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01 mai 2016

Et Mika, dans tout ça ?

Je vous rassure ! Le jeune prodige américano-libanais qui fut un de mes plus grands coups de cœur depuis la création de ce blog n'a pas été oublié. A la mi-juin, il nous a gratifiés d'un nouvel album intitulé "No Place In Heaven".



Littéralement "Pas de place au Paradis" et l'on se demande bien pourquoi, tant ce nouvel opus regorge de tubes déjà immortalisés sous forme de clips.






Et je ne parle pas des morceaux qui ne sont pas sortis en single et qui sont tout aussi excellents. 

Mika a aussi repris la chanson "Je chante" de Charles Trénet pour les besoins d'une campagne de publicité. Une reprise pétillante et entraînante qui fait honneur à l'original. 


Il a également retrouvé depuis quelques semaines son siège dans l'émission The Voice où il se montre plus en forme que jamais.


L'un de ses candidats, le beatboxer MB14 est un de mes coups de coeur absolus dont je reparlerai sans doute ici.

Entre temps, il s'est produit en Octobre dernier sur la scène du Bikini, la petite salle de concert située non loin de chez moi. C'était vraiment inespéré ! Mika qui a fait vibrer des stades entiers dans une salle si proche ! Et dont la taille allait me permettre de le voir aisément ! Je m'y suis rendue avec Maman et Tinky et la soirée a été absolument magique, une fois de plus ! Idéalement placées, sur le balcon surplombant la fosse et faisant exactement face à la scène nous n'avons rien manqué du show ! Je n'avais jamais vu Mika aussi distinctement pendant un concert ! J'en profite pour remercier chaleureusement les personnels du Bikini et l'accueil bienveillant qu'ils réservent aux publics handicapés. Mention spéciale aussi à la première partie assurée par le groupe CITIZENS dont le soliste à fait l'effort de nous parler en français. Ci-dessous, une photo de Mika sur scène qui montre combien nous étions bien placées. Le cliché est un peu flou mais le souvenir, lui, restera vif !


Mika nous a livré une des prestations les plus réussies qu'il m'ait été donné de voir et c'était pourtant la onzième fois que j'avais le bonheur d'aller l'applaudir ! Épanoui, au mieux de sa forme, visiblement très heureux d'être là, il a vraiment gâté son public : chansons très joliment réorchestrées, beaucoup de titres en français, temps d'improvisations et de délire, belle complicité avec l'audience, moments de rires, de partage, ambiance de fête, "Happy Ending" terminé a capella et sans micro comme pour nous montrer que oui, le voix est toujours là et bien là... rien ne manquait à cette soirée parfaite.

07 juin 2015

Osiez-vous y penser ?

Que serait ce blog sans le coup de cœur musical annuel de sa rédactrice ? Celui de 2015 commence déjà à être pas mal connu du grand public et s’appelle Hozier. 

En fait, je ne suis pas tout à fait exacte quand je parle de coup de cœur annuel. J’ai découvert ce jeune homme et ses œuvres pendant les dernières vacances de Noël et n’avais toujours pas trouvé le temps d’en parler ici. 

Soyons tout à fait honnêtes : j’en suis venue à m’intéresser à lui par curiosité, parce que tout le monde prétendait qu’il ressemblait à Gotye mais je ne savais pas exactement ce qu’il faisait.  Après écoute, je serais tentée de dire que les univers des deux musiciens, bien que très profonds l’un et l’autre, n’ont pas grand chose de commun, pas plus que leurs voix, même s’il existe entre eux une ressemblance physique indéniable : longue silhouette dégingandée, boucles souples, visage et sourires très légèrement anguleux… sans compter des goûts vestimentaires assez semblables ! 
Hozier B&W
Hozier
gotye
Gotye
Involontaires ou entretenues, ces ressemblances ne doivent pas nous faire oublier l’essentiel : la musique ! Andrew Hozier Byrne et Walter André de Backer (tiens, ils ont poussé la similitude jusqu’à presque partager un prénom !) jouent peut-être dans des cours voisines, nous régalant de chansons nullement formatées, ont des noms de scène qui sonnent de la même façon mais chacun cultive un univers bien particulier : celui de Wally est fait de samples, de musiques synthétiques, d’explorations sonores et visuelles toutes plus bizarres les unes que les autres tandis que celui de Hozier est plus folk. Peut-être se rapprocherait-il plus de ce que Wally propose avec les Basics. Ce serait amusant, d’ailleurs, d’imaginer un duo entre les deux phénomènes avec Andrew à la guitare et Wally à la batterie, chantant tour à tour ou mêlant leurs voix si particulières…

Mais là, je m’égare assurément !

Vous l’aurez compris, même si j’ai trouvé des différences fondamentales entre les deux artistes, je ne peux m’empêcher de comparer et j’apprécie vraiment l’un et l’autre même si l’univers de Gotye m’a totalement happée et a exercé un incroyable impact sur ma vie en me faisant découvrir une foule d’artistes, qu’ils soient graphistes ou musiciens, en me faisant courir l’Europe et rencontrer de nombreux nouveaux amis. 

On peut dire, d’ailleurs, que je n’aurais peut-être pas été amenée à m’intéresser à Hozier s’il ne s’était trouvé, sur les réseaux sociaux, des tas de gens pour le comparer à Gotye. Donc une fois de plus, tout ça, c’est un peu grâce à Wally, même si c’est indirect et involontaire ! 

Je suis donc extrêmement enthousiaste à l’idée d’aller voir Hozier se produire sur la scène de l’Olympia en juillet prochain en compagnie de Tinky qui ne connaît pas très bien ce qu’il fait mais dont j’ai piqué la curiosité avec cet emballement supplémentaire. 

Et pour ceux qui ne verraient toujours pas de qui je parle, voici le titre qui a rendu Hozier célèbre. Désolée, ce n’est pas le clip officiel qui dénonce la violence faite aux homosexuels de par le monde : un clip en noir et blanc au message puissant mais que j’ai du mal à regarder en raison de sa dureté. Voici plutôt Hozier chantant cette superbe chanson sur scène :


Ci-dessous, un de mes titres préférés sur l’album. J’aime beaucoup les nuances que met Hozier dans les diverses répétitions du refrain. Et les fans de Game Of Thrones dont je fais partie auront le plaisir de reconnaître dans ce clip l’actrice Natalie Dormer qui joue le rôle de la jeune reine Margeary dans la série adaptée des livres.


Ici, enfin, une chanson que j’apprécie tout particulièrement pour son rythme syncopé et une fois de plus la voix toute en nuances d’Hozier donc je vous invite chaleureusement à découvrir l’album. 


09 février 2014

Mika sur la bonne Voix.

A l’instar de 2013, cette année nouvelle a commencé dans le plus grand calme. Mon frère s’est totalement rétabli et ma mère poursuit encore son lent chemin vers une guérison totale.

Au boulot, la collaboration avec ma collègue se met en place avec plus ou moins de bonheur. Cela dépend des jours et de l’humeur de chacune. Mais j’ai quand même l’impression que l’on va vers quelque chose de constructif. Je l’espère, en tout cas.

Bref, rien de particulièrement transcendant.

Non, en vérité, le seul évènement digne de susciter mon intérêt, en ce début d’année, c’est la participation de Mika à l’émission “The Voice” !

The Voice

Je l’avoue, je n’avais jamais regardé ce programme auparavant. Même si j’ai souvent parlé de télé-crochets sur ce blog, j’en suis un peu fatiguée, à présent ! Trop de jeunes aspirants chanteurs qui ne font pas de carrière et disparaissent progressivement après avoir squatté nos écrans de télé pendant de longs mois, trop d’émissions du même genre et surtout, surtout, des coachs faisant souvent assaut de méchanceté gratuite, prêts à humilier et démonter des jeunes pleins d’espoir pour le seul plaisir d’alimenter leur propre buzz.

