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27 juillet 2015

Odyssée crêtoise.

C’est vers la mythique île de Crète que mes activités au sein du service des Relations Internationales m’ont conduite au mois de juin dernier. 

La Crète ! Je savais qu’un jour, je finirais par y mettre les pieds. J’ai en effet une cousine qui s’y est établie depuis plusieurs décennies, cette fameuse cousine Nath qui aime bien Gotye et que je n’avais pas vue depuis une trentaine d’année. Cette même cousine qui est la maman de ces deux charmants ados avec lesquels j’avais dîné à Paris en 2008… Il va de soi qu’elle nous a souvent dit que nous pourrions aller la voir en Crête dès que nous le voudrions mais chacun sait comment les choses se passent, dans la vie : on accepte la proposition, on se promet de le faire, ce grand voyage mais au final, on ne s’accorde jamais le temps nécessaire pour s’accorder ce plaisir. 

Or dans mon cas, c’est mon boulot qui m’a poussée à effectuer ce grand périple mais pas question pour moi d’aller chez ma cousine, finalement : elle habite à Sitia alors que je devais me rendre à Chania ou plutôt La Canée comme mentionné sur la carte ci-dessous.  

Crête

Ainsi que l’on peut le voir, ma cousine vit à l’Est de l’île alors que moi, j’allais être complètement à l’Ouest.

Mais ça, ce n’est pas nouveau !

Plus sérieusement, la préparation du voyage m’a donné de sacrées sueurs froides ! J’avais, en effet, été prévenue un peu tard de ce départ. En vérité, c’est une collègue qui était pressentie pour y aller mais comme elle avait effectué divers déplacements ces derniers temps, en avait un peu assez et souhaitait passer un peu de temps auprès de ses enfants, c’est à moi qu’on a confié le séjour… et le soin de l’organiser !

Je passerai sur les échanges de mails et les propositions faites au niveau professionnel par l’institut qui allait nous recevoir. Cela ennuierait tout le monde. Par contre, je peux dire que préparer un tel périple en si peu de temps n’est pas chose facile ! Plutôt compliqué de trouver des vols à des horaires et des prix raisonnables, sans escales hallucinantes de plusieurs dizaines d’heures ! Et en plus, c’est sacrément loin, la Crète ! Bien au-delà de la Grèce, contrairement à ce que je pensais ! 

Carte Europe

Enfin bon, après bien des recherches et poignées de cheveux arrachées (j’exagère à peine !) j’ai fini par trouver des vols à des coûts et horaires raisonnables mais le voyage à l’aller s’annonçait être une véritable odyssée ! Vous me direz, une Odyssée pour se rendre en Crête, quoi de plus normal ? 

Aux premières heures d’un beau dimanche de juin, je suis partie en taxi pour l’aéroport de Toulouse Blagnac, direction Francfort ou je passai quelques heures avant d’embrayer vers Vienne, capitale autrichienne ou j’avais passé deux semaines l’été de mes quinze ans et que j’aurais revue avec un très grand plaisir tant j’en garde un souvenir ébloui. Hélas, c’était impossible ! L’escale ne durait qu’une quarantaine de minutes ! Une escale courte, si courte que j’ai eu vraiment peur de ne pas avoir le temps de trouver ma route et d’attraper mon avion ! Le seul moment de vrai stress durant tout le séjour ! Mais au final, je m’en suis honorablement sortie et j’ai pu attraper finalement mon vol pour Héraklion. 

Héraklion ! Rien que le nom fait rêver et me ramenait aux passages des œuvres d’Homère ou de Racine étudiés à l’école ou à leurs adaptations cinématographiques que je regardais avec la plus grande passion étant plus jeune ! Ah, “L’Odyssée” avec Kirk Douglas dans le rôle d’Ulysse ! Ah, “Jason et les Argonautes” et ses effets spéciaux kitsch, naïfs mais si bluffants pour l’époque !

Ces lieux mythiques me tendaient les bras mais je ne vis ce soir-là qu’un petit aéroport où je retrouvai très vite la moitié du groupe que je devais accompagner. Comme il était très tard et que nous ne connaissions pas les lieux, nous décidâmes de prendre un taxi jusqu’à Chania ce qui ne fut pas donné mais je m’aperçus très vite qu’il fallait savoir négocier le moindre prix dans ce petit coin du monde. Et pour ça, j’ai très vie compris que je pouvais compter sans problème sur cette première moitié de mon groupe de stagiaires ! 

Et c’est donc au terme d’une course qui me permit de me rappeler que la conduite de nos amis Grecs n’a pas grand chose à envier à celle des Roumains que nous arrivâmes enfin à l’institut où nous étions attendus. 

Enfin, attendus… Il faut le dire vite ! Nous étions arrivés au beau milieu de la nuit et nous nous retrouvions à présent dans une cour sombre, parmi des bâtiments vides. Heureusement, nous avons fini par trouver une personne de permanence qui nous a conduits dans nos chambres respectives et après une douche réparatrice, je suis tombée dans mon lit, épuisée mais ravie de m'en être si bien sortie !

07 juin 2015

Osiez-vous y penser ?

Que serait ce blog sans le coup de cœur musical annuel de sa rédactrice ? Celui de 2015 commence déjà à être pas mal connu du grand public et s’appelle Hozier. 

En fait, je ne suis pas tout à fait exacte quand je parle de coup de cœur annuel. J’ai découvert ce jeune homme et ses œuvres pendant les dernières vacances de Noël et n’avais toujours pas trouvé le temps d’en parler ici. 

Soyons tout à fait honnêtes : j’en suis venue à m’intéresser à lui par curiosité, parce que tout le monde prétendait qu’il ressemblait à Gotye mais je ne savais pas exactement ce qu’il faisait.  Après écoute, je serais tentée de dire que les univers des deux musiciens, bien que très profonds l’un et l’autre, n’ont pas grand chose de commun, pas plus que leurs voix, même s’il existe entre eux une ressemblance physique indéniable : longue silhouette dégingandée, boucles souples, visage et sourires très légèrement anguleux… sans compter des goûts vestimentaires assez semblables ! 
Hozier B&W
Hozier
gotye
Gotye
Involontaires ou entretenues, ces ressemblances ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : la musique ! Andrew Hozier Byrne et Walter André de Backer (tiens, ils ont poussé la similitude jusqu’à presque partager un prénom !) jouent peut-être dans des cours voisines, nous régalant de chansons nullement formatées, ont des noms de scène qui sonnent de la même façon mais chacun cultive un univers bien particulier : celui de Wally est fait de samples, de musiques synthétiques, d’explorations sonores et visuelles toutes plus bizarres les unes que les autres tandis que celui de Hozier est plus folk. Peut-être se rapprocherait-il plus de ce que Wally propose avec les Basics. Ce serait amusant, d’ailleurs, d’imaginer un duo entre les deux phénomènes avec Andrew à la guitare et Wally à la batterie, chantant tour à tour ou mêlant leurs voix si particulières…

Mais là, je m’égare assurément !

