Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Préhistoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Préhistoire. Afficher tous les articles

01 mars 2016

Mais où avais-je la tête ?

Il me semblait bien que j'avais oublié un point essentiel lors de la rédaction de mon dernier article sur notre visite au musée du Nemours pour l'exposition "Néandertal, l'Européen". Et pour cause ! J'ai omis le détail le plus réjouissant ! 

L'exposition comprenait un dispositif assez ludique permettant aux visiteurs de se faire prendre en photo de profil et de voir leur portrait légèrement modifier de manière à pouvoir comparer leur aspect actuel à celui qu'ils auraient pu avoir s'ils avaient été des Néanderthaliens. Il va de soi que Tinky et moi n'avons pas hésité à jouer le jeu, trop amusées (et même vaguement fébriles !) à l'idée de découvrir ce à quoi nous aurions pu ressembler une fois "néanderthalisées". Malheureusement, je n'ai pas les portraits de mon amie mais voici les miens et finalement, je n'y trouve pas une différence si fondamentale que ça ! 






La chose, en tout cas, a eu le mérite de bien nous amuser et je me demande comment j'ai pu oublier de la raconter ! 

La faute à une météo trop caniculaire, sans doute ! J'ai rarement eu aussi chaud de ma vie et il est probable que le soleil m'ait légèrement tapé sur la tête ! Même pendant la mémorable canicule de 2003, je n'avais pas à ce point souffert de la chaleur ! Il faut dire qu'à ce moment-là, je passais des vacances en famille à Biarritz et me trouvais la plupart du temps dans l'eau ! Certes, nous avions remarqué, le soir, que nous n'avions pas besoin de l'habituelle petite laine lors de nos balades en bord de mer mais nous ne nous en étions pas spécialement alarmés. La terrible réalité, nous ne l'avions découverte qu'à nôtre retour !

Mais pour ce qui est de ce séjour parisien, aucun besoin de recourir aux infos pour déplorer la canicule ! Une chaleur d'enfer ! Je me rappelle particulièrement un soir où nous sommes allées errer au bord des quais de Seine en quête de quelque courant d'air frais. D'autres avaient eu la même idée que nous et erraient lamentablement, se traînant tels des zombies le long des rues ! Nous ne devions guère être plus fraîches et c'est bien le cas de le dire ! A un moment, un couple à regardé sur son smartphone et à constaté qu'il faisait encore 34° alors qu'il était près de 23h30 ! J'ai jeté un œil à mon propre écran et constaté qu'ils disaient vrai ! Un véritable été, dans toute sa superbe et terrible gloire ! Heureusement que, par ailleurs, ces vacances parisiennes ont été géniales !

07 février 2016

Visite au musée de Nemours.

Décidément ! La rédaction de ce blog est en train de prendre un tel retard sur le déroulement de ma vie que j’en viens parfois à me demander s’il ne vaudrait pas mieux le laisser tomber et repartir sur de nouvelles bases ! Et puis je me dis que c’est dommage car j’ai encore de bien jolies choses à raconter et le plaisir d’en faire profiter d’éventuels lecteurs est toujours renouvelé. 

Ainsi en va-t-il de cette visite au Musée de Nemours qui proposait une exposition intitulée “Néandertal, l’Européen”. 

Vous le savez, mon amie Tinky et moi-même sommes des passionnées de Préhistoire en général et de Néanderthal en particulier (oui, nous trouvons plus joli de garder le “h”) et c’est donc dès le matin que nous nous sommes mises en route pour rallier ce musée situé assez loin du Marais. 

Le départ se fit Gare de Lyon et le trajet s’avéra quelque peu chaotique car les directions étaient si mal indiquées que nous finîmes par nous retrouver à Montereau où nous n’avions rien à faire ! Le temps de prendre une petite collation et nous repartions enfin dans la bonne direction ! Une fois arrivée au Nemours, il fallut trouver le bon bus, descendre au bon arrêt et marcher encore un bon moment, le tout sous un soleil de plomb avant d’arriver au musée qui, fort heureusement, était situé en bordure de forêt de Fontainebleau. Nous avons pu bénéficier de la fraicheur des ombres mais aussi de la quiétude des lieux. 

En effet, était-ce à cause de la canicule ? Le musée était totalement vide sauf pour deux gentilles hôtesses d’accueil et le fort aimable M Jean-Luc Rieu, conservateur du musée qui, du coup, nous a carrément consacré son après-midi, nous accompagnant dans tout ce noble établissement, nous expliquant tout, répondant à nos questions… et allant même jusqu’à nous ramener à la gare de Nemours en fin d’après-midi ! Une visite privée, pour ainsi dire ! Et une visite passionnante ! Vous pourrez d’ailleurs retrouver l’ensemble des thématiques abordées dans ce petit fascicule passionnant qui fut donné à Tinky au moment du départ. 

Bref, encore une journée bien remplie et qui nous laissera un bien beau souvenir ! 

Très belle et convaincante reconstitution d'un Néanderthalien présente dans le musée.

20 août 2013

Toujours ces chères vieilles pierres !

