succèdent ont droit à des températures avoisinant les trente degrés (comme en 2007 !) et d'après l'article ci-dessous, publié dans le blog de Jean, ils ont l'air de profiter bien agréablement de leur séjour d'étude !

Chi va piano, va sano e va lontano aprs Louis XVIII voici lENFA ! - Journal d'un Paysan du Gers en Lettonie

Bon voyage, les amis ! Vous allez découvrir l'Estonie qui est un bien joli pays et - bande de petits veinards ! - visiter brièvement l'une des plus belles villes de Russie ! Si vous saviez à quel point je vous envie ! Moi qui, à douze ans, ne rêvais que d'Amérique, je n'aurais jamais imaginé que je m'attacherais à ce point à ces petits pays baltes !

Et merci, Jean, pour ton aide précieuse ! J'espère, comme tu le prévois, que nous nous reverrons à l'ENFA l'hiver prochain !

19 mai 2010

Un bon coup de pied aux fesses ne peut pas faire de mal.

Médicalement, déjà : je suis très fatiguée ! Peut-être plus maintenant qu’il y a deux mois ! Le contrecoup de l’opération, sans doute. Je me traîne lamentablement, j’ai mal partout et ce fichu hiver qui s’éternise me rend complètement neurasthénique. 

Financièrement, ensuite : je suis au fond du gouffre sans avoir fait quoi que ce soit d’extravagant ! Enfin, "au fond du trou", j’exagère peut-être un peu. Disons que je joins tout juste les deux bouts ! Mais c'est pénible !

Sentimentalement, n’en parlons même pas ! De ce côté-là, si certains ont touché le fond, moi, je commence carrément à creuser !

Professionnellement, enfin : je suis lasse de ces dossiers que je traite depuis huit ans, il y a beaucoup de travail et je ne me sens pas vraiment reconnue, même si mes supérieurs et mes collègues sont des gens plutôt agréables. J’aimerais changer, varier mes activités. J’enrage de constater que je me suis tapée sept ans de fac de langue pour passer mes journées à faire des bordereaux, des bons de commande, des photocopies et des réservations d’hôtel pour plus gradés et mieux payés que moi. Non que j’aie une idée particulièrement haute de moi-même mais de là à raser à ce point les pâquerettes, tout de même…
En vérité je crois que ce qui a causé le plus grand dépit chez moi, c’est d’avoir reçu, ce week-end, un courrier m’annonçant que ma candidature au concours d’Assistante Ingénieur n’a pas été retenue ! Si au moins j’avais échoué à ce concours, je l’aurais accepté  sans problème, d’autant que c’est le genre de concours auquel on réussit rarement la première fois ! Mais le fait de n’avoir même pas été sélectionnée “au vu des pièces fournies” m’a fait quand même du mal ! Toute cette énergie dépensée pour rien, un énorme dossier constitué en huit exemplaires pour des prunes, une journée de formation aux orties… et plus guère d’espoir de monter en grade (et donc d'être mieux rémunérée !) avant la prochaine opportunité qui se présentera… Dieu sait quand !

Donc, pour me consoler de toutes ces déconvenues, j’ai décidé ce week-end d’aller au cinéma pour voir “Kick Ass”. 

J’avais envie de voir ce film depuis longtemps : d’une part, parce que j’adore les histoires de super héros autant que les films parodiques. Deuxième raison et non des moindres, Mika a signé une des chansons de la bande annonce. J’avais posté le clip ici il y a plusieurs mois (le 16 mars, pour être tout à fait précise) avec un petit commentaire élogieux mais pour d’obscures raisons, ledit commentaire n’est jamais apparu sur ce blog et je viens de m’apercevoir que le clip ne fonctionne plus alors je le remets ici : 



Et voici une bande annonce pour vous donner une idée de l'intrigue : 


Kick Ass est un excellent film qu'il faut aller voir absolument si l'on n'a pas peur du politiquement incorrect et si l'on est capable de prendre les choses au dixième degré. Le mythe du super héros est totalement pris à contre-pied avant d'être littéralement sublimé à la fin du film, l'histoire est bien ficelée, les acteurs sont attachants, les effets spéciaux d'enfer. Bien sûr il y a de la violence mais elle est tellement outrée qu'on finit par ne plus y croire ou tout au moins par prendre de la distance. Et l'humour ne manque pas non plus, loin de là !  J'ai plus ri que tremblé ! Vraiment un très, très bon film que je reverrais avec plaisir ! 

05 février 2010

Il y a un mois, je n’étais pas si gaillarde !

Et encore ! Il serait abusif de prétendre que je suis gaillarde aujourd’hui mais tout de même, un mois après l’opération, les choses vont un peu mieux, même si mon état reste fragile. 