Pour MIka, cependant, je voulais bien accepter de prendre le risque de regarder une émission qui ne me disait rien et je n’ai pas été déçue. Non seulement ce programme permet de passer un agréable moment devant des prestations variées, souvent de qualité, mais en plus, personne ne s’y fait descendre cruellement en flèche devant tout le monde ! Et puis il y a Mika ! Même si je n’adhère pas forcément à tous ses choix, ses prises de paroles sont souvent intelligentes, pondérées et parfaitement argumentées. Il fait montre d’une culture musicale impressionnante et nous épate régulièrement par ses analyses d’une grande justesse. Et par ailleurs, il fait le show, sachant mieux que tout autre apporter un peu de vie et de fraicheur dans un télé-crochet qui aurait vite fait de devenir un peu “plan-plan” ! Mika bondit sur son siège, buzze avec ses pieds, plaisante, éclate de ce rire perlé et communicatif qui n’appartient qu’à lui, commet d’exquises fautes de français mais sait aussi faire partager ses émotions musicales sans jamais tomber dans la lourdeur ! Bref, un vrai plaisir de le retrouver chaque samedi dans son salon ! On en redemande !

10 novembre 2013

A Paris entre filles !

Dans mes articles précédents, j’évoquais tous ces petits cadeaux de la vie qui rendent l’existence plus belle : la famille, la nature, les animaux, la musique… Il en est une autre qu’il convient de ne pas négliger : l’amitié ! L’amitié est sans doute un des plus beaux présents que puissent nous faire la vie. Je le ressens chaque jour à des degrés divers et je l’ai particulièrement apprécié le week-end dernier. 

C’est le mercredi 30 octobre que je suis partie en train pour Paris où Tinky m’attendait impatiemment Nous devions dès le lendemain retrouver une amie commune pour nous rendre à Disneyland comme nous l’avions fait exactement un an plus tôt. Il ne s’agissait pas, cette fois, d’aller simplement visiter les jardins et les hôtels autour du Parc mais bien d’entrer dans le parc lui-même pour fêter dignement Halloween. Le moins que l’on puisse dire est que nous avons eu de la chance avec le temps. Il faisait frais mais le soleil était de la partie, mettant en valeur des décorations pleines d’inventivité. 

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Malheureusement, se rendre à Disneyland Paris un jour de fête en pleines vacances scolaires n’est peut-être pas la meilleure idée qui soit ! Le parc était surpeuplé ! Et dire que nous avions craint un instant qu’il ne soit fermé en raison d’un accident survenu la veille sur l’attraction Pirates des Caraïbes ! Seule l’attraction était fermée ainsi que le restaurant attenant, ce qui a toutefois eu le don de mettre en fureur notre amie qui trouvait cette situation assez illogique, le restaurant n’étant pas directement concerné par l’accident. En outre, c’est là qu’elle aurait bien aimé nous emmener mais comme nous avions anticipé cette situation, nous avons pu prendre des dispositions pour manger convenablement afin de nous lancer dans la visite du parc. 

L’après-midi fut sacrément bien rempli : entre le manoir hanté, le château de la belle au bois dormant,

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son carosse,
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Oh, un carosse et un morceau de Tinky... sans oublier mon ombre !
l’antre de son dragon si réaliste qu’on y aurait presque cru, la tour de la terreur, les décors de Toy Story recréés de manière à nous donner l’impression de n’être pas plus hauts qu’un soldat de plomb, les reconstituions de boulevards hollywoodiens, les parades et tout ce que j’oublie, nous en avons véritablement pris plein les yeux. Plein les yeux seulement car, comme je l’ai dit, le parc était bondé et il fallait parfois attendre près de deux heures pour profiter d’attractions dont le tour durait à peine trois ou quatre minutes ! Très peu pour nous ! Nous tenterons les attractions une autre fois. 

Nous sommes donc reparties vers Paris vraiment très fatiguées car nous avions crapahuté toute la journée dans le froid. Rentrées chez Tinky, nous avons regardé “Under The Dome”, nouvelle série adapté du roman en deux tomes “Dome” de Stephen King. Vraiment pas mal du tout. 

Le lendemain, la pluie et un ciel tout noir avaient remplacé le soleil de la veille. J’ai même bien fait rire Tinky car je croyais qu’elle n’avait pas relevé ses stores, fraichement installés, tant le ciel était bas ! Qu’importe ! En dépit du temps détestable, nous avions le cœur en fête car nous nous apprêtions à retrouver Sophie, une autre amie chère à notre cœur. Sophie, en fait, n’est autre que l’artiste SAM Degunst dont j’avais vanté le travail au tout début de ce blog. Nous nous sommes connues d’abord virtuellement via plusieurs forums consacrés à Mika dont elle est également fan. C’est d’ailleurs à l’occasion d’un des concerts de ce derniers que nous nous sommes rencontrées à Bercy en 2010. Eh oui ! La “copine” en question, c’était elle ! A l’époque, elle ne voulait pas trop que sa vie privée soit étalée sur le Net, un peu comme notre amie Disneyphile dont je tais le nom pour les mêmes raisons mais qui se reconnaitra si elle lit cet article. 

Tout ça pour dire que nous étions ravies de retrouver notre Sophie après toutes ces années. Nous n’avons jamais perdu le contact grâce aux réseaux sociaux et elle a été très présente quand j’ai été opérée mais c’était bon de se revoir “pour de vrai” ! Nous avons fêté cela le soir venu en allant manger africain dans un tout petit restau près du lieu de travail de Tinky. Une très, très, très bonne soirée et rien que de bonnes choses dans l’assiette ainsi qu’une ambiance très conviviale ! 

Le lendemain s’avéra tout aussi noir et pluvieux que la veille mais plus joyeux encore car Tinky accueillit chez elle une nouvelle amie, une autre Sophie qui se consacre à la création de bijoux fantaisie. Une jeune femme absolument charmante et très talentueuse. Tinky avait souhaité organiser la rencontre entre les deux Sophie car la première ne s’adonne plus seulement à la peinture mais à la création de petits objets divers qu’elle souhaite commercialiser et auquel elle consacre déjà un site tandis que la deuxième Sophie se contente, pour l’heure, d’une page Facebook et c’est d’ailleurs par ce biais que Tinky l’a connue. Alors non, décidément, ce réseau social ne sert pas qu’à créer des amitiés virtuelles ! 

D’ailleurs, sur le coup de midi, arrivait la dernière invitée de Tinky, notre chère Marylène Patou-Mathis en proie à une euphorie et un enthousiasme communicatifs. C’est donc très joyeusement que notre petit cortège se mit en route vers le restaurant auvergnat où nous attendait notre amis fan de Disney qui avait tenu à s’occuper du volet “repas” de la journée. 

Ce déjeuner entre filles fut un grand moment de partage, de joie, de rires, d’échanges ou de confrontation d’idées ainsi que de discussions variées. Sans compter qu’au point de vue gastronomie, il n’y avait vraiment rien à redire ! 

Après ce festin, nous retournâmes chez Tinky où l’après-midi fut consacré à une démonstration et une vente de bijoux par la nouvelle Sophie. J’avoue avoir fait quelques folies mais de toutes petites folies eu égard le prix dérisoire de ces créations pourtant très jolies. 

Brico Créa

Ainsi s’écoula l’après-midi et nous vîmes nos amies retourner une à une à leurs obligations. Seule la première Sophie resta avec nous. Elle ne repartirait dans son Nord que le lendemain, très tôt.

Comme nous avions très bien mangé à midi, nous décidâmes de repousser aux calendes grecques le projet de confectionner une tartiflette que nous mangerions le soir venu. Nous nous contentâmes d’un petit pique-nique à base de fromages divers en refaisant le monde toute la soirée.

Ainsi que je l’ai écrit, Sophie devait partir très tôt le lendemain aussi, ce dimanche matin, étions-nous levées avant le point du jour (Oui, tout arrive !). Des préparatifs rapides, un taxi, la Gare du Nord et déjà, nous nous séparions de notre amie en nous promettant de ne pas attendre trois années supplémentaires pour nous revoir ! 

Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvées, Tinky et moi, dans les rues presque vides de la capitale alors que le ciel bleuissait à peine. Il n’y a pas à dire : Paris au petit matin offre un spectacle des plus inattendus, éminemment sympathiques et reposant. Nous avons marché longuement dans la fraicheur matinale, contournant l’église Saint Eustache et longé un charmant petit marché avant de nous arrêter dans un petit bistrot histoire de se réchauffer un peu devant un petit déjeuner roboratif, bienvenu et propice, surtout, à une discussion constructive. Pas question de rentrer chez Tinky nous mettre au chaud ! Sophie à peine partie, c’est notre amie Helen qui devait arriver à Paris par la gare de Marne la Vallée. Honte sur moi, je ne savais même pas qu’il y avait une gare SNCF là-bas ! Je pensais qu’il n’y avait que le RER. Bref, c’est là-bas que nous sommes allées la retrouver et mon Dieu… cette gare est absolument immense et grouillante de monde ! Un miracle que nous y ayons retrouvé notre amie ! Belle invention, le téléphone mobile ! 

Être de nouveau à Marne la Vallée sans repasser par Disneyland Paris relevait de l’hérésie pure et simple. Nous avions donc pris soin de rappeler notre amie fan et experte des lieux et nous nous sommes retrouvées toutes les quatre pour une nouvelle balade dans Disney Village ainsi que dans les jardins et hôtels comme nous l’avions fait l’année précédente. La période d’Halloween était finie et déjà, les premières décorations de Noël étaient visibles. 

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Le village du Far West
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Le coin consacré au Nouveau Mexique et bien entendu, une évocation du crash de Roswell.
La visite s’est faite au grand émerveillement d’Helen qui ne connaissait pas l’endroit et c’est une fois de plus avec des étoiles plein les yeux que nous avons regagné le Marais et le douillet appartement de Tinky où nous avons passé toutes trois une soirée paisible après avoir laissé notre amie devant chez elle. 

Et déjà il fallait penser à partir ! Le lundi matin, j’ai réuni assez rapidement mes affaires (chose étonnante, d’ailleurs, ce séjour, pourtant bien rempli, s’est déroulé d’une manière particulièrement zen !) et en milieu d’après-midi, je suis retournée attraper mon train à la gare Montparnasse sans avoir revu Helen qui était venue à Paris pour suivre une formation professionnelle et était partie de bonne heure. 

Nouveau voyage paisible et le soir venu, j’étais rentrée chez moi, parmi les miens, heureuse, sereine, requinquée et franchement ravie de faire partie d’un si joli cercle d’amies toutes dotées d’un grand cœur, d’une belle âme, d’un talent particulier, d’un sacré caractère, parfois, et d’un univers qu’elles aiment à partager. Toutes intelligentes et cultivées, passionnantes, passionnées et fantasques. Je ne remercierai jamais assez l’existence, la vie, le destin de les avoir placées sur ma route. Et j’espère que nous cheminerons encore longtemps ensemble !

26 mai 2013

Premier semestre.

Le mois de mai touche à sa fin et je réalise, un peu effarée, que je n’ai posté qu’un seul article depuis le début de l’année ! Déjà, l’année dernière, j’avais publié au compte-goutte ! Il semblerait que je laisse le Mimizblog s’éteindre doucement mais sûrement, tout accaparée que je suis par le Mimizdrimz et le Go, t’y es ! pour lesquels je suis très inspirée.
Par ailleurs, quand je viens sur ce blog, c’est avant tout pour y replacer les photos effacées par ma malencontreuse manipulation de février dernier. Cela prend un temps considérable. Je n’en suis, pour l’instant, qu’à décembre 2007. Il faut dire que je ne me contente pas de replacer les photos manquantes : je relis tous les articles, les purge si nécessaire de liens et de clips qui ne fonctionnent plus ou de détails qui ne regardaient finalement que moi. Il m’est même arrivé de supprimer purement et simplement quelques billets qui, avec le recul, ne sont plus très intéressants. Lors de la création de ce blog, j’ai commis l’erreur de raconter mon quotidien par le menu. Il arrive que ce soit amusant mais c’est souvent sans intérêt. En vérité, je ne savais pas exactement dans quelle direction allait partir ce blog ! Je racontais tout ce qui me passait par la tête. Aujourd’hui, je suis plus sélective.
Et justement, il n’y a pas grand chose à raconter sur ce premier semestre de l’année 2013. Il se caractérise avant toute chose par une météo particulièrement pourrie qui perdure d’ailleurs, touche la France entière et n’incite ni aux balades ni aux sorties. La vie s’écoule donc paisiblement dans notre petite maison si douillette.
Nous avons eu le très grand bonheur d’y accueillir, en début d’année, des cousins qui nous sont très chers et parmi eux, une cousine, Nath, que je n’avais plus vue depuis près de trente ans car elle vit à présent en Grèce ! Par contre, j’avais rencontré ses enfants lors d’un de mes séjours parisiens de 2008, comme je le raconte dans cet article.
Il va de soi que nous avons été très heureuses de  nous retrouver. Je l’ai fortement surprise en lui montrant le vinyle de “Phantom of the Paradise” qu’elle m’avait donné lors de son dernier séjour chez mes parents. Et elle-même m’a grandement étonnée lorsque j’ai découvert qu’elle adorait Gotye ! La façon dont je l’ai réalisé est d’ailleurs amusante. Nous étions tous réunis dans le séjour quand j’ai cru entendre mon téléphone sonner. En fait, ce sont les premières notes de  “Somebody That I Used To Know”, l’incontournable tube de Gotye, qui servent de sonnerie à mon nouveau mobile. Je me suis donc mise activement à sa recherche et à ce moment-là, Nath m’a dit que ce n’était pas mon téléphone qui jouait cette musique mais qu’elle était en train de passer la chanson sur son ordinateur. Du coup, nous nous sommes mises à parler de Gotye pour qui elle avait aussi un vrai coup de cœur et je lui ai fait découvrir mon blog et la photo de notre rencontre. Autant dire que nous avons trouvé bien des choses à nous raconter ! Mais même sans ça, nous avons vraiment renoué le contact comme si nous ne nous étions pas quittées depuis si longtemps que ça et j’espère que nous n’attendrons pas trente ans pour nous voir à nouveau !
Quoi d’autre ? Un énorme coup de cœur littéraire et télévisuel pour la série du “Trône de Fer” ou “Game of Thrones”. Tinky m’a offert la première intégrale à la faveur de mon dernier séjour parisien et je l’ai véritablement dévorée. Sur ces entrefaites, j’ai vu la première saison de la série télévisée et j’attends avec impatience de découvrir la suite, que ce soit en la lisant comme en la regardant.
Je n’ai plus eu de déplacement à Paris depuis novembre dernier et le concert de ce cher Gotye. Niveau professionnel, aucun déplacement n’a eu lieu, ni dans la capitale ni où que ce soit.
Le boulot ? Ce n’est plus vraiment ce que c’était ! L’ambiance familiale, la gestion bon enfant des services et du personnel, le travail qui se fait sans problème parce que nos chefs savent qu’on connaît nos dossiers sur le bout de doigts… tout cela disparaît progressivement au profit d’un management à l’américaine à base de procédures, de listes, de tableaux Excel, d’arborescences et autres obligations de résultats ! La dimension “humaine” de notre métier s’amenuise à mesure que grandit le sentiment d’être fliqués !  Pour l’instant, les choses restent à peu près vivables car les vieux briscards de l’Ecole, habitués au fonctionnement à l’ancienne, sont encore présents mais bientôt, ils partiront à la retraite. Des départs de collègues très proches sont d’ailleurs imminents mais après, on ne sait pas trop de quoi demain sera fait. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que tout ça ne donne plus très envie de raconter son quotidien et qu’à ce rythme-là, le boulot ne va pas rester longtemps le premier sujet dont je parlerai sur ce blog !
Un point positif, toutefois, je m’entends très bien avec mon actuelle collègue de bureau et même si nous ne tombons pas d’accord sur deux ou trois questions sociétales, nous partageons beaucoup de choses en dehors du travail : séances de cinéma, reprise du sport, beaucoup de sorties ou de repas en commun… en un mot comme en cent, il m’est arrivé très souvent de sortir et de bien m’amuser grâce à elle pendant ce premier semestre. Si j’avais été plus assidue sur ce blog, j’aurais raconté ces sorties en détail.
Nous sortons aussi beaucoup avec les gens de la chorale, Maman et moi, et nous allons de projet en projet. Je pense donc que je vais de nouveau avoir des choses sympathiques à raconter et que ce blog va reprendre vie et sans doute évoluer dans de nouvelles directions.