Samedi dernier, je me suis rendue au Parc de la Préhistoire de Tarascon sur Ariège accompagnée d’une collègue et sa fille.  Âgée d’une huitaine d’années, la petite s’était déjà rendue sur les lieux à l’occasion d’une classe verte programmée au printemps dernier et elle souhaitait y retourner. Par ailleurs, il se trouve que, pour des raisons qui m’échappent, cette gamine a développé au fil des ans une véritable passion pour moi. Et comme sa mère et elle connaissent mon intérêt pour la Préhistoire, il avait été prévu de longue date que nous irions là-bas toutes les trois pendant ces vacances d’été. Ce fut donc chose faite ce week-end.
Ce parc ne comporte pas de vestige véritable. Il est conçu pour être le complément des visites des Grottes de Niaux qui ne se trouvent pas très loin de là. Rappelons que les grottes de Niaux sont voisines de celles de Lombrives que j’avais déjà visitées il y a quelques années. Ce parc est plutôt constitué d’ateliers ludiques tels que Le Grand Atelier où l’on peut visiter un fac-similé du “salon noir”, une partie des grottes de Niaux et visionner de nombreux petits films très pédagogiques. Il existe aussi un atelier de chasse : 

001 
 
009
un autre plutôt consacré aux modes d’habitations :
002
un atelier d’art pariétal à l’attention des enfants :
016

017
un panorama de chasse :
010
 011
mais aussi, un atelier consacré à la confection du feu, le labyrinthe des sons, parcours sur des sentiers où résonnent des notes, des cris d’animaux, des bruits de la nature… tout ce qui a pu inspirer les Magdaléniens et les pousser, peut-être, à créer leur propre musique.

D’autres parcours agrémentés de reproductions de traces humaines ou animales étaient proposés et c’est avec bonheur que nous avons cavalé dans la roche et derrière les cascades. 


021
020
Le tout situé dans des paysages magnifiques, entre verdure, ciel bleu, eau et montagnes : 

005

018

019

022

023
Des paysages si beaux qu’on a même tenté de faire en sorte que les poubelles ne jurent pas avec l’environnement. 
025
Au terme de cette longue journée d’apprentissage, de marche et d’amusement, nous sommes rentrés non sans nous être promis de retourner sur place pour voir les véritables grottes de Niaux. 

A la maison, toute ma famille m’attendait pour fêter avec un peu d’avance mon anniversaire. Une soirée vraiment renversante car nous avons dîné dehors et comme la table est un peu à claire-voie, nous n’avons pas arrêté de renverser des trucs, ce qui n’a pas manqué de nous faire rire ! Une très bonne soirée ! 

Un anniversaire que nous avons également fêté le jour J avec une collègue et une amie. Encore une soirée bien sympathique. 

Mais tout ça, c’est fini, maintenant ! Ces vacances se terminent et dès demain, c’est le retour aux mines de sel et le début d’une nouvelle année universitaire ! Qui sait ce que je vais avoir à vous raconter, cette fois ?

14 novembre 2011

Ce dimanche, il paraît que c’était la journée de la gentillesse.