J’ai passé ces dernières semaines dans notre appartement, en compagnie de Maman, recevant de temps à autre des visites de collègues, voisins ou famille. C’est étrange. J’ai l’impression que cette période a été très longue et quand je vois que nous sommes maintenant au mois de février, je me dis quand même que c’est passé assez vite. Pourtant j’avais l’impression de vivre sans cesse la même journée comme dans ce film intitulé Un jour sans fin. Lever, douche, repas, télé, ordinateur, lecture, parfois une sieste, toujours une grasse  matinée… Telles étaient mes mornes journées. J’ai beaucoup apprécié le repos, je l’apprécie encore mais parfois je trouve le temps long. Ce n’est pas que je m’ennuie mais les jours se suivent et se ressemblent trop. D’un autre côté, je ne me sens pas du tout d’attaque pour reprendre le travail. Je ne vis que de paradoxes. En même temps, au boulot aussi, les jours se suivent et se ressemblent !

Quand je pars dans ce genre de réflexions, j’en viens à penser que ma vie est d’une grande vacuité et j’aurais presque tendance à déprimer. Cela vient surtout du fait que je n’ai pas encore constaté les aspects positifs de cette opération : certes je ne saigne plus mais à part ça, je reste fatiguée, je n’ai pas particulièrement maigri et mes accès de migraine, au lieu de durer une journée, se prolongent sur 48h. Les moindres sorties me laissent sur le flanc : les premiers petits tours autour de chez moi à la faveur de quelque rayon de soleil m’ont laissé épuisée puis, dernièrement, j’ai pu récupérer assez de forces pour emprunter le réseau bus-métro avec ma mère afin d’aller voir une amie hospitalisée à l’autre bout de la ville. Hélas, j’ai présumé de mes forces ! Il m’a fallu douze heures de sommeil pour me remettre de cette expédition !

Parfois, je me demande si je redeviendrai jamais comme avant ! En même temps, il ne s’est passé qu’un mois depuis l’opération et je suis sans doute trop impatiente. 

Mon médecin traitant, de son côté, est plutôt satisfait de mon état. Il m’a avoué cet après-midi qu’il s’était un peu inquiété pour la cicatrice : les agrafes avaient en effet laissé des marques assez vilaines et j’ai dû, pendant une semaine, la badigeonner de pommade antibiotique, puis, pendant dix autres jours, j’ai dû y appliquer des compresses d’acides hyaluronique. Aujourd’hui, le médecin s’est dit plutôt content de l’aspect de ma belle balafre. Je dois reconnaître que si elle reste sensible, les douleurs liées à l’incision son nettement moins aiguës. Au-dessus de la cicatrice, plus exactement entre la cicatrice et le nombril, la chair reste sensible, comme si j’avais été brûlée ou mâchée. M’habiller le matin est une véritable odyssée. Il faut trouver à la fois ce qui va bien et ce qui ne fait pas mal. Pendant les semaines précédentes, je me suis baladée dans la maison en survêtements ou en caleçon bien souples mais pas toujours très élégants. Je commence à peine à renouer avec les pantalons. Porter des vêtements dignes de ce nom ou troquer les chaussons contre de vraies chaussures remonte quand même considérablement le moral. 

Lundi, je verrai le chirurgien. Il me dira si je suis apte à reprendre le travail ou pas (personnellement, j’ai encore un petit doute) et si je dois poursuivre par d’autres soins et lesquels. 

On verra bien.

31 décembre 2009

Dernière ligne droite.


Le temps passe à une vitesse incroyable. Nous voici déjà à quelques heures de la fin de 2009. Même si je n’échappe pas au traditionnel spleen de la Saint Sylvestre, je ne regretterai pas cette année qui fut, pour moi, jalonnée de ruptures douloureuses et de terribles déceptions. Et comme si cela ne suffisait pas, il faut que la santé s’en mêle et que l’année s’achève sur des perspectives de plus en plus terrifiantes alors qu’approchent les premiers jours de 2010.

Je suis allée voir l’anesthésiste lundi dernier. Il ne m’a pas caché que l’opération serait longue et que j’aurais mal pendant les deux premiers jours d’hospitalisation. Suffisamment pour avoir droit à la pompe à morphine ! Voilà qui me permettra peut-être de connaître une expérience psychédélique au moins une fois dans ma vie, comme dirait Tinky ! 

A part ça, la vie suit son cours : nous avons passé Noël en famille, chez Alain, et ce fut une bonne soirée.
Le sapin

Même le lustre était décoré !

Nous avons encore été nombreux !


La consigne était pourtant claire : pas de cadeaux cette année !

Ouverture du champagne par Sébastien

Et par Michel !

Nos tourtereaux Emmanuelle et Sébastien.

Les Quat'z Amours : Emmanuelle, Magalie, Jérémy, Alexandre.

Un papa bien entouré.

Quelle ambiance ! Nous avons carrément mis le feu... même si ce n'était pas volontaire.

Nous fêterons le Nouvel An bien plus modestement, ce soir : il n’y aura que Maman, Michel et moi, mais la bonne ambiance est déjà au rendez-vous, ainsi que de beaux efforts de décoration :




Bref, la soirée ne fait que commencer et même si nous serons en très petit comité, elle promet d’être excellente. Mais mon problème, actuellement, c’est que j’ai hâte de voir 2009 se terminer alors que je n’ai guère envie de voir arriver 2010…