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17 août 2012

Non, je ne suis pas partie en vacances sur une île déserte !

Bien au contraire ! Etant donnés les frais et la fatigue occasionnés par notre déménagement, Maman et moi passons des vacances pour le moins paisibles dans notre nouvelle petite maison adorée.
Mais paisibles ne veut pas pour autant dire inactives et solitaires. Cette maison, en vérité, attire les gens comme un aimant et je ne compte plus les visites d’anciens voisins, de collègues ou d’amies de la chorale.
Ces dernières, justement, nous ont entraînées deux soirées de suite au Festival Toulouse d’Eté : la première soirée, nous avons assisté à un concert de tango argentin et le lendemain, à un concert de jazz manouche. Ce ne sont pas forcément les musiques que j’écoute le plus au monde mais je trouve intéressant d’explorer des univers où je n’ai pas coutume de me rendre. Il est bon d’être un peu curieux et varié dans ses activités. D’ailleurs je n’ai pas du tout regretté ces deux soirées dépaysantes, passées à écouter de la musique en plein air et en bonne compagnie. Un excellent moyen de commencer mes vacances !
Ces mêmes amies nous ont conviées un soir à aller au cinéma, voir “Starbuck”, un film canadien qu’elles avaient beaucoup aimé. D’humeur un peu tristounette, ce soir-là, j’y suis allée sans grand enthousiasme et pour leur faire plaisir, redoutant un peu de me retrouver devant ce genre de film intimiste et prétentieux que j’ai en horreur ! Le moins que l’on puisse dire est que j’étais loin du compte ! Ce film est une véritable merveille de drôlerie et de tendresse avec juste ce qu’il faut de loufoquerie et d’émotion ! Jamais on ne bascule dans le pathos ni dans la vulgarité et pourtant, avec un postulat pareil, on pouvait s’attendre au pire en matière de grosse farce bien lourde !
Je recommande chaleureusement ce film à chacun d’entre vous ! Il faudrait être un sacré mauvais coucheur pour ne pas rire aux éclats à certains passages ni sentir son cœur fondre à d’autres moments ! Sans parler des savoureuses locutions québécoises qui donnent à cette histoire charmante une saveur toute particulière ! Envolée, mon humeur chagrine, au terme de cette soirée ! Voilà un petit chef d’œuvre que je reverrai avec plaisir et qui s’ajoutera, à coup sur à ma DVD-thèque ! 
Et puis, outre le temps que je passe avec Maman a arranger encore quelques petites choses dans la maison, je passe un temps considérable sur cet ordinateur, en dépit de ce que pourrait laisser croire ma longue inactivité sur ce blog. En fait, j’ai craqué ! J’en ai créé un troisième ! Oui, vous avez bien lu ! Un troisième blog ! Après le présent Mimizblog consacré à “ma vie, mon œuvre” et le Mimizdrimz ou je raconte mes rêves, voici Go t’y es ! un blog consacré à… eh bien Gotye, justement ! Oui, le chanteur Gotye dont je parle dans un article récent !
J’ai très vite dû me rendre à l’évidence… Ce n’était pas mon simple coup de cœur annuel ! En vérité, j’en suis raide dingue ! Je sais que j’avais employé cette expression dans l’article sus-mentionné et je l’utilise à nouveau faute d’en trouver une plus explicite mais c’est encore pire que ça ! Même Mika et Sébastien Tellier que j’adore encore au-delà de tout ne m’avaient pas fait ça ! Dieu sait pourtant combien j’ai pu inonder ce blog d’articles à leur sujet ! D’ailleurs, je ne compte pas m’arrêter pour autant !
Alors, me direz-vous, pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ? Pourquoi ne pas se contenter de parler de cette nouvelle idole ici, comme on l’a fait pour les autres, au lieu de créer un blog qui lui soit entièrement dédié ? Tout simplement parce que j’ai cherché des sites en français sur Gotye et je n’en ai trouvé aucun, alors que j’en avais déniché treize à la douzaine quand il s’agissait de mes deux autres artistes préférés. Donc, qu’à cela ne tienne : puisque je ne trouvais pas de site français sur Gotye, j’ai décidé de retrousser mes manches et d’en créer un moi-même ! Et je m’éclate ! Déjà neuf articles à mon actif pour ce blog créé fin juin. J’y passe beaucoup de temps, je l’avoue, car je ne veux pas me contenter de créer un blog de fan : je veux tenter de toucher un maximum d’admirateurs francophones de cet artiste et aussi tâcher de le faire mieux connaître du grand public ! Certes, il rencontre un succès incroyable avec “Somebody That I Used To Know” mais trop de gens croient qu’il n’a fait que cette chanson alors qu’il a déjà derrière lui une longue et remarquable carrière que nous découvrons trop tard, petits Européens que nous sommes ! Je m’emploie donc à me documenter autant que possible et à écrire des choses intéressantes et sensées que mes lecteurs découvriront, je l’espère, avec intérêt et plaisir.
J’ai aussi créé un compte Twitter consacré à Gotye et à l’attention de ses fans francophones (ou pas). Gérer deux comptes Twitter n’est pas chose facile mais j’y parviens et j’y prends plaisir car je le fais pour une raison qui me tient à coeur. Pour les mêmes raisons, je finirai peut-être par créer une page spécifique sur Facebook aussi. On verra bien ! Cela va dépendre du succès de ce blog et de ce compte Twitter. Affaire à suivre !
En tout cas, vous le voyez, même sans partir en vacances d’été, on peut être très occupée !

14 mai 2012

Au feu !

Le moins que l’on puisse dire est que nous avons eu une belle émotion, cette semaine ! Ce jeudi soir, plus précisément.

Alors que nous terminions notre dîner, mon neveu Jérémy, que nous hébergeons pendant ses études, s’est aperçu qu’il y avait le feu dans l’immeuble d’en face ! Maman et moi nous sommes précipitées à la fenêtre et nous avons pu constater, effarées, qu’un feu de belle taille brûlait effectivement sur la terrasse d’un des appartements ! Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les flammes ont pris une ampleur phénoménale tandis que la fumée blanche devenait noire à mesure que le brasier léchait les volets en PVC et autres ustensiles en plastique entreposés sur cette terrasse ! C’était véritablement terrifiant ! D’autant qu’il n’y avait aucun occupant ni dans cet appartement, ni dans celui du dessus, ce qui fait que personnes ne s’apercevait de quoi que ce soit ! Maman a un peu paniqué et elle a réussi à alerter les autres habitants de l’immeuble en les appelant à tue-tête par la fenêtre. D’autres gens, dans la rue, commençaient également à donner de la voix, tout comme quelques autres habitants de notre propre immeuble mais alors que tout le monde criait et s’affolait, personne n’avait l’idée d’appeler les pompiers, ce que je me suis donc empressée de faire (mon récit à l’air long, comme ça, mais tout ceci s’est passé en l’espace de quelques secondes !). Je tremblais de tous mes membres mais j’ai réussi à expliquer avec assez de clarté ce qui arrivait et d’ailleurs, les pompiers ont reçu un autre appel venant du même quartier en même temps que le mien.

En attendant leur arrivée qui ne tarda pas, les occupants de l’appartement situé sous celui qui brûlait ont actionné un extincteur et circonscrit une bonne partie des flammes.

Jérémy lui-même n’était pas en reste : il s’était aperçu que des curieux restaient un peu trop près de l’immeuble et tentaient même d’y entrer ! En bon futur policier, il n’a pas hésité à descendre et à aller en quelque sorte faire circuler tous ces gens ou du moins, les empêcher de se mettre en danger. Je me suis sentie extrêmement fière de lui à ce moment précis !