22 septembre 2012

Quand la musique est bonne…

Plus le temps passe et plus je m’aperçois que mes goûts musicaux, pourtant diversifiés, s’avèrent étonnamment cohérents ! J’en veux pour preuve “The Origin of Love”, le tout dernier album de Mika qui est enfin sorti en début de semaine.

Mais non, je n’avais pas oublié et encore moins “enterré” ou laissé tomber Mika ! Depuis que je me passionne pour Gotye, nombreux sont les membres de mon entourage qui tirent cette conclusion hasardeuse ! On se calme ! J’ai juste découvert un artiste que je ne connaissais pas et dont le travail musical et graphique me transporte et m’enthousiasme ! Je n’ai pas changé de petit ami !
Plus sérieusement, le dernier album de Mika est donc sorti lundi dernier et il est tout bonnement fantastique ! J’ai déjà écrit ici que le nouveau look de Mika me déconcertait un peu par sa sobriété et je craignais vaguement que sa musique suive ce mouvement et devienne un peu plus austère. D’ailleurs, certains morceaux proposés sur scène me laissaient plutôt* dubitative comme la chanson qui a donné son titre à l’album. Mais quand j’ai découvert ce dernier, mes craintes et mes doutes se sont envolés ! Exception faite de deux morceaux (“Kids” et “Step With Me”) qui n’ont pas particulièrement retenu mon attention, le reste de l’album est tout bonnement formidable ! Mika a osé prendre un virage électro particulièrement bien négocié quitte à déconcerter, peut-être, une partie de son public mais moi, je suis absolument conquise ! Je dois avouer qu’avec la vie de fous que je mène, je n’ai pas encore acheté cet album mais je me suis inscrite sur le site de Mika pour une pré-écoute gratuite et tant que cela a été possible, j’ai passé cet album en boucle sur Internet en proie à un enthousiasme que je ne pouvais contenir ! Tout est parfait dans cet album : la voix, les sonorités, l’alternance de titres dansants ou plus calmes, le dosage des émotions, la diversité des styles et des ambiances ! Bref, j’adore et j’adhère ! Avec ce nouvel album, je suis redevenue fan alors que je n’avais en aucun cas cessé de l’être ! Disons que ma passion avait connu une légère accalmie aujourd’hui oubliée !
Et pour illustrer mon propos, voici (enfin sur ce blog !) le clip illustrant la chanson “Celebrate” :
ainsi que l’étrange et vaguement dérangeant court-métrage créé pour la chanson “The Origin of Love” où l’on voit une jeune fille subir un conditionnement à la “Orange Mécanique”, peut-être pour la dégoûter de l’amour et de la sexualité mais ça ne marche pas, elle s’évade de la clinique et s’en va retrouver son bien-aimé car l’amour triomphe toujours et c’est très bien comme ça, non mais alors !
Ce virage électro ne pouvait que satisfaire la fan de Sébastien Tellier que je suis ! Certes, on est encore un peu loin de l’univers du divin barbu mais tout de même on s’en rapproche un peu. D’autant que ce dernier s’est plutôt spécialisé dans des morceaux assez planants ces derniers temps. Très récemment, il a contribué à un duo avec Caroline Polachek, chanteuse d’un groupe appelé Chairlif, pour les besoins du label Air France Music. Leur chanson “In the Crew of Tea Time” est une splendeur servie par un clip d’une très grande beauté.

Des expériences graphiques et sonores que ne désavouerait pas Gotye ? Eh bien voilà qui tombe parfaitement puisque le génial australo-belge est actuellement en tournée et justement, c’est Chairlift qui assure la première partie de bon nombre de ses concerts ! La délicieuse Caroline Polachek rejoint régulièrement Gotye sur scène pour chanter en duo avec lui sur le déjà légendaire “Somebody That I Used To Know”, remplaçant Kimbra qui assure sa propre tournée de son côté ! Un duo qui fonctionne tout aussi bien que l’original, comme en témoignent ces images du concert d’Oakland datant du 9 septembre. Merci à “lairygirl” d’avoir posté cette petite merveille sur YouTube ! J’adore tout particulièrement la nouvelle introduction !
Tout cela pour dire que le monde est vraiment petit, surtout le monde des gens talentueux ! L’autre jour, Mika était invité au Grand Journal de Canal Plus et il a même été amené à parler de Sébastien Tellier ! C’était drôle ! Il en a parlé en bien, d’ailleurs mais il a plus évoqué ses tenues vestimentaires que sa musique ! N’empêche que ça m’a bien amusée !
Toutes ces coïncidences et cette hyperproductivité de mes trois artistes préférés suffisent à mon bonheur actuel et tant pis si je passe pour quelqu’un à qui il en faut peu ! Bientôt j’irai voir ces trois-là sur scène (mais pas ensemble, cela va de soi !). Voilà qui promet encore de beaux articles pleins d’enthousiasme dans ce blog ! L’automne sera beau !

07 mai 2012

Heurs et malheurs de Sébastien Tellier à la télé française.

Je n’ai pas encore pris le temps de parler de “My God is Blue”, le magnifique nouvel album de Sébastien Tellier, dont j’ai acheté la version virtuelle sur iTunes dès sa sortie à la mi-avril.
 