Vous l’aurez compris, même si j’ai trouvé des différences fondamentales entre les deux artistes, je ne peux m’empêcher de comparer et j’apprécie vraiment l’un et l’autre même si l’univers de Gotye m’a totalement happée et a exercé un incroyable impact sur ma vie en me faisant découvrir une foule d’artistes, qu’ils soient graphistes ou musiciens, en me faisant courir l’Europe et rencontrer de nombreux nouveaux amis. 

On peut dire, d’ailleurs, que je n’aurais peut-être pas été amenée à m’intéresser à Hozier s’il ne s’était trouvé, sur les réseaux sociaux, des tas de gens pour le comparer à Gotye. Donc une fois de plus, tout ça, c’est un peu grâce à Wally, même si c’est indirect et involontaire ! 

Je suis donc extrêmement enthousiaste à l’idée d’aller voir Hozier se produire sur la scène de l’Olympia en juillet prochain en compagnie de Tinky qui ne connaît pas très bien ce qu’il fait mais dont j’ai piqué la curiosité avec cet emballement supplémentaire. 

Et pour ceux qui ne verraient toujours pas de qui je parle, voici le titre qui a rendu Hozier célèbre. Désolée, ce n’est pas le clip officiel qui dénonce la violence faite aux homosexuels de par le monde : un clip en noir et blanc au message puissant mais que j’ai du mal à regarder en raison de sa dureté. Voici plutôt Hozier chantant cette superbe chanson sur scène :


Ci-dessous, un de mes titres préférés sur l’album. J’aime beaucoup les nuances que met Hozier dans les diverses répétitions du refrain. Et les fans de Game Of Thrones dont je fais partie auront le plaisir de reconnaître dans ce clip l’actrice Natalie Dormer qui joue le rôle de la jeune reine Margeary dans la série adaptée des livres.


Ici, enfin, une chanson que j’apprécie tout particulièrement pour son rythme syncopé et une fois de plus la voix toute en nuances d’Hozier donc je vous invite chaleureusement à découvrir l’album. 


01 janvier 2015

Bilan tardif mais vœux ponctuels.

Nous voilà déjà en 2015 ! C’est incroyable comme le temps passe ! Il faut dire que l’année écoulée a été si riche que je l’ai à peine vue s'écoulerr !

2014 restera dans mon souvenir une année des plus exceptionnelles avec, notamment, des concerts en pagaille : Luc Arbogast, Amaury Vassili, Sébastien Tellier et surtout, surtout les Basics que j’ai pu aller applaudir trois fois et rencontrer avant et après chaque représentation alors que je n’osais rêver de les voir un jour sur scène, il y a un an encore ! 

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Wally de Backer alias Gotye aux percussions, le 3 avril au Birthday (Londres).
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Tim Heath, guitariste, lors du même concert.
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Kris Schroeder, bassiste toujours le 3 avril.
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Avec Wally à la sortie du Birthdays.
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Avec Kris à la sortie du Birthdays.
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Avec Tim avant le show du 23 juillet à Londres.
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Avec Wally après ce concert.
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La salle de concert à Amsterdam, le 25 juillet.
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Les Basics en coulisses après ce concert.
Pour ces concerts, j’ai fait trois voyages fabuleux et j’ai surtout eu la satisfaction de vaincre mes craintes les plus irrationnelles en osant partir seule à l’étranger, le nez au vent, guidée et motivée par ma seule passion pour ces musiciens ! J’ai puisé dans cette expérience une belle dose de cette assurance qui me fait tant défaut, parfois, et je n'en reviens toujours pas de ce que j'ai osé faire ! 

J’ai eu la satisfaction de rencontrer bon nombre de mes amies fans de Gotye que je ne connaissais jusqu’alors que via Internet et de développer avec elles des amitiés profondes et sincères. 

Tout le contraire, hélas, de la communauté des fans de Mika dont certains représentants m’ont encore profondément déçue en me snobant grossièrement par deux fois au cours de cet été. Je ne m’étendrai pas sur les détails, ça n’en vaut pas la peine. Toujours est-il que je sais que le problème ne vient pas de moi puisque j’ai très bien réussi à m’entendre avec les fans de Gotye. C’est donc chose acquise : je serai pour Wally et ses acolytes une fan dévouée, investie et fidèle. Quant à Mika, il reste un artiste que j’apprécie toujours beaucoup et dont je suivrai assidument la carrière mais je ne tenterai plus de me mêler à la communauté de ses fans car je n’étais manifestement pas destinée à en faire partie. Bien sûr, je préserverai avec la plus grande affection la poignée d’amitiés forgées au tout début de ma découverte de ce jeune artiste et toujours vives depuis bientôt huit ans. Ceux qui, par contre, m’ont tourné le dos en m’excluant de leurs projets communs ou en faisant tout pour ne pas me rencontrer alors que l’occasion se présentait peuvent m’oublier comme je choisis moi-même de les effacer de ma vie ! 

Et puis des amis j’en ai d’autres. Des amis de longue date que j’ai eu le bonheur de revoir à plusieurs reprises cette année pour de joyeux moments, aussi. 

La joie, nous l’avons connue dans la famille avec l’arrivée de ma nouvelle petite-nièce, Mila : une adorable poupée devant laquelle on ne peut que craquer ! 

2014-12-25 13.44.29 Mila
Mila, le jour de ses cinq mois.
D’un point de vue professionnel, enfin, il y a eu un temps pour l’émotion avec le départ en retraite de JM mais j’ai enfin eu le bonheur d’intégrer le service que je convoitais depuis longtemps, même si je n’y suis qu’à mi-temps, pour le moment. 

En un mot une belle année, comme je les aime : pleine d’émotions diverses, de défis relevés plutôt brillamment, d’heureuses surprises, de décisions fermes, d’amour, de joie et de projets déjà accomplis ou restant à réaliser. J’espère que 2015 s’avèrera tout aussi exaltante et épanouissante, pour vous comme pour moi ! 

21 octobre 2014

Le séjour fabuleux se poursuit.

Après ce concert impromptu et charmant, notre vendredi s’est poursuivi agréablement puisque nous sommes allées dîner dans notre petit restau africain préféré en compagnie d’un ami commun. Encore une soirée placée sous le signe de la gastronomie, de l’amitié et du rire. 