En un mot, nous avons tous mis un peu du nôtre pour que le pire soit évité mais je dois dire que ce genre d’évènement est vraiment impressionnant ! J’en suis restée toute secouée pendant une bonne partie de la soirée et j’en ai eu du mal à dormir la nuit venue ! Heureusement que, dans la soirée, nous sommes parties à la répétition de notre chorale, ce qui m’a permis de penser un peu à autre chose mais tout de même, tout ça m’a bien émotionnée ! Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la rapidité avec laquelle les flammes se propageaient ! Je comprends plus que jamais l’expression “Y’a pas le feu !”. La vitesse à laquelle quelques flammes se transforment en brasier… je n’en reviens toujours pas !

Je n’ose imaginer ce que l’on doit ressentir quand on voit un immeuble ou une maison s’embraser en entier, quand il y a des blessés ou pire encore… On doit difficilement s’en remettre !

En tout cas, je m’en souviendrai, du 10 mai 2012 ! Ce fut une sacrée soirée !

18 octobre 2011

Une fugue en bord de mer (version améliorée avec plus de photos).


C'est un peu ce que nous avons fait ce week-end, Maman et moi. Vendredi, je sortais à peine d’une réunion assez lourde quand elle m’a téléphoné pour m’annoncer que notre gentille voisine Muriel nous emmenait passez le week-end à Argelès sur Mer où elle possède un petit appartement. Cette sortie aurait dû avoir lieu cet été mais pour diverses raisons, cela ne s’est pas fait et, Muriel ayant enfin un créneau libre, elle nous invitait à partir avec elle. 
J’en avais rêvé tout l’été, de séjourner en bord de mer, de me baigner, de profiter du soleil, du sable et du vent salé ! En vain ! Heureusement que j’avais eu l’occasion de faire un peu trempette lors de mon stage en Roumanie ! J’aurais donc dû bondir de joie à l’annonce de ce départ seulement voilà : je n’aime pas vraiment l’imprévu ! Soyons honnêtes : j’ai carrément horreur de ça ! Bouleverser mon emploi du temps, faire un sac de voyage en quatrième vitesse, craindre d’oublier quelque chose d’essentiel… tout cela me désorganise complètement !
Et puis passé ce premier instant de panique, je me suis dit qu’il serait quand même bien ridicule de me priver d’un moment dont j’avais rêvé tout l’été ! D’autant que nous venons de traverser une période pas franchement faste depuis la mort de ma pauvre chienne, relatée dans l’article précédent ! C’est ensuite ma nièce Magalie qui nous a causé de sacrées émotions en faisant une grosse chute d’oxygénation, il y a quelques semaines ! Heureusement, cela s’est produit pendant qu’elle se trouvait en milieu hospitalier et elle a pu être convenablement entourée et soignée à temps même si elle a été assez affaiblie par la suite ! Puis c’est une de mes tantes qui s’est cassé le fémur ! Là aussi, beaucoup de peur mais elle est plutôt bien soignée et semble se remettre progressivement. Enfin, nous avons appris la semaine dernière la mort de notre ancien médecin de famille, une personne qui a beaucoup compté pour nous car il a fait naître mes neveux et accompagné mon père dans ses derniers instants. Lui-même est mort de façon soudaine et prématurée. Il ne devait même pas avoir soixante ans. C’est triste !
Donc, après avoir appris tant de nouvelles inquiétantes ou carrément mauvaises, nous avons décidé de prendre le bonheur là où il se trouvait et de tailler la route, surtout !
L’appartement de Muriel à Argeles est un véritable petit cocon, décoré à la manière d’une cabine d’ancien paquebot. Nous sommes vraiment tombées sous le charme ! Tout, dans la décoration, évoque la mer, des poignées de portes en forme de poisson aux lavabos en forme de coquillages. Les lambris aux murs, les suspensions au plafond et les lits anciens donnent à l’endroit un aspect chaleureux et gentiment suranné. Je n’ai pas pris de photos de l’intérieur, faute de temps mais voici la vue dont nous avons pu profiter à loisirs. 
Vue sur la mer sans le zoom
Vue sur la mer avec le zoom.  

Le premier soir, nous n’avons, bien entendu pas fait grand chose si ce n’est nous installer et prendre une petite collation. Puis la nuit, l’air marin aidant, nous avons dormi comme des bébés. Du moins Muriel et moi car Maman a été un peu patraque sur le matin. C’est donc sans elle que nous avons fait, le matin, un premier petit tour d’Argelès en quête d’une pharmacie qui était déjà fermée quand nous l’avons trouvée. Nous avons néanmoins fait quelques courses puis sommes revenues pour retrouver Maman qui allait finalement mieux.
Très tôt dans l’après-midi, nous sommes parties marcher sur la plage pour notre plus grand bonheur. Il ne faut faire que quelques pas pour s’y rendre et avant d’atteindre le bord de mer, il faut longer un chemin sablonneux bordé de petites maisons ravissantes :

Et puis enfin la Grande Bleue ! 
 Il faisait un temps magnifique et la mer semblait jouer avec le ciel à qui serait le plus bleu !


Maman et Muriel : de vraies amies ! 


"Au secours ! Une vague !"    

Maman, ravie et ravissante

L’écume dans les rochers…

Méditative, sur la plage, Muriel cherchait pour nous un “oeil de Sainte Lucie”, petit coquillage censé porter bonheur. Mais elle n’en a pas trouvé. 

Alors nous avons tranquillement observé le départ de ce catamaran que les flots légèrement tempétueux ont emporté très vite vers le large. 




Ensuite, nous sommes parties faire un tour à Collioure une ville ravissante que nous avons arpentée en tous sens. Maman et moi avions déjà eu l’occasion d’y passer à l’occasion de vacances d’été, bien avant la création de ce blog (je n’aurais d’ailleurs pas cru que ce soit si ancien !) mais nous avions à peine pu profiter des merveilles de cette ville, tant les visiteurs étaient nombreux à cette époque-là ! On ne voyait rien, alors ! Pas même où on mettait les pieds ! Hors saison, nous avons pu prendre tout notre temps et tout observer sans être bousculées. C’est bien mieux !
La très belle église de Collioure dont nous avons aussi visité l’intérieur




Comme nous avions beaucoup marché, nous nous sommes arrêtées dans une crêperie où nous avons dîné en toute tranquillité et en terrasse, s’il vous plaît ! 



Là, vous croyez que j’ai l’air ravi devant ma crêpe mais en fait, les serveuses s’étaient trompées et on ne m’a pas du tout servi ce que j’avais demandé ! J’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur car je suis coutumière du fait, en ce moment : dès que je vais dîner dehors, si je commande un truc, on me porte autre chose ! En fait, elles avaient mal compris ma commande. Je ne leur ai quand même pas fait refaire mon dessert parce que je suis bien brave et honnêtement, c’était plutôt bon ! Par ailleurs, l’esprit de cette crêperie est assez marrant ! Le comptoir, c’est carrément un petit van à l’intérieur de la salle : 
Après quoi, nous sommes paisiblement rentrées à l’appartement, constatant avec étonnement que la soirée ne faisait que commencer ! Pourtant, avec ce grand air et cette longue marche, nous étions lessivées.
Nous nous sommes installées devant la toute petite télé d’appoint de Muriel qui, par chance, adore “Médium” autant que nous. Après quoi nous sommes allées nous coucher, ravies par cette excellente journée.
Malheureusement, le lendemain matin, c’était moi qui n’étais pas très bien. Je me suis réveillée avec une migraine terrible ! Je n’avais pourtant fait que des choses très saines la veille et j’aurais donc dû me réveiller dans une forme olympique ! En même temps, je crois savoir d’où ça vient : j’ai beau adorer la mer, l’air iodé, en plus de me donner faim et de me faire éprouver une bonne et saine fatigue, m’expose toujours à un peu de migraine les premiers jours. Et comme j’avais respiré à pleins poumons la veille, je n’étais pas au mieux de ma forme ce matin-là. Heureusement, j’ai pris ce qu’il fallait (deux cachets différents pour le prix d’un puisque maintenant, on ne trouve plus de Propofan !!!) et je me suis assez vite sentie mieux.
Après le petit déjeûner, nous sommes donc parties toutes les trois, par des sentiers détournés et bucoliques qui nous ont fait tranquillement arriver à Port Argelès. 






