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13 avril 2011

Le Palais du Temps et les racines de l’éternité.

C’est ainsi que l’on pourrait baptiser l’Institut de Paléontologie Humaine, où, sous l’égide de Marylène Patou-Mathis en personne, nous avons passé un moment fabuleux.
L’endroit, un superbe bâtiment art déco de 1912, construit à l’initiative du mécène Son Altesse Sérénissime Albert I° de Monaco, passionné de sciences naturelles et de découvertes de toutes sortes, est strictement privé. Il n’est accessible au public que lors des Journées du Patrimoine, et encore en partie seulement, et le reste du temps, aux étudiants et scientifiques de renom qui y font des recherches et des travaux de première importance sur nos origines à tous, les humains.
Et c’est par pure amitié et parce que notre passion commune pour Néanderthal nous a unies que l’éminente directrice de recherches au CNRS qu’est Marylène Patou-Mathis, nous a offert l’insigne privilège rarissime de pénétrer en ce lieu mythique de la science et de la préhistoire française et mondiale. Nous lui en serons éternellement reconnaissantes, c’est un privilège inouï dont nous avons bénéficié et nous l’en remercions encore chaleureusement et avec émotion !
J’insiste sur ce fait : l’Institut de Paléontologie Humaine n’est PAS OUVERT AU PUBLIC, aussi n’insistez pas auprès de notre amie pour y entrer, c’est une occasion unique dont nous avons été les bénéficiaires, Mimi et moi. Mimi a d’ailleurs immortalisé ce moment extraordinaire dans les petits films qui suivent, et qui pourront vous faire sourire par leur spontanéité et parfois leur touchante maladresse, soit par nos propos tenus que par la manière dont ils sont réalisés. Mais il faut comprendre que l’émotion est intense de se retrouver en présence de ces vestiges anciens, de ces moulages –pour les crânes humains- et sur les traces des sommités qui y ont travaillé avec passion. Les ombres bienveillantes de MM. Boule, Breuil, Cartalhac et Teilhard de Chardin, entre autres, veillent sur ces lieux sublimes aux planchers en marqueterie bruissante, aux étagères croulant sous le savoir accumulé et aux arches ornées de symboles ethniques ainsi qu’aux ferronneries d’art s’enroulant en de celtiques volutes pour protéger les trésors qui y sont conservés. et on est bouleversé d’émotion à la pensée des découvertes décrites et débattues en ce lieu.
On pourrait penser ce bâtiment rempli de savants tout aussi immémoriaux que les vestiges qui s’y trouvent, mais non ! Les gens qui y travaillent sont bien vivants, passionnés, charmants, érudits et ravis de partager leur savoir quand ils sont hors des murs de l’Institut ou quand, comme ce jour, nous faisons partie des très rares profanes à y pénétrer !
Cet endroit est un temple, le Graal de tout passionné par l’histoire humaine, le Saint des Saints de notre passé, la serre précieuse où nos racines n’en finissent pas de plonger dans le passé pour mieux nous permettre d’appréhender l’avenir. C’est surtout le temple de la tolérance où les différences humaines n’apparaissent plus que comme des caractères individuels, des variantes plus ou moins accentuées, quels que soient l’époque et le lieu, et cet endroit, en fin de compte, est finalement l’illustration de la devise de la France, “Liberté, Égalité, Fraternité”, qui y trouve tout son sens, car entre un humain moderne ou un homme bien plus ancien, un Papou ou un Américain, il n’y a finalement aucune différence, et toutes nos histoires de religion et de politique ou de culture s’effacent comme par enchantement devant la Nature, sa faune, sa flore, et ce drôle de primate audacieux, capable du pire et du meilleur qu’est l’être humain.







06 novembre 2010

Mais comment voulez-vous faire les choses sérieusement, dans ces conditions ?

En ce moment, tout va plus ou moins de travers. Tout fonctionne, cependant, mais un peu bizarrement.
D’abord il y a ces blocus qui perdurent : il y a surtout les blocus annoncés qui n’ont finalement pas lieu et les blocus imprévus qui nous surprennent au petit matin, nous empêchant d’entrer sur notre lieu de travail ou rendant l’accès de ce dernier pour le moins difficile. Le tout fait que l’on part au boulot le matin en se disant qu’on ne pourra peut-être même pas aller bosser… en l’espérant peut-être même secrètement.
Quoique non ! J’ai du boulot jusque par-dessus la tête depuis que je pilote ce Master. Comme je l’ai dit précédemment, j’hérite de ce lourd dossier sans pour autant avoir été soulagée de ceux que je gérais préalablement. Autant dire que mes journées sont bien remplies ! Il est loin le temps où j’arrivais à jeter un œil sur Internet entre deux dossiers ! Maintenant, j’ai l’impression de traiter tous les dossiers en même temps, ce qui n’est d’ailleurs pas forcément le cas ! L’ensemble est intéressant mais j’ai souvent peur de ne pas parvenir à tout assumer. Jusqu’à présent, les choses se sont plutôt bien passées mais les lecteurs assidus de ce blog, s’il y en a, savent avec quelle facilité je peux douter de moi !
Du coup, même mes vacances, je n’arrive pas à les prendre sérieusement ! J’ai rogné d’un jour mes congés de Toussaint en raison d’une urgence sur ce fichu Master ! Je ne le regrette pas mais ce n’est pas ainsi que je vais réussir à rattraper toutes mes heures sup’ que je dois écouler avant la fin de l’année ! Pour y parvenir, il faudrait que je me mette à travailler seulement six heures par jour et que je prenne mes congés de Noël dès le début du mois de décembre. Evidemment, c’est impossible ! A partir du mois de décembre, je serai totalement seule pour gérer le Master. Pour l’instant, j’y travaille encore avec la personne en charge de ce dossier mais en décembre, elle sera partie. Et en prime, il y aura encore plein d’examens à superviser !
Et comme si cela ne suffisait pas, la Crise nous touche de plein fouet : notre école compte quatre chaudières et il n’y en a plus que deux qui marchent. Résultat, nous travaillons dans des bureaux qui seraient de véritables congélateurs s’il faisait une véritable température de novembre mais heureusement, le temps est encore doux. La nature a du bon, parfois !
Reste la musique et notamment la chorale qui est un moyen parfait pour se défouler. Sauf que les chansons sur lesquelles nous travaillons en ce moment sont tout de même assez difficiles à chanter parce que trop… comiques ! D’une part, nous avons commencé à travailler ceci, qui est assez connu :

Et c’est au pupitre des sopranos, dont je fais partie, qu’il appartient de rythmer la reprise à grand renforts de bruits de gallinacées ! On ne rit pas ! Le pire, est que le résultat est plutôt réussi quand on assemble toutes les voix mais je défie quiconque de rester sérieux au cours des premières répétitions.
Plus redoutable encore est ce titre que nous commençons à bien maîtriser mais qui nous aura fait rire plutôt deux fois qu’une. Je ne connaissais pas du tout mais j’adore : c’est excellent ! Dommage, je n’ai pas trouvé de clip et c’est bien regrettable car la chanson est enregistrée en public et l’audience a l’air de s’amuser follement. On y perd sans doute beaucoup  en ne voyant rien mais les paroles valent leur pesant d’or.
Et en plus, si j’ai bien compris, Les Ptits T’hommes, joyeux interprètes de ce petit délire sont des Toulousains ! Nous sommes vraiment les meilleurs !!!

02 octobre 2010

Fête de la Préhistoire (8)