Et je crois que nous l’avons magnifiquement fêtée.
Bon, au départ, c’était assez mal parti, il faut bien l’avouer. Couchée la veille avec un mal de tête féroce, je me suis réveillée avec une migraine toute aussi virulente ! On peut même dire une graine entière car j’avais tout le crâne douloureux ! J’avais également la gorge en feu. Bref, je ne me sentais pas bien du tout. J’en ai été quitte pour avaler le traitement ad hoc (des produits d’aromathérapie qui m’avaient fort bien soignée l’hiver dernier et dont j’avais racheté l’équivalent la veille, en pharmacie). Puis je n’ai eu d’autre solution que me remettre au lit avec une poche thermique bien glacée sur la tête. J’ai vraiment cru que je n’arriverais pas à démarrer. Mais j’ai pris sur moi car nous avions des choses à faire.
Comme nous n’avions pas vraiment dîné la veille ni déjeuné ce matin-là, nous sommes parties prendre un brunch dans la boulangerie attitrée de Tinky. J’adore le principe du brunch. Les week-ends ou quand je suis en vacances, j’ai tendance à me lever trop tard pour prendre un petit déjeuner convenable et je n’ai pas encore assez faim pour prendre un véritable repas. Ce principe qui permet de passer progressivement de l’un a l’autre me convient parfaitement mais j’en aurais certainement mieux profité sans ce maudit mal de tête qui n’en finissait pas de me tarauder ! J’EN AI FRANCHEMENT RAS-LE-BOL D’ETRE MALADE CHAQUE FOIS QUE JE SUIS EN VACANCES, NOM D’UN CHIEN !!!!!
Bref, après ce moment bien agréable mais qui aurait pu l’être encore plus si la santé avait été de la partie, nous nous sommes mises en route pour nous rendre chez Marylène Patou-Mathis, qui nous avait invitées, via Facebook, a venir prendre le thé dans l’appartement où elle vient d’aménager. Nous avons eu un peu de mal à le trouver car elle habite au bout du monde ou presque mais nous avons fini par y parvenir et nous avons été fort gentiment accueillies par cette éminente savante et une de ses amies, Joëlle Dautricourt une artiste graphiste sculptrice absolument charmante dont voici le site Internet. Le courant est très bien passé avec elle aussi et il n’est pas exclu que nous nous rencontrions de nouveau. Joëlle, en bonne graphiste, adore les grottes ornées mais ne connaît pas celles de mon Lot natal alors, nous avons échangé nos adresses et peut-être irons-nous un jour visiter toutes ensemble les grottes de Cougnac, Presque, La Cave, Pech Merle…
En attendant nous avons découvert l’appartement de Marylène qui lui correspond à merveille. Douillet, bien situé, empli de livres et d’objets ethniques hétéroclites et autres reproductions d’objets préhistoriques usuels, il fait presque penser à une annexe de l’Institut de Paléontologie Humaine. En tout cas, c’est un endroit chaleureux où l’on se sent bien. Assises toutes les quatre autour d’un bon thé et de macarons, chouquettes et beignets multiples, un opéra en guise de fond sonore, nous avons littéralement fait salon pendant plusieurs heures, parlant avec passion de préhistoire, d’art, de grottes ornées, de cinéma, de spiritualité… Tant et si bien que nous n’avons pas vu l’après-midi passer et que la nuit était tombée depuis longtemps quand nous avons pris congé.
Franchement quel moment fabuleux ! Qu’il est agréable et même inespéré, pour de modestes amatrices comme Tinky et moi, de pouvoir discuter avec des personnes d’une telle qualité Quand je pense que, dès le deuxième article de ce blog, j’évoquais Marylène en ces termes : “Une femme qu'il faudrait songer à béatifier tant ses travaux réhabilitent ce cher disparu (l’homme de Néanderthal) si mal connu, mal compris, injustement décrié et manquant cruellement au paysage actuel !”. J’étais loin de me douter, à l’époque, que je finirais par la rencontrer et en faire pour ainsi dire une amie ! C’est dingue comme la vie peut changer, en cinq ans !
Parfois, mon existence me sort un peu par les yeux et j’ai même par moments l’impression de tout rater mais la plupart du temps, avouons-le, je trouve ma vie franchement extraordinaire !
Tinky et moi avons fini la journée dans une bodega devant une paella d’enfer et un bon vin de Rioja pace qu’une aussi belle journée, ça se fête, franchement ! Pas d’inquiétude pour le mal de tête : il avait fini par disparaître progressivement chez Marylène. Comme quoi, un tel moment de bonheur est sans doute le meilleur des remèdes.

26 avril 2011

Les mois d’avril sont agités.