Contrairement à ce que pourrait laisser croire le ciel incertain visible sur cette photo, le temps était absolument magnifique et même chaud ! A la faveur de cette arrière-saison exceptionnellement douce et prolongée, nous nous sommes promenées sur la jetée, avons visité quelques petits magasins, nous nous sommes fait plaisir en nous accordant quelques petits achats, puis nous avons tranquillement déjeuné de moules marinières et de frites, avant de retourner à l’appartement pour le nettoyer, le ranger et enfin (ou plutôt déjà !) partir.
Nous sommes rentrées bien tranquillement, revigorées par ce week-end vraiment reposant, convivial et dépaysant ! Nous sommes revenues chez nous complètement enchantées et rechargées à bloc avant l’arrivée de l’automne et des premiers frimas. A coup sûr nous renouvellerons cette expérience et nous la prolongerons sans doute aussi.

24 août 2011

Nuits d’été agitées…

Bon, je crois qu’il faut se faire une raison ! Entre les livraisons de marchandises chez le boucher ou dans les restaurants voisins, le ramassage des poubelles et la préparation du marché, il est totalement illusoire d’espérer dormir dans la nuit du lundi au mardi quand on habite mon quartier !
En particulier au beau milieu de l’été, saison où l’on dort les fenêtres ouvertes et le store relevé parce qu’on est en pleine canicule et que le seul moment où on est censé respirer un peu d’air frais, c’est justement la nuit !
Vous me direz que je n’ai qu’à installer un climatiseur dans ma chambre et fermer la fenêtre. Sauf que j’ai horreur des clims, quelles qu’elles soient et puis bon ! Mine de rien, je suis une rurale, moi ! J’ai toujours dormi les fenêtres ouvertes en été ! Simplement jusqu’à présent j’ai habité soit la campagne, soit dans des quartiers un peu plus calmes !
Car si le bruit culmine pendant la nuit du lundi au mardi, il ne s’y l’imite pas ! A tout ce que je viens de décrire, il faut rajouter les habitants de l’immeuble d’en face qui ont eu aussi chaud que vous la journée et qui vont passer la nuit à discuter ou jouer bruyamment au tarot sur leur terrasse voire à s’interpeler dans la rue ! En juin dernier, un couple à même fait l’amour soit sur sa terrasse soit dans une chambre aux fenêtres ouvertes, je ne sais pas trop mais ce dont je suis sûre, c’est que tout le quartier a profité de l’animation sonore ! Le tableau sera complet si je mentionne aussi la contribution de nos amis les conducteurs : longs crissements de pneus de voitures qui se font la course, véhicules transformés en boîtes de nuits ambulantes dont on entend l’autoradio (hyper-basses réglées à leur maximum, ça va de soi !) avant d’en entendre le moteur et bien sûr, claquements de portières multiples et divers et même de temps en temps, un petit coup de klaxon en guise de cerise sur le gâteau.
Alors que faire ? Porter plainte ? Contre qui ? Les bouchers et restaurateurs du coin sont des gens sympathiques que je ne veux pas empêcher de travailler. J’aime bien faire le marché avec ma mère le mardi matin et elle m’a  fait bien plaisir en me disant que c’était un bonheur pour elle aussi de partager ce moment avec moi, alors on ne va pas râler non plus ! Et je ne peux quand même pas attraper au lasso les conducteurs indélicats. Reste les voisins d’en face. Ceux-là m’ont mal habituée cette année car ils étaient presque tous partis en vacances et du coup, il n’y avait presque pas de bruit dans le quartier cet été. On se serait même cru dans une ville fantôme mais pour moi qui ai grandi à la campagne, ce silence était vraiment agréable ! Mais bon… Je ne fais pas partie des enquiquineurs et des empêcheurs de vivre en rond ! Je peux supporter aussi la rumeur de la ville tant qu’elle reste une rumeur et non cette foire à laquelle nous avons eu droit cette nuit ! Je n’ai pas pu fermer l’œil et du coup, j’ai dormi tout l’après-midi donc maintenant, je n’ai plus sommeil ! Quand je pense que je voulais me réhabituer à des horaires un tant soit peu raisonnables avant la reprise, c’est réussi !
En prime, le chantier situé en face de chez moi vient de se remettre en route après un mois d’interruption ! On construit de nouveaux immeubles en tous points identiques à ceux qui se trouvent déjà de l’autre côté de la rue. Non content de nous amener encore plus de voisins et donc encore plus de bruit, ils vont complètement nous boucher la vue ! Tout ceci est un peu déprimant. L’approche de la rentrée n’arrange rien ! En attendant, on a du bruit pendant la journée en plus d’en avoir pendant la nuit ! Encore que j’exagère un peu : à l’heure où j’écris ces lignes, tout est très calme mais pour combien de temps ?

18 août 2011

Préparatifs et déroulement de la fête occitane.

Météo France ne s’était pas trompée : en cette matinée du vendredi 5 août, il tombait des cordes, il faisait gris et presque froid ! Nouvelle source de stress car la chute de trombes d’eau n’est pas vraiment ce qui se fait de mieux pour une fête à la campagne.
Nous sommes donc partis au local et pendant qu’Alain (toujours assez mal en point) allait chercher mon neveu Alexandre, qui prendrait également part à l’organisation de la fête, Maman, Magalie et moi avons commencé à tout mettre en place pour que la soirée puisse se dérouler à l’intérieur et non sous les arbres, comme initialement imaginé.
La consigne donnée par Alain était simple : pas de pèlerin, marcheur ou autre visiteur dans le local ce jour-là ! Nous étions censées préparer l’intérieur pour une soirée festive et il n’était pas utile que des gens en chaussures de marche crottées viennent tout salir. Simplement voilà : ils ont commencé à arriver, les pèlerins ! D’abord un par un, puis par deux, puis par grappes de quatre ou cinq ! Et ni Maman ni moi ne voyions comment nous pouvions nous tenir bien à l’abri tandis qu’ils mangeaient pitoyablement leur petite collation sous une pluie battante ! Ce n’est pas l’idée que je me fais de l’accueil et de l’hospitalité.  Donc nous en avons laissé entrer un, puis deux, puis trois… et c’est vrai qu’au final ils étaient vingt à trente dans la salle quand mon frère est revenu. Et même s’ils avaient pris soin d’enlever leurs chaussures de marche et rangé leurs sacs à dos dans l’entrée, de l’eau avait quand même coulé de leurs vêtements jusque sur le sol et oui, effectivement la salle était… eh bien, très sale ! Du coup, le frangin était quand même assez furax que nous n’ayons pas appliqué sa consigne mais franchement, comment aurions-nous pu agir autrement ?
C’est donc dans une ambiance très légèrement tendue (euphémisme du siècle !) que se sont poursuivis les aménagements, nettoyages et autres préparatifs pour cette fichue fête ! Heureusement, dans l’après-midi, le soleil s’est décidé à se lever et la température s’est progressivement élevée jusqu’à devenir très agréable.
Et puis, dans les points positifs, il y avait aussi la présence de notre Alexandre ! Non seulement il a prêté main forte à son oncle avec beaucoup de serviabilité et d’efficacité, mais en plus, il s’est chargé de mettre l’ambiance en nous faisant bien rire ! Un vrai petit homme, cet Alex ! 
 

Alexandre, préposé au gonflage des ballons décoratifs, ici avec une petite voisine

Quoi de meilleur que le gonfleur pour se donner un peu d’air frais ?
La décoration était vraiment très bien pensée. Outre ces ballons jaunes ou rouges et décorés de la croix occitane, des fanions : 

 Et au final, une salle bien jolie et bien propre en dépit des incidents matinaux : 

Des photos de cette soirée et des tables bien remplies vous attendent sur la page Facebook de la Confrérie.
N’empêche, la punition était rude pour avoir laissé rentrer des pèlerins trempés le matin ! Maman au mitard (ici avec Joëlle !) Hihihi !
L’ambiance était assurée par le groupe Sèm de Caors qui tire son nom du proverbe cadurcien : “Sèm de Caors, n'avèm pas paur !” autrement dit “Nous sommes de Cahors, nous n’avons pas peur !”. Eh oui, il ne faut pas oublier que le cadurcien est teigneux et descend des Cadourques, une tribu gauloise qui ne s’en laissait pas compter ! Mais revenons à nos moutons (à nos gigots d’agneau grillés, en l’occurrence !) : 
Composé de trois garçons fort sympathiques (et nettement plus “dans le vent” qu’on ne pourrait l’imaginer, a priori !) le groupe Sèm de Caors se spécialise dans la musique traditionnelle occitane.

Ils ont commencé à jouer sous les arbres, à l’heure de l’apéritif tandis qu’arrivaient tranquillement l’ensemble des convives. 
De fidèles Hospitaliers au taquet pour servir l’apéro. De gauche à droite Corinne (la seule Hospitalière a avoir fait le Chemin de Saint Jacques), Michel, Alexandre, Maman et Minet (je ne connais même pas son véritable prénom !)
Ils nous ont régalés de chansons occitanes dont certaines que j’avais apprises lorsque je participais à l’atelier de chant occitan proposé sur mon lieu de travail. Je me suis donc fait une joie de pousser un peu la chansonnette avec eux, ce qui leur a fait bien plaisir, je crois. 
Ici en train de chanter avec Maman
Puis ils sont rentrés pour continuer à “mettre le feu” pendant le repas qui était délicieux et qui s’est terminé par quelques farandoles endiablées autour des tables !
Bref une fête très réussie dont nous avons un peu accouché dans la douleur mais qui restera, je pense, un bon souvenir pour ceux qui y ont participé.

04 juin 2011

L’heure est venue de souffler un peu.

Décidément, mon boulot me passionne mais il me dévore aussi littéralement ! Je ne prends presque plus le temps de me consacrer à ce blog ou même à Internet en général tant je rentre tard ou fatiguée à la maison. Quant à mes velléités littéraires, n’en parlons même plus ! Les seules choses que j’ai pu écrire dernièrement concernaient exclusivement le travail ! Il faut dire que les dernières semaines ont vraiment été intenses entre examens, jurys et comptes-rendus urgents ! Heureusement, quelques vacances bienvenues s’annoncent enfin ! Elles étaient prévues de longue date mais jusqu’au dernier moment, je me suis demandé si j’allais arriver à me libérer pour en profiter et même s’il était bien raisonnable de prendre une pause à ce moment de l’année ! Au moment où j’écris ces lignes, un léger sentiment de culpabilité ternit le soulagement que j’éprouve à l’idée de changer un peu d’air. Mais les dès sont jetés ! Je suis sur le point de partir et on ne peut plus reculer ! 

Il y a plusieurs mois déjà que mon frère aîné avait programmé ce voyage en compagnie de ma belle-soeur, ma mère et moi. Nous partons pour le Morvan pendant une semaine. Une région que je ne connais pas du tout et que je suis impatiente de découvrir. Toutes les dispositions sont prises : Myrtille est casée chez une personne de notre connaissance qui s’était déjà très bien occupée d’elle l’été dernier et une voisine viendra régulièrement rendre visite à nos chats. 

Préalablement, nous sommes allées déjeuner à l’extérieur lors du jeudi de l’Ascension en compagnie de Muriel, une autre voisine à chat. Une fille adorable. Celle-là même qui nous a initiées aux joies du chant choral et depuis la terrasse de laquelle nous observons tranquillement les feux d’artifice quand il y en a. Nous sommes allées toutes les trois déjeûner dans une grande brasserie spécialisée dans la préparation de choucroutes variées et j’ai commencé mes vacances en trinquant joyeusement à ces quelques jours de repos qui m’attendaient, en famille et au vert ! 


Et j’ai trinqué jusqu’à la lie, non mais des fois ! Et j’assume ! Tout comme j’assume toutes les fossettes et rondeurs visibles sur ce cliché ! 

En attendant, j’embarque le caméscope et l’appareil photo dans le Morvan. J’espère agrémenter ce blog un peu endormi de quelques vidéos et clichés instructifs ou simplement jolis !

25 septembre 2010

Coup de chœur.

Je me rends compte qu’en ce moment, je ne suis pas très présente sur ce blog. La raison principale est que je croule sous le boulot. Cette année démarre vraiment sur les chapeaux de roues et les nouveaux dossiers que je traite me mobilisent beaucoup, en grande partie parce que j’apprends à les découvrir.
Et comme la plupart des citadines surbookées, je suis toujours en quête de quelque activité extra-professionnelle susceptible de me défouler et de me changer les idées. Donc, après le sport à haute dose qui me laissait complètement claquée, pleine de courbatures et le portefeuille vide, après l’atelier de chants occitans qui ne se renouvelle pas cette année et que, de toute façon, je commençais à trouver répétitif et “pas très rock’n roll”, je me suis lancée, suite à l’invitation d’une gentille voisine et je me suis enfin jointe à une chorale, ce dont je rêvais depuis longtemps sans jamais oser sauter le pas… ou en me déballonnant au moment de me rendre aux auditions !
Il y a une huitaine de jours, j’ai donc suivi mon aimable voisine et me suis jointe à cette chorale. Et ma foi, j’ai eu bien tort de m’inquiéter et de repousser pendant de si nombreuses années une si belle occasion de se faire plaisir. Notre chef de chœur est charmante, l’ambiance est sympathique et le répertoire varié. J’ai été si conquise que j’ai insisté pour que Maman (qui chante très bien !) nous suive lors de la séance suivante et je pense que, finalement, nous allons nous inscrire pour de bon dans ce groupe car cette activité nous plaît beaucoup.
Pour l’instant, nous travaillons sur ces deux titres-là et je dois avouer que même si nous ne maîtrisons pas encore les deux chansons dans leur intégralité, les arrangements proposés sont très jolis et je suis assez fière de nous :
Oh certes, nous n’en sommes pas encore au niveau de cette prestation qui n’est pas nouvelle mais dont je ne me lasse pas :
Toutefois, je prends beaucoup de plaisir à cette nouvelle activité et j’espère pouvoir en reparler souvent ici.

05 février 2010

Il y a un mois, je n’étais pas si gaillarde !

Et encore ! Il serait abusif de prétendre que je suis gaillarde aujourd’hui mais tout de même, un mois après l’opération, les choses vont un peu mieux, même si mon état reste fragile. 

J’ai passé ces dernières semaines dans notre appartement, en compagnie de Maman, recevant de temps à autre des visites de collègues, voisins ou famille. C’est étrange. J’ai l’impression que cette période a été très longue et quand je vois que nous sommes maintenant au mois de février, je me dis quand même que c’est passé assez vite. Pourtant j’avais l’impression de vivre sans cesse la même journée comme dans ce film intitulé Un jour sans fin. Lever, douche, repas, télé, ordinateur, lecture, parfois une sieste, toujours une grasse  matinée… Telles étaient mes mornes journées. J’ai beaucoup apprécié le repos, je l’apprécie encore mais parfois je trouve le temps long. Ce n’est pas que je m’ennuie mais les jours se suivent et se ressemblent trop. D’un autre côté, je ne me sens pas du tout d’attaque pour reprendre le travail. Je ne vis que de paradoxes. En même temps, au boulot aussi, les jours se suivent et se ressemblent !

Quand je pars dans ce genre de réflexions, j’en viens à penser que ma vie est d’une grande vacuité et j’aurais presque tendance à déprimer. Cela vient surtout du fait que je n’ai pas encore constaté les aspects positifs de cette opération : certes je ne saigne plus mais à part ça, je reste fatiguée, je n’ai pas particulièrement maigri et mes accès de migraine, au lieu de durer une journée, se prolongent sur 48h. Les moindres sorties me laissent sur le flanc : les premiers petits tours autour de chez moi à la faveur de quelque rayon de soleil m’ont laissé épuisée puis, dernièrement, j’ai pu récupérer assez de forces pour emprunter le réseau bus-métro avec ma mère afin d’aller voir une amie hospitalisée à l’autre bout de la ville. Hélas, j’ai présumé de mes forces ! Il m’a fallu douze heures de sommeil pour me remettre de cette expédition !

Parfois, je me demande si je redeviendrai jamais comme avant ! En même temps, il ne s’est passé qu’un mois depuis l’opération et je suis sans doute trop impatiente. 

Mon médecin traitant, de son côté, est plutôt satisfait de mon état. Il m’a avoué cet après-midi qu’il s’était un peu inquiété pour la cicatrice : les agrafes avaient en effet laissé des marques assez vilaines et j’ai dû, pendant une semaine, la badigeonner de pommade antibiotique, puis, pendant dix autres jours, j’ai dû y appliquer des compresses d’acides hyaluronique. Aujourd’hui, le médecin s’est dit plutôt content de l’aspect de ma belle balafre. Je dois reconnaître que si elle reste sensible, les douleurs liées à l’incision son nettement moins aiguës. Au-dessus de la cicatrice, plus exactement entre la cicatrice et le nombril, la chair reste sensible, comme si j’avais été brûlée ou mâchée. M’habiller le matin est une véritable odyssée. Il faut trouver à la fois ce qui va bien et ce qui ne fait pas mal. Pendant les semaines précédentes, je me suis baladée dans la maison en survêtements ou en caleçon bien souples mais pas toujours très élégants. Je commence à peine à renouer avec les pantalons. Porter des vêtements dignes de ce nom ou troquer les chaussons contre de vraies chaussures remonte quand même considérablement le moral. 

Lundi, je verrai le chirurgien. Il me dira si je suis apte à reprendre le travail ou pas (personnellement, j’ai encore un petit doute) et si je dois poursuivre par d’autres soins et lesquels. 

On verra bien.

16 janvier 2010

Encore des nouvelles.

On est venu me retirer mes agrafes hier, en fin d’après-midi. Il était temps ! J’en avais vraiment assez ! Au point de rêver la nuit précédente que je me les enlevais moi-même ! J’ai éprouvé un grand soulagement suite à cette délivrance. Et une grande fatigue, aussi. Comme si tout mon corps s’était détendu d’un seul coup ! Je me sens encore toute ramollie à l’heure qu’il est !
Juste après le retrait des agrafes, j’ai dû descendre dans le couloir d’entrée de l’immeuble où un petit pot convivial était organisé entre voisins à la faveur du Nouvel An. Très honnêtement, je n’avais guère envie d’y aller car je ne me sentais pas très en forme mais impossible pour moi de faire faux-bond à mes voisins qui avaient décidé, d’un commun accord, de retarder ce petit vin d’honneur pour être sûrs que je puisse être présente. Je m’y suis donc rendue et c’était bien sympathique mais ça m’a vraiment mise sur les rotules. Non que j’aie abusé de la boisson (loin de là, même !) mais le monde et le brouhaha m’ont un peu étourdie. D’autant qu’à midi, Monique et JM étaient venus déjeuner chez nouz également. Une bien grosse journée que ce vendredi !
Depuis je me traîne, je dors, je pianote un peu, je regarde la télé… Tout ce que je fais me demande un effort considérable et me laisse aussi épuisée que si je venais de faire du trekking ! En plus il pleut, il fait moche ! Ca deviendrait presque déprimant. Mais je garde le cap car je suis très soutenue. Demain, Alain, Joëlle et Magalie viendront à leur tour me voir et déjeuner avec nous (ça va me fatiguer mais ça en vaut la peine !) et mes plus proches collègues se sont cotisés pour me faire envoyer ce magnifique bouquet d’orchidées et de roses thé : 

Donc, finalement, ça ne va pas si mal que ça…

30 juin 2009

Mimi’zanthropie.

J’écris ces quelques lignes depuis le train qui me ramène de Paris où je me suis rendue, malgré tout. J’ai trouvé un espace de travail confortable pour m’installer avec mon ordinateur et faire ma geek tranquillement. Malheureusement, pas moyen de me connecter même si un réseau gratuit existe. Tant pis ! Ce message partira plus tard. Quand j’aurai regagné le fond de mon lit. 

J’ai été bien absente, ces derniers temps. Non, je n’avais pas attrapé la grippe A ! J’y ai pourtant presque cru, à un moment ! Je me suis en effet arrangée pour m’enrhumer en plein début d’été ! Rien de plus désagréable que ça ! Mon médecin s’est posé les mêmes questions que moi et a fait toutes les vérifications nécessaires. Il faut dire que le lycée toulousain mis en quarantaine n’est pas si loin de chez moi ! Mais j’avais trop peu de fièvre pour que ce soit cette maudite grippe. Juste une bonne crève. Voilà ce qu’on y gagne, à dormir avec la fenêtre ouverte ! Je me suis quand même retrouvée avec un traitement de cheval au bout duquel je ne suis pas encore arrivée. Lamentable !

Mais mon silence est surtout dû à un sévère manque d’inspiration pour rédiger des articles de blog. D’inspiration mais pas de sujets ! Ah ça non ! J’avais beaucoup de choses à raconter mais ne savais comment les formuler ! En vérité, je couvais, en plus de mon rhume, une grosse colère contre les gens en général. Au point de songer à transformer le nom de ce blog en… Mimi’zanthropie ! 

Commençons déjà par ce qu’il m’est arrivé avec une collègue déléguée syndicale, au boulot, à peine trois jours après que je sois revenue de Lettonie. J’étais en train de bosser tranquillement avec JM quand cette furie fait irruption dans mon bureau et commence à entreprendre mon supérieur sur je ne sais trop quelle émission ou reportage politique passé à la télé la veille. Puis, alors qu’elle n’avait pas encore fait cas de moi, avait débarqué dans mon bureau sans frapper à la porte, sans y être invitée et sans même dire bonjour, elle se tourne vers moi et me balance sèchement, de sa voix tonitruante : “Et toi, tu as regardé ?”. Moi qui rentrais à peine du fin-fond de l’Europe, qui ne savais même pas qu’il y avait une émission politique la veille et qui d’ailleurs, les regarde assez peu car la plupart du temps, tout ça n’est que verbiage et effets d’annonces, selon moi, je lui réponds tranquillement que non. Et la voilà qui part littéralement en vrille et se met à me hurler dessus qu’”il faut regarder ce genre de programmes et que ce n’est pas quand on sera en dictature qu’il faudra se rendre compte que la politique, c’est important” !. Ceux qui lisent mon blog auront sans doute deviné que je ne suis pas spécialement du bord de ceux qui nous gouvernent mais de là à parler de dictature, tout de même, il ne faut pas exagérer ! Et puis surtout, je n’aime pas qu’on me prenne bille en tête comme ça et surtout pas de bon matin. Je lui ai répondu que je faisais ce que je voulais chez moi et que si je ne voulais pas d’une dictature en France, je ne la voulais pas davantage dans mon bureau ! Alors là, que n’ai-je pas dit ? Je me suis fait répondre que “par les temps qui courent, il faut se serrer les coudes au lieu de sortir des conneries pareilles” ce à quoi je n’ai pas manqué de répondre que je ne lui avais rien demandé et qu’elle était venue m’agresser sans raison. Elle en a alors appelé aux “valeurs de mai 68” dont je devais “bien me foutre” et comme elle m’avait franchement énervée, je lui ai répondu qu’effectivement, je m’en foutais royalement vu qu’à l’époque, j’étais au berceau. Ce n’est probablement pas la meilleure répartie de ma vie mais au moins ai-je réussi à la faire partir de mon bureau en pestant ! Si elle avait insisté, je n’aurais pas hésité à en remettre une couche en disant que les plus gros bourgeois et autres pleins-de-fric n’étaient autres que les plus virulents soixante-huitards d’autrefois ! Ce n’est pas forcément ce que je pense mais on ne vient pas m’agresser impunément comme ça ! Non mais c’est quoi, ça ? Le soviétisme, j’en reviens et je vois quels ravages à pu causer cette tentative de formatage des masses ! Ce n’est pas pour supporter qu’une espèce d’apparatchik remontée comme une pendule surgisse dans mon bureau tel un taureau dans l’arène et se mette à m’engueuler parce que je n’ai pas regardé ce qu’il fallait à la télé ! Je ne me suis pas syndiquée pour me faire sermonner comme une gamine ni pour qu’une “petite mère des peuples” me dicte ma conduite et me dise ce que je dois faire de mes soirées ou pas ! J’envisage donc très sérieusement de quitter ce syndicat ! Déjà, il y a eu des élections et je n’ai pas voté pour eux ! Cette mentalité ne passera pas par moi ! Je ne fraie pas avec des ayatollahs ! Non mais des fois ! 