Le premier clip et le premier titre, “Pépito Bleu” m’avaient assez bouleversée tant ils trouvaient un puissant écho dans mon propre monde onirique. C’était à tel point que j’avais ressenti le besoin d’en parler dans cet article de mon autre blog.
L’album a suivi, un peu déconcertant au départ, comme toujours mais magnifique, tour a tour planant et dansant, absurde et profond, transcendant et superficiel ! Cet album nous happe, nous transporte, nous projette aux confins de la galaxie ou dans les profondeurs des abysses, aux tréfonds de nous-mêmes dans un sublime camaïeu de toutes variétés de bleus ! Et qu’importe si, pour certains, ma phrase ne veut rien dire ! Moi, je me comprends ! Comme le dirait si bien Sébastien lui-même “C’est n’importe quoi, oui, mais c’est beau !”… Cet album n’est pas composé de Pépito Bleus mais bien de pépites bleues ! Il reçoit d’ailleurs un accueil plutôt positif en général et, pour mon plus grand bonheur, on entend et on voit Sébastien à peu près partout, en ce moment ! J’ai même un peu de retard sur son planning et pas mal d’interviews à regarder ou écouter sur Internet pour me rattraper mais bon… les questions des journalistes étant ce qu’elles sont, il n’est pas rare que le génial barbu explique peu ou prou la même chose d’une interview à l’autre. Et dire que je me plaignais de ne jamais le voir !
Hier, par exemple, j’avais programmé ma soirée devant la télé, car il était invité chez Thierry Ardisson pour l’émission “Salut les Terriens” sur Canal Plus à 19h puis sur France 2, à 22h45 pour le talk-show “On n’est pas couché”, présenté par Laurent Ruquier. Une très bonne soirée pour moi en perspective. Du moins l’espérai-je.
Donc, il y a d’abord eu “Salut les Terriens” et je veux, dans cet article, saluer Thierry Ardisson pour la qualité de son accueil et de son émission au cours de laquelle la courtoisie et l’écoute étaient de mise. Les invités se sont respectés entre eux, le présentateur a mené les débats avec humour et j’ai passé un très bon moment à écouter les uns, les autres, mais surtout Sébastien, élégant, classe et parti dans un très bon délire. L’extrait est visible sur Internet via ce lien. 
Le passage de Sébastien dans “On n’est pas couché” s’est malheureusement avéré moins glorieux. Arrivé sur le plateau avec, manifestement, l’envie de mettre l’ambiance le créateur de “La Ritournelle” a semblé très vite s’y ennuyer… et on le comprend ! Moi-même, je commençais à trouver le temps long entre ces invités qui se congratulaient et parlaient pour ne rien dire ! Donc qu’a fait Sébastien pour tromper son ennui ? D’abord quelques pitreries et comme il est un peu porté sur la bouteille (Le dire n’a rien de méchant : c’est de notoriété publique et ça n’enlève rien à l’admiration que je porte à l’artiste qu’il est !), eh bien il a commencé à boire ! La faute aux organisateurs de l’émission, aussi ! Puisqu’il est interdit de fumer sur un plateau de télé, pourquoi est-il permis que l’on y serve de l’alcool ? Surtout en présence de quelqu’un qui souffre de cette addiction ! C’était bien un guet-apens, oui !
Bref, au fil de l’émission, Sébastien était de moins en moins “net” mais ça n’aurait pas été bien grave si on lui avait réservé un accueil aimable comme chez Ardisson. Même un peu “déchiré”, Sébastien est drôle et percutant quand il se sent bien. Mais, là, il s’est retrouvé en bute aux critiques acerbes et souvent très injustes de Natacha Polony et Audrey Pulvar, les deux chroniqueuses qui se sont montrées exagérément virulentes, hargneuses, incapable du moindre humour et de la moindre ouverture d’esprit, réfractaires à toute forme d’art et de second degré ! Bref, un véritable jeu de massacre, pour ne pas dire un lynchage qui m’aurait fait presque regretter les anciens chroniqueurs, Eric Nalleau et Eric Zemmour, que je n’appréciais pas vraiment mais avec qui, au moins, le premier passage de Sébastien dans cette émission, en 2008, s’était bien déroulé ! Malheureusement, depuis, l’interview n’est plus disponible dans son intégralité non plus ! Les images sont vraiment périssables sur Internet  !
Toujours est-il que c’était bien et que j’avais beaucoup ri ! Mais hier soir, franchement, j’ai eu de la peine pour Sébastien qui est un artiste magnifique, un homme sensible et charmant ainsi qu’une grande fierté pour la française que je suis ! Il ne méritait en aucun cas cet acharnement ! La vidéo n'est hélas plus disponible et c'est bien regrettable car vous auriez pu juger par vous-même !
Ainsi, je n’ai pas compris pourquoi on lui avait reproché d’avoir fait la couverture des Inrocks (excellent journal !), de se produire à Cannes, d’avoir grandi dans un endroit huppé ou d’avoir dessiné des baskets Lacoste ! Il faut coucher sous les ponts et se produire dans des caves, pour être un artiste crédible ? 
Je n’ai pas compris l’agressivité d’Audrey Pulvar, qui s’est véritablement comportée comme une harpie ! On peut ne pas aimer sans être forcément aussi odieuse ! Pour moi, sa camarade et elle sont clairement sorties de leur rôle de chroniqueuses ! Elles n’ont même pas pris la peine de parler de l’album ! Un vague “Ca se laisse écouter.” ou un “C’est plaisant.” débordants de mépris et prouvant mieux que tout que ces deux personnes n’ont pas pris la peine d’écouter l’album ni ce qu’avait fait Sébastien auparavant. J’ai trouvé Ruquier très lourd et je n’ai pas davantage compris l’hostilité de Gérard Collard dont j’appréciais les chroniques dans “Le Journal de la Santé” et qui m’est apparu inutilement hautain sur ce plateau, osant laisser croire que Sébastien confondait écrivains et DJ’s alors que c’est, justement, quelqu’un de très cultivé. Ce n’est pas parce qu’on fait de l’Electro qu’on est inculte ! Je n’ai pas non plus compris la comparaison avec Loana. Mais alors pas du tout ! Ni pourquoi on disait  à Sébastien qu’il crachait dans la soupe ! Une véritable meute de chiens pendant une chasse à courre ! Des gens englués dans leurs préjugés, incapables de sortir des sentiers battus et des formats classiques ! Une chanson sans refrain, une intro un peu trop longue et les voilà perdus ! Un artiste un peu hors normes et les voilà toutes griffes dehors ! Ces gens ont reproché à Sébastien d’être prétentieux, auto-satisfait ? Mais regardez comme Polony s’écoute parler et s’efforce de placer dans la conversation ses formules toutes faites et ses astuces vaseuses préparées à l’avance ! Regardez les attaques gratuites de Pulvar, haineuse et antipathique, que l’on aimerait bien pulvériser, justement ! Deux viragos que l’on croirait atteintes de syndrome prémenstruel permanent !
En fait, ces furies voulaient créer du buzz en poussant Sébastien à quitter le plateau ! Elles ont même eu l’extrême finesse de le dire ! Mais ce grand homme a été plus futé que vous, Mesdames ! Il n’est pas rentré dans votre petit jeu et vous ne l’aurez pas, votre sortie de plateau au Zapping de Canal Plus ! Et les seules à s’être ridiculisées n’auront été que vous-mêmes ! Vous êtes prisonnières de vos personnages bien plus que Sébastien ne l’a jamais été du sien car il n’est pas plus sérieux en gourou pour cet album   qu’il ne l’était en politicien pour “Politics” ! Mais ceci passe largement au-dessus de vos brushings rigides, hélas ! Quel étalage de médiocrité, de manque d’humour, d’étroitesse d’esprit ! Quelle sècheresse de cœur ! Quel comportement lamentable ! Quelle insolence ! Quel irrespect !
Le coup de grâce à été donné lors de la venue d’un dénommé Michel Fau qui, déguisé en Castafiore, s’est livré à un numéro de travesti plus que grotesque, du sous-Marianne James devant lequel tout le monde s’est extasié alors qu’ils venaient de descendre en flèche ce pauvre Sébastien ! De même, une partie considérable de l’émission a été consacrée à Eric Charden, chanteur de variété décédé dans la semaine qui, sauf le respect que je dois à sa mémoire, ne faisait vraiment rien de terrible, juste de la variétoche, et sur lequel on s’est épanché comme si nous venions de perdre l’artiste du siècle alors qu’on ne le voyait plus et qu’il était devenu quand même bien ringard ! Franchement, où va se nicher le snobisme ? Sébastien est loin d’être moins légitime que ces deux-là ! Sébastien, c’est un artiste, un vrai ! Un être qui nous embarque dans son univers ! Mais dernière l’OVNI musical se cache un gars cultivé, intelligent et drôle qui aurait au moins mérité que l’on écoute ce qu’il avait à dire car il a dit des choses très intéressants, n’en déplaise à ce tribunal digne de l’Inquisition Espagnole !
Cher Sébastien sache que si ta prestation sur ce plateau était un peu calamiteuse, ce sont tes hôtes qui m’ont déçue et certainement pas toi ! Toi, on sait comment tu fonctionnes : on t’aime avec ta démesure, tes démons, ta folie, ta culture, ton intelligence, ta drôlerie, tes fulgurances et ton talent ! Ne te laisse jamais atteindre par les critiques de frustrées qui ne voient pas plus loin que le bout de leur propre médiocrité ! Ne laisse jamais personne te convaincre que tu aurais “tout foiré” ! Tu as rempli des salles prestigieuses, composé des albums fabuleux et des morceaux mythique, épousé une femme magnifique et surtout, surtout, tu as apporté du bonheur à des hordes de fans dont j’ai le bonheur de faire partie ! Continue sur cette lancée et surtout reste toi-même ! Ne change pas ! Enfin, si un peu, quand même : essaie juste de ralentir la boisson et les potions magiques ! On t’aime, nous ! On veut te garder encore un bon moment avec nous !