A en croire ce blog, c’est généralement le cas et cela se vérifiera encore cette année.
Il y a d’abord eu ce séjour à Paris où je me suis rendue pour suivre une brève formation mais aussi (et surtout !) pour passer quelques jours en compagnie de Tinky qui vient enfin de changer d’appartement après avoir passé près de vingt ans dans une studette minuscule sombre. et peu fonctionnelle. Son nouveau logis en est l’exact contraire : spacieux, confortable et lumineux, il est doté d’un petit vestibule, d’une pièce à vivre d’une taille plus que convenable, d’une chambre indépendante elle aussi assez vaste ainsi que d’une salle d’eau et d’une cuisine pas immenses mais dans lesquelles ont peut aisément se mouvoir sans risquer de faire tomber tout ce qui s’y trouve ! Avec son plancher au sol et ses murs uniformément blancs, il m’a un peu rappelé mon précédent appartement en plus petit mais surtout plus neuf. Situé à l’arrière d’une poste, il est également très tranquille : les habitants les plus bruyants de ces lieux ne sont autres que les oiseaux qui nichent dans un petit espace vert et qui s’agitent de bon matin. Grâce à eux, d’ailleurs, nous avons été systématiquement debout de bonne heure ce qui nous a permis de profiter d’une semaine particulièrement clémente pour la saison.
Bref, le paradis pour une personne seule vivant en plein Paris. Que dis-je ? En plein Marais ! J’avais déjà eu l’occasion de me balader dans ce quartier et il m’a toujours plu mais depuis que je l’ai arpenté en tous sens, visitant ses magasins raffinés et croisant ses habitants parfois excentriques, je suis littéralement amoureuse de ce coin de capitale chatoyant, festif et grouillant de vie. 
Le séjour a commencé par la pendaison de crémaillère chez Tinky qui avait invité bon nombre de collègues et d’amis parmi lesquels… Marylène Patou-Mathis ! Oui, vous avez bien lu : Marylène Patou-Mathis, LA spécialiste de notre cher Néanderthalien, directrice de recherches au CNRS, auteur entre autres de l’excellent bouquin Néanderthal, une autre humanité et conseillère de Jacques Malaterre pour le film Ao le Dernier Néandertal. Nous l’avions croisée lors de la fête de la Préhistoire à la Chapelle aux Saints, l’été dernier mais c’est par le biais de Facebook qu’elle a vraiment sympathisé avec Tinky (Pardi ! Une telle passionnée !) puis par extension, avec moi. Elle a donc voulu se joindre à cette pendaison de crémaillère mais j’avoue que j’avais eu un peu de mal à y croire. Une telle sommité parmi nous ? Honnêtement, j’ai vraiment pensé que quelqu’un avait usurpé son identité sur ce réseau social et que nous allions voir débarquer quelque illustre inconnu(e) avide de s’incruster au beau milieu de la fête. Mais non : il s’agissait bien d’elle et elle était tellement motivée pour venir qu’elle était même la première invitée à arriver. Et c’est ce qui a rendu possible, deux jours plus tard, l’exceptionnelle visite de l’Institut de Paléontologie Humaine, racontée dans le précédent article.
Les autres invités étaient charmants aussi, le champagne, le foie gras et les glaces s’avérèrent délicieux, l’ambiance au diapason et la soirée fut excellente, tout comme le reste du séjour durant lequel nous fumes rejointes par Helen, une autre correspondante de Tinky rencontrée sur Facebook et une fille vraiment formidable ! Quelqu’un avec qui je suis restée en contact, et que je reverrai sans doute avec beaucoup de plaisir.
Il y aurait sans doute beaucoup de choses à raconter sur cette folle semaine parisienne et sans doute évoquerai-je quelques anecdotes de temps à autre dans ce blog. Tout ce que je peux dire est qu’elle me laissera un souvenir impérissable.
Néanmoins, même si j’ai été très bien accueillie et en très agréable compagnie, je n’étais pas mécontente de retourner chez moi. D’ailleurs, je le devais. Pour la première fois, à mon boulot, ils organisaient une Journée Portes Ouvertes et en tant que chargée de la gestion administrative du fameux Master, je me devais d’être présente. La journée s’est bien passée et plutôt dans la bonne humeur. Seul bémol : je me suis massacré les talons en voulant faire du style avec des chaussures neuves et je m’en suis maudite plusieurs jours durant mais maintenant, ça va mieux. Ma coquetterie aura sans doute raison de moi, un jour.
A moins que ce ne soit un mauvais coup de froid ou un méchant microbe qui me fasse le coup ! En effet, quand je suis rentrée, Maman était aux prises avec un très mauvais rhume de printemps et je dois dire que j’ai pris toutes les précautions possibles et imaginables pour ne pas l’attraper ! Pour être sûres de ne rien nous transmettre, Maman et moi ne mélangions même pas nos serviettes de table, nous n’utilisions pas le même verre à dents ni le même tube de dentifrice. Mais je crois que quand un microbe a décidé de vous avoir, il vous a ! J’ai commencé à ressentir les premiers symptômes en milieu de semaine dernière et le jeudi, je ne pouvais carrément pas tenir debout tellement j’étais fiévreuse, faiblarde et mal fichue ! Mon médecin de famille, que je n’étais plus allée voir depuis longtemps a diagnostiqué une rhino-bronchite en surinfection (je ne savais même pas qu’un truc pareil existait !) et il m’a mise en arrêt maladie pour deux jours non sans m’avoir prescrit un traitement de cheval pour une semaine entière. C’est ainsi que j’ai prolongé mon week-end de Pâques bien malgré moi, et pas de la manière la plus agréable qui soit !
En prime, comme un malheur n’arrive jamais seul, mon ordinateur à rendu l’âme sur ces entrefaites ! Je pensais bêtement que c’était un problème de câble d’alimentation et dès que j’ai commencé à me sentir mieux, je suis allée dans le magasin où je l’avais acquis pour en changer, emmenant quand même le PC portable avec moi, on ne savait jamais. J’ai bien fait car après vérification, le verdict est tombé sans appel : la carte mère était fichue ! Comme ça, d’un coup, sans prévenir ! Mon ordi n’avait pas bugué, il s’est contenté de s’éteindre et adieu !!! Au bout de deux ans !!!! J’avais fini de le payer depuis deux mois et la garantie était achevée depuis vingt jours, vous avouerez bien que je suis maudite ! Vous dire que j’étais dépitée est l’euphémisme du siècle ! Ça m’a complètement déprimée, cette histoire ! Et bien pourri mon week-end de Pâques déjà sérieusement gâché ! De rage, j’ai pensé emprunter l’ordi de Maman pour effacer toutes mes pages Internet et tous mes sites histoire de ne plus jamais entendre parler d’informatique mais c’était finalement trop bête ! Il y avait moyen de récupérer mes données mais il fallait une nouvelle machine où les mettre alors après moult hésitations et grommèlements, je me suis décidée à acquérir un nouvel ordinateur portable apparemment plus résistant (enfin, j’espère !), doté d’un clavier plus large avec pavé numérique (je n’en avais pas sur le précédent et franchement, ça m’a manqué) et d’un écran également plus grand, particulièrement agréable quand il s’agit de visiter certains sites et réseaux sociaux.
D’ailleurs à mon boulot aussi ils se sont décidés à équiper mon ordinateur d’un grand écran plat qui me permet enfin de travailler avec aisance et en me fatiguant moins. Au bout de neuf ans ! Mieux vaut tard que jamais ! Mais enfin c’est un peu la semaine du nouveau matériel informatique pour moi.
Et comme on n’est jamais tranquille il me reste encore une nouvelle à annoncer : Maman doit se faire opérer d’une main demain matin (enfin tout à l’heure !). Rien de bien grave, apparemment : canal carpien et maladie de Dupuytren qui se mettent à deux pour la faire bien souffrir. Deux affections douloureuses mais qui se soignent apparemment sans trop de mal et en chirurgie ambulatoire mais une opération, c’est toujours ennuyeux. L’hôpital a d’ailleurs demandé à ce que quelqu’un l’accompagne et devinez qui s’y colle ?
Tout ça pour dire que le jour J vient de commencer et que je vais vous laisser car l’ambulance viendra nous chercher de très bonne heure. En vérité je devrais déjà être au lit alors bises à tous et à bientôt. Et pardon pour cet article encore une fois très long mais il couvre presque tout un mois.