Le week-end qui a suivi a été des plus délectables : entre découverte de la cuisine péruvienne, promenades interminables dans notre cher Marais par un temps digne du mois de mai et rencontres multiples de gens passionnants, nous avons vraiment apprécié ces deux belles journées. 

Le lundi fut pour moi nettement plus pénible en raison du retour d’un temps mitigé et surtout de la visite de ma vieille copine la Migraine ! Malheureusement, ce n’était vraiment pas le moment car nous devions nous rendre ce soir-là au Casino de Paris pour aller voir Sébastien Tellier sur scène. Je n’éprouvais pas de fébrilité particulière car j’avais été assez peu convaincue par sa dernière prestation dans cette même salle. Néanmoins, il n’était pas question que je passe à côté de cette soirée et malgré un mal de tête persistant, je me suis mise en route à la suite de Tinky vers le Casino de Paris. 

Eh bien le moins que je puisse dire est que je ne regrette pas de m’être quelque peu fait violence pour arriver jusque là ! Non seulement ma migraine a fini par se calmer sur le chemin mais en prime, nous avons passé une soirée exceptionnelle ! Déjà, la première partie assurée par le groupe Turzi a été fabuleuse ! Je les avais pourtant vu lors des Siestes Électroniques de 2008 au Bikini et je ne les avais pas particulièrement appréciés, les trouvant trop bruyants et dissonants. Leur évolution m’a paru tout à fait positive. Pour vous donner une vague idée de leur univers, voici un clip qui date un peu.


Quant à la prestation de Sébastien Tellier, elle a été tout simplement sublime et j’en suis encore scotchée à l’heure qu’il est ! Le concert était vraiment énorme ! Nous avons pu entendre des extraits de tous ses anciens albums, savamment réorchestrés à la sauce brésilienne par un ensemble de musiciens et de percussionnistes remarquables. Oui, je sais : je suis censée ne pas aimer la musique brésilienne, mais à l'instar d'un Gotye qui parvient à me faire écouter et même apprécier de la country ou du reggae, Sébastien réussit cet exploit pour la bossa nova ! C'est dire le talent de ce garçon !

Lui-même nous est apparu aminci, beau, sobre et sensible.  Il a su plaisanter avec parcimonie, nous régalant de sa personnalité fantasque sans pour autant nous assommer des délires alcoolisés inutiles qui ont parfois gâché certains de ses shows. Nous l’avons redécouvert comme nous avons redécouvert son répertoire, merveilleusement mis en valeur par ces nouvelles orchestrations. Le tout était rehaussé par des éclairages magnifiques et nullement aveuglants. Le Casino de Paris était bondé, le public conquis et Sébastien lui-même semblait ne pas en revenir, qui nous a remerciés à plusieurs reprises d’être venus assister à son spectacle ! Il n’y a pas à dire : il est adorable et je suis ravie de voir qu’il se reprend en main et devient enfin l’artiste et la bête de scène qu’il mérite d’être !

Ne reste plus qu’à espérer que cette tournée fera l’objet d’enregistrements en live ou en DVD. En attendant, voilà le dernier clip du divin barbu : une illustration animée et très onirique du charmant univers dans lequel il se projette. 


30 août 2014

Amsterdam-Paris.

Le jour de la naissance de ma petite-nièce était aussi celui du concert des Basics au Melkweg et ce fut une soirée une fois de plus incroyable que je raconte en détails et en images ici.

Le lendemain, nous sommes restées à Amsterdam mais de fortes pluies nous ont empêchées de visiter autant d’endroits que nous l’aurions voulu. Cependant, le beau temps étant revenu en fin d’après-midi, nous nous sommes longuement promenées dans cette ville qui est très agréable et où j’aurai sans doute plaisir à revenir plus longuement. Nous sommes également allées visiter le Musée Van Gogh. C’était immense et magnifique, malheureusement nous n'avions pas le droit de prendre des photos. 

Après ce petit intermède culturel nous avons décidé de manger un morceau en ville. On m’avait dit que tout fermait tôt aux Pays Bas mais nous avons eu la bonne surprise d’être acceptées à la terrasse d’un petit restau alors que le ciel commençait à s’obscurcir. Cependant, quand vint le moment de commander le dessert à la serveuse, celle-ci nous expliqua le plus naturellement du monde qu’il était 22h passées et qu’à présent, les cuisines étaient fermées ! Nous avons fait contre mauvaise fortune bon cœur mais voilà qui aurait été totalement impensable en France !
Dernière nuit dans ce sympathique hôtel puis vint déjà le temps de regagner Paris où j’allais retrouver Tinky pour une semaine tandis que Petite Sophie regagnait sa Normandie. Pour ce faire, nous avons emprunté le Thalys : un voyage paisible et confortable que nous avons passé à visionner des images du concert de la veille. 

Enfin arrivées à Paris, nous avons retrouvé Tinky chez qui j’ai posé mes valises avant que nous ne raccompagnons Sophie vers sa propre correspondance. 

C’en était fini de la folle odyssée européenne. S’annonçait maintenant une semaine parisienne peut-être plus paisible mais aussi intense avec mon amie et complice de longue date. 

 Oh, nous n’avons rien fait de bien renversant, pourtant ! D’autant que le premier jour, rompue de fatigue, je me suis payé une de ces bonnes vieilles migraines dont j’ai le secret. Heureusement, je m’en suis vite remise et nous avons passé le reste du temps à nous promener notamment le long des berges de la Seine, à l’occasion de Paris Plages. Il s’y produit tous les soir d’excellents musiciens. 
 

Nous avons admiré Notre Dame de Paris sous un angle inhabituel :


Observé les glissades majestueuses des bateaux-mouche sur la Seine : 



Admiré la jolie Tour Saint Jacques, point de départ des pèlerins de Compostelle qui partaient depuis Paris (décidément, je n’en sors pas !). 




Mais surtout, surtout, nous avons retrouvé des amis chers notamment notre amie fan de Disney (et nous n’avons pas coupé à notre petit tour des jardins du Parc. Dommage qu’il n’ait pas fait meilleur que ça !) mais aussi une autre Sophie, l’adorable Sophie Degunst qui a passé plusieurs jours avec nous et qui m’a fait deux cadeaux inestimables. Deux de ses œuvres : un portrait de Jim Carrey que j’avais repéré depuis longtemps car c’est un acteur que j’aime beaucoup

Jim Carrey © Sophie DEGUNST
et un portrait représentant Wally de Backer alias Gotye réalisé spécialement pour moi. Autant dire que j’en ai été particulièrement touchée, d’abord parce que le portrait est incroyablement beau avec ce travail remarquable sur la luxuriante chevelure de Wally, les traits de son visage parfaitement reconnaissables, son expression paisible et songeuse… et puis bon ! Elle a réalisé ce portrait rien que pour moi, juste par amitié et je trouve ça vraiment fabuleux ! C’est même un très grand honneur qu’elle m’a fait ! 

Gotye © Sophie DEGUNST
Ce séjour a été mémorable pour de multiples autres  raisons ! Encore une fois que de fou rires et discussions interminables autour de bons repas ! Moins de restaus, cependant. Nous nous sommes assagies et je dois avouer qu’après tous ces voyages, il fallait que je sois raisonnable au niveau des dépenses. C’est donc le plus souvent à la table de Tinky que nous avons refait le monde devant de bons petits plats bios ! 

Une semaine, au final, qui est passée beaucoup trop vite !

12 août 2014

Dernier coup d’œil sur Londres et cap sur Amsterdam.

Après cet épique concert des Basics que je raconte en détail sur mon blog consacré exclusivement à Gotye, ses collaborateurs et son univers, nous sommes rentrées à l’hôtel pour une brève nuit et le lendemain, il fallait déjà songer à quitter l’Angleterre.

Notre vol pour Amsterdam n’étant cependant prévu qu’en fin d’après-midi, nous avons eu le temps d’aller retrouver une de nos amies que nous avions vue la veille lors du concert et avec qui nous avions convenu d’aller visiter les endroits les plus emblématiques de Londres avant de partir. Nous l’avons enfin eu, notre tour de Londres ! Et nous avons découvert avec bonheur tous ces lieux qui, jusqu’alors, n’étaient pour nous que des noms ou des images ! 

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Buckingham Palace vu depuis notre taxi.
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Big Ben est effectivement très big.






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Big Ben.. le Parlement !

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Westminster Abbey
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The London Big Eye
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Un horse guard.
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Trafalgar Square.
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Ecore Trafalgar Square
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Le centre ville était assez bondé car nous tombions en plein début des jeux du Commonwealth et il régnait tout autour de nous une joyeuse agitation. 

Notre amie nous a ensuite laissées à Victoria Station où nous avons pris le Gatwick Express pour rallier l’aéroport du même nom et nous envoler pour les Pays Bas. 

Au terme d’un vol que nous n’avons absolument pas vu passer nous avons enfin touché le sol hollandais et après quelques kilomètres en taxi, nous sommes arrivées à nôtre hôtel, un établissement très agréable dont nous avons découvert avec stupéfaction qu’il se situait à quelque pas à peine du Melkweg, la salle où devait se dérouler le concert des Basics prévu le lendemain ! 

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L'affiche aurait pu être mieux posée que ça !
Et le plus drôle, c’est que nous le l’avions absolument pas fait exprès ! Si notre but avait été de séjourner le plus près possible des membres du groupe, nous aurions commencé par le faire à Londres ! Au moins, cela allait-il nous faciliter la vie !

En attendant, nous avons passé notre première soirée à Amsterdam à nous promener dans un quartier plus animé que je ne l’aurais cru. On m’avait raconté que tout fermait extrêmement tôt aux Pays Bas et je m'attendais à une ville austère mais ce n’était manifestement pas le cas du coin où nous avions choisi de nous établir. 

La suite des événements s’avérait fort sympathique !

13 avril 2014

Suite et fin du séjour à Londres.

Le concert des Basics au Birthdays a été des plus enthousiasmants. Une soirée pleine de belles surprises que j’ai choisie de raconter ici, sur mon blog exclusivement consacré à Gotye, ses collaborateurs et son univers incroyable et si méconnu en France. 

Un blog qui perdure, mine de rien ! Soixante-trois articles en vingt-deux mois d’existence, s’il vous plaît ! C’est qu’il y en a, des choses à raconter sur ce garçon qui est résolument tout sauf l’homme d’un seul titre ! D’ailleurs, j’ai déjà en tête des projets de nouveaux articles à son sujet.

En attendant, le moment est venu de raconter mes dernières heures dans la belle capitale anglaise. Une capitale que j’aurais dû visiter en compagnie d’une fan française rencontrée la veille mais comme nous connaissions Londres aussi mal l’une que l’autre et étant donnée l’inexistence de mon sens de l’orientation, nous ne nous sommes pas retrouvées. Pas grave ! Ce sera pour une autre fois ! Je suis sûre et certaine que je retournerai à Londres un jour. Car même  si j’ai beaucoup marché dans les rues de la ville, je ne me suis pas véritablement perdue et ne redoute plus de m’y rendre. Trouvez le métro ou le bus qu’il vous faut et vous êtes sûr de rentrer chez vous sans dommage ! Bien sûr, je préfèrerais ne pas y retourner seule : arpenter en tous sens une ville inconnue quand en plus on est seul devient vite lassant. Je suis d’ailleurs certaine que je n’avais pas autant marché depuis une éternité. 

Je suis rentrée à l’hôtel rompue de fatigue mais contente quand même car même si j’ai un peu raté ma visite des plus célèbres monuments, j’ai malgré tout aperçu la grande roue (le London Big Eye) et Big Ben. Sérieusement, j’aurais râlé si je n’avais pas vu Big Ben. C’est pour moi LE monument emblématique de Londres et je voulais absolument le voir ! Malheureusement, je n’ai pas pu prendre de photos car je me trouvais alors à bord d’un bus à impériale dont le chauffeur avait une conduite pour le moins… sportive, dirons-nous ! Néanmoins, je ne résiste pas au plaisir de piocher une image sur Internet afin de la placer sur ce blog.
Tamise-big-ben-elizabeth-tower-london-eye
Le soir venu, j’ai dîné à mon hôtel pour la première et la dernière fois du séjour. Je voulais manger anglais : pas indien comme le premier soir, ni chinois, ni japonais, ni italien comme on peut le faire à n’importe quel coin de rue ou en France. Je me suis donc régalée d’un Yorshire pudding, une recette délicieuse dont je gardais un fort bon souvenir, ayant dégusté ce plat lors d’un précédent séjour en Angleterre il y a vingt-cinq ans.
Traditional.Sunday.Roast-01
Franchement, en France, on a tort de déconsidérer la cuisine anglaise (le plus souvent sans même l’avoir goûtée !) car elle mérite tout à fait que l’on s’y intéresse ! 

De même, à Londres, j’ai beaucoup apprécié le cosmopolitisme et la sérénité de la ville : on peut y croiser des sikhs enturbannés, des indiennes en sari, des femmes plus ou moins voilées personne ne se regarde, personne ne se provoque. Et comme personne ne s’énerve avec ça, cela n’en devient pas énervant du tout. Les gens sont sympathiques, viennent spontanément vous parler ou vous renseigner si vous paraissez un peu perdu. Les personnes handicapées ne sont pas davantage dévisagées… Oh, je ne dis pas que l’Angleterre est le pays des Bisounours ! J’ai bien vu quelques personnes s’invectiver à des carrefours mais la ville a tout de même un côté humain et “relax” qui nous fait un peu défaut ici. 