07 avril 2012

Quelqu’un que je… ne connaissais pas.

Ceux qui lisent régulièrement ce blog (à supposer qu’il y en ait !) savent sans doute que chaque année, au moment où je m’y attends le moins, je deviens la proie d’un enthousiasme musical aussi subit qu’obsessionnel. Eh bien j’ai l’honneur, l’avantage et le plaisir de vous annoncer que 2012 ne fera pas exception à cette règle ! En effet, depuis quinze jours, je suis littéralement scotchée, fascinée, ensorcelée, transportée, subjuguée par cette chanson magnifique illustrée par ce clip sublime !
C’est mon neveu Jérémy qui, le premier, m’a parlé de cette chanson “trop bien”. Je ne l’en remercierai jamais assez ! Aujourd’hui, j’écoute ce titre sans discontinuer et de manière compulsive : une orchestration originale, un mélange de sonorités électroniques, de “vrais” instruments et de percussions, des paroles bien écrites qui racontent une vraie histoire, une interprétation pleine de justesse et de sensibilité, un refrain addictif et chanté à la perfection. Bref, quand j’écoute cette chanson, c’est forcément en boucle !
Et c’est pareil pour le clip ! Le visionner autrement que trois ou quatre fois d’affilée me paraît carrément inconcevable pour ne pas dire blasphématoire ! Parce que c’est tout simplement du grand art ! L’idée est à la fois simple, sobre et puissante. Les images sont époustouflantes de beauté et leur réalisation a dû demander un travail de titan car on voit bien qu’il ne s’agit ni de jeux de lumières ni d’images de synthèse, que les deux protagonistes ont bel et bien été peints et qu’une grande partie du clip a été réalisée image par image. Je serais bien curieuse de voir le making off de ce clip qui est sans doute l’un des plus beaux que je n’ai jamais vus de toute ma vie ! J’espère bien qu’il fera l’objet de multiples récompenses car ce serait très amplement mérité.
Viennent ensuite les interprètes. Je connaissais un peu Kimbra car Perez Hilton avait parlé d’elle sur son blog et avait relayé ce clip qui m’avait beaucoup plu :
J’avais adoré le travail de cette jeune Néo-Zélandaise sur les chœurs et les rythmes. Je me réjouis du succès qu’elle rencontre enfin.
Et maintenant, soyons honnêtes avec nous-mêmes et lâchons quelques mots sur l’autre interprète de la chanson, son auteur, l’autre protagoniste du clip, ce jeune homme, Gotye, dont j’ignorais jusqu’à l’existence il y a quelques jours encore !
Franchement, comment ai-je pu passer à côté d’une si jolie découverte pendant si longtemps ? Où avais-je la tête ? Dans les bouclettes de Mika, sans doute ! C’est bien, c’est même très bien, mais du coup, j’ai l’impression d’avoir perdu un temps précieux en ne connaissant pas assez tôt cet autre artiste si différent mais sensationnel aussi !
Ce garçon âgé d’une trentaine d’années n’en est pourtant pas à son coup d’essai : il draîne un public fidèle depuis presque une décennie, et il était même au Bataclan le 1er mars dernier. Hélas, je n’en ai rien su puisque je ne l’ai découvert que le 24 ! Si ça ne s’appelle pas louper le coche, ça… Honnêtement, je m’en veux un peu, sur ce coup-là !
Du coup, je passe ma vie sur Internet à chercher des infos et des clips sur ce magnifique musicien, en proie à cette fébrilité si particulière que l’on éprouve quand on se découvre une nouvelle passion. Que dis-je ? Une nouvelle addiction ! Je suis enthousiasmée au-delà du raisonnable, accro, obnubilée, raide dingue…
C’est par le biais de ces pérégrinations sur Internet que j’ai appris que son nom de scène, Gotye, ne se prononçait pas à la française “Go-ti”, comme si on voulait le qualifier de gothique, mais tout bêtement comme le prénom “Gauthier” ! En fait, ce garçon est d’origine Belge et s’appelle Wouter de Backer, ce qui ne serait déjà pas mal comme nom de scène. Ses parents étant partis vivre en Australie quand il était tout petit, le jeune Wouter est devenu Walter pour tout le monde. Ce qui fait qu’on peut le voir mentionné sous le nom, de Walter de Backer ou même de Wally de Backer. Quant à “Gotye”, c’est juste une façon exotique d’orthographier “Gauthier”, qui est l’équivalent français de Walter ou Wouter, ce que je ne savais pas mais qui paraît pourtant logique. 
Vous avez tout suivi ? Tant mieux ! Vous avez gagné le visionnage d’un autre clip !
Tiens, optons pour celui-ci, qui semble emprunter un peu à l’univers de Mika… à moins que ce ne soit l’inverse ! On dirait que Billy Brown et la Lollipop Girl ont pris un peu trop de morphine ! Et Gotye, qui chante souvent doucement, donne dans ce titre la pleine mesure de sa voix extraordinaire, puissante et chaude ! J’adore sa voix, c’est un truc de fous !
Mais ce morceau est surtout très bon quand il est remixé à la sauce électro. Enfin, c’est par ce mix que je l’ai découvert et la fan d’électro que je suis a tendance à préférer cette version !
Sinon, l’univers de Gotye est généralement plus sombre, étrange et dérangeant, avec des créatures bizarres et des traitements d’images qui ne le flattent pas forcément mais aussi de belles références comme dans le clip de cette chanson, généralement très appréciée par ses plus anciens fans qui l’ont découvert grâce à ce titre. Pas forcément mon préféré, je dois l’avouer !
Enfin, je vais peut-être m’arrêter là pour aujourd’hui mais j’en ai encore pas mal sous le pied ! C’est qu’il a un sacré nombre de clips à son actif, le bougre ! Certains sont très enthousiasmants, d’autres un peu déconcertants. Parfois, je me dis que si j’avais découvert Gotye par le biais d’un titre autre que “Somebody…”, je n’aurais peut-être pas eu la curiosité de chercher à mieux le connaître…  ce qui aurait été finalement bien dommage ! Même s’il y a des morceaux, sur son premier album qui sont… comment dire ? Un peu particuliers et conceptuels il aurait été dommage de continuer à ne rien savoir sur lui ! En fait, on a l’impression que ce garçon fait des expériences en permanence ! Mais au fond, j’aime bien ! Au moins, ce qu’il fait sort des sentiers battus ! Et au final, il s’avère trop bizarre pour que je ne l’aime pas !
Sincèrement, je ne sais pas si 2012 verra réellement la fin du monde, mais entre le nouvel album de Sébastien Tellier, qui est imminent, celui de Mika qui est presque terminé et la découverte du bel univers et de la voix sublime de Gotye, 2012 aura été avant tout une année riche de bonheurs musicaux.
Après avoir connu pareille félicité, ma foi, un météore peut bien nous tomber sur le coin de la figure en décembre ! Nous aurons été comblés préalablement…

03 avril 2012

Je suis (presque) passée à la télé

Je vous rassure tout de suite, ce n'est pas avec ça que je vais attraper la grosse tête car c'est à mourir de rire, en vérité ! Il se trouve que je fais partie d'une petite chorale de quartier dont j'ai souvent parlé ici et dont voici le site, encore en gestation. Dernièrement, notre chef de chœur a été contactée par une journaliste d'M6 qui souhaitait réaliser un reportage pour l'émission 100% Mag. Le thème abordé était "Les clichés toulousains" et franchement, il n'en manquait aucun : cassoulet, violettes, beau temps, Airbus et... amour immodéré des Toulousains pour Claude Nougaro. Comme une des chansons de ce dernier, "Rimes" figure dans notre répertoire de cette année, ces journalistes ont jeté leur dévolu sur notre chorale et se sont proposés de venir nous filmer pendant notre répétition hebdomadaire. Certains d'entre nous devaient même être interviewés.

