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28 juillet 2011

Stage en Roumanie. Jour 4 : au revoir Dragasani et cap sur les Carpathes !

Tout bien réfléchi, il n’était pas totalement anormal que les chiens de la veille nous aient pris pour des gitans puisque ce stage nous contraignait un peu au nomadisme. En effet, nous allions quitter Dragasani dans la journée afin de nous rendre à Râmnicu Vâlcea, nouvelle étape de notre voyage.
Mais le départ n’était fixé qu’au milieu de la journée (théoriquement) et nous avons d’abord pris le temps de boire un café et de faire un débriefing de ces deux premiers jours avec Sophie, les trois jeunes profs, Ana et Mariana. L’occasion d’échanger et de revenir sur quelques temps forts de ce début de séjour. 

Ensuite, nous sommes allés visiter un complexe religieux situé non loin de notre hôtel. Il se compose de deux églises orthodoxes, l’une en  pierre et l’autre en bois dont voici quelques vues extérieures : 




 Ci-dessous, l’intérieur de l’église de pierre :






 Et l’intérieur de l’église de bois :













Au centre de la photo ci-dessus, on peut voir le très affable prêtre orthodoxe qui a assuré la visite. Il était heureux car il venait de marier sa fille, affirmant avoir beaucoup insisté pour qu’elle se décide enfin. Son souci, maintenant ? Que la fille de Mariana (ici en grande conversation avec lui) ne le soit toujours pas ! Apparemment, une fille non mariée en Roumanie, c’est impensable !

Les deux églises se trouvaient au cœur de jardins ravissants : 

 Et nous avons aussi pu visiter un musée renfermant quelques anciens objets usuels.

Couronne portées lors des cérémonie de mariage par les jeunes époux.



Métier à tisser.


Quelques tenues traditionnelles.  






Quelques objets usuels ayant appartenu à la grand-mère de notre guide
Sorte de berceau que l’on plaçait, de préférence au bout du métier à tisser de manière à ce que le va-et-vient de l’outil favorise également le mouvement du berceau. Ingénieux !
Coffre dans lequel les jeunes filles rassemblaient leur trousseau en vue de leur mariage. Décidément, on n’en sort pas !
 Enfin, nous avons également pu découvrir un musée renfermant diverses œuvres d’art comme ces icônes non restaurées.


Ces tableaux et bannières :




Là, j’ai juste pris cette photo pour la beauté des tentures bleues !





Nous avons ensuite quitté note aimable, bien que très traditionaliste, religieux pour nous rendre à la Mairie de Dragasani où Monsieur le Maire nous a présenté en long en large et en travers les projets relatifs à sa ville, et si jamais il met tout en œuvre d’ici trois ans, comme il se le promet, j’aurai bien du mal à reconnaître l’endroit, à supposer que j’y revienne un jour. 

Nous nous sommes ensuite déplacés jusqu’à la mairie d’une petite ville voisine appelée Sutesti afin d’en rencontrer aussi le Maire qui nous a exposés quelques projets réalisés en commun avec celui de Dragasani. Un personnage pour le moins pittoresque qui nous a ensuite conviés à déjeuner dans sa propre résidence viticole depuis le balcon de laquelle nous pouvions admirer ces paysages et ce jardin.




C’est là que nous avons déjeuné et une fois encore, nos hôtes s’étaient démenés pour nous recevoir au mieux. 

Mais avec tout cela, bien sûr, nous étions très en retard. C’est à la fin de l’après-midi que nous sommes allés récupérer nos affaires à la Casa Roxii et que nous nous sommes mis en route pour Râmnicu Vâlcea. Nous nous dirigions tout droit vers le début de la chaîne montagneuse des Carpathes ! J’avais peine à y croire ! (Eh oui, je viens de découvrir que la réforme de l’ortographe voudrait que l’on écrive Carpates plutôt que Carpathes seulement voilà, moi, je trouve que c’est plus joli avec un H, comme Néanderthal !).