13 avril 2011

Le Palais du Temps et les racines de l’éternité.

C’est ainsi que l’on pourrait baptiser l’Institut de Paléontologie Humaine, où, sous l’égide de Marylène Patou-Mathis en personne, nous avons passé un moment fabuleux.
L’endroit, un superbe bâtiment art déco de 1912, construit à l’initiative du mécène Son Altesse Sérénissime Albert I° de Monaco, passionné de sciences naturelles et de découvertes de toutes sortes, est strictement privé. Il n’est accessible au public que lors des Journées du Patrimoine, et encore en partie seulement, et le reste du temps, aux étudiants et scientifiques de renom qui y font des recherches et des travaux de première importance sur nos origines à tous, les humains.
Et c’est par pure amitié et parce que notre passion commune pour Néanderthal nous a unies que l’éminente directrice de recherches au CNRS qu’est Marylène Patou-Mathis, nous a offert l’insigne privilège rarissime de pénétrer en ce lieu mythique de la science et de la préhistoire française et mondiale. Nous lui en serons éternellement reconnaissantes, c’est un privilège inouï dont nous avons bénéficié et nous l’en remercions encore chaleureusement et avec émotion !
J’insiste sur ce fait : l’Institut de Paléontologie Humaine n’est PAS OUVERT AU PUBLIC, aussi n’insistez pas auprès de notre amie pour y entrer, c’est une occasion unique dont nous avons été les bénéficiaires, Mimi et moi. Mimi a d’ailleurs immortalisé ce moment extraordinaire dans les petits films qui suivent, et qui pourront vous faire sourire par leur spontanéité et parfois leur touchante maladresse, soit par nos propos tenus que par la manière dont ils sont réalisés. Mais il faut comprendre que l’émotion est intense de se retrouver en présence de ces vestiges anciens, de ces moulages –pour les crânes humains- et sur les traces des sommités qui y ont travaillé avec passion. Les ombres bienveillantes de MM. Boule, Breuil, Cartalhac et Teilhard de Chardin, entre autres, veillent sur ces lieux sublimes aux planchers en marqueterie bruissante, aux étagères croulant sous le savoir accumulé et aux arches ornées de symboles ethniques ainsi qu’aux ferronneries d’art s’enroulant en de celtiques volutes pour protéger les trésors qui y sont conservés. et on est bouleversé d’émotion à la pensée des découvertes décrites et débattues en ce lieu.
On pourrait penser ce bâtiment rempli de savants tout aussi immémoriaux que les vestiges qui s’y trouvent, mais non ! Les gens qui y travaillent sont bien vivants, passionnés, charmants, érudits et ravis de partager leur savoir quand ils sont hors des murs de l’Institut ou quand, comme ce jour, nous faisons partie des très rares profanes à y pénétrer !
Cet endroit est un temple, le Graal de tout passionné par l’histoire humaine, le Saint des Saints de notre passé, la serre précieuse où nos racines n’en finissent pas de plonger dans le passé pour mieux nous permettre d’appréhender l’avenir. C’est surtout le temple de la tolérance où les différences humaines n’apparaissent plus que comme des caractères individuels, des variantes plus ou moins accentuées, quels que soient l’époque et le lieu, et cet endroit, en fin de compte, est finalement l’illustration de la devise de la France, “Liberté, Égalité, Fraternité”, qui y trouve tout son sens, car entre un humain moderne ou un homme bien plus ancien, un Papou ou un Américain, il n’y a finalement aucune différence, et toutes nos histoires de religion et de politique ou de culture s’effacent comme par enchantement devant la Nature, sa faune, sa flore, et ce drôle de primate audacieux, capable du pire et du meilleur qu’est l’être humain.