Le jeudi 8 mars, cette journaliste et un caméraman sont bel et bien venus. Ils nous ont filmés sous tous les angles pendant une heure, nous ont fait rechanter la même chanson trois ou quatre fois et ont interviewé trois des membres de la chorale.

Maman et moi avons été amusées par l'expérience mais nous ne sommes pas allées claironner partout que nous allions passer à la télé. Je n'en ai même pas parlé sur Internet car je ne savais pas vraiment ce que ça allait donner au final. Plutôt une bonne idée !

L'émission qui devait être diffusée fin mars a dû être déprogrammée en raison d'une actualité particulièrement douloureuse pour Toulouse et sa région. Elle est donc passée ce soir et le moins que l'on puisse dire est que nous nous sommes félicitées de ne pas en avoir parlé plus que ça autour de nous ! Car en fait, on est venu nous filmer pendant plus de deux heures, trois choristes ont été interviewés, la répétition a quand même été un peu perturbée et résultat des courses... on doit nous voir à peine dix secondes en toute fin de reportage et, plus regrettable que tout, on nous entend à peine chanter ! On voit très bien notre chef de chœur, on distingue assez aisément Maman, quant à moi, je suis, comme d'habitude, derrière tout le monde et on n'aperçoit guère que la moitié de ma tête.. Mais honnêtement c'est souvent le cas sur ces photos de groupes !

L'émission, malheureusement, n'a été visible qu'un temps sur le site d'M6. L'ensemble des reportages était assez sympathique, parfois un peu caricatural mais il donnait l'occasion de voir de jolies images de Toulouse et de s'en faire une idée plutôt positive. C'était bien là l'essentiel.

Pour le reste... eh bien je n'ai pas fini de rire en y repensant ! Ce n'est pas avec ça que Maman et moi allons nous prendre pour des vedettes mais au moins, on aura bien rigolé !

11 novembre 2011

La vie continue, inexorablement…

Mardi, à peine remise de toutes les émotions préalablement relatées, j’ai pris le train en direction de la capitale histoire de passer pour la troisième fois l’examen professionnel que j’essaie d’avoir depuis environ deux ans. J’étais accompagnée par une collègue qui essaie désespérément, d’obtenir cet examen, elle aussi.
Notre voyage s’est déroulé en toute quiétude, cette collègue étant une personne aimable avec laquelle je m’entends bien. Nous nous sommes séparées à la gare Montparnasse où Tinky m’attendait et c’est sous une pluie battante que nous avons regagné son appartement ! Heureusement que la plus grande partie du trajet a été effectuée en bus !!!
Contrairement à ce que nous avions l’habitude de faire, nous ne sommes pas sorties ce soir-là. Maintenant que Tinky loge dans un endroit à peu près spacieux, il est nettement plus facile et agréable d’y passer ses soirées et il n’est plus nécessaire d’aller au restaurant pour souper confortablement. Soucieuse de ma forme et de mon plaisir, Tinky avait commandé pour nous deux un dîner japonais typique : soupe miso et superbe plateau de sushis, makis et autres sashimis sans oublier le wasabi. Un repas roboratif qui allait, à coup sûr, nous permettre de faire le plein de vitamines et d’être en forme !

Superbe plateau, n’est-ce pas ? Eh bien je peux vous garantir que nous en avons fait notre affaire !
Mon examen avait lieu le lendemain, dans l’après-midi, ce qui nous a permis de nous préparer et de nous y rendre sans stresser. Enfin, je pensais que je n’étais pas stressée mais en fait, je l’étais car j’avais la migraine ainsi que des brûlures d’estomac qui, pour leur part, perdurent alors que le mal de tête a enfin fini par s’estomper. Oui, je suis une fille très calme ! Le zen incarné !
L’examen semble s’être bien passé. J’ai attendu un peu avant mais lorsque je me suis trouvée devant le jury, j’ai pu faire mon exposé sans trop bafouiller ni me laisser avoir par la brièveté du temps imparti. Ensuite, on m'a questionnée absolument sur tout : le Master, bien sûr (tarifs, nationalité des étudiants, publicité de l’offre…), mais aussi la teneur de ma formation en tant que membre du Comité Hygiène et Sécurité, ma pratique du logiciel Dropbox, ma situation de travailleur handicapé (ils ont voulu savoir si mon poste de travail était équipé et comment je vivais cette situation), mon parcours (mes activités préalables, pourquoi je n’enseigne pas alors que j’ai suivi la formation de professeur d’anglais) et même mes passions ! En effet, j’ai mentionné sur mon CV que j’étais auteur inscrit à la Société des Gens de Lettres depuis 1996 et je leur ai donc parlé de la saga de science-fiction que j’écris à quatre mains avec Tinky. Ils ont été à mon écoute et l’ambiance était plutôt détendue et sympathique. Il n'y a aucune question à laquelle je n'ai pas su répondre. En plus, ils m'ont gardée assez longtemps contrairement aux fois précédentes et je veux y voir un bon signe. J'ai donc bon espoir mais rien n'est gagné : il y aura 14 élus pour 58 appelés. On verra bien !
Le soir venu, pour me détendre et pour fêter nos vingt-six ans d’amitié, Tinky et moi sommes allées dîner dans un bouchon lyonnais situé à deux pas de chez elle. La cuisine y était excellente mais le restau, de dimensions modestes, était envahi par une bande de copains qui fêtaient je ne sais trop quoi mais qui étaient incroyablement bruyants ! C’en était comique ! Mais un peu épuisant ! Je crois que le bruit plus le stress de la journée ont eu raison de moi : je suis tombée comme une masse dans le lit et je me suis endormie sans attendre !
Enfin, ce jeudi, la journée a été nettement plus calme ! Matinée passée à traîner puis un nouveau repas paisible à l’appartement. Tinky avait préparé une originale mais délicieuse soupe de potimarrons dans laquelle elle avait fait pocher deux œufs afin que nous ayons notre ration de protéines :

Ladite soupe en cours de cuisson. Dommage que je n’aie pu en immortaliser le parfum et le goût !


La même chose, amoureusement versée sur des croûtons de pain que nous avons patiemment laissé tremper. Un repas complet !
Nous avions ensuite prévu d’aller voir une exposition sur les Gaulois à la Cité des Sciences mais il était finalement un peu tard et nous avions quand même la flemme ! La Géode devrait attendre une fois de plus ! Nous sommes plutôt allées nous balader dans le Marais, faire quelques magasins et nous promener du côté de la place des Vosges qui est un endroit magnifique. En voici quelques clichés dont j’avoue être assez fière car ils sont vraiment jolis et simplement pris avec mon iPhone dont la version commence à dater un peu. 


Non, non, je vous rassure tout de suite : Tinky ne s’est PAS fait teindre les cheveux en bleu ! C’est juste la photo et la douce lumière de fin d’après-midi qui font cet effet !






Contrairement à ce que je croyais, j’ai mal visé et je n’ai pas photographié le numéro de la maison mais ceci est bien la maison de Dominique Strauss-Kahn !!!! Je n’ai pu résister à cette petite paparazzade !

Une vraie journée de filles que nous avons conclue en dînant dans un agréable restaurant italien. Et nous voilà de retour. Je ne sais ce que nous réserve la suite de ce séjour mais il est, pour l’instant, bien agréable.

18 octobre 2011

Une fugue en bord de mer (version améliorée avec plus de photos).


C'est un peu ce que nous avons fait ce week-end, Maman et moi. Vendredi, je sortais à peine d’une réunion assez lourde quand elle m’a téléphoné pour m’annoncer que notre gentille voisine Muriel nous emmenait passez le week-end à Argelès sur Mer où elle possède un petit appartement. Cette sortie aurait dû avoir lieu cet été mais pour diverses raisons, cela ne s’est pas fait et, Muriel ayant enfin un créneau libre, elle nous invitait à partir avec elle. 
J’en avais rêvé tout l’été, de séjourner en bord de mer, de me baigner, de profiter du soleil, du sable et du vent salé ! En vain ! Heureusement que j’avais eu l’occasion de faire un peu trempette lors de mon stage en Roumanie ! J’aurais donc dû bondir de joie à l’annonce de ce départ seulement voilà : je n’aime pas vraiment l’imprévu ! Soyons honnêtes : j’ai carrément horreur de ça ! Bouleverser mon emploi du temps, faire un sac de voyage en quatrième vitesse, craindre d’oublier quelque chose d’essentiel… tout cela me désorganise complètement !
Et puis passé ce premier instant de panique, je me suis dit qu’il serait quand même bien ridicule de me priver d’un moment dont j’avais rêvé tout l’été ! D’autant que nous venons de traverser une période pas franchement faste depuis la mort de ma pauvre chienne, relatée dans l’article précédent ! C’est ensuite ma nièce Magalie qui nous a causé de sacrées émotions en faisant une grosse chute d’oxygénation, il y a quelques semaines ! Heureusement, cela s’est produit pendant qu’elle se trouvait en milieu hospitalier et elle a pu être convenablement entourée et soignée à temps même si elle a été assez affaiblie par la suite ! Puis c’est une de mes tantes qui s’est cassé le fémur ! Là aussi, beaucoup de peur mais elle est plutôt bien soignée et semble se remettre progressivement. Enfin, nous avons appris la semaine dernière la mort de notre ancien médecin de famille, une personne qui a beaucoup compté pour nous car il a fait naître mes neveux et accompagné mon père dans ses derniers instants. Lui-même est mort de façon soudaine et prématurée. Il ne devait même pas avoir soixante ans. C’est triste !
Donc, après avoir appris tant de nouvelles inquiétantes ou carrément mauvaises, nous avons décidé de prendre le bonheur là où il se trouvait et de tailler la route, surtout !
L’appartement de Muriel à Argeles est un véritable petit cocon, décoré à la manière d’une cabine d’ancien paquebot. Nous sommes vraiment tombées sous le charme ! Tout, dans la décoration, évoque la mer, des poignées de portes en forme de poisson aux lavabos en forme de coquillages. Les lambris aux murs, les suspensions au plafond et les lits anciens donnent à l’endroit un aspect chaleureux et gentiment suranné. Je n’ai pas pris de photos de l’intérieur, faute de temps mais voici la vue dont nous avons pu profiter à loisirs. 
Vue sur la mer sans le zoom
Vue sur la mer avec le zoom.  

Le premier soir, nous n’avons, bien entendu pas fait grand chose si ce n’est nous installer et prendre une petite collation. Puis la nuit, l’air marin aidant, nous avons dormi comme des bébés. Du moins Muriel et moi car Maman a été un peu patraque sur le matin. C’est donc sans elle que nous avons fait, le matin, un premier petit tour d’Argelès en quête d’une pharmacie qui était déjà fermée quand nous l’avons trouvée. Nous avons néanmoins fait quelques courses puis sommes revenues pour retrouver Maman qui allait finalement mieux.
Très tôt dans l’après-midi, nous sommes parties marcher sur la plage pour notre plus grand bonheur. Il ne faut faire que quelques pas pour s’y rendre et avant d’atteindre le bord de mer, il faut longer un chemin sablonneux bordé de petites maisons ravissantes :

Et puis enfin la Grande Bleue ! 
 Il faisait un temps magnifique et la mer semblait jouer avec le ciel à qui serait le plus bleu !


Maman et Muriel : de vraies amies ! 


"Au secours ! Une vague !"    

Maman, ravie et ravissante

L’écume dans les rochers…

Méditative, sur la plage, Muriel cherchait pour nous un “oeil de Sainte Lucie”, petit coquillage censé porter bonheur. Mais elle n’en a pas trouvé. 

Alors nous avons tranquillement observé le départ de ce catamaran que les flots légèrement tempétueux ont emporté très vite vers le large. 




Ensuite, nous sommes parties faire un tour à Collioure une ville ravissante que nous avons arpentée en tous sens. Maman et moi avions déjà eu l’occasion d’y passer à l’occasion de vacances d’été, bien avant la création de ce blog (je n’aurais d’ailleurs pas cru que ce soit si ancien !) mais nous avions à peine pu profiter des merveilles de cette ville, tant les visiteurs étaient nombreux à cette époque-là ! On ne voyait rien, alors ! Pas même où on mettait les pieds ! Hors saison, nous avons pu prendre tout notre temps et tout observer sans être bousculées. C’est bien mieux !
La très belle église de Collioure dont nous avons aussi visité l’intérieur




Comme nous avions beaucoup marché, nous nous sommes arrêtées dans une crêperie où nous avons dîné en toute tranquillité et en terrasse, s’il vous plaît ! 



Là, vous croyez que j’ai l’air ravi devant ma crêpe mais en fait, les serveuses s’étaient trompées et on ne m’a pas du tout servi ce que j’avais demandé ! J’ai fait contre mauvaise fortune bon cœur car je suis coutumière du fait, en ce moment : dès que je vais dîner dehors, si je commande un truc, on me porte autre chose ! En fait, elles avaient mal compris ma commande. Je ne leur ai quand même pas fait refaire mon dessert parce que je suis bien brave et honnêtement, c’était plutôt bon ! Par ailleurs, l’esprit de cette crêperie est assez marrant ! Le comptoir, c’est carrément un petit van à l’intérieur de la salle : 
Après quoi, nous sommes paisiblement rentrées à l’appartement, constatant avec étonnement que la soirée ne faisait que commencer ! Pourtant, avec ce grand air et cette longue marche, nous étions lessivées.
Nous nous sommes installées devant la toute petite télé d’appoint de Muriel qui, par chance, adore “Médium” autant que nous. Après quoi nous sommes allées nous coucher, ravies par cette excellente journée.
Malheureusement, le lendemain matin, c’était moi qui n’étais pas très bien. Je me suis réveillée avec une migraine terrible ! Je n’avais pourtant fait que des choses très saines la veille et j’aurais donc dû me réveiller dans une forme olympique ! En même temps, je crois savoir d’où ça vient : j’ai beau adorer la mer, l’air iodé, en plus de me donner faim et de me faire éprouver une bonne et saine fatigue, m’expose toujours à un peu de migraine les premiers jours. Et comme j’avais respiré à pleins poumons la veille, je n’étais pas au mieux de ma forme ce matin-là. Heureusement, j’ai pris ce qu’il fallait (deux cachets différents pour le prix d’un puisque maintenant, on ne trouve plus de Propofan !!!) et je me suis assez vite sentie mieux.
Après le petit déjeûner, nous sommes donc parties toutes les trois, par des sentiers détournés et bucoliques qui nous ont fait tranquillement arriver à Port Argelès. 






Contrairement à ce que pourrait laisser croire le ciel incertain visible sur cette photo, le temps était absolument magnifique et même chaud ! A la faveur de cette arrière-saison exceptionnellement douce et prolongée, nous nous sommes promenées sur la jetée, avons visité quelques petits magasins, nous nous sommes fait plaisir en nous accordant quelques petits achats, puis nous avons tranquillement déjeuné de moules marinières et de frites, avant de retourner à l’appartement pour le nettoyer, le ranger et enfin (ou plutôt déjà !) partir.
Nous sommes rentrées bien tranquillement, revigorées par ce week-end vraiment reposant, convivial et dépaysant ! Nous sommes revenues chez nous complètement enchantées et rechargées à bloc avant l’arrivée de l’automne et des premiers frimas. A coup sûr nous renouvellerons cette expérience et nous la prolongerons sans doute aussi.