Last but not least, j'ai ENFIN scanné les superbes dédicaces que j'ai eues durant cette extraordinaire Fête de la Préhistoire à la Chapelle aux Saints, en ce mémorable été 2010, aux côtés de Mimi et de son amour de maman !
Tout comme pour Mimi, MM. Roudier, Arnon et Klapczynski y sont allés de bon coeur des crayons, stylos et autres feutres, tout comme Mmes Patou-Mathis et Troilo.
Je les remercie encore pour leur gentillesse, leur extraordinaire proximité avec leur public et leurs admirateurs, et leur générosité ! Je les embrasse d'ailleurs bien fort à tous, ils sont franchement adorables !
Alors donc, voilà les choses...
Tout d'abord la dédicace de Marc Klapczynski; l'auteur d'Ao l'homme ancien, à la base du film de Jacques Malaterre -dont, contrairement à mimi, je n'ai pas eu le baise-main ni la dédicace, faute de matériel pour ce faire !- mais qui a été très aimable avec nous aussi !
Je m'en suis vue pour la scanner, le livre était un peu rebelle, et le contraste d'image, malgré tout, pas génial... Ou c'était trop sombre, ou c'était trop pâle, et on dirait que j'ai taché le livre, ce qui n'est absolument pas le cas !!! D'ailleurs,ils m'en on fait sacrément voir, ces scannings !!!
 Du coup, je la recopie, parce qu'on la voit mal, c'est lamentable !!!
'Le 1° août 2010,
A Tinky, 
En souvenir d'une sympathique rencontre à la Chapelle aux Saints, je vous souhaite un bon deuxième voyage en compagnie d'Ao sur le territoire des anciens hommes.
Bien cordialement, 
M. Klapczynski".
En effet, je me suis racheté Ao, car à sa réédition, il a modifié et simplifié les noms des personnages pour plus de commodités et être raccord avec le film de Jacques Malaterre, entre autres.
Ensuite, la dédicace de Marylène Patou-Mathis, qui est non seulement une grande scientifique férue de Néanderthal, mais aussi une dame remarquablement simple, d'un abord facile et franchement très aimable aussi.
Le scannage de la chose est un peu mieux réussi, mais l'écriture de cette très aimable scientifique n'est pas facile à lire... Donc, voilà la retranscription de la dédicace :
"A Huguette, Neandertal une autre humanité lointaine dans le temps mais culturellement si proche de nous !
Bien cordialement,
Marylène Patou-Mathis".
La dédicace sympathique de Claire Troilo, compagne de Marc Klapczynski et auteure d'Ao petit Néandertal, un petit album qui a repris les personnages de Marc Klapczynski pour faire découvrir, aux plus jeunes, -et aux gamines attardées de mon acabit !- la préhistoire au travers de ces personnages attachants. Le tout abondamment illustré des aquarelles sublimes d'Emmanuel Roudier.
Evidemment, allez donc scanner un bouquin, vous, vous m'en direz des nouvelles ! C'est commode, avec le pli des pages !!!
Et donc, voilà la raison de cette bande noire à gauche... Et là aussi, si je réglais contraste et luminosité, ça rendait la page comme crasseuse, ou ça gommait carrément la dédicace... Je suis douée, avec cet appareil, ça fait peur !
Et la dédicace que m'a faite, pour le même charmant album, Emmanuel Roudier.
  C'est vraiment totalement craquant ! Et cet album est franchement très chouette ! N'hésitez pas à l'offrir et à vous l'offrir aussi, tiens !
Mais comme j'avais abîmé à cause d'un objet méchamment tombé de mon étagère, le dos du tome I de Néandertal, toujours du même Emmanuel Roudier, je le lui ai racheté, et du coup, j'ai eu droit à cette magnifique dédicace, Mana, l'un des personnages principaux de sa saga de BD, une femme très chouette et énergique, ainsi que franchement jolie, malgré les particularités physiques néanderthaliennes.
J'aime beaucoup les personnages féminins d'Emmanuel. Ce sont toujours des personnes dévouées, sensibles, capables d'une grande énergie, et d'une volonté de fer, mais toujours fières, dignes et étrangement belles.
Là aussi, j'ai eu un petit souci de contraste et de luminosité... Mais bon, Mana est quand même franchement très belle !
Jean-Marie Arnon, que je ne connaissais pas, est lui aussi un mordu de Préhistoire, et il l'illustre d'une manière quand même bien moins réaliste qu'Emmanuel... Mais ses rêveries préhistoriques ne manquent pas de poésie et de sel, et j'ai été conquise là aussi par un monsieur extrêmement gentil et passionné, qui ne voulait pas me lâcher, lancé et inspiré qu'il était, ce dont je ne le blâme pas, parce qu'il m'a fait des dédicaces incroyables, lui aussi ! Les voici :
Tout d'abord, celle qui illustre "Totems idoles oubliées de Xaintrie", un recueil de récit légendaires purement fictifs illustrés des dessins et sculptures primitivistes de Monsieur Arnon.
J'imagine mal nos petits personnages, à Mimi et moi, pourtant des Néanderthaliens bien costauds et assez allumés, chevaucher un rhinocéros laineux !!! Ça devait être plutôt risqué, comme rodéo ! Mais la dédicace suivante, qui m'a faite marner pendant trois bonnes heures pour réussir à la scanner en entier sans qu'elle soit trop déformée ou fractionnée, était sur deux pages d'en-tête de l'album de BD Mégasauria, sa nouvelle saga !
Là aussi, ses préhistoriques sont sur des bestioles franchement pas évidentes !!! Mais c'est très chouette ! Et ça donnerait presque envie de faire comme eux !!!
Je remercie encore tous ces artistes, écrivains et savants pour leur extrême disponibilité et gentillesse, et j'espère que nous les reverrons sous peu, Mimi et moi, dans un salon ou un autre, ou lors de dédicaces dans une quelconque librairie voire en conférence ! C'était quand même des rencontres extraordinaires !

13 janvier 2010

Toujours en vie !

Très chers lecteurs,
Avant toute chose, je souhaite à chacun d’entre vous une excellente année 2010 et tiens à remercier du fond du coeur tous les proches, collègues, amis et même parfaits inconnus qui m’ont contactée, ont contacté ma mère ou Tinky afin de s’enquérir de ma santé et de mon moral. Un très grand merci, surtout, à Tinky elle-même pour avoir administré ce blog en mon absence et donné de mes nouvelles sur le sien. Il est bon de se sentir à ce point soutenue et aimé lors de ce qui demeure tout de même une épreuve.
Me voici donc enfin de retour chez moi, et suffisamment solide pour m’installer devant mon ordinateur afin de raconter par le menu cette odyssée à la fois si attendue et redoutée.
Suite à un réveillon raisonnable mais chaleureux entre ma mère et mon frère Michel, l’année 2010 a commencé tout en douceur. Puis est arrivé le dimanche 3 janvier. Un VSL est venu me chercher à la maison et m’a emmenée en direction de la clinique où l’opération était programmée pour le lendemain. C’est peu dire que j’avais peur ! J’étais terrorisée ! Tétanisée ! Mais que faire ? Les dés étaient jetés !
Je suis arrivée à la clinique où mon dossier a été très rapidement pris en charge. Direction le sixième étage et la chambre 619. Je n’ai pu m’empêcher de sourire à ce détail et d’y voir même un signe positif. En effet, Michel et moi adorons regarder le catch à la télé quand nous sommes ensemble et il se trouve qu’un 619 (six one nine) est un mouvement d’attaque typique effectué par Rey Mysterio, catcheur masqué mexicain, petit par la taille mais grand par la vivacité, également dit “le petit luchador”.  J’y ai donc gagné le surnom de “petit luchador” par mon frère et je me suis dit qu’avec une telle entrée en matière, je ne pourrais aborder l’intervention chirurgicale et la convalescence qu’en étant combative ! Pour info, voici exactement ce qu’est un six one nine, avec, en prime, quelques photos de Rey ainsi son hymne :
Je me suis donc retrouvée bien seule, dans cette chambre austère avec vue sur les toits et le ciel gris. Mais les choses se sont mises en place assez vite : rasage, prise de sang, entretien avec une anesthésiste, petit plateau repas léger (auquel je n’ai guère touché !) et douche à la betadine, cheveux compris. On m’a même fourni de quoi faire… un lavement, afin que l’intervention puisse se dérouler dans les meilleures conditions. Je me suis exécutée en me disant que, ce que je faisais, bien peu de bêtes l’auraient fait. Mais comme je me suis déjà fait opérer à diverses reprises, je sais à peu près comment fonctionne un corps humain et je n’ai pas pour habitude de bâfrer comme une ogresse avant un séjour à l’hôpital ! Même en période de fêtes ! La suite des événements s’avéra donc bien moins catastrophique que je n’aurais pu le craindre.
Puis je me suis couchée après avoir ingéré un tranquillisant. Les effets de ce dernier ne tardèrent pas à se faire sentir mais, dans des conditions pareilles, on raisonne bizarrement et je passai la nuit à lutter contre le sommeil, me disant que si je dormais, l’opération arriverait trop vite !
Je finis néanmoins par sombrer dans une somnolence dont l’infirmière de nuit vint me tirer aux premières heures : nouveau lavement, nouvelle douche à la betadine. J’enfilai ensuite une moche chemise de nuit d’hôpital ainsi qu’une non moins moche charlotte verte, me remis au lit et attendis. L’infirmière de nuit revint, tenta de placer un cathéter sur mon bras afin d’avancer le travail de ses collègues mais cela s’avéra impossible : affaiblie comme je l’étais, mes veines étaient tout juste visibles et “claquaient” dès qu’on les piquait ! La pauvre fille, en dépit de sa bonne volonté, ne réussit qu’à me faire mal et j’en récoltai un bleu au bras que j’ai encore, à l’heure où j’écris ces lignes !
Ce devait être la même chose pendant tout le séjour : chaque fois qu’il me fallut une intraveineuse ou une prise de sang, je récoltai deux piqûres pour le prix d’une et finis par me retrouver avec un réjouissant look de junkie ! La même chose se produisit au bloc opératoire où m’avaient finalement amenée deux infirmiers qui firent beaucoup d’efforts pour me faire rire sans vraiment y parvenir. Là aussi, on essaya à plusieurs reprises de me piquer pour m’endormir ! Impossible ! On se résolut donc à m’endormir au masque afin de pouvoir, ensuite, procéder à toutes les piqûres du monde sans me faire mal.
L’anesthésie au masque est quelque chose d’angoissant : on vous presse ce machin sur le visage en vous encourageant à respirer un grand coup mais l’odeur est terriblement forte, vous avez la sensation d’étouffer et même si vous savez que l’on ne vous veut aucun mal votre instinct de conservation s’emballe… pas pour longtemps, cependant ! Je m’endormis dans les deux-trois secondes qui suivirent.
Je ne me rappelle pas ma phase de réveil. Je fus très abattue pendant cette journée du 4 janvier et pendant celle qui suivit. A mon grand étonnement, on commença à me redonner à manger le lendemain de l’opération. Très légèrement, toutefois. Un régime qui allait perdurer : les soupes de légumes sans sel, biscottes, yaourts et compotes de pommes n’ont plus guère de secrets pour moi !
On m’avait posé une sonde urinaire pendant l’opération. C’est ce que je redoutais le plus ! L’idée que l’on puisse introduire quoi que ce soit dans un canal si petit me terrorisait plus encore que la perspective de me faire ouvrir le ventre. Pourtant, elle ne provoqua chez moi aucune douleur, pas même lorsqu’on l’enleva le surlendemain de l’intervention.
On retira aussi ce jour-là la perfusion et la pompe à morphine. J’avais bénéficié, la veille, d’une toilette au lit. Ce jour-là, je pus me déplacer jusqu’à la salle de bain avec l’aide d’une infirmière qui m’assista pour une toilette au lavabo. J’en profitai pour voir, dans le miroir, la tête que j’avais et ce ne fus pas vraiment joyeux. Une mine de déterrée et une coiffure à la Edward aux Mains d’Argent, cela ne va vraiment qu’à Johnny Depp !

Lors de cette journée, je ressentis de terribles douleurs dans le ventre : elles évoquaient à la fois des colites et de très mauvaises dysménorrhées. S’y ajoutaient, bien entendu, la souffrance générée par l’incision. J’en versai littéralement des larmes de souffrance. On m’expliqua qu’il s’agissait en fait de crampes associées à la remise en route du transit, ce qui était plutôt bon signe car cela signifiait que mon état évoluait de façon satisfaisante. Cet après-midi-là, on ôta aussi mon pansement afin que ma cicatrice puisse prendre l’air. Je découvris que mon bas-ventre s’ornait à présent d’une magnifique balafre horizontale, placée juste au-dessus du pubis et pourvue de dix-huit agrafes. Le chirurgien passa me voir et m’indiqua qu’on n’avait rien trouvé de méchant sur l’organe prélevé, mais que ce dernier était très hémorragique.
Ce même jour, je pus enfin quitter ma chambre et faire quelques pas dans le couloir, en compagnie de Maman qui était venue me rendre visite.
Le jeudi matin, 6 janvier, je pus prendre une douche, laver mes pauvres cheveux affreusement collants et passer un de mes propres pyjamas. Une véritable résurrection ! Mais en raison de la terrible vague de froid qui s’abattit sur la France ces jours-là à grands renforts de chutes de neiges ininterrompues, de vent glacial et d’épais verglas, je ne reçus aucune visite jusqu’à la fin de mon séjour. Les journées se traînèrent donc en longueur et je trompai mon ennui en lisant, regardant la télé, recevant quelques coups de téléphone ou dormant un peu mais la solitude finit par devenir pesante.
Plus encore que les journées, les nuits étaient vraiment pénibles. Je dormais fort mal : deux à trois heures de sommeil encombré de rêves et cauchemars décousus suffisaient à me reposer et le reste du temps, je n’avais qu’à écouter les bruits de la nuit et observer les contours familiers de mon mobilier à la faveur de la lumière du couloir filtrant sous ma porte de chambre ! Ah, ce gros téléviseur suspendu face à mon lit ! Il meublait agréablement mes journées mais la nuit, il semblait m’observer, devenait mon seul point d’horizon et par moments, je ne pouvais plus le voir !
Le couloir de ce sixième étage finit à son tour par me sortir par les yeux ! Je faisais l’effort  de le longer à raison de trois promenades par jour : le matin, l’après-midi et le soir. Mais malgré les décorations de Noël et les salutations des infirmières, bien gentilles, le paysage n’était pas bien varié ni riant. Et je n’y croisais pour ainsi dire jamais d’autres patients. J’ai gardé la nostalgie de la clinique albigeoise où mes parents m’emmenaient pour faire soigner mes yeux. Le soir, les gens se retrouvaient dans le couloir pour papoter et rire un peu. Maman me raconte même que, lorsque j’étais vraiment petite, certains n’hésitaient pas à se faire des farces et des lits en portefeuille ! Evidemment, je n’en demandais pas tant mais une petite conversation de temps à autre ne m’aurait pas déplu ! Seulement, dans cet étage, les personnes venaient pour des opérations gynécologiques, obstétricales, et je crois qu’il y avait même certaines personnes qui étaient là pour des cancers du sein. Je vis même un monsieur d’âge mûr parmi les patients. Prostate ? En tout cas, j’entendis aussi, et surtout, des nouveaux-nés dans les chambres voisines ! Oui, vous avez bien lu ! Des nouveaux-nés ! Et le jours où j’entendis le premiers d’entre eux, je me dis que peut-être, il était préférable de penser que Dieu n’existait pas ! Car s’Il existait, il faudrait quand même qu’Il ait de sacrées excuses et qu’il m’explique pourquoi Il me martyrisait ainsi, psychologiquement et physiquement, depuis le début de ma vie, alors que je n’ai jamais été quelqu’un de bien désagréable !
Ce n’est la faute de personne ! C’est la vie ! Même si les infirmières sont aimables et dévouées, elles doivent faire fonctionner le service et il ne vient à l’esprit de personne de se demander ce que ressent une patiente venant de subir une hystérectomie sans avoir été mère, en entendant les vagissements d’un nourrisson dans la chambre d’en face ! Et d’ailleurs, je dois avouer que je me suis moi-même épatée sur ce coup-là ! Je n’ai ressenti ni révolte, ni peine, ni colère, ni désespoir à ce moment-là. Je me suis simplement sentie attendrie et j’ai mesuré toute l’ironie de cette situation. Peut-être au fond, ce désir d’enfant n’était-il pas si ancré en moi que je l’aurais cru ? Peut-être ai-je tout bonnement réussi à en faire mon deuil depuis longtemps.
Ainsi passèrent les quatre derniers jours d’hospitalisation, rythmées par les soins, les balades et les plateaux-repas. Le lundi 11 janvier, on vint enfin me retirer une agrafe sur deux et je pus rentrer chez moi pour ma plus grande joie et celle de ma mère ! Les formalités administratives, le voyage en VSL jusqu’à l’appartement et le rangement de mes affaires eurent raison de mes forces si chèrement regagnées. Je m’endormis pour le restant de l’après-midi.
A présent, je me remets doucement, dans mon propre environnement et à mon propre rythme. Je reçois tous les soirs une piqûre de Lovenox pour éviter les risques de phlébite. Je dors mieux qu’à la clinique mais je peine à trouver une position dans laquelle je me sente bien : parfois, j’ai le sentiment qu’il faut que je sois repliée sur moi-même, juste après, je ressens le besoin de me déplier… La position assise devient vite pénible en raison d’une douleur aiguë à la droite de ma cicatrice. Debout, j’ai l’impression que mon ventre pèse une tonne et ressens des tiraillements très désagréables. Même chose si j’essaie de m’allonger sur le côté. Mais couchée sur le dos, je finis pas avoir mal aux lombaires. “Les joies de la chirurgie…”, a commenté d’un ton laconique mon médecin généraliste que je viens d’aller voir, cet après-midi.
Il se montre plutôt satisfait de l’évolution de mon état mais a constaté, comme l’infirmière qui vient me voir le soir, une légère inflammation de ma cicatrice due à une petite réaction allergique au nickel des agrafes restantes mais pas question, pour autant, de les retirer avant vendredi. Il m’a donc prescrit une pommade pour soulager cette petite inflammation, ainsi que des anti-douleurs et de quoi faciliter le transit qui reste une épreuve.
Pour le reste, ma mission, si je l’accepte, consiste à ne rien faire du tout si ce n’est me reposer, me remettre et prendre soin de moi.
Voilà ! Vous savez tout ! L’article est un peu long et je m’en excuse mais j’avais promis un récit exhaustif de mon parcours. Je pense avoir fait au mieux. La suite aux prochains soins !

03 mai 2009

Mon premier match de foot !

Pour ce long week-end du 1er mai, Michel avait décidé de m'emmener à Saint-Etienne voir un match de foot . La décision s'est prise au fil d'une conversation sur MSN. Il faut dire qu'il est, depuis sa plus tendre enfance, un fan éperdu des Verts. Je me rappelle que, lorsque nous étions petits, sa chambre était verte des posters de Janvion, Kurkovic, Piazza et autres "petit Rocheteau" (effectivement pas mal du tout, comme le disait la chanson !). Michel portait fréquemment des maillots de l'équipe alors en pleine gloire et nous avions même des 45 tous à la gloire de l'ASSE, alors en pleine lumière.Toute une époque ! 

Aujourd'hui, les choses ont un peu changé mais Michel est resté fan de l'équipe et de la ville qu'il a visitée à plusieurs reprises. J'ai eu, pour ma part, le "malheur" de lui dire que j'aimais bien Sliimy, stéphanois d'origine (au fait, pourquoi appelle-t-on les habitants de Saint-Etienne des Stéphanois et non des Etiennois ? Ce n'est pas Saint-Stéphane, que je sache ! Les deux prénoms doivent avoir une origine commune ! Il faudra que je me documente à ce sujet !) et comme un match était prévu ce week-end, il m'a proposé de le suivre et d'en profiter pour découvrir la ville dont vient mon dernier "chouchou".

Nous sommes donc partis vendredi dans la journée, nous sommes baladés dans les environs et installés dans un modeste Formule 1. Le lendemain a un peu traîné en longueur : nous ne connaissions pas bien les environs et attendions surtout le match, prévu en toute fin d'après-midi. 

Je ne vais pas vous mentir : même si mon frère m'a parlé de foot toute ma vie, je n'y connais pas grand chose. Je me suis rendue au stade Geoffroy Guichard pour ma culture personnelle et, quitte à être là, j'ai tâché de ne pas perdre le ballon des yeux. Nous nous en sommes sortis avec un match nul 0 à 0 mais je n'ai pas été déçue par l'ambiance.