Malgré tout, je commençais quand même à avoir envie de rentrer chez moi, partager toute cette belle expérience avec mes proches et c’est de bon matin que j’ai regagné l’aéroport d’Heathrow le lendemain, la valise et l’esprit chargés de souvenirs. 

09 avril 2014

Londres ! Londres ! Londres !!!

Finalement, j’ai sauté le pas ! Je l’ai accompli, ce satané voyage à Londres ! Sans avoir le temps de passer chez le coiffeur et surtout sans smartphone ! Non que je n’ai pas essayé d’en racheter un autre mais il se trouve que chez mon opérateur, ils n’ont JAMAIS voulu m’en vendre un autre, me répétant ad nauseam que je devais attendre le mois de juillet pour changer de mobile et que c’était comme ça, et que ce n’était pas possible de faire autrement, etc… etc… J’ai eu beau leur expliquer (et ma gentille collègue et ex-binôme venue m’accompagner aussi) que je l'avais involontairement endommagé, que j’y voyais très mal, que j’avais vraiment besoin d’un téléphone maniable sur lequel on puisse bien tout distinguer, qu’il ne s’agissait pas d’une exigence sans fondement mais d’une urgence réelle, vu que je partais en voyage et aurais des gens à retrouver sur place, rien à faire ! Le type que j’avais en face de moi a même été jusqu’à me dire que pour partir en voyage, je n’avais pas besoin de voir quoi que ce soit sur mon écran et que de toute façon, si je passais des appels depuis l’étranger, ils seraient hors forfait ! Comme si c’était son problème ! Je vais vraiment finir par croire que mon opérateur téléphonique n’a pas besoin de mon argent ! Question à creuser !

Entre-temps, j’ai tenté à plusieurs reprises de faire redémarrer mon smartphone si cruellement immergé mais rien à faire ! L’astuce du riz qui marche si bien pour tout le monde a été complètement inopérante pour moi, comme par hasard ! Une tentative d’acheter une nouvelle batterie, au cas où l’actuelle aurait tout simplement grillé n’a rien donné non plus, mais simplement parce que nous nous sommes trompés de référence ! La nouvelle batterie est arrivée dans ma boîte à l’avant-veille de mon départ mais ce n’était pas le bon modèle ! Décidément, et comme je l’avais écrit il y a quelques années sur ce blog, quand ça ne doit pas arriver, ça n’arrive pas, c’est tout !

C’est donc munie d’un tout petit téléphone portable prêté par ma mère que je me suis finalement envolée pour Londres, résolument incapable de passer à côté de l’occasion unique de voir les Basics se produire en Europe ! L’appareil correspondait exactement à ce que je ne voulais pas : petit écran, touches minuscules, maniabilité réduite… Heureusement, il compensait largement ces désagréments avec un son extraordinaire et une autonomie plus que remarquable ! Situation viable, donc, mais fort peu fonctionnelle ! Et surtout, je n’allais pas être capable de faire partager à tous mes contacts le détail de ce voyage en temps réel sur Internet, comme je l’avais souhaité ! Pour les photos, je décidai d’emmener mon caméscope avec moi ! Un ustensile supplémentaire dont je n’avais pas prévu de m’encombrer ! Décidément, rien ne se passait comme je l’avais envisagé !

D’ailleurs, on passera très vite sur le fait que j’aie failli louper mon avion en dépit d’une arrivée tout à fait dans les temps à l’aéroport… J’étais carrément allée l’attendre dans la mauvaise salle d’embarquement ! C’est tout moi, ça ! Une véritable Bridget Jones à la française et même pas fictive ! En plus, il faisait un vent terrible sur Toulouse ce jour-là et j’ai craint jusqu’au départ que mon vol ne soit annulé ! Parti comme c’était, il n’aurait plus manqué que ça ! Mais non ! Après deux heures de vol paisible et à peine secoué de temps à autre par les bourrasques, j’ai enfin découvert l’aéroport d’Heathrow dont j’avais tant entendu parler, puis le métro londonien, ce bon vieil Underground qui, durant les jours suivants, allait devenir mon allié le plus précieux et mon incontournable sauveur dès que j’allais avoir le sentiment d’être un peu égarée.

En une petite heure, la Picadilly Line me mena tout droit de l’aéroport à mon hôtel ! Et là, je découvris que j’avais préparé mon séjour encore mieux que je ne le croyais. J’avais choisi de loger à l’hôtel President et il se trouve que celui-ci se trouvait carrément à deux pas de ma bouche de métro ! Impossible de se perdre même avec un sens de l’orientation aussi inexistant que le mien. 

Ma chambre, située au septième étage était petite, dotée d’une décoration très “vintage” mais s'avérait fonctionnelle, confortable, et d’une irréprochable propreté. 

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Ma fenêtre donnait directement sur l’Imperial Hotel et son architecture remarquable. 

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Les deux établissements, loin de se concurrencer, appartenaient à la même chaîne d’hôtels. C’est d’ailleurs à l’Imperial que je devrais, les jours suivants, aller prendre mon petit déjeuner.

En attendant, je passai mon premier après-midi londonien à me balader dans mes nouveaux quartiers puis, le soir venu, je partis à deux stations de là, rejoindre deux fans allemandes de notre Gotye international que je n’avais, jusqu’alors, connues que sur Internet.

Nous avons dîné ensemble à Covent Garden, dans un restaurant indien appelé Masala Zone et je ne sais absolument pas comment je me suis débrouillée pour arriver à bon port sans plus de difficultés que ça ! Décidément, je n’en finissais pas de m’épater moi-même ! Fallait-il que j’aie envie de me trouver là, de voir ce concert et de rencontrer ces correspondantes pour en arriver à de tels exploits !

C’était un peu étrange de se retrouver ainsi avec ces deux jeunes femmes que je n’avais côtoyée qu’à travers les réseaux sociaux mais la soirée fut quand même  très sympathique. La conversation, bien sûr, ne manqua pas de tourner autour de nos musiciens préférés et sur le concert qui nous attendait. La prestation devait avoir lieu le lendemain soir. L’impatience commençait à nous gagner.

Après cette agréable rencontre, je passai ma première nuit à Londres. Une nuit paisible. Puis le lendemain, je poursuivis mes pérégrinations dans la ville, découvrant quelques incontournables comme ces cabines téléphoniques rouges : 

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ces bus à impériale tout aussi rouges :

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Ou le magnifique British Museum que Kris et Tim, les deux autres membres des Basics, avaient visité quelques jours plus tôt mais dans lequel je ne suis pas rentrée car on peut finir par y passer la journée si on veut le visiter correctement !


Et moi je tenais à être en forme pour le concert prévu le soir-même !

23 mars 2014

La pire des galères.

Depuis hier, je peux le dire, je fais partie de la vaste cohorte des abrutis qui ont laissé leur téléphone portable tomber dans les toilettes !

Le pire, c’est que j’avais lu un article à ce sujet et que je m’étais dit qu’il ne fallait vraiment pas être prudent ni soigneux pour commettre une telle bévue or, c’est précisément le coup classique qui m’est arrivé : le portable dans la poche arrière du pantalon qui bascule dans la cuvette au moment où on se rhabille ! Encore heureux qu’il soit tombé APRES que j’ai tiré la chasse et non avant ! D’abord parce que ç’aurait été dégoûtant et surtout, parce qu’il aurait eu toutes les chances de finir au fond des égoûts ! Quoique je me demande si ça ne va pas être au moins au fond de la poubelle qu’il va terminer ! Ou du moins au recyclage ! Parce que, bien sûr, il ne marche plus ! Et pourtant, il n’a passé que quelques secondes à peine dans l’eau et même pas plongé intégralement ! Mais j’ai eu beau l’essuyer, tenter de le sécher, rien à faire ! L’écran s’allume brièvement, tremblote, devient tout blanc et puis tout s’éteint !

Quelle guigne ! Et dire que, d’ordinaire, je ne commets JAMAIS l’imprudence de glisser mon portable dans la poche arrière de mon pantalon ! Surtout parce que j’avais peur de casser l’écran en m’asseyant, par exemple ! Mais je n’aurais jamais imaginé que je serais assez bête pour faire tomber mon smartphone adoré au fond de mes toilettes ! Simplement voilà : aujourd’hui, j’étais un peu pressée. On devait participer à une représentation de la chorale, je me suis dit que j’allais emmener mon téléphone en cas de pépin sur la route mais que je ne prendrais pas de sac à main parce que, quand on va chanter, on doit laisser ses affaires dans un coin et, dans ces salles des fêtes, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Puis je me suis dit qu’il serait peut-être sage de passer au pipi-room avant de partir car on ne sait jamais sur quel genre de commodités on va tomber, dans ces endroits et puis voilà ! J’ai oublié que j’avais mon Galaxy sur moi et la suite, on la connaît ! Normal que je n’y aie plus pensé puisque je ne commets jamais cette sottise ! Mais le temps que je réalise et il était trop tard ! Damnation ! Je n’avais même pas vraiment besoin de faire cette petite commission ! C’était juste pour des raisons purement prophylactiques !

J’ai aussitôt tenté de réparer le pauvre appareil en commençant par faire tout ce qu’il ne faut pas faire dans ces cas-là : l’essuyer, certes, mais aussi le passer sous un sèche-cheveux et tenter de le rallumer plusieurs fois ce qui, sachez-le, n’est pas recommandé du tout cas ça peut contribuer à griller les circuits déjà endommagés.

Je l’ai ensuite mis à sécher sur un meuble et suis partie à ma représentation sans avoir le moins du monde le cœur à chanter. La meilleure des solutions pour que je m’embrouille dans les paroles une fois sur scène ! Enfin bon ! Les autres choristes, devant qui j’ai quand même tenté de faire contre mauvaise fortune bon cœur (et même bon chœur !) m’ont conseillé d’ouvrir l’appareil, d’en sortir autant de composants que possible et de mettre le tout dans du riz cru, censé absorber l’eau. Une astuce que j’ai aussi trouvée sur bon nombre de sites Internet et que je tente à l’heure actuelle sans trop y croire. De toute façon, même si l’engin redémarre, je me rends bien compte que je lui ai enlevé plusieurs belles années de vie, que les parties internes lésées vont finir par rouiller et j’aurai toujours peur qu’il s’arrête inopinément !

Sans exagérer, je suis dévastée ! Pas simplement parce que mon mobile est très probablement mort : ce sont des choses qui peuvent arriver et il s’agit d’un bien matériel qu’il est facile de remplacer. Simplement, ce n’est pas DU TOUT, le moment ! Depuis plus d’un mois, je nourris un très cher projet dont j’espérais parler dans d’autres circonstances et cette mésaventure risque de le remettre en question.

Il se trouve que je suis toujours, et même de plus en plus dingue du dénommé Wally de Backer plus connu sous le nom de Gotye et que ce dernier vient en Angleterre début avril pour donner un concert UNIQUE en compagnie de deux autres musiciens avec qui il forme un trio rock appelé The Basics.
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Un groupe dont Wally faisait partie en tant que batteur et chanteur bien avant de développer un projet personnel et de faire de la musique indépendante tout seul sous le nom de Gotye. Dans mon blog consacré à ce dernier et à son univers, je parle très fréquemment des Basics mais je n’espérais absolument pas les voir sur scène un jour. Le succès du projet Gotye semblait avoir mis le trio en péril mais les trois amis ont récemment repris la route des studios et, suite à une tournée australienne qui a duré tout l’automne et presque tout l’hiver, ils ont décidé de sortir un nouvel album dont une partie devrait être enregistrée dans les prestigieux studios d’Abbey Road ! Et c’est à l’occasion de cet enregistrement que les trois compères vont donner le 3 avril prochain un concert unique et intime dans une petite salle à Londres ! Une occasion inespérée de les voir se produire sur scène et aussi de rencontrer un bon nombre de fans que je fréquentais exclusivement via les réseaux sociaux.

Tout était en place : j’avais commandé mes billets d’avion, réservé mon hôtel et je m’apprétais même à commettre la folie de partir seule à Londres, une ville que je ne connais pas (sauf pour l’avoir traversée en car il y a près de 25 ans !) pour le seul plaisir d’assister à ce show exclusif ! Même pour Sébastien Tellier, je n’avais pas osé me lancer ainsi à l’aventure ! Faut-il que je sois enthousiasmée par ce fichu Wally de Backer pour faire si peu de cas de mes pires craintes, notamment celle de se perdre dans une ville inconnue ! Faut-il que j’ai envie de rencontrer ses acolytes et mes amies virtuelles, en passe de devenir des amies bien réelles !

Hélas ! Trois fois hélas ! La mort prématurée de mon portable compromet tout ! Je ne peux décemment partir si loin sans avoir sous la main un nouveau mobile qui me permettrait de garder un lien avec mes proches mais aussi de contacter mes amies ! Vu que nous n’allons pas loger au même endroit. il est important de pouvoir se retrouver !

Et puis mon portable me servait de tout : de réveil, de MP3, d’appareil photo, de caméscope, d’ordinateur de poche, de GPS… Sans lui, je suis complètement démunie ! Je sais bien qu’avant, on s’en passait mais bon : on se passait aussi d’électricité et d’eau courante ! Il faut vivre avec son temps ! Mon Galaxy m’était devenu indispensable ! Je l’appelais “mon deuxième cerveau”. Sans lui, j’ai l’impression qu’il me manque un membre ! Déjà que je suis miro ! C’est bien pour ça, d’ailleurs, que je ne veux pas me retrouver avec un petit téléphone à touches doté d’un écran “format timbre-poste” ! J’ai besoin d’un outil aussi fonctionnel que celui que j’avais déjà ! Le problème, c’est que le prix en est plus élevé que celui de mes réservations d’avion et d’hôtel réunis ! Celui que j’avais déjà ne m’avait presque rien coûté : j’avais suffisamment de points pour pouvoir l’acquérir au prix modique, presque symbolique de 29 euros ! J’étais tellement contente ! Pour une fois que j’avais de la chance… J’aurais dû me douter que le vent allait tourner ! Je n’ai jamais eu de chance, dans la vie et les rares fois où j’en ai eu, j’ai toujours eu droit au retour de bâton ! J’aurais dû me méfier !

En un mot, je me retrouve avec deux projets et je crains de ne pas pouvoir faire aboutir les deux ! Certes, j’ai plus besoin de récupérer un smartphone que d’aller voir un concert à Londres ! Mais bon sang ! Les Basics en Europe, ça ne se reproduira peut-être jamais et ce n’est pas demain la veille que j’irai voir le groupe en Australie ! Déjà que je devais passer chez le dentiste et chez le coiffeur et que je râlais parce que ça allait me coûter un bras avant le voyage, ça aussi…

Ne reste plus qu’à espérer que le riz fera des miracles mais en toute objectivité, je n’y crois pas trop !

26 mai 2013

Premier semestre.

Le mois de mai touche à sa fin et je réalise, un peu effarée, que je n’ai posté qu’un seul article depuis le début de l’année ! Déjà, l’année dernière, j’avais publié au compte-goutte ! Il semblerait que je laisse le Mimizblog s’éteindre doucement mais sûrement, tout accaparée que je suis par le Mimizdrimz et le Go, t’y es ! pour lesquels je suis très inspirée.
Par ailleurs, quand je viens sur ce blog, c’est avant tout pour y replacer les photos effacées par ma malencontreuse manipulation de février dernier. Cela prend un temps considérable. Je n’en suis, pour l’instant, qu’à décembre 2007. Il faut dire que je ne me contente pas de replacer les photos manquantes : je relis tous les articles, les purge si nécessaire de liens et de clips qui ne fonctionnent plus ou de détails qui ne regardaient finalement que moi. Il m’est même arrivé de supprimer purement et simplement quelques billets qui, avec le recul, ne sont plus très intéressants. Lors de la création de ce blog, j’ai commis l’erreur de raconter mon quotidien par le menu. Il arrive que ce soit amusant mais c’est souvent sans intérêt. En vérité, je ne savais pas exactement dans quelle direction allait partir ce blog ! Je racontais tout ce qui me passait par la tête. Aujourd’hui, je suis plus sélective.
Et justement, il n’y a pas grand chose à raconter sur ce premier semestre de l’année 2013. Il se caractérise avant toute chose par une météo particulièrement pourrie qui perdure d’ailleurs, touche la France entière et n’incite ni aux balades ni aux sorties. La vie s’écoule donc paisiblement dans notre petite maison si douillette.
Nous avons eu le très grand bonheur d’y accueillir, en début d’année, des cousins qui nous sont très chers et parmi eux, une cousine, Nath, que je n’avais plus vue depuis près de trente ans car elle vit à présent en Grèce ! Par contre, j’avais rencontré ses enfants lors d’un de mes séjours parisiens de 2008, comme je le raconte dans cet article.
Il va de soi que nous avons été très heureuses de  nous retrouver. Je l’ai fortement surprise en lui montrant le vinyle de “Phantom of the Paradise” qu’elle m’avait donné lors de son dernier séjour chez mes parents. Et elle-même m’a grandement étonnée lorsque j’ai découvert qu’elle adorait Gotye ! La façon dont je l’ai réalisé est d’ailleurs amusante. Nous étions tous réunis dans le séjour quand j’ai cru entendre mon téléphone sonner. En fait, ce sont les premières notes de  “Somebody That I Used To Know”, l’incontournable tube de Gotye, qui servent de sonnerie à mon nouveau mobile. Je me suis donc mise activement à sa recherche et à ce moment-là, Nath m’a dit que ce n’était pas mon téléphone qui jouait cette musique mais qu’elle était en train de passer la chanson sur son ordinateur. Du coup, nous nous sommes mises à parler de Gotye pour qui elle avait aussi un vrai coup de cœur et je lui ai fait découvrir mon blog et la photo de notre rencontre. Autant dire que nous avons trouvé bien des choses à nous raconter ! Mais même sans ça, nous avons vraiment renoué le contact comme si nous ne nous étions pas quittées depuis si longtemps que ça et j’espère que nous n’attendrons pas trente ans pour nous voir à nouveau !
Quoi d’autre ? Un énorme coup de cœur littéraire et télévisuel pour la série du “Trône de Fer” ou “Game of Thrones”. Tinky m’a offert la première intégrale à la faveur de mon dernier séjour parisien et je l’ai véritablement dévorée. Sur ces entrefaites, j’ai vu la première saison de la série télévisée et j’attends avec impatience de découvrir la suite, que ce soit en la lisant comme en la regardant.
Je n’ai plus eu de déplacement à Paris depuis novembre dernier et le concert de ce cher Gotye. Niveau professionnel, aucun déplacement n’a eu lieu, ni dans la capitale ni où que ce soit.
Le boulot ? Ce n’est plus vraiment ce que c’était ! L’ambiance familiale, la gestion bon enfant des services et du personnel, le travail qui se fait sans problème parce que nos chefs savent qu’on connaît nos dossiers sur le bout de doigts… tout cela disparaît progressivement au profit d’un management à l’américaine à base de procédures, de listes, de tableaux Excel, d’arborescences et autres obligations de résultats ! La dimension “humaine” de notre métier s’amenuise à mesure que grandit le sentiment d’être fliqués !  Pour l’instant, les choses restent à peu près vivables car les vieux briscards de l’Ecole, habitués au fonctionnement à l’ancienne, sont encore présents mais bientôt, ils partiront à la retraite. Des départs de collègues très proches sont d’ailleurs imminents mais après, on ne sait pas trop de quoi demain sera fait. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que tout ça ne donne plus très envie de raconter son quotidien et qu’à ce rythme-là, le boulot ne va pas rester longtemps le premier sujet dont je parlerai sur ce blog !
Un point positif, toutefois, je m’entends très bien avec mon actuelle collègue de bureau et même si nous ne tombons pas d’accord sur deux ou trois questions sociétales, nous partageons beaucoup de choses en dehors du travail : séances de cinéma, reprise du sport, beaucoup de sorties ou de repas en commun… en un mot comme en cent, il m’est arrivé très souvent de sortir et de bien m’amuser grâce à elle pendant ce premier semestre. Si j’avais été plus assidue sur ce blog, j’aurais raconté ces sorties en détail.
Nous sortons aussi beaucoup avec les gens de la chorale, Maman et moi, et nous allons de projet en projet. Je pense donc que je vais de nouveau avoir des choses sympathiques à raconter et que ce blog va reprendre vie et sans doute évoluer dans de nouvelles directions.

13 février 2013

Une belle trouille !

J’ai eu de sacrées émotions, ces derniers jours ! Figurez-vous qu’en tout début d’année, je me suis offert un nouveau smartphone de belle taille. Le dernier modèle de sa marque ! Une machine d’enfer, un Android à la pointe du progrès ! Un véritable petit ordinateur presque aussi performant que la tablette dont je rêvais, au départ !
Une aubaine, surtout ! Avec tous les points que j’avais sur mon abonnement téléphonique, j’ai pu m’offrir pour 29 € cet appareil qui en coûte, en vérité, près de 650 ! Une occasion que je ne pouvais pas louper, donc.
Or, voulant surfer sur mes réseaux sociaux préférés et télécharger quelques applications, j’ai découvert qu’il serait plus facile de le faire si je me créais un compte Gmail, ce que je me suis empressée de faire.
Ceci a eu pour effet de créer un profil à mon nom sur Google +. Or, il se trouve que j’en avais déjà un depuis environ un an. N'ayant que faire de deux comptes identiques, j'ai décidé de consacrer l’un d’entre eux à Gotye comme je l'avais fait sur Twitter et Blogger. Ceci me permettait de parachever mon projet sans pour autant marcher sur les plates-bandes de qui que ce soit,. En effet, dans un premier temps, j’avais songé à consacrer une page française à Gotye sur Facebook, voire à créer un groupe mais comme de nombreux internautes (devenus parfois des amis véritables) le font déjà très bien sur ce réseau social je ne voulais pas leur faire de concurrence déloyale. On y aurait discuté, dans la joie et la bonne humeur, on y aurait partagé des liens, des infos, des clips, en toute solidarité et avec le seul souci de promouvoir l’œuvre de notre cher Wally ! J’ai donc rebaptisé ce profil Gotye Francophonie.
Seulement, voila ! Il n’a pas fallu plus de trois jours pour que je reçoive un message péremptoire de l’équipe Gmail m'informant que les comptes Gmail étaient exclusivement des comptes personnels, que “Gotye Francophonie” n'était pas un nom conforme et que si je n'en changeais pas, ce profil serait supprimé sous quatre jours ! Je ne le souhaitais pas car il était déjà connecté à mon nouveau téléphone mobile. Je lui ai donc redonné mon nom légitime et me suis résolue à effacer mon tout premier profil Google+ qui n’avait plus lieu d’exister.
Erreur grave ! Car tous les comptes connectés à ce profil ont purement et simplement disparu, a commencer par ma chaîne YouTube et mon tout dernier blog, celui que j’avais consacré à Gotye, justement ! En revanche, mes deux plus anciens blogs avaient survécu car Tinky en était la co-administratrice. A présent, ils n'appartenaient plus qu'à elle et j’étais presque tentée de lui demander de les détruire. En effet, quelle belle occasion de repartir à zéro ? Après tout, je m’étais un peu trop révélée dans le présent blog. J’avais raconté beaucoup de choses à mon sujet. Je pouvais refaire un blog personnel en gardant plus de mystère et en écrivant, peut-être, des articles plus courts. Quant au blog consacré à mes rêves, il était un peu trop intime ! Peut-être était-il bon qu’il disparaisse et que je ne le refasse pas ! Etrangement, l’idée avait quelque chose de libérateur.
D’un autre côté, c’était un peu dommage car cela impliquait aussi la disparition d’anecdotes, de récits de voyages ou de concerts auxquels Tinky et moi tenions. Alors elle m’a ré-invitée sur mes propres blogs et j’ai pu les récupérer.
Restait le problème de mon blog consacré à Gotye ! Celui-là, j’étais vraiment dépitée de l’avoir perdu ! Autant je pouvais me faire à l’idée de voir disparaître les deux premiers autant, je ne pouvais accepter la perte de celui-ci ! Le Mimizblog, c’était juste ma vie, mon œuvre et reconnaissons qu’il avait tendance à stagner, depuis quelques temps ! Quant au Mimizdrimz, c’était juste du délire ! Mais “Go, t’y es !”, c’était vraiment du TRAVAIL ! Du travail de recherche, de traduction, d’écriture… C’était un vrai investissement ! Et il y avait une vraie finalité derrière cet engagement : faire mieux connaître en France cet artiste magnifique aux talents multiples que trop peu de gens prennent pour l’homme d’une seule chanson !
Ce blog était perdu ? Qu’à cela ne tienne ! J’avais eu la bonne idée d’utiliser un logiciel qui s’appelle Windows Live Writer, un assistant de rédaction et de publication de blog qui me permet de conserver tous mes articles dans mon ordinateur même après les avoir basculés sur Internet. Je n’ai plus eu qu’à recréer mon blog sous une nouvelle adresse et à y replacer les articles conservés. Le plus ennuyeux a été de refaire intégralement la mise en forme et de récupérer le tout dernier article qui, pour des raisons incompréhensibles, était le seul que je n’arrivais pas à retrouver ! En désespoir de cause, je suis partie sur Internet voir ce qui pouvait être tenté et j’ai découvert l’existence des fichiers cachés qui m’ont permis de retrouver au moins le texte. Grâce à Windows Live Writer, j’ai pu replacer tous mes billets dans l’ordre et même leur attribuer leur date de création… Pas les heures, cependant, mais n’allons pas chipoter !
Il faudra encore travailler un peu pour recréer les libellés et rectifier les liens ainsi que la taille de certaines photos voire replacer les photos effacées. N’empêche, tout cela m’a occupée pendant un bon bout de temps.
En attendant, merci Tinky, merci Windows Live Writer, merci les fichiers cachés sur Internet et merci surtout à cette passion et cette patience dont je ne soupçonnais pas l’existence chez moi !