Nous y avons retrouvé Madie qui nous a conduits à l’hôtel Alutus (le nom latin de l’Olt) ou nous nous sommes installés. 

Pour passer une agréable soirée et  nous détendre après cette chaude journée et cette route qui avait quand même été assez longue, Madie tenait absolument à ce que nous allions nous baigner quelque part mais il était déjà vingt heures et tous les endroits où elle voulait nous emmener étaient fermés. Nous étions tout à fait disposés à remplacer le projet de baignade par une promenade dans les environs  mais Madie est une femme obstinée qui ne lâche pas si facilement les idées qu’elle a dans la tête ! Au final, elle a réussi à nous trouver, dans un endroit qui s’appelle Cozia, une piscine d’eau chaude et soufrée dans laquelle Héloïse, Dominique et moi nous sommes joyeusement ébattus ! Et je peux vous dire que pour la fan de vieille épouvante que je suis, se tremper dans de l’eau chaude sentant le soufre en admirant le clair de lune au-dessus des Carpathes, c’était vraiment un très grand moment ! Comment voulez-vous que des choses pareilles n’excitent pas l’imagination ?  D’ordinaire, je ne peux presque jamais célébrer Halloween parce que, ce soir-là, je me trouve généralement chez mon frère Alain qui fête son anniversaire le lendemain et qui, par simple anti-américanisme primaire, a cette fête en sainte horreur mais ça, franchement, ça valait tous les Halloween du monde ! A ce moment précis, je me sentais dans mon univers ! Je me sentais chez moi ! 

Après cela, nous avons pris une légère collation à Cozia et nous sommes retournés à Vàlcea. Un peu fatiguées, Caroline et Héloïse sont allées se coucher à l’hôtel tandis que je suivais le reste du groupe en ville où se terminait une fête en l’honneur de la Timişoreana, bière fabriquée dans la ville de Timişoara, connue pour avoir été le théâtre des premières soulèvements contre le régime de Ceaucescu et rendue malheureusement célèbre par la sombre affaire des Charniers de Timişoara, une intox de sinistre mémoire, sans doute l’une des plus sordides qui soient !

Nous nous sommes donc un peu baladés dans la ville mais la fête tirait à sa fin. Nous avons goûté quelque bières et Madie nous a fait découvrir le Kürtőskalács, un autre délice roumain. Puis nous nous sommes séparés et sommes enfin montés nous coucher à notre tour.

25 juin 2011

Vacances dans le Morvan et ses alentours. Jour 5 : une journée entre ciel et sel.

Ce mercredi 8 juin, nous avons décidé de mettre le cap sur la ville de Vézelay dont on nous avait vanté la beauté et franchement, nous n’avons pas été déçus, même si nous avons eu un peu froid. Cette ville, qui aurait abrité des reliques de Sainte Marie-Madeleine (reliques finalement très controversées au fil des siècles !) est construite au sommet d’une colline et bien que nous soyons au début du mois de juin, nous n’avons pas été épargnés par des rafales de vent glacé. J’ai aimé cet endroit grouillant de monde pour son côté médiéval, ses ruelles étroites, ses bâtisses solides et sombres et surtout sa magnifique basilique, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Basilique Sainte Marie-Madeleine de Vézelay





Après ces visites, nous sommes allés déjeuner dans une petite auberge charmante. Alain avait opté pour un bœuf bourguignon qu’on lui a servi dans une petite cocotte et même si je ne suis pas portée sur les mets en sauce, j’ai regretté de n’avoir pas fait le même choix tant son plat sentait bon ! Mais j’avoue qu’avec mon poulet à la moutarde de Dijon, je ne m’en suis pas si mal sortie ! 

Revigorés par ces calories bienvenues, nous avons mis le cap sur Saint Père ou plus exactement Saint Père sous Vézelay, village ravissant, connu pour son église gothique que nous avons visitée alors qu’un organiste fort aimable y exerçait son art. 

Eglise Notre Dame

Nef et chœur
Vitrail en rosace

Des vacances vraiment en odeur de sainteté, me direz-vous ! Pas seulement ! Car Saint Père est aussi célèbre pour ses Fontaines Salées, un prestigieux site gallo-romain. Mais j’en parlerai dans un autre billet car j’ai pris beaucoup de photos et cet article deviendrait alors beaucoup trop long.

14 juin 2009

Région Latgale, deuxième partie.

Le lendemain, nous ne pouvions prendre notre petit déjeuner dans l’établissement mais Anda avait pris ses dispositions. Je l’entendais téléphoner en letton (peut-être même en russe, d’ailleurs) et à un moment, elle s’interrompt pour me demander si je préfère qu’elle commande des crêpes (pancakes) ou des salades. Je lui explique que les crêpes seront plus indiquées car, en France, nous n’avons pas vraiment l’habitude de consommer des salades au petit déjeuner, et nous voilà partis !

Nous abordons un petit restaurant, nous asseyons joyeusement autour de la table, ravis de nous sustenter un peu (nous n’avions pas trop pu le faire la veille, devant nous contenter de chips et de bière dans la boîte de nuit frontalière !) et là, je te vois mon Anda arriver vers la table avec une… conséquente bouteille de liqueur !!! Je ne suis pas contre le fait de boire un petit coup de temps en temps, et mes compagnons de route non plus, mais là, nous nous empressons de protester ! Il n’est guère que neuf heures du matin ! Mais Anda tient à nous rassurer dans son anglais agrémenté d’un chaleureux accent letton “Soft drrrink ! Soft drrrink !”, assure-t-elle en remplissant généreusement les verres. Soft drink ? Ben t’as raison, Anda ! Il s’agit d’une liqueur aux amandes certes goûteuse et sucrée mais sacrément “velue” aussi ! Les crêpes tant attendues étaient les bienvenues, après cette virulente et traître boisson ingurgitée à jeun ! Ah, parlons-en, des crêpes. Alors que nous avions, en bon français, fantasmé sur des crêpes sucrées, nous avons vu arriver des crêpes farcies à la viande hachée et recouvertes d’une épaisse couche de crème fraîche. Mais qu’importe ! Le jeûne de la veille et la virulence de l’alcool aux amandes ont fait qu’elles sont descendues sans difficultés aucune même si nous n’avons pas l’habitude de manger ce genre de chose de bon matin. C’était très bon, de toute façon ! 

Suite à ce petit déjeuner constructif, nous sommes repartis dans l’établissement de Zilupe où nous avons participé à des échanges très sérieux sur l’école que nous avons, par ailleurs, visitée avec beaucoup d’intérêt. 

En repartant, nous avons visité la cathédrale d’Aglona, la plus importante basilique catholique de Lettonie. Vous remarquerez d’ailleurs que nos amis lettons semblent adorer les superlatifs ! C’est toujours le plus vieux ceci, le plus grand cela, le machin le plus septentrional… Tiens, j’ai d’ailleurs oublié de dire que l’atelier de poteries et de travail du lin se trouvait à Ludza, plus vieille ville de Lettonie. 

La basilique d’Aglona est toutefois un monument très important et pas seulement à cause de sa taille et de sa beauté. Tous les 15 août, le Pape s’y rend et c’est l’occasion, pour tous les Lettons qui le désirent, de faire un grand pèlerinage en venant à pied à Aglona depuis chez eux. C’est un peu leur Saint Jacques de Compostelle à eux ! 

Mais ce jour-là, elle était vraiment très vide et comme le temps était incertain, je l’ai trouvé quand même un peu triste. 



 Changement de régime et d’ambiance avec la visite du musée du pain. 

Un musée, ceci ? En Lettonie, ils baptisent un peu tout “musée”. Nous avons été accueillis sur le pas d’une petite maison par une solide matrone en costume traditionnel qui, d’une voix claironnante (comme beaucoup de Lettones) nous a expliqué tout l’historique, toutes les légendes, toutes les superstitions liées au pain en Lettonie. Là-bas aussi, le pain, même s’il est différent du nôtre, est sacré, auréolé de mystère et voué au respect. D’ailleurs, avant le début de la conférence, on nous a demandé avec insistance de nous laver les mains avant d’y déposer quelques grains de blé que nous avons dû manger pour bien nous rappeler d’où vient cet aliment si anodin et quotidien. 

Ensuite, nous sommes entrés dans une grande salle au centre de laquelle était dressée une table croulant sous les victuailles. La philosophie des Lettons de cette région me plaît beaucoup : nous étions censés manger absolument TOUT sans quoi nous risquions d’offenser nos hôtes  ! Soupe froide aux herbes , “zakuskas” (morceau de lard posé sur une tranche de pain noir et agrémenté de petits oignons à avaler très vide après un verre de vodka ingurgité cul-sec), cornichons énormes et sucrés, pommes de terre tièdes, miel, pain noir, pâte à choux farcies à la crème épaisse, le tout arrosé de thé brûlant ou de vodka diverses, nous avons tout aimé… mais certainement pas tout fini.  

Je me rappellerai longtemps l’accueil de ces gens qui donnaient l’impression de ne pas avoir grand chose mais de tout nous offrir, je me souviendrai de cette matrone solide qui, facétieuse, n’hésitait pas à donner un coup de grosse cuillère en bois à ceux qui parlaient au lieu de manger (un humour rude comme le climat de cette région, rustique comme sa nourriture), de notre interprète, Irina, qui serait bien partie vers des contrées plus riantes mais que la tombe de son fils retenait dans cette région austère, de l’angoisse de ces gens face aux prétentions russes mais aussi de leur scepticisme face à une Europe dont les normes tendent à les ruiner, des polkas dansées à la fin du repas malgré tout, des larmes dans les yeux d’Irina au moment de notre départ… Il y avait un côté “Rendez-vous en terre inconnue” dans cette rencontre improbable. J’avais l’impression qu’un lien aurait pu se tisser entre ces gens et nous mais que nous partions trop vite. J’ai vraiment ressenti quelque chose de fort et je n’ai pas honte d’avouer que j’étais très émue au moment de la séparation. Je n’étais pas la seule. Quelques filles du groupe ont même versé une petite larme et j’avoue que rien qu’en écrivant ces lignes je ressens à nouveau cette profonde émotion et j’ai moi-même la larme à l’œil. 

Je ne sais pas si je retournerai jamais en région Latgale. J’ignore si cela ne deviendra pas impossible un jour. Je ne sais pas non plus quel sera l’avenir de ces gens. Le hiatus entre la vie à Riga et la vie là-bas est si incroyable. J’espère que le futur leur sourira, sans pour autant leur faire perdre leur identité.

13 juin 2009

Région Latgale, première partie.

La Lettonie est un petit pays découpé en quatre régions :

 Nous avons logé et travaillé principalement en région Zemgale mais pour aller à Grasi et Sabile, nous avons quelque peu arpenté la région Vidzeme. Je n’étais jamais allée plus loin à l’Est et ce matin-là, nous sommes partis en direction de l’école de Zilupe qui est située à un kilomètre de la frontière de la Russie, dans la région Latgale, une région que la Russie aurait tendance à discuter, voire à revendiquer !!! Et nous sommes allés là-bas ! Il n’y pas à dire, nous vivons un peu dangereusement ! Imaginez qu’il se soit passé la même chose que l’an dernier en Ossétie et en Géorgie !!!!! On aurait fait quoi, nous, mêlés à tout ça ?

Pour rejoindre cet établissement, nous avons donc refait nos bagages et traversé le pays. Je reconnais qu’il aurait été sans doute plus facile de dormir à Grasi quand nous y sommes allés et de poursuivre notre route au lieu de faire tant d’allers et retours vers Jelgava mais je ne connaissais pas suffisamment le pays pour en décider moi-même et par ailleurs, le programme avait changé à plusieurs reprises.
Nous avons donc traversé le pays, admirant au passage ses riantes industries, 

 ses restaurants bien sympathiques où l’accueil est chaleureux mais où il n’y a pas d’eau ! 
ses maisons de bois très typiques mais plus ou moins neuves,


ses églises,



 chapelles,
 chemins de croix,





clochers à bulbes aux couleurs vives,


 points d’eau

 et petits endroits typiques telle que cette bien nommée Colline aux Moustiques (ces bestioles sont une véritable calamité en Lettonie à cette saison-là !)

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Nous nous sommes arrêtés au passage dans un atelier de céramique et d’exploitation du lin :



Un grand gaillard aux allures de Michel Strogoff, un potier et deux musiciens semblant tout droit sortis d’une carte postale ou d’un film très ancien nous y ont accueillis fort chaleureusement et nous ont fait goûter leur thé, leur pain, une boisson très forte, et sans doute le meilleur miel, le plus parfumé que j’aie jamais goûté ! On fait plusieurs sortes de miel dans le lycée agricole d’Auzeville, près de l’ENFA et franchement, je ne les trouve pas mauvais du tout mais rien, jamais, ne saura égaler le miel que j’ai goûté dans cette région du monde si reculée qu’elle me donnait l’impression d’avoir voyagé dans le temps ! 

Encore un endroit surréaliste dont nous avons eu du mal à partir.

Avec tout ça, nous sommes arrivés à Zilupe vers 21h. Nous avons commencé, bien sûr, par la visite d’une chapelle. 
Après l’eau miraculeuse de Kalmciems, on nous a parlé longuement parlé de cette icône dont suinterait régulièrement de l’huile depuis environ quatre ans, chose que le scientifiques n’arriveraient pas à expliquer,

ainsi que de cette “sainte vierge”, simple figurine trouvée dans l’eau, vêtue comme une Madone par les bons soins d’une habitante du village et capable elle aussi de miracles, notamment, ce chapelet qu’elle tient entre ses mains ne serait jamais tombé depuis qu’un prêtre l’y aurait ainsi placé.
 


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Amusant et presque triste aussi de voir à quel point des gens embarqués malgré eux dans un monde totalitariste et athée font montre aujourd’hui d’une telle soif de religion, de surnaturel, de merveilleux, quitte à voir des miracles et phénomènes inexpliqués là où il n’y a peut-être pas grand chose ! 

Nous avons aussi visité le Musée de Zilupe, accompagnés par un guide très dynamique qui nous a bien expliqué que la frontière avec la Russie était toute proche : juste un kilomètre à partir de ce poteau…

La visite a été passionnante et très conviviale. Au terme de cette dernière, nous sommes partis sur la frontière, histoire de voir, mais là, je n’avais pas le droit de prendre des photos. D’autres l’ont fait mais ils se sont fait réprimander. Moi, j’étais quand même toute épatée de me trouver si loin de chez moi et si proche d’un pays que je m’étais bien juré de ne jamais approcher quand j’étais ado. On entendait alors des histoires terribles sur la Russie et la façon suspicieuse dont les touristes y étaient traités ; je trouvais ça effrayant, préférant rêver d’Amérique et me jugeant bien que les Russes ne verraient jamais le bout de mon nez ! Eh bien on peut dire que c’est réussi ! Car Zilupe, c’est plus la Russie que la Lettonie ! D’ailleurs, on y parle principalement le Russe bien que le Letton soit la langue officielle. Et c’est aussi dans ce nouveau logement à la “Soviet System” que nous avons passé la nuit
après avoir toutefois un peu fait la fête dans un tripot sur la frontière russe ! Aaaaaaaaaaaaah, la techno russe ! Ce n’est finalement pas si mal. 

Avec tout ça, on est rentrés bien tard et on est littéralement tombés dans le lit, ravis mais vannés !