Je ne suis toujours pas devenue une fana de foot, mais je dois avouer que, pour ma culture personnelle et pour l'ambiance, l'expérience valait le coup d'être tentée.

25 janvier 2008

Puisque je n'ai pas grand chose d'intéressant à dire, ce soir...

...je m'en vais vous mettre quelques photos marrantes et toutes mimi que j'ai prises dernièrement.

Alors pour commencer, les ingrédients nécessaires à la préparation du One Year Mika Love (je ne sais pas pourquoi, j'avais tenté de récupérer cette photo samedi mais ça n'avait pas marché !)

Ma Myrtille ! Ma Titille, ma Millou !!!!
Si les chats n'aiment pas l'eau, ils apprécient au moins LES SALLES D'EAU !

Pour Pilou, l'affaire est dans le sac !

Ça cartonne pour Céleste !
Voilà, c'est tout... bonne nuit !

10 décembre 2007

La vie continue.

Désolée, mais je n'ai pas trouvé de meilleur titre.
Maman est repartie après que nous ayons passé ensemble un dimanche pluvieux. D'ailleurs, dans la journée, nous avons voulu profiter d'une éclaircie et faire un tour histoire de sortir Myrtille mais là, des trombes d'eau nous sont tombées dessus et on est rentrées trempées comme des soupes. Comme dirait si joliment Gus : ce qu'on avait de plus sec, c'était la langue.
Du coup, on s'est mises bien au chaud devant la télé et, le soir venu, on a regardé un super film :" Un après-midi de chien". Il s'agit d'un assez vieux film dont j'avais toujours entendu parler mais que je n'avais jamais eu envie de regarder. Une histoire de hold-up, ça ne me disait rien du tout. J'avais toujours été persuadée qu'il s'agissait d'un film éprouvant avec beaucoup de violence et d'effusion de sang mais en fait, pas tant que ça. C'est vraiment un très bon film, très bien construit, très bien joué, vraiment prenant et qui restitue bien l'ambiance des années 70. Ensuite, nous avons regardé un reportage sur les événements réels qui ont inspiré le film avec images d'archives, témoignage des vrais protagonistes: otages, braqueur, flics... c'était passionnant. Et poutant, je n'aurais jamais choisi ce programme-là si j'avais été seule. D'ailleurs, quand Maman a zappé là-dessus par défaut, j'ai commencé par aller dans la cuisine vider mon lave-vaisselle et ne suis arrivée dans le salon que bien après le début du film. Mais si c'était à revoir, je le reverrais ! Décidément, Maman est de bon conseil. Sans elle, je serais passée à côté d'une bien bonne soirée. Quand je le dis, qu'il faut que nous nous installions ensemble !

Ce lundi, pas grand chose de passionnant à raconter. Maman est repartie dans le Lot et moi, je suis allée bosser dans un bureau tout froid, comme tous les lundis matins. (Ils coupent les chauffages le week-end pour mieux les pousser à fond le lundi matin mais il faut bien quatre heures pour réchauffer convenablement les bâtiments. Tu parles d'une économie de bout de chandelles !). Le temps était détestable, de toute façon. L'équivalent des giboulées de mars mais en version glaciale.
J'ai eu un peu de mal à me mettre au boulot : j'étais distraite, déconcentrée en début de matinée, puis j'ai fini par trouver mon rythme et j'ai fait pas mal de trucs, d'autant que JM était en déplacement et qu'il n'est pas venu m'interrompre toute les trois secondes pour faire ses e-mails ou sa frappe.
A part ça, retour un peu tardif à la maison, repas solitaire devant les programmes quotidiens, un peu de ménage, une douche et me voilà au lit, pas trop tard, pour une fois.

09 décembre 2007

Extraordinaire !

Bon, je pourrais vous raconter que le vendredi s'est bien passé au bureau, que je travaille comme une dingue sur le dossier Lettonie (et que je commence vaguement à en avoir un peu marre) que Maman est toujours là et que nous passons du bon temps ensemble.. Tout cela serait vrai. Mais aujourd'hui, je n'ai envie de parler que d'UNE chose. Un blog que Gus a découvert en faisant des recherches sur Internet au sujet de nos chers Néanderthaliens. Elle est tombée sur le blog d'un gars qui est en train de réaliser deux sagas en bandes dessinées dont les personnages sont justement des hommes préhistoriques et en grande majorité des Néanderthaliens. Et la manière dont il perçoit ces gens, les considérant comme des êtres humains à part entière, capables de parler, de raisonner et d'être beaux dans leur genre nous a totalement bouleversées car elle se rapproche terriblement de nos points de vue si mal compris, si décriés et pendant si longtemps. Bon, bien sûr, ce garçon, qui s'appelle Emmanuel Roudier, ne fait pas dériver ses histoires vers la science-fiction comme nous le faisons mais son travail est tout à fait remarquable et Gus me promet déjà le premier volume de la nouvelle trilogie pour Noël !
Et donc, comme Emmanuel Roudier a son compte sur Blogger, eh bien je me permets de le citer ici et je vais même rajouter le lien menant à son blog parce qu'il fait un travail magnifique et mérite qu'on lui fasse de la pub.

Si vous vous intéressez à la Préhistoire en général et à l'homme de Néanderthal en particulier, même si vous ne vous y intéressez pas, d'ailleurs, mais êtes un tant soit peu curieux, je vous encourage le plus vivement du monde à aller jeter un coup d'oeil sur ce blog génial !
En plus, cet auteur est quelqu'un de tout à fait gentil. Gus et moi avons laissé sur son blog des commentaires enthousiastes auxquels il s'est donné la peine de répondre fort gentiment. Et hier, (c'est vraiment très marrant car nous venions juste de le découvrir !) il s'exprimait sur la chaîne parlementaire au sujet de sa nouvelle BD qui va sortir et il s'est avéré tout a fait charmant... Et il avait bien du mérite, d'ailleurs, car le présentateur était insupportable et multipliait les astuces vaseuses ainsi que les poncifs contre lesquels, justement, Gus et moi luttons depuis plus de 22 ans !
C'est incroyable ! Nous en sommes toutes chamboulées : nous avons l'impression d'avoir enfin mis la main sur quelqu'un qui saurait nous écouter et nous comprendre. Une sorte de frère d'armes, mais le sens positif du terme. Et vu qu'il y a plein de gens qui envoient des commentaires très positifs au sujet de son travail sur son blog, nous nous rendons compte que bien des gens partagent notre avis et notre passion concernant les Néanderthaliens et ça, ça nous met vraiment du baume au coeur.

NOUS NE SOMMES PAS SEULES !!!!!!!!!!!

Décidément, que de superbes surpises nous aura réservé cette année 2007 ! Que de découvertes fantastiques, de lieux et de gens merveilleux ! Vraiment, dans des moments pareils, je me dis que la vie vaut vraiment la peine d'être vécue !

07 décembre 2007

Satisfaite,dans l'ensemble

J'ai passé une bonne journée, aujourd'hui : déjà, je ne suis pas restée très longtemps au bureay. En effet, Maman est venue m'y rejoindre à midi car nous avions toutes deux rendez-vous chez l'ophtalmologiste. Donc, avant de partir en centre ville, nous sommes passées chez moi pour laisser la chienne dans mon appartement. Puis nous sommes allées manger dans un nouveau petit resto chinois qui vient d'ouvrir dans mon quartier et qui propose des menus pas chers du tout avec plats du jour, mais excellents.
Après, nous avons pris le métro pour partir en centre-ville en sommes arrivées à l'heure chez l'ophtalmo qui a été très content des examens qu'il nous a fait passer : les yeux de Maman, qui a été opétée de la cataracte il y a deux ans, vont très bien, quant à moi, mon souci de glaucome semble stabilisé. Il m'a remis le même traitement. Il avait l'air vraiment satisfait.
Comme nous sommes sorties assez tôt, nous nous sommes baladées en ville et avons fait beaucoup de vitrines... mais pas d'achats ! Tout est, en effet, effroyablement cher ! Ou alors, si les prix sont plus raisonables, les articles sont de qualité médiocre. Ainsi, j'avais envie de m'acheter des bottes à talons plats mais assez jolies et féminines pour aller avec une jupe : il faut dire que j'étais partie en ville sur des bottes à talons haut et j'en avais plein les jambes ! Mais là, pareil : soit les bottes en cuir étaient très chères, soit on pouvait s'offrir sans trop débourser des trucs en synthétiques, froids et pas solides ! Ca fait que je suis restée sur mes échafaudages, ça m'apprendra, ça ! C'est tout moi, d'ailleurs : je m'arrange toujours pour aller en ville avec des pompes qui me font mal ! Et quand tu sais qu'à Toulouse, il y a des pavés partout, j'ai dégusté !
Nous avons voulu aller voir le marché de Noël sur la place du Capitole en plein centre : c'est un plaisir que nous nous accordons tous les ans. Des étalages sous formes de petites maisons illuminées sont dressées sur toute la place, on y diffuse des chants de Noël ou de la musique festive et on peut y acheter tout un tas de choses aussi diverses que de la nourriture, des boissons, des vêtements, de l'encens, des objets décoratifs des friandises des jouets... tout, quoi ! On peut même, à l'occasion, consommer sur place une boisson chaude, un gâteau, voire carrément une petite assiette de produits régionaux... Malheureusement, nous sommes arrivées en pleine installation : la plupart des petites maisons étaient à-demi montées, il n'y avait pas de musique et encore moins de trucs à manger. Par contre, à un moment, j'ai remarqué deux types qui vendaient des t-shirts noirs ou des blousons en polaire noire à l'effigie de groupes et de chanteurs divers. Ils m'ont demandé si je cherchais quelque chose en particulier et je leur ai demandé en retour s'ils avaient quoi que ce soit en rapport avec Mika et là, c'est incroyable la moue méprisante qu'ils m'ont servie ! Ils n'auraient pas fait une pire tête si je leur avais parlé du premier chanteur de variété venue ! Et d'ailleurs, c'est en substance ce qu'ils m'ont répondu puisqu'ils m'ont dit : "Non, vous savez, la chanson française, on ne fait pas !". Alors, je leur ai répondu, d'un air horrifié que Mika avait beau parler français, ça ne faisait pas de lui un chanteur de variété française mais ils m'ont rétorqué, carrément ironiques, qu'ils ne travaillaient pas avec tout ce qui passait par la SACEM !!!!! Là, j'ai vu qu'ils étaient carrément de mauvaise foi alors je n'ai pas insisté et je suis partie mais j'avais bien envie de leur flanquer leur étalage en l'air ! Ils avaient l'air de me prendre de haut et de trouver mes goûts minables ou commerciaux alors qu'ils vendaient des t-shirts à l'effigie de Tokio Hotel... Contre lesquels je n'ai rien de particulier, d'ailleurs, mais qu'on ne joue pas les élitistes, dans ce cas-là ! Qu'on soit cohérent ! Franchement, ça m'a énervée, ça ! J'essayais de me contenir mais ma mère a bien vu que j'enrageais et elle m'a dit "Dis-donc, mais c'est qu'il ne faut pas le toucher, ton Mika !". Ce n'était qu'une partie de la vérité : ce qui m'a énervée n'était pas spécialement le fait qu'ils n'aient rien sur Mika, ni qu'ils ne l'apprécient manifestement pas mais c'était l'air narquois qu'ils affichaient comme si je leur avais demandé le chanteur le plus ringard du monde ! Je n'aurais pas été plus vexée s'ils m'avaient carrément dit "Vous avez des goûts de chiottes!" parce que c'était exactement ce que disait leur attitude. Je déteste ça, ce manque de respect ! Pour des commerçant, vraiment, je ne trouve pas ça terrible ! J'espère vraiment qu'ils ne feront pas d'affaire sur ce marché de Noël !!!!
Bon, après tout ça nous sommes tranquillement rentrées à la maison avons passé la soirée devant la télé et puis voilà !

29 novembre 2007

Une journée satisfaisante

Enfin bon, quand je disais que nous allions nous coucher à des heures enfin normales, Gus et moi c'était compter sans notre manie de bavarder, de refaire le monde, de boire du thé et de regarder la télé jusqu'à des heures indues ! Sans compter que Gus a lu mon blog, qu'elle avait un peu lâché dernièrement. Elle était un peu confuse pour l'histoire du DVD mais je lui ai montré que je ne lui en voulais pas. Elle a aussi lu un chapitre de nos oeuvres immortelles dont nous avons parlé ensuite. Avec tout ça, nous nous sommes endormies aussi tard que d'habitude : honte à nous !
Le lendemain matin, pour se lever, c'était plus dur, surtout pour Gus qui a toujours sa crève monumentale (j'espère qu'elle ne me l'a pas refilé, vu que nous avons dormi dans le même lit !). D'ailleurs, pendant que je me rendais à ma réunion de travail elle est allée chez son médecin qui lui a donné un traitement carabiné.
Moi, de mon côté, je suis contente : je me suis rendue à ma réunion sans me tromper une seule fois, ladite réunion était très intéressante, elle s'est terminée très tôt, ce qui m'a permis de rejoindre l'aéroport sans stresser et, devinez quoi... sans me perdre ! Les miracles finissent toujours par arriver ! J'étais censée ne prendre l'avion qu'en fin d'après-midi, avec JM et notre directrice, eux aussi en réunion à Paris mais dans un autre endroit. J'étais donc partie pour passer l'après-midi entier dans l'aéroport mais cela ne me gênait pas outre-mesure : je me souvenais qu'on pouvait y trouver un magasin de musique, bouquins et vidéo et je me suis dit que je pourrais aller y acheter le dernier disque de Daft Punk (un enregistrement en public) et le fameux DVD de Mika. A ma grande satisfaction, j'ai trouvé la boutique sans chercher plus que ça et j'ai déniché sans mal mon disque et le DVD en question que j'aurai tout de même bien mérité ! Et comme je suis une très brave fille, j'en ai même acheté un à Gus en guise de cadeau de Noël, bien qu'elle ne l'ait absolument pas mérité (hi, hi, hi !!!!!).
Après ça, je suis allée prendre une petite collation, éminemment satisfaite de moi-même et c'est là que j'ai reçu un appel de JM sur mon portable : eux ausi avaient terminé plus tôt que prévu et arriveraient donc en avance à Orly ce qui nous permettrait, si possible, de regagner Toulouse en avance. Excellente nouvelle, ça : j'aime bien Paris mais j'aime encore mieux mon sweet-home !
Nous avons pu partir en avance, comme nous le souhaitions : le voyage s'est fort bien passé. Le capitaine de cabine (ou le pilote) n'arrêtait pas de dire des âneries au micro du style "Si vous voulez voir le temps qu'il fait, passez la tête par le hublot mais rentrez vite car ça fera trop de courants d'air et votre coiffeur ne sera pas très content" ou bien "Mesdames-messieurs, nous nous mettons en orbite" au moment du décollage ou encore "Mesdames-messieurs, nous TOMBONS... de manière tout à fait maîtrisée vers la terre !" tandis que nous entamions la descente vers Toulouse. Ca m'a fait bien marrer : moi qui ai plutôt tendance à stresser en avion... De moins en moins, remarquez ! J'évolue : je me perds de moins en moins, je n'ai pour ainsi dire plus peur en avion... J'ai même plaisanté à ce sujet en disant que si l'avion tombait, cela ferait quand même un sacré vide dans notre couloir vu que nous travaillons tous les trois dans des bureaux très proches !
Bref, avec tout ça, nous sommes rentrés à Toulouse à l'heure où nous aurions dû décoller de Paris et ça faisait bien mon affaire : j'étais ravie de rentrer me mettre au chaud chez moi car l'hiver s'est bel et bien installé sur notre belle ville rose : il fait franchement très froid et il y a du brouillard !
Soirée paisible devant la télé : non, je n'ai pas regardé mon DVD ! Ils passaient deux épisodes d'"Au-delà du réel", série fantastique que j'adore et que je n'ai pas manqué de suivre, ce soir comme tous les mercredis ! Et me voilà au lit en train de pianoter. Cette journée était bien agréable.

26 novembre 2007

Et un week-end gratifiant !

Je n'étais pas fâchée de revenir dans le Lot, ce vendredi ! Cela faisait quarante jours que je n'y étais pas retournée et même si Maman était venue me voir chez moi, j'étais bien contente de venir me ressourcer dans sa petite maison et son coin de campagne. J'ai revu Magalie et Alain le vendredi soir et nous avons fait honneur au Gaillac primeur (nous n'aimons pas beaucoup le Beaujolais nouveau !). Le soir venu, décompression paisible devant la Starac : oui, je sais, ce n'est pas très intello et on s'ennuie ferme, cette année, avec un bon nombre de candidats assez peu attachants mais bon ! Cela permet distrait et permet de faire des commentaires, voire de discuter d'autre chose quand la prestation n'est pas intéressante ! Et ça, pour discuter, Maman et moi, nous nous y entendons !
Le lendemain, journée de filles complète : j'ai commencé par me peser et ai découvert que j'avais encore perdu du poids, ce qui est vraiment très encourageant. J'ai pratiquement atteint mon but initial qui consiste, dans un premier temps, à passer sous 70kg. J'y suis presque : je suis à 70,2 ! D'aucuns me diront que c'est encore beaucoup trop pour mon mètre soixante mais il y a une éternité que je n'ai pas tutoyé ce poids-là ! Onze ans, en fait : presque douze ! J'étais descendue à 68 suite à un régime à base de substituts de repas qui avait eu des conséquences dramatiques sur ma vue : l'excès d'aspartame et de produits asséchants consommés à cette époque ne serait pas, en effet, étranger au développement de mon glaucome à cette même époque ! Du coup, j'avais tout laissé tomber et repris plus de dix kilos ! C'est quand j'avais vu, sur ma balance, des chiffres un peu trop proches de 80 que j'avais décidé de me reprendre en main et ce, grâce à Gus et sa soeur qui m'ont proposé une autre méthode. Ma foi, entre ça et le sport, je commence à voir le fruit de mes efforts ! Je veux bien que Mika chante que les filles grosses sont belles mais encore faut-il qu'elles restent en bonne santé ! D'ailleurs, cette chanson a contribué à faire disparaître une grande partie de mes complexes et encouragée à sortir de ma coquille ou plutôt de ma carapace de graisse ! Aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est à partir du moment où j'ai enfin entendu quelqu'un (quelqu'un d'adorable, en plus) chanter les louanges des filles enrobées que j'ai commencé à perdre mes propres kilos... Alors qu'en entendant ça, j'aurais dû m'y complaire ! Allez comprendre ! L'envie de plaire aux autres et surtout à moi-même m'a de nouveau submergée, je me suis remise à prendre soin de moi, de mon aspect et voilà où nous en sommes ! Le plus dur est presque fait !
Pour continuer avec la séance "narcissisme", je suis partie chez le coiffeur l'après-midi et j'ai encore changé : puisque je commence à avoir quelques cheveux blancs sur le sommet de la tête, j'ai décidé d'assumer complètement et me suis fait faire une multitude de mèches blond platine. Ce qui fait que maintenant, je suis presque blonde mais on voit encore ma base sombre sous les mèches : ça ne fait donc ni "casque", ni "pouffe" et je me plais beaucoup comme ça !
Sorties du coiffeur avec Maman (qui s'est fait éclaircir aussi !) nous sommes passées dans un magasin de fringues tout proche : c'était plus que nécessaire car je n'ai pratiquement plus de pantalons d'hiver à me mettre. Ceux que je porte encore sont vieux et avachis donc, il fallait vraiment que je pourvoie. Et là encore, grosse séance d'auto-satisfaction ! En faisant mes essayages, je me suis aperçue que j'avais perdu une taille ! Je fais du 42, maintenant ! Et les premiers pantalons que j'ai essayés étaient ceux qui m'allaient : un très joli jean et un pantalon de velours chocolat (ça, c'est pour dire "marron" quand on veut être "fashion" !)... et aussi dés collants opaques noirs, des gris, un sous-pull noir... Quel bonheur de pouvoir se faire plaisir tout de suite ! J'ai connu ce que c'était, moi, que passer une après-midi dans les magasins de fringues et rentrer chez soi bredouille parce qu'on n'a rien trouvé à sa taille ou alors des trucs affreux et sinistres ! Je me rappellerai toujours cette fois ou j'avais envie d'un vêtement rouge et où on m'a gentiment répondu : "vous savez, à partir d'une certaine taille, mieux vaut préférer le noir !". J'avais rétorqué que je n'étais pas en deuil et j'étais allée voir ailleurs, non mais !
Bon, tout ça pour dire que c'est bien agréable de trouver tout de suite ce que l'on cherche et de ne pas avoir à renoncer à ce qui vous plaît !
Je suis rentrée chez Maman toute contente et en proie à une auto-satisfaction que je n'avais peut-être jamais connue. Rassurez-vous, je ne vais pas sombrer dans la vanité mais franchement que c'est bon pour l'égo et le moral, tout ça !
Le dimanche sera vite raconté : il est toujours trop court ! Maman et moi avons dormi comme des loirs et ce, jusqu'à une heure avancée de la matinée Le temps de se préparer, de déjeuner, de préparer quelques affaires et de discuter un peu et voilà que JM arrivait pour me ramener à Toulouse. Nous sommes rentrés par un après-midi froid, gris, sombre et totalement hivernal. C'était les chats qui étaient contents de me revoir. Soirée paisible devant la télé, préparationd e quelques affaires, rattrapage du retard accumulé sur ce blog et voilà ! Je suis prête à attaquer une nouvelle semaine de folie !

18 novembre 2007

Un week-end mérité.

J'ai encore eu du boulot par-dessuis la tête jeudi et vendredi. Je n'ai même plus le temps de consulter ma messagerie professionnelle sur laquelle s'accumulent des mails plus ou moins importants. Entre les réunions, les comptes-rendus de ces dernières, la préparation du nouveau stage en Lettonie, les commandes du Ministère et les courriers et autres bordereaux, je ne sais carrément plus où donner de la tête. Vendredi, j'ai même quitté le bureau à 20h, histoire de terminer, sans être dérangée, une tâche très lourde que j'avaix entreprise et qui m'aurait tarabustée tout le week-end si je n'avais pas au moins fini de la "débroussaller" avant lundi. Il s'agissait en fait de retranscrire l'ensemble de la réunion de mercredi qui a duré trois heures et que j'avais enregistrée sur fichiers audios numériques. Simplement, un enregistrement de trois heures ne se retranscrit pas en trois heures : il faut résumer, synthétiser, remettre dans l'ordre et parfois, réécouter le même passage un peu complexe pour être sûre de ne pas faire dire aux gens un truc différent de ce qu'ils ont expliqué. Bref, j'y ai passé tout mon vendredi et je me retrouve quand même avec douze pages de compte-rendu. Demain, je vais alléger tout ça un peu plus sereinement, faire des phrases plus courtes, éviter les redites mais ce que je voulais avant tout, c'était en avoir fini avec l'enregistrement tant que j'étais seule et tranquille. Il est pratiquement impossible de réaliser un tel boulot quand le bâtiment grouille de collaborateurs qui vous réclament toutes les cinq minutes pour une raison ou pour une autre ! J'aurais été prête à revenir au bureau le samedi, s'il l'avait fallu mais j'ai quand même réussi à sauver mon week-end.
En plus, c'était un peu chaud à la sortie du bureau ! Je ne sais pas si EDF faisait grève ou quoi mais il n'y avait pas du tout d'éclairage public et j'ai dû rejoindre l'arrêt de bus dans le noir le plus complet. Et ce bus qui n'arrivait jamais ! Et moi qui me gelais ! Par chance, ma collègue Béa qui passait dans le coin m'a vue et a proposé de me ramener chez moi ! C'était vraiment le ciel qui me l'envoyait.
Je suis donc rentrée chez moi légèrement transie pour un week-end tranquille mais alors TRANQUILLE ! Maman n'est finalement pas venue et la foire aux vins où je comptais l'emmener était vraiment piètre et minable ! Pour le reste, ça a été "pas trop vite le matin et doucement le soir" pendant ces deux derniers jours. Rien de bien renversant à raconter sur ce nouveau week-end passé en tête à tête avec moi-même (et mes chats ! Et mon nouvel ordi ! Et ma télé !)si ce n'est que me voilà requinquée pour une nouvelle semaine de labeur. Déjà, la journée de demain sera rude : il faut que je me rende à 19h à la Mairie de Toulouse pour une conférence sur l'accessibilité. J'en ai envie comme de me pendre ! La seule chose à laquelle je pense, au terme d'une journée de boulot, c'est RETOURNER CHEZ MOI !!!! Et puis surtout, je garde un souvenir assez mitigé de ma dernière convocation à la mairie de la Ville Rose. Ce n'était pas intéressant du tout et à peine audible, en plus ! Dire que ça va se passer dans la même salle ! Génial ! Pour un truc sur le handicap, on nous reçoit dans une salle dont l'accoustique est détestable ! J'espère quand même que ce sera mieux que l'an dernier ! Et dans le pire des cas, j'espère au moins qu'il y aura des petits fours !

14 novembre 2007

Encore une journée épuisante.

Comme cela arrive après chaque déplacement à Paris, j'ai eu les pires difficultés à me lever ce matin et quand je suis arrivée au boulot, c'était pour apprendre que j'étais attendue à une réunion... que j'avais complètement zappée ! Oh, bien sûr, JM m'en avait parlé mais entre deux portes ou dans un couloir, je ne sais même plus ! Cela m'a un peu énervée, sur le coup mais en vérité, il aurait été dommage que je n'assiste pas à ces débats qui étaient très intéressants : cela concerne l'intégralité de nos modalités de travail qui pourraient être transformées.
L'après-midi, autre réunion : Conseil de l'Enseignement et de la Vie Etudiante. Très intéressant aussi mais j'ai dû être très concentrée car j'assurais la prise de note. Certes, je disposais d'un enregistreur numérique mais j'ai quand même beaucoup écrit car certaines personnes sont parfois inaudibles, même sur des fichiers numériques et ce n'est pas facile de retranscrire leurs propos par la suite. Car c'est moi qui vais me taper le compte-rendu, bien sûr !
La journée s'est terminée par l'atelier de chant. Après quoi je suis rentrée chez moi complètement épuisée et chargée comme un mulet : je devais ramener chez moi mon sac de sport que je n'avais tout de même pas fait suivre à Paris, des fruits et légumes qui m'avaient été livrés ainsi qu'une quantité respectable de kakis que JM m'avait ramené de chez lui. Heureusement que la grève des transports en commun n'a pas eu de répercussion dans mon coin de périphérie toulousaine ! Je me serais très mal vue ramener tout ça à pied et dans le noir !
Le soir venu, je n'ai pu que m'effondrer dans mon canapé et devant ma télé. J'ai même failli m'endormir pendant "Au-delà du réel" et ce, pour la deuxième semaine consécutive alors que c'est une série que j'adore ! Du coup, j'ai renoncé à revoir "Orange Mécanique" qui repasse sur Arte en ce moment-même ! Je l'aurais revu avec plaisir mais ça ne finira qu'à 1h20 et là, je sais que je dormirai depuis longtemps !
Franchement, ils sont nases de repasser ce film systématiquement en deuxième partie de soirée ! Je sais bien qu'il y a des moments très durs mais c'est une charge visionnaire sur ce que notre société est précisément en train de devenir et puis, honnêtement, j'ai parfois vu des films de guerre ou d'action passer en prime time malgré des scènes bien plus choquantes ! Enfin, je trouve !
Je me rappelle quand j'étais allée voir "Orange Mécanique" au cinéma. J'étais alors encore étudiante et j'avais toujours entendu parler de ce film comme d'une oeuvre formidable mais parfois insoutenable alors, je m'étais installée près de la porte, me disant que si ça devenait trop insupportable, je partirai plus vite et sans déranger quiconque... A la fin du film je me suis rendu compte que j'étais assise au beau milieu de la rangée de fauteuils, en plein centre du cinéma ! Comment étais-je arrivée là, je ne l'ai jamais su ! Ma fascination pour ce film avait été telle que je m'étais rapprochée sans même m'en rendre compte et sans perdre une miette de l'intrigue.
Enfin bon, ce sera pour une autre fois. Je crois que je l'ai en VHS, ça me donnera l'occasion de farfouiller dans mes vieilleries, si je veux le revoir ! L'image sera moins bonne mais je pourrai au moins choisir l'horaire de diffusion !

12 novembre 2007

Et une reprise sur des chapeaux de roues !

Malheureusement, Maman devait repartir le dimanche. Le départ s'est fait dans l'après-midi, afin qu'elle évite la brume, la nuit et la cohue de la rentrée mais ça allait. Nous venions de passer de si bonnes journées que ça ne m'a pas fichu le moral en l'air de la voir repartir.
La semaine de rentrée a été intense.
- lundi, beaucoup de boulot : ma messagerie était au bord de l'implosion
- mardi : retour de JM et reprise des activités sportives. Mais aussi une soirée-ciné qui n'était pas vraiment prévue au programme. C'est Raymonde, l'ex-stagiaire qui avait partagé ma chambre en Lettonie qui m'avait invitée. Elle m'avait re-contactée la veille via ma messagerie pour me proposer une soirée au cinéma et j'ai été ravie d'accepter. Ravie aussi qu'elle cherche à garder le contact avec moi. Nous nous étions en effet très bien entendues, l'an dernier. A présent, elle habite dans le même coin que moi. J'espère que nous aurons d'autres occasions de nous revoir. En tout cas, le film était sympa ; nous sommes allés voir "Le coeur des hommes 2" et franchement, j'ai bien aimé ! Et pas seulement parce qu'on entend Mika dans la bande-son (ça non plus, je ne l'avais pas prévu !). Plus sérieusement, j'avais bien aimé le premier et le deuxième ne m'a pas déçu : les acteurs jouent avec naturel, les situations sont tantôt drôles, tantôt émouvante, l'ensemble est plein de fraîcheur... Franchement, je n'ai pas été déçue. En tout cas, ça me fait rire : un jour, Alain m'avait reproché de ne pas aller voir de film français et de ne regarder que du fantastique mais depusis la création de ce blog, chaque fois que j'évoque une sortie-ciné, je raconte que je suis allée voir un film français, ni science-fiction ni fantastique et qu'en plus, j'ai beaucoup aimé ! En tout cas, je recommande chaleureusement ce film à ceux qui apprécient ce genre de comédie dramatique chorale.
- mercredi, boulot, sport et reprise de l'atelier de chant
- jeudi, encore du boulot. Je suis restée assez tard parce qu'une soirée festive était prévue dans nos locaux : la fameuse "soirée spécialités" au cours de laquelle les stagiaires et autres participants apportent des spécialités culinaires (solides, liquides, salées ou sucrées) de leurs régions à l'aide desquelles on constitue un immense buffet sur lequel chacun picore à loisir. J'avais, pour ma part, apporté une terrine au foie gras qui, à ma connaissance, n'a pas été ouverte (espérons que, depuis, elle aura fait le bonheur de quelqu'un) et une bouteille d'excellent Cahors qui a été très appréciée. J'avais, ce soir-là, envie de prendre ce que Mika-2 appelait si joliment "une timbale". Eh oui ! J'ai ce genre d'envies, parfois ! Mais finalement, je ne l'ai pas fait, bien qu'ayant goûté à beaucoup de choses. Je suis même rentrée à la maison dès neuf heures et demie, véhiculée par JM, ce qui ne m'a pas empêchée de dormir tard, trop tard, comme tous les soirs de la semaine et comme aujourd'hui aussi, puisque je me laisse trop tenter par ce fichu ordi.
- vendredi, une journée spécifique de travail sur la dyslexie. J'ai également écrit à l'Ambassadeur de France en Lettonie histoire de préparer notre séjour futur. Je ne le perds pas de vue, celui-là !
Et puis ce fut de nouveau le week-end : un week-end soltaire et paisible, un de plus ! J'ai beaucoup dormi les matins et vécu tranquillement ma vie les après-midi. Le samedi, je suis allée faire un tour à Toulouse car il y avait des festivités dans le centre mais rien de terrible. Je me suis acheté l'album de Yelle, un cd-single de Mika et le dernier Harry Potter. Il va bien falloir que je me décide à lâcher cet ordinateur pour me remettre à la lecture. Mais maintenant, ça va davantage être possible puisque je viens de combler en un temps record les quinze jours de retard accumulés sur ce blog !
Il n'empêche que je vais dès demain recommencer à me décaler : je repars à Paris en fin de matinée pour du boulot et je reviens mardi. En attendant, j'aurais dormi chez Gus et dîné avec elle. Comme dit Maman, l'hôtel, au moins, me serait remboursé mais c'est tout de même plus agréable de passer la soirée avec une amie. Seul hic, je vais louper le concert d'Eminem programmé ce lundi soir sur la TNT. J'espère que, selon leurs bonnes habitudes, ils procèderont à des rediffusions à répétitions !

Une semaine de vacances un peu particulière

Il avait été prévu que je passe ces vacances dans le Lot comme d'habitude. Puis, avec ces retards, ces imprévus et ma crève, Maman et moi avions changé notre fusil d'épaule et décidé que ce serait elle qui viendrait me voir chez moi ! Malheureusement, les contretemps se sont accumulés : Maman qui devait arriver dès le week-end a dû finalement rester pour garder Magalie et Alexandre le dimanche soir, puis seulement Magalie jusqu'au mardi soir et ensuite, il avait été dit qu'elle viendrait. Seulement, elle a dû prêter sa voiture à Alain qui n'en avait plus pour aller au travail, s'est retrouvée en charge de Magalie pendant un jour de plus et a dû finalement emmener sa voiture (enfin récupérée) au garage pour une visite de routine. Ce qui fait que mes vacances ont commencé par cinq jours de solitude totale ! Je n'avais pas très envie de sortir, étant donné mon état de santé, encore moins d'aller en ville ou quelque chose de ce genre. Sans compter que, niveau compte en banque, je ne pouvais pas me permettre non plus grand chose comme fantaisies ! Bref, au départ, ça c'est plutôt bien passé : je faisais connaissance avec mon nouvel ordinateur, j'ai fait plein de trucs dans l'appart' mais au bout d'un moment, je commençais à en avoir vraiment ras le bol ! Parce qu'on a beau être bien chez soi, il arrive un moment où l'on trouve que l'ordinateur, les chats et la télé n'ont pas beaucoup de conversation, finalement ! Et je commençais à me dire que, malade ou pas, j'aurais aussi bien fait de décaler mes congés et d'aller au bureau car j'avais carrément l'impression de perdre mon temps ! Sans compter que j'étais en colère : je sentais Maman déprimée au bout du fil et j'en voulais à mes frères ! J'avais même l'impression qu'ils essayaient d'empêcher Maman de venir passer ces congés avec moi afin qu'elle "me laisse vivre", selon l'expression qu'ils affectionnent mais moi, justement, tout ce dont j'avais envie, c'était de passer un peu de bon temps avec elle... entre filles !
Elle a tout de même fini par arriver le mercredi soir : cela aura été mon cadeau d'Halloween car je ne l'attendais véritablement que le lendemain. Partant de là, nous avons passé quatre jour très agréables durant lesquels nous avons papoté, arrangé des trucs dans l'appart' (rénové une table, changé les rideaux de la chambre et du salon, déplacé une tenture...), fait de longues balades avec Myrtille dans la campagne automnale ! On s'est même ouvert un petit foie gras et une bonne bouteille, pour la peine ! Et j'ai fait aussi quelques exploits en matière de cuisine dont je suis tout à fait fière ! Je lui ai même fait découvrir le concert de Mika, rediffusé dans le courant du jeudi et elle s'est montrée extrêmement compréhensive et tolérante quand je n'ai pu, à nouveau, m'empêcher de verser quelques larmes ! Du coup, ce soir-là, je l'ai laissée regarder un reportage sur la vie de Chopin au lieu de passer sur "La Famille Addams", comme je l'avais brièvement envisagé ! Je lui devais bien ça : une telle qualité d'écoute, c'est si rare ! Ma mère est vraiment quelqu'un de génial et j'ai passé avec elle quatre jours sensationnels ! D'excellentes vacances, finalement ! Dommage que tout cela ait été si court !

11 novembre 2007

Un dimanche presque trop beau (réactualisé)

Nous voilà propres ! Voici que j'accumule quinze jours de retard sur la rédaction de ce blog et ce malgré l'acquisition d'un nouvel ordinateur ultra-performant ! J'espère que je ne vais pas perdre le fil et devoir renoncer à la rédaction de ce modeste journal par manque de régularité !
Donc, revenons-en au dimanche 28 octobre (avec le rythme effréné que j'ai mené, j'ai d'ailleurs oublié de mentionner que le jeudi 25 avait le treizième anniversaire d'Alexandre !).
Donc, ce dimanche 28, je me suis réveillée étonnament tôt. Sans doute étais-je bien reposée. J'en ai profité pour faire pas mal de trucs dans l'appartement puis, l'après-midi venu, j'ai commencé à faire quelques petites installations sur mon nouvel ordi afin qu'il puisse passer en Wi-Fi. Par acquis de conscience, j'ai tout de suite appelé Gus dont le métier consiste précisément à aider les gens à insaller leur connection Internet. C'est bien simple, nous avons effectué un travail si minutieux que nous avons carrément passé deux heures au téléphone pour ne parler que de ça : elle me donnait les consignes et j'exécutais ! Tout s'est passé à merveille ! Cette petite machine fonctionne magnifiquement.
Après avoir aussi bien travaillé, j'avais mérité un peu de repos : je me suis installée devant la télé pour voir le sommaire de "Sept à Huit" et là, ô merveilleuse surprise, ils ont annoncé une interview de Mika en fin d'émission ! Je ne tenais plus en place d'autant que, je le savais, la diffusion d'un concert de ce phénomène était prévue dès 20h sur une des chaînes de la TNT ! C'était presque trop ! j'avais d'ailleurs déjà vu ce concert diffusé sur cette même chaîne la veille de mon départ dans les Pyrénées avec Gus (je n'en avais d'ailleurs pas parlé ici car nous étions vraiment sur le départ !) mais je l'avais beaucoup apprécié et il était prévu de longue date que j'allais m'en délecter à nouveau. Et là... Savoir qu'il y allait y avoir une interview de lui JUSTE AVANT, c'était vraiment inespéré.
En plus, je connais bien l'émission "Sept à Huit" pour la regarder assez régulièrement. Les interviews de fin d'émission sont, en général, relativement courtes mais là... Elle a presque duré ving minutes et Mika y était si adorable,charismatique, touchant, émouvant, drôle, modeste, simple et lucide ! En prime, le propos était assorti d'extraits du concert de l'Olympia. Car oui, le concert de l'Olympia a été filmé et sortira en DVD dès demain, 12 novembre ! J'ai éprouvé une émotion intense et même l'envie de pleurer en revoyant les images de ce grand moment auxquels j'ai eu le privilège d'assister (je ne pense pas, néanmoins qu'on verra ma pauvre tête sur le DVD : je ne crois pas que les spectateurs des mezzanines aient été filmés).

Et quand le concert a été diffusé sur l'autre chaîne, j'ai carrément ouvert les grandes eaux au moment où il a chanté "Over My Shoulder" ! C'était pourtant la deuxième fois que je visionnais cette prestation et j'avais déjà versé quelques larmes en entendant cette chanson mais la magie opère à chaque fois.
Et à propos de magie, étant donné qu'Halloween approchait, Arte nous a gratifiés par la suite d'une soirée "spécial vampires" avec un vieux Dracula et quelques reportages assez savoureux. L'ambiance s'y prétait, d'ailleurs : nous avions droit, ce soir-là, à un clair de lune vraiment exceptionnel et il y avait, depuis la veille, un curieux frémissement dans l'air qui m'a fait penser que cette célébration n'avait pas été programmée pour rien en cette période de l'année. Il y avait bel et bien de la magie dans l'air, ce soir-là : j'en jurerais !

19 octobre 2007

Noir samedi

C'est le lendemain que Maman a emmené Myrtille chez le vétérinaire pour que les points lui soient retirés. Nous n'irons vraisemblablement plus chez ce véto-là, d'ailleurs. Maman a eu à déplorer plusieurs négligences (pansements mal faits qu'elle à dû refaire, plaies mal nettoyées, points retirés à l'aide d'un simple ciseau que le véto baladait dans sa poche, pas stérilisé ni rien) ainsi que des remarques plutôt déplacées. Quand Maman leur a dit, par exemple, qu'elle avait trouvé Myrtille mal en point le week-end précédent et qu'elle en avait même pleuré, elle s'est entendu répondre : "Il n'y a pas de quoi : ce n'est qu'un chien !" !!! Franchement, ça fait bien, pour un vétérinaire, même si j'estime que chacun doit rester à sa place, qu'un chien est un chien et non un enfant ou une peluche ! Il y a quand même un minimum de considération à avoir !
 
Le soir venu, nous sommes rentrées et nous sommes installées devant la demi-finale de rugby. Malheureusement, les gens du village avaient décidé de faire une projection sur écran géant dans la salle des fêtes qui est tout près de chez nous et justement, je ne sais trop comment ils avaient branché leur antenne mais il se trouve que leur installation brouillait complètement notre image ! Maman, qui se doutait de l'origine de notre souci est allé trouver le marchand de télés qui habite près de chez elle et qui avait fait cette installation pour lui demander s'il pouvait essayer d'arranger un peu son installation en orientant l'antenne autrement ; il lui a fait répondre par ses gamines qu'il regardait le match, ne voulait pas se déranger et que si nous voulions le voir correctement, nous aussi, nous n'avions qu'à venir à la salle des fêtes nous aussi ! L'ennui, c'est qu'il y avait pas mal de gens un peu éméchés et ça ne nous disait rien de passer du temps avec eux ! Donc, Mössieur n'a pas voulu bouger ! Franchement, je comprends pourquoi Maman ne se plaît que dans sa petite maison mais pas dans le village ! Il y règne une mentalité déplorable ! Les habitants n'en sont que des gougnafiers égoïstes et désagréable !Ah, mieux aurait valu qu'elle vienne s'installer à Toulouse avec moi !

27 avril 2007

La tête dans le guidon...

Et dans autre chose aussi, si je puis me permettre ! Ce mercredi, j'ai vraiment été à moitié endormie pendant la presque totalité de la journée. Déjà, j'avais eu le plus grand mal à me lever, je suis arrivée en retard, j'ai quand même bien bossé mais j'étais naze ! Là où ça c'est le plus vu (et surtout entendu !!!) c'est au cours de mon atelier de chant ! Je n'avais pas un brin de voix ! Pire ! Ma voix se cassait lamentablement ! Au point que m'entendre m'incommodait moi-même ! En plus, comme il y avait plein d'absents, ce jour-là, on n'était que trois pelés et mes fausses notes étaient parfaitement audibles (et horribles !) pour tous ! Affreux !!!!!
J'ai été bien contente de rentrer chez moi. Petite soirée paisible mais qui s'est achevé beaucoup plus tard que je ne l'aurais cru. J'ai voulu regarder le reportage sur Christophe Willem que j'avais apprécié en tant que candidat de la Nouvelle Star l'an dernier et dont j'envisage impatiemment d'acheter l'album ! Eh oui ! Il n'y a pas que Mika, dans le paysage musical actuel ! Il tient une grande place, certes, mais le petit Christophe semble nous avoir concocté un album des plus prometteurs ! Les titres entendus lors de ce reportage étaient vraiment accrocheurs, en particulier "Double Je", son single actuel que j'adore vraiment ! Musique d'enfer et paroles futées, pleines d'espièglerie ! Difficile de rester stoïquement sur ma chaise quand j'entends ça ! Au moins autant de peps que le "Love Today" de Mika ! D'ailleurs, j'ai découvert avec beaucoup de plaisir que les gens qui aimaient Mika aiment aussi Christophe Willem. J'aurais pensé que le gagnant d'une émission de télé-réalité n'aurait pas droit de cité auprès des fans d'un self-made-man comme Mika mais c'est exactement le contraire. Ceux qui les apprécient (et dont je fais partie) auraient plutôt tendance à leur trouver des points communs ce qui est, au final, très flatteur pour l'un comme pour l'autre.
Tout ça pour dire que le reportage était excellent mais qu'il était diffusé à une heure vraiment trop tardive puisqu'il s'est terminé à près de deux heures du matin ! Quelle drôle d'idée d'avoir choisi un tel horaire, et en milieu de semaine, en plus !!! Faut-il qu'on l'aime, le Cristobal, pour tenir le coup jusqu'à des heures aussi indues quand on bosse le lendemain ?
D'ailleurs, une fois de plus, j'ai eu les pires difficultés à me lever et suis donc arrivée en retard. Beaucoup de boulot, encore, mais j'étais en meilleure forme que la veille.
Ce soir, je suis contente car Maman est venue me rendre visite et va séjourner un peu avec moi. Je l'ai invitée à une sortie organisée samedi par mon comité d'entreprise. Nous allons visiter une grotte. J'ADORE visiter les grottes et ce, depuis toute petite ! Il faut dire que, dans le Lot où j'ai grandi, il y avait vraiment de quoi me satisfaire : les grottes de Pech Merle, de La Cave, de Presque, de Cougnac, le gouffre de Padirac... Ah, celui-là ! Je me rappelle très bien que lorsque j'étais gamine, nous y allions régulièrement en été quand de la famille ou des amis venaient nous rendre visite ! On leur faisait découvrir ce lieu et c'était vraiment magique ! Les voix qui résonnent sous ces grandes voutes ! Ces concrétions magnifiques ! Cette fraîcheur et même cette odeur si particulières ! Ces petites barques qui nous emmènent au fil de l'eau parmi ces somptueuses sculptures de pierre, œuvre de l'érosion, du temps et de l'eau ! Le bruit des gouttelettes d'eau tombant le long de la roche ou dans le petit courant sur lequel nous glissons en silence, et au dessus de nos têtes une trouée de ciel bleu au milieu de la pierre, là-haut, si loin !!! Je n'ai pas peur de me retrouver sous terre. Cela me rend même lyrique. J'aurais bien aimé faire de la spéléologie si j'avais eu une meilleure vue. Je fais même souvent des rêves où je rampe dans des galeries souterraines. Ce ne sont pas du tout des rêves désagréables ou oppressants. Ils auraient même plutôt tendance à me requinquer. Ce sont peut-être des souvenirs inconscients de ma naissance ? En tout cas, vu ma passion pour ce genre d'endroit, rien d'étonnant, alors, à ce que j'aie fini par m'intéresser également à la Préhistoire.
Ainsi que je l'ai écrit dans mon message de bienvenue, mes centres d'intérêt sont nombreux et variés, même si ça ne se voit pas toujours.