Autre raison de basculer dans la Mimizanthropie : dernièrement, c’était la fête à Castanet Tolosan, la bourgade où je vis. Je vous ferai grâce de la traditionnelle bagarre entre villes rivales : j’ai eu le plaisir d’apprendre que les jeunes de Saint-Orens et ceux de Ramonville, deux villages voisins, ne peuvent pas se voir entre eux. Et comme Castanet se trouve entre les deux, c’est là qu’ils viennent tous les ans régler leurs comptes pendant la fête. Nous avons donc eu tout le loisir d’observer une centaine de jeunes abrutis s’affronter sous nos fenêtres dans un déchaînement de violence tout de même bien canalisé par la police municipale. Consternant ! Saint-Orens/Ramonville ! Vous parlez d’une frontière, vous ! Il paraît que ça a toujours été comme ça et qu’on ne peut le résoudre ! Sachant cela, comment espérer que l’on vienne un jour à bout du conflit israélo-palestinien, je vous le demande ? 

Mais ce qui m’a le plus choquée s’est déroulé le lundi suivant quand Maman, une voisine et moi-même sommes allées voir le traditionnel feu d’artifice tiré le dernier soir de la fête. Après avoir péniblement atteint le milieu du parc, derrière la mairie, passant parmi des gens qui nous bousculaient sans vergogne sans s’excuser (et en osant même protester et s’en prendre à nous !), nous avons commencé à attendre. La plupart des spectateurs, pourtant assez jeunes, étaient assis, voire carrément vautrés dans l’herbe. Pas question d’en faire autant pour Maman qui vient d’être malade, ni pour notre voisine qui a une prothèse de hanche. Et comme je les accompagnais, je n’allais pas m’asseoir non plus : je préférais rester à leur niveau. Eh bien, alors que le feu d’artifice n’avait MÊME PAS commencé, des exclamations, protestations et même des ordres ont commencé à fuser de toutes parts ! Et il fallait voir comment c’était formulé ! “ASSIS !!!”, “POUSSEZ-VOUS !!!!”, “ASSIIIIIIIIIIIIIS !”. Un “s’il vous plaît” ou un “merci” doit sans doute écorcher la bouche ! Au bout d’un moment, de guerre lasse, je me suis retournée et leur ai fait remarquer qu’on ne pouvait en aucun cas boucher la vue car ce n’était pas un spectacle sur scène ou sur écran mais un feu d’artifice qui allait monter dans les airs et qu’ils n’avaient qu’à lever la tête ou se lever eux-mêmes pour mieux voir : ils avaient l’air suffisamment en forme pour ça ! Il y a bien eu d’autres protestations mais finalement, tous ces mauvais coucheurs se sont fatigués avant nous ! Ah, mais !

Dernière anecdote exaspérante : dans le cadre de mon travail, on a installé dans mon bureau un prototype d’ordinateur conçu pour les personnes très malvoyantes afin que je le teste à titre expérimental et donne ensuite mon avis. Les choses sont bien claires, il s’agit SEULEMENT d’un matériel d’étude que je ne vais pas garder. Je fais juste le cobaye pendant quelques jours. Il va de soi que cet engin énorme ne passe pas inaperçu et suscite la curiosité de nombreux collègues. Eh bien, si certains, croyant qu’on s’est enfin décidé à aménager mon poste, se montrent sincèrement ravis, d’autres sont étonnés, voire méfiants ! Ils ont l’air de se demander ce qu’est ce gros machin et pourquoi, j’ai ça, MOI, dans mon bureau ! Pis ! JM lui-même, ce cher JM que je considère plus comme un ami que comme un chef, fait montre d’une hostilité non feinte vis à vis de cet appareil qui, selon lui, ressemble surtout à une chaise électrique ! Il faut dire qu’il n’est pas particulièrement marié à l’informatique mais de là à se réjouir ouvertement et pousser des soupirs de soulagement ostensible quand j’explique que cet objet ne va pas rester là, il exagère ! Il a même eu l’air de me dire, l’autre jour, que mon bureau ne désemplissait pas depuis l’installation de cet ordi et que cela me distrayait de mon travail ! Ce à quoi je me suis empressée de répondre que mon boulot ne se limitait pas à la rédaction de convention ni au suivi de la formation mais que j’étais AUSSI censée m’intéresser aux aménagements de postes des personnes handicapées ! Le “dossier handicap” est même ma principale mission, dans cette école… Normalement !  D’accord, je trouve les autres aspects de mon travail extrêmement intéressants et j’admets que le “dossier handicap” me pèse parfois car il me ramène à ma propre situation mais justement ! J’ai beau être miro comme dix taupes et préposée à l’aménagement des postes DES AUTRES, je n’ai JAMAIS demandé ne serait-ce qu’une lampe pour améliorer l’installation de mon propre bureau ! J’ai récupéré la lampe de quelqu’un qui partait ! Ah, si ! J’ai demandé une loupe, une fois, l’ai obtenue et m’en contente parfaitement. Il est vrai que le gros ordi, trop perfectionné, me désorganise un peu. C’est pourquoi je  teste cet engin mais NE VEUX PAS le garder ! C’est marrant, tout de même ! On dirait que JM est JALOUX de cet ordinateur, comme mon chat Céleste l’est de mon propre PC : quand j’écris, le soir, au lit, il me bouscule, se couche sur le clavier, me mordille la main, miaule,  se frotte la tête contre l’angle de l’écran comme pour te dire “Pendant que tu t’occupes de cet objet carré, tu ne fais pas cas de moi !”. Céleste et JM, même combat ? Auquel cas, c’est Céleste qui sort vainqueur car ce n’est qu’un chat et il n’est pas censé avoir conscience de tout ! 

En attendant, voilà où j’en suis ! Un peu écœurée par le genre humain, je l’avoue ! Ah, que ne puis-je conduire et vivre paisiblement dans une maison isolée au milieu des bois parmi les chiens et les chats, loin du bruit, de la fureur, de la mesquinerie et parfois de la méchanceté pure et simple…

Je crois qu’en vérité, j’ai tout simplement besoin de vacances ! Certes, je viens de passer un week-end à Paris mais il n'était pas forcément reposant. J’y reviendrai dans un prochain article.

11 janvier 2009

Bien chez soi.

Alors finalement, non, je n'ai pas pu me rendre au boulot jeudi après-midi : toujours pas de bus ! Je n'ai donc pas pu participer à ma réunion importante. Je râlais un peu, tout de même, car un pâle rayon de soleil se montrait, la neige avait un peu fondu et les routes n'étaient plus si glissantes que ça. Le paysage restait bien blanc, tout de même et cela m'a donné l'occasion d'une nouvelle longue balade avec Myrtille. Mais cet excès d'air vivifiant a eu raison de moi ! Rentrée à la maison, je me suis longuement endormie ! Longuement et profondément ! Autant dire que j'ai dormi comme une souche. Je devais avoir besoin de ces quelques heures de sommeil car je n'ai même pas rêvé ! Rien, cet après-midi-là, pour alimenter le Mimi'z Drimz, à  ma grande déception.
Vendredi, heureusement, j'ai pu retourner au bureau et rattraper le temps perdu. J'étais mal, d'avoir ainsi loupé une journée entière même si j'ai un stock d'heures sup' à écouler. Je préfère les prendre en congés officiels et prévus !
Le soir venu, Maman et moi avons reçu pour un apéritif dînatoire quelques voisins avec qui nous avons sympathisé : notre voisin du dessous (un charmant célibataire de mon âge), sa cousine qui est fort aimable aussi (une amoureuse des chats, comme moi), et un très sympathique couple de retraités d'origine normande, comme Maman. Nous avons passé ensemble une soirée extrêment conviviale et Maman, comme à son habitude, s'était surpassée pour recevoir tout ce petit monde.
Rien de bien sensationnel à raconter sur ce samedi. Je suis retournée chez le coiffeur histoire de me refaire une tête potable avant de me rendre au Ministère ou j'ai rendez-vous mardi. Et qui dit rendez-vous au Ministère dit aussi soirée précédente en compagnie de Tinky. Donc, une nouvelle semaine mouvementée mais de bons moments en perspective

10 septembre 2007

Sous le signe de l'apaisement

Ce vendredi-là, la terre ne tournait pas vraiment rond mais plutôt ovale. Je m'étais bien juré de ne pas parler de cette fameuse coupe du monde de rugby dont on nous rebat les oreilles depuis déjà trop longtemps mais au final, c'était trop rigolo.
Déjà, je me suis amenée au bureau vêtue de turquoise de la tête aux pieds et j'ai tout de suite reçu les félicitations enthousiastes des quelques collègues aficionados. En effet, il paraît que vendredi dernier, il fallait se vêtir de bleu afin d'afficher notre soutien à l'équipe de France. Mais les compliments que je recevais étaient bien usurpés car, d'une part, la couleur turquoise n'est pas vraiment bleue et surtout, c'est sans la moindre arrière-pensée que j'avais choisi cette tenue ! j'avais préparé mes affaires la veille, comme tous les soirs, mais je ne le savais pas, moi, qu'il fallait s'habiller en bleu pour supporter le XV de France ! Tout ça m'a fait bien rire ! Je suis passée involontairement pour une fana du rugby alors que le seul sport qui m'intéresse, c'est celui que je pratique à petites doses pour mon bien-être personnel !
Ensuite, quand je me suis rendue à la cantine, j'ai bien ri en voyant tous les employés, cuistots et autres caissières nantis de "ravissantes" perruques tricolores et de petits drapeaux peints sur la figure.
Ca me laisse toujours un peu méditative, cet engouement démesuré pour le sport. Surtout qu'à la moindre défaite, la plupart des gens crachent abondamment sur ceux qu'ils mettaient la veille sur un piédestal. Il n'y a qu'à voir ce qui s'est produit le soir-même : la France à perdu et des filles interviewées dans la rue ont déclaré tout de go qu'elles n'aimaient plus cette équipe ! Ceci n'est pas être fair-play, ni sportif, selon moi ! Ceci n'est pas non plus être un vrai supporter ! Quand on aime vraiment quelque chose ou quelqu'un, on le soutient même dans l'adversité ! SURTOUT dans l'adversité ! Enfin, moi, ce que j'en dis ! C'est juste que ça m'effare un peu, le drame national que l'on fait pour un match perdu ! Enfin quoi ? Dans un jeu qui se joue à deux équipes, il faut bien s'attendre à ce que l'une gagne et l'autre perde, non ? Voilà pourquoi je HAIS l'idée de compétition de toute la force de mon esprit et de toutes les fibres de mon corps ! Pratiquer un sport pour son épanouissement personnel, je veux bien ! Mais cette manie de vouloir à tout prix écraser les autres pour être le premier, beurk !
Alexandre ne tient pas de sa tante ! Quand je pense que l'autre soir, il perdait au bowling et en faisait tout un drame... Je ne comprends pas ! Moi, je joue pour jouer et m'éclater, rien d'autre ! Gagner est gratifiant mais perdre n'est tout de même pas la fin du monde ! On ne joue pas sa vie !
Enfin bon ! Nous ne sommes pas là pour parler de la coupe du monde de rugby mais de mon week-end qui s'est fort bien passé, ma foi !
Comme presque tous les vendredis, j'ai quitté le bureau en milieu d'après-midi en compagnie de JM qui m'a fort obligeamment déposée dans mon Lot chéri. Maman m'a récupérée et, comme il faisait très beau, nous nous sommes accordé le plaisir d'une petite balade dans la campagne avec ma chienne.
Nous avons passé la soirée devant la télé à zapper entre le fameux match de rugby et l'homage à Luciano Pavarotti que nous avons écouté, non sans émotion car mon père l'appréciait beaucoup.
Le lendemain, après une appréciable grasse matinée (et un non moins appréciable reportage sur Mika à la télé !!!!!), nous avons pris une petite collation puis sommes parties en ville, faire quelques courses mais surtout, nous accorder le plaisir d'une agréable sortie entre filles sous le soleil de septembre.
Nouvelle soirée devant la télé. C'est un peu la routine mais une routine qui me repose et me permet de me ressourcer.
Le dimanche a été un peu plus surprenant. Nous avons été invitées à prendre l'apéritif chez d'anciens voisins qui s'étaient mariés (ou plutôt qui avaient officialisé leur union après 17 ans de vie commune) le week-end dernier. Bon, je passerais sur le fait que Maman avait totalement oublié cette invitation et que nous sommes parties en laissant notre déjeuner sur la table ! Enfin... Elle pensait que c'était pour le soir venu mais c'était bel et bien pour midi et même pour 11h30 ! Désespérant ! Je lui ai bien acheté un agenda mais elle ne s'en sert jamais ! Rien à faire : les rendez-vous et ma mère, ça fait deux !
Le plus marrant, dans cette invitation, c'est que la maîtresse de maison ne m'adressait plus la parole depuis plus de sept ans. Tout était parti d'une bêtise : une grivoiserie sortie par celui qui n'était pas encore son mari et à laquelle j'avais répondu du tac au tac mais là encore sans la moindre arrière pensée ! Juste pour le plaisir de faire un bon mot ! Or, elle, d'origine Pied-Noir et, de son propre aveu, jalouse, avait très mal pris ma remarque spontanée et somme toute bien innocente ! Persuadée que je voulais réellement lui piquer son futur mari, elle m'avait littéralement mise au ban de ses fréquentations !
Mais ça aussi, c'est tout moi ! Quand il s'agit de rigoler, je dis tout ce qui me passe par la tête sans penser à mal une seule seconde et surtout, sans m'imaginer que cela pourra être mal pris. Je suis d'une grande naÏveté, en quelque sorte ! Je crois toujours que les gens ont le même humour que moi mais ce n'est pas forcément le cas. D'autant que je suis un peu pince-sans-rire alors, tout le monde n'est pas obligé de comprendre que je ne suis pas forcément sérieuse ! En plus, quand vous êtes, comme moi, célibataire de (très) longue haleine - une pro du célibat, en fait ! - vous suscitez la méfiance chez ces dames déjà en ménage et plus âgées que vous ! Voilà qui me dépasse franchement : ne m'étant jamais trouvée attrayante et n'étant pas, moi-même, d'un naturel jaloux, je ne comprends absolument pas comment je pourrais susciter défiance et jalousie. Ce fut pourtant le cas avec cette ex-voisine.
Sept ans sans se parler ou si peu ! Et tout ça pour rien ! Quel gâchis !
Après nous être soigneusement évitées pendant plusieurs années, nous avons fini par nous recroiser à la faveur de quelques manifestations, notamment chez les Hospitaliers. Je ne vous cacherai pas qu'au départ, nous nous regardions plutôt en chiens de faïence. Mais au fil des rencontres, nous avons échangé quelques mots de-ci de-là, puis conversé à nouveau, tant et si bien que, lorsque ces deux-là se sont mariés, nous leur avons quand même envoyé des fleurs, d'où cette invitation de dimanche dernier. En effet, ils s'étaient mariés en famille, en tout petit comité et ce n'est qu'au coup par coup qu'ils invitaient voisins et amis.
Ils avaient fait ça très bien : un petit apéro dinatoire des plus conviviaux auquel étaient aussi invités Alain et Joëlle, son épouse. Voilà qui ne pouvait mieux tomber : c'était à la fois l'anniversaire de ma belle-soeur et la fête de mon frère. Donc, nous avons bu à tous ces événements en coeur et au bout de quelques coupes de champagne, nous avons pu nous expliquer gentiment et dans le calme au sujet de cette brouille idiote et nous sommes finalement réconciliées.
Bon. J'aime autant ça. Je suis d'un naturel rancunier mais il s'avère que l'on se sent beaucoup plus apaisé quand on a accordé son pardon.
Il n'empêche que, tout de même, je vais un peu rester sur mes gardes et faire attention à ce que je dis, on ne sait jamais.
Après toutes ces agapes, il a bien fallu songer à repartir pour Toulouse. JM est repassé, m'a ramenée et j'ai passé pratiquement toute la soirée à réparer les trois portes qui faisaient des leurs (j'ai réussi pour le placard, mais beaucoup moins pour le buffet : elle ne fait que tomber !!!). Et j'ai aussi passé beaucoup de temps à chercher cette fichue notice de téléphone ainsi que le cordon qui allait avec.
Je ne les ai pas trouvés ce soir-là, ce qui m'a fait mal dormir et, du coup, arriver au bureau d'une humeur massacrante.
C'est finalement ce soir que j'ai réussi enfin à remettre la main sur ces ustensiles qui étaient dans mon placard, bien cachés derrière ma valise ! Ah, mais ! C'est que je suis têtue, moi ! J'aurais retourné tout l'appart' s'il l'avait fallu, mais je les aurais retrouvés, non mais des fois ! D'ailleurs, je les AI retrouvés.
Ce qui fait qu'à l'heure actuelle, je suis enfin redevenue zen, satisfaite d'avoir réparé mes portes, retrouvé ma notice et mon cordon de téléphone, tout ça toute seule, comme une grande, et de m'être réconciliée avec quelqu'un, exploit dont je me croyais jusqu'alors incapable.
Bref, tout va bien mais tout cela fatigue. Je vais donc me mettre au lit sans attendre davantage. Ah, si ! J'ai encore un sèche-linge à vider ! Damnation !

12 décembre 2006

Des nouvelles de ma chaudière... et du reste.

Bon, finalement, je n'ai pas réussi à tout résoudre toute seule ! Dès vendredi, les problèmes de chaudière se sont aggravés ! Alors que je recevais la visite de ma mère, ce fichu engin s'est mis à fuir plus que jamais ! De l'eau noirâtre, en plus ! L'horreur ! Bien sûr, mon chauffagiste attitré n'était plus là (de toute façon, les pannes et les problèmes de santé, c'est toujours un dimanche, un week-end ou un jour férié que ça m'arrive !) alors, nous avons dû faire appel à ma plus proche voisine et accessoirement mère de mon proprio pour qu'elle nous aiguille sur un plombier digne de confiance.
Or, cette dame est une brave femme mais dotée d'un naturel effroyablement curieux ! Quand j'habitais au rez-de-chaussée, il n'était pas rare qu'elle vienne me voir ou que je la découvre derrière mes fenêtres en train de me regarder ! Un jour, j'ai même poussé un cri de terreur tant elle m'avait surprise ! Ce n'est pas une femme bien grande et justement, on aurait dit que sa tête était posée sur le rebord de ma fenêtre !!! Je me rappellerai longtemps le bond en arrière que j'ai fait !
Bref tout ça pour dire que depuis que j'ai déménagé pour prendre l'un des deux appartements de l'étage, plus spacieux, cette bonne dame s'ennuie car elle ne peut plus me regarder vivre ! Le pire, c'est qu'elle me l'a dit en ces termes ! Elle a même ajouté que tout ce qu'elle voyait de moi, à présent, c'était quand j'ouvrais mes fenêtres de chambre et qu'elle pouvait donc savoir quand je "piquais un roupillon" ou pas ! Je la cite toujours ! Et je m'égare encore !
Elle est donc venue sur les lieux, constater l'étendue de mes ennuis (et accessoirement visiter chaque pièce sous prétexte d'aller cajoler mes chats !) et nous a aussi donné l'adresse d'un plombier qui n'a pas pu venir le soir même mais nous a donné quelques conseils pour tenir jusqu'au lendemain. Nous avons donc passé la nuit avec un seau d'eau sous la chaudière histoire d'éviter de nouvelles catastrophes. Agréable, le bruit des gouttes d'eau qui tombent toute la nuit !!!
Le brave homme est venu le lendemain mais n'a pu faire que le strict minimum parce qu'il n'avait pas les pièces adéquates, en outre, mon proprio est en contrat avec un autre chauffagiste. Donc, je vous passe les détails à la "Je viens mais je n'ai pas toutes les pièces, je reviens demain matin, ah non ! Demain après-midi, plutôt !" mais ma situation n'a pu être solutionnée qu'aujourd'hui : on est venu me changer une soupape et un tuyau dans la machine et, pour l'instant, plus d'inondation et plus de bruit de château hanté quand on prend de l'eau chaude ! Ah, si ! J'oubliais ! J'ai quand même flingué le micro-onde qui s'est, lui aussi, retrouvé plein d'eau ! C'est sûrement lui, plus que la multiprise, qui a généré le court-circuit de l'autre jour ! Bon, ce n'est pas que je m'en servais beaucoup mais c'est souvent utile, ces machines-là, et puis bon ! Je n'ai pas fait une affaire, avec tout ça !
Et encore, quand je m'accuse de tous ces soucis, j'exagère car la faute incomberait principalement aux fameux travaux en extérieur dont j'ai parlé précédemment ! Trop de coupures d'eau et le tremblement incessant des fondations ne seraient pas étrangers à tous ces dysfonctionnements ! Vivement que ça finisse, tout ce bazar !
En tout cas, heureusement que ma mère est restée chez moi pendant tout ce temps ! C'est que je travaille, moi ! Je ne pouvais pas rester là à attendre les réparations !
Ce week-end, on est quand même sorties et on a procédé à quelques achats de Noël mais pas autant qu'on l'aurait voulu. Je passe par des phases alternatives d'angoisse parce que je ne sais pas quoi offrir aux miens et d'euphorie parce que j'adore les fêtes de fin d'année !
J'ai besoin de vacances, surtout ! Je suis fatiguée et stressée, avec tout ça ! Je fais tout de travers ! Tiens, dimanche soir, voulant mettre quelques gouttes d'huile essentielle d'eucalyptus sur un mouchoir afin de calmer un petit rhume, j'ai renversé le tiers du flacon dans mon lit ! On a pu éviter les taches mais ma chambre était diablement parfumée ! Au point que les chats n'ont pas voulu dormir avec moi, comme d'habitude ! Quant à moi, j'ai été un peu étourdie par ces fragrances entêtantes ! Résultat : une magnifique panne d'oreiller le lendemain ! Ca plus la grève des bus, je suis arrivée au boulot en milieu de matinée ! Ras le bol de cette vie de fous ! Moi qui n'aspire qu'à la tranquillité ! Heureusement que j'ai déjà pu rattraper mes heures et qu'ils sont plutôt sympa, au boulot ! Tout de même, la semaine qui m'attend est encore lourde ! Je ne sais pas dans quel état j'arriverai en 2007, à ce rythme-là !
Mimi