02 octobre 2010

Fête de la Préhistoire (8)

Last but not least, j'ai ENFIN scanné les superbes dédicaces que j'ai eues durant cette extraordinaire Fête de la Préhistoire à la Chapelle aux Saints, en ce mémorable été 2010, aux côtés de Mimi et de son amour de maman !
Tout comme pour Mimi, MM. Roudier, Arnon et Klapczynski y sont allés de bon coeur des crayons, stylos et autres feutres, tout comme Mmes Patou-Mathis et Troilo.
Je les remercie encore pour leur gentillesse, leur extraordinaire proximité avec leur public et leurs admirateurs, et leur générosité ! Je les embrasse d'ailleurs bien fort à tous, ils sont franchement adorables !
Alors donc, voilà les choses...
Tout d'abord la dédicace de Marc Klapczynski; l'auteur d'Ao l'homme ancien, à la base du film de Jacques Malaterre -dont, contrairement à mimi, je n'ai pas eu le baise-main ni la dédicace, faute de matériel pour ce faire !- mais qui a été très aimable avec nous aussi !
Je m'en suis vue pour la scanner, le livre était un peu rebelle, et le contraste d'image, malgré tout, pas génial... Ou c'était trop sombre, ou c'était trop pâle, et on dirait que j'ai taché le livre, ce qui n'est absolument pas le cas !!! D'ailleurs,ils m'en on fait sacrément voir, ces scannings !!!
 Du coup, je la recopie, parce qu'on la voit mal, c'est lamentable !!!
'Le 1° août 2010,
A Tinky, 
En souvenir d'une sympathique rencontre à la Chapelle aux Saints, je vous souhaite un bon deuxième voyage en compagnie d'Ao sur le territoire des anciens hommes.
Bien cordialement, 
M. Klapczynski".
En effet, je me suis racheté Ao, car à sa réédition, il a modifié et simplifié les noms des personnages pour plus de commodités et être raccord avec le film de Jacques Malaterre, entre autres.
Ensuite, la dédicace de Marylène Patou-Mathis, qui est non seulement une grande scientifique férue de Néanderthal, mais aussi une dame remarquablement simple, d'un abord facile et franchement très aimable aussi.
Le scannage de la chose est un peu mieux réussi, mais l'écriture de cette très aimable scientifique n'est pas facile à lire... Donc, voilà la retranscription de la dédicace :
"A Huguette, Neandertal une autre humanité lointaine dans le temps mais culturellement si proche de nous !
Bien cordialement,
Marylène Patou-Mathis".
La dédicace sympathique de Claire Troilo, compagne de Marc Klapczynski et auteure d'Ao petit Néandertal, un petit album qui a repris les personnages de Marc Klapczynski pour faire découvrir, aux plus jeunes, -et aux gamines attardées de mon acabit !- la préhistoire au travers de ces personnages attachants. Le tout abondamment illustré des aquarelles sublimes d'Emmanuel Roudier.
Evidemment, allez donc scanner un bouquin, vous, vous m'en direz des nouvelles ! C'est commode, avec le pli des pages !!!
Et donc, voilà la raison de cette bande noire à gauche... Et là aussi, si je réglais contraste et luminosité, ça rendait la page comme crasseuse, ou ça gommait carrément la dédicace... Je suis douée, avec cet appareil, ça fait peur !
Et la dédicace que m'a faite, pour le même charmant album, Emmanuel Roudier.
  C'est vraiment totalement craquant ! Et cet album est franchement très chouette ! N'hésitez pas à l'offrir et à vous l'offrir aussi, tiens !
Mais comme j'avais abîmé à cause d'un objet méchamment tombé de mon étagère, le dos du tome I de Néandertal, toujours du même Emmanuel Roudier, je le lui ai racheté, et du coup, j'ai eu droit à cette magnifique dédicace, Mana, l'un des personnages principaux de sa saga de BD, une femme très chouette et énergique, ainsi que franchement jolie, malgré les particularités physiques néanderthaliennes.
J'aime beaucoup les personnages féminins d'Emmanuel. Ce sont toujours des personnes dévouées, sensibles, capables d'une grande énergie, et d'une volonté de fer, mais toujours fières, dignes et étrangement belles.
Là aussi, j'ai eu un petit souci de contraste et de luminosité... Mais bon, Mana est quand même franchement très belle !
Jean-Marie Arnon, que je ne connaissais pas, est lui aussi un mordu de Préhistoire, et il l'illustre d'une manière quand même bien moins réaliste qu'Emmanuel... Mais ses rêveries préhistoriques ne manquent pas de poésie et de sel, et j'ai été conquise là aussi par un monsieur extrêmement gentil et passionné, qui ne voulait pas me lâcher, lancé et inspiré qu'il était, ce dont je ne le blâme pas, parce qu'il m'a fait des dédicaces incroyables, lui aussi ! Les voici :
Tout d'abord, celle qui illustre "Totems idoles oubliées de Xaintrie", un recueil de récit légendaires purement fictifs illustrés des dessins et sculptures primitivistes de Monsieur Arnon.
J'imagine mal nos petits personnages, à Mimi et moi, pourtant des Néanderthaliens bien costauds et assez allumés, chevaucher un rhinocéros laineux !!! Ça devait être plutôt risqué, comme rodéo ! Mais la dédicace suivante, qui m'a faite marner pendant trois bonnes heures pour réussir à la scanner en entier sans qu'elle soit trop déformée ou fractionnée, était sur deux pages d'en-tête de l'album de BD Mégasauria, sa nouvelle saga !
Là aussi, ses préhistoriques sont sur des bestioles franchement pas évidentes !!! Mais c'est très chouette ! Et ça donnerait presque envie de faire comme eux !!!
Je remercie encore tous ces artistes, écrivains et savants pour leur extrême disponibilité et gentillesse, et j'espère que nous les reverrons sous peu, Mimi et moi, dans un salon ou un autre, ou lors de dédicaces dans une quelconque librairie voire en conférence ! C'était quand même des rencontres extraordinaires !

17 août 2010

Fête de la Préhistoire (7)

Curemonte, une perle de village !

Cause trop d'activité, nous n'avons pas eu le temps de photographier ce somptueux village de Curemonte où Mimi, sa maman et moi avons passé un séjour quasiment magique... En cherchant sur Google et en partant à la quête d'images, je suis tombée sur ceci... Avouez que ça vaut le déplacement ! Non seulement l'endroit est vraiment beau, mais la gentillesse des habitants, qui sont la sociabilité, l'amabilité et la courtoisie même, est à la hauteur de la beauté du lieu, et comme le lieu est vraiment magnifique, l'accueil des gens ne l'est pas moins !
Pour vous faire rêver un peu, admirez donc ça !
  Vue superbe de Curemonte, ce coin de Paradis tombé sur Terre... 
   J'en ai récupéré une autre... Tout aussi chouette !
Un autre aperçu du Paradis sur Terre... Pas la peine d'aller sous les tropiques se ramasser des maladies bizarres... Pas besoin non plus de parcourir des milliers de kilomètres. Nos campagnes recèlent de vrais trésors, et celui-là est l'un des plus précieux !

Tout ceci pour remercier Monsieur et Madame Raynal de leur accueil extraordinaire et les féliciter sur leur gîte de la Ferme-Auberge de la Grotte, qui est un vrai petit coin de sérénité et de beauté, niché dans un écrin sans pareil de verdure et de beauté !

Fête de la Préhistoire (6)

Ao, le livre et le film.
En 2003, un jeune auteur totalement inconnu publia aux éditions Aubéron, distribuées par Harmonia Mundi un très joli livre intitulé “Aô l’homme ancien”, sous-titré “l’odyssée du dernier Néandertal”.
 Le livre à l'origine de tout. Une pure merveille de roman !

Le livre raconte en un style enlevé et magnifique, la quête d’un jeune Néanderthalien, dernier de son clan, perdu à la limite de la zone arctique pour fuir l’avancée des autres hommes, les Cro-Magnons, violents, conquérants, et nombreux qui ont volé leur ancien territoire.

A cause des conditions extrêmes où il survit, ce clan est décimé, et décide de revenir, quelques survivants, du moins, vers les territoires ancestraux. En chemin, les survivants croisent la route d’un ours blanc, qui fuit, lui, les rigueurs du climat ! Cette rencontre franchement improbable cause la mort du père d’Ao, un tout jeune homme qui n’a pas encore subi les rites de passage à l’âge adulte, et qui, de plus, n’a pas encore de nom. Il est simplement Ao, l’homme.
Son grand-père survit encore quelques heures après la terrible rencontre avec l’ours, mais finit par mourir d’épuisement, laissant Ao seul au monde. Nanti de la peu de l’ours blanc et de sa chair, le jeune homme, désespéré, n’a d’autre choix que de reprendre la quête entamée par les siens, le retour aux terres ancestrales et la recherche de ses semblables.
Au fur et à mesure de sa progression, Ao, qui, malgré son jeune âge –il n’est pas encore pleinement adulte !- rencontre différentes tribus humaines dont celle des agresseurs qui les avaient poussés à fuir si loin au nord, les siens et lui. Poussé par la faim, il tente de leur voler à manger, mais sème une belle panique, s’enfuyant le ventre vide.
Cependant, profitant de la panique provoquée par Ao, une jeune femme, captive de ce clan, enceinte, décide de s’enfuir, pour échapper à un sort funeste et à l’infanticide de son bébé à venir.
Aki, la jeune femme enceinte, pendant qu’Ao fuit ses poursuivants, découvre, sur un plateau battu par les vents et l’orage, une grotte minuscule bien cachée dans un amas de rochers… Ao, de son côté, pris au piège, se jette dans une rivière écumante qui… rejoint la même caverne !
Aki, suite à sa fuite mouvementée, met au monde un petit garçon, et Ao, à ce moment-là, arrive, à-demi noyé, dans la rivière souterraine qui irrigue la caverne qui abrite désormais Aki et son nouveau-né. Le jeune homme s’extirpe de l’eau, et provoque l’effroi d’Aki par son aspect semi-animal et fort peu engageant.
Le jeune homme a toutes les peines du monde à faire comprendre à la jeune femme et son enfant qu’il ne leur veut aucun mal et commence alors une étrange cohabitation !
Il se remet de ses épreuves, cependant que la jeune mère de son côté s’occupe de son enfant. Quand il repart pour continuer sa quête, il est bien surpris de voir Aki et l’enfant le suivre. Plutôt suivre un homme ancien que mourir de faim et de froid, voire violentée et maltraitée par les sauvages auxquels elle et son petit viennent d’échapper ! Ao est certes bien laid et il ne parle pas sa langue, mais il est bon et n’a pas hésité à leur accorder sa protection, au bébé et elle !
Sur le plateau, les Hommes-Oiseaux, les cruels ravisseurs d’Aki, la poursuivent encore, et sont aussi à la recherche d’Ao… Ils veulent tuer le bébé d’Aki, qu’elle a eu avec un homme de son clan avant sa capture, et la ramener de force dans leur tribu, quant à Ao, c’est un Mauvais Esprit et il doit mourir… Les deux jeunes gens ne s’en laissent pas compter et liquident leurs trois poursuivants, se sauvant mutuellement la vie. Ao est blessé, mais Aki le soigne, et quand il guérit, enfin, ils repartent ensemble dans la même direction, l’une pour rejoindre sa tribu, et l’autre, retrouver ses semblables.
Au fil de nombreuses aventures, Ao et Aki parviennent dans le clan de la jeune femme où il finit par être accepté après quelques hésitations. Des hommes d’un autre clan, en visite, convoitent la jeune femme qui représente une épouse précieuse. Mais entre Ao et elle sont nés des liens solides, de l’estime, de l’amitié, et ce qui ressemble bien à de l’amour malgré leurs différences.
Le jeune frère d’Aki, qui adore sa sœur, handicapé depuis l’affrontement avec les Hommes-Oiseaux, se lie d’amitié avec Ao pour lui avoir ramenée cette sœur adorée. Tsinapa, le jeune frère, est appelé à devenir chaman, il est très doué pour faire naître des formes animales de la pierre et du bois, et il sent les choses. Il sait qu’Ao en dépit de son apparence étrange est un être humain sensible et intelligent.
Et il décide de l’aider à mener sa quête des siens.
Après un long voyage, Ao arrive sur le territoire des Anciens Hommes, mais il découvre que s’ils lui ressemblent physiquement, ils ne sont nullement ses frères par l’esprit. Alors qu’Aki et les siens ont fini par l’adopter, et l’aimer !
Il reprend donc le chemin du retour, accompagné par le fidèle Tsinapa qui l’a attendu pendant quelques lunes à l’écart, et une nouvelle vie s’ouvre devant lui aux côtés tendres d’Aki.
Tout ceci est somptueusement écrit, et a conquis le cœur et l’esprit créatif de Jacques Malaterre, le cinéaste réalisateur de l’”Odyssée de l’Espèce”, “Homo sapiens” et “Le Sacre de l’Homme”.

 Jacques Malaterre, photo tirée du site "Hominidés.com"
Lui, de l’histoire de Marc Klapczynski, en a gardé Ao, et son idylle avec Aki. Il a gardé aussi le personnage d’homme bon, généreux et paisible créé par Marc Klapczynski, mais le roman, s’il est l’inspirateur du film, n’en est qu’une lointaine source…
Le film raconte en effet la séparation d’Ao de son jumeau Oa, car sa tribu, sous la pression d’envahisseurs différents d’eux, plus graciles mais plus agressifs, doit se scinder pour survivre en s’enfuyant dans plusieurs endroits…

 Le peuple d'Ao, ravagé de toutes les manières possibles et imaginables...


Les membres du clan auquel Ao est obligé de s’unir bien malgré lui vont vers le nord, et là finissent par ne plus pouvoir tenir dans d’aussi dures conditions. Là, comme dans le livre, ils repartent vers leurs territoires d’origine, meurent tous, attaqués, en plus, par ces hommes nouveaux aux pouvoirs terrifiants, et se heurtent là aussi, à un ours blanc redoutable. Ao le tue, lui, le dernier de ce clan, et il part à la recherche des autres clans de sa tribu, et, surtout, de son frère, Oa.

 Ao, tout seul et perdu, à la recherche de ses semblables et de son jumeau, Oa.

En chemin, il se heurte à l’hostilité de ces hommes différents et, là aussi, grâce à l’aide de la Nature et du savoir qu’il en a acquis, s’évade, sauvant aussi une jeune femme enceinte, Aki.
Là aussi, les deux apprennent à se découvrir, à se connaître, et finissent par s’aimer, se faire confiance… Ao adopte même la fille d’Aki, en qui il croit reconnaître Néa, sa propre fille morte quelques lunes auparavant suite à l’assaut des hommes différents…
Au bout de moult aventures lors desquelles, Aki, retrouvant ses semblables n’est finalement pas bien accueillie car accompagnée par cet homme étrange et inquiétant qu’est Ao, ils repartent, à la recherche d’Oa et du reste de la tribu du jeune homme.

 Aki
Ils le retrouvent enfin sur le territoire des hommes anciens, mais il est trop tard. Oa est mort, dernier des siens, lui aussi. Ao, Aki et Néa sont seuls au monde, et comme ils ont unis leurs différences, ils n’appartiennent ni à l’un, ni à l’autre des groupes humains qu’ils représentent et fondent donc une nouvelle tribu. Aki met au monde un second enfant, d’Ao, celui-là. La promesse d’un avenir pour les hommes anciens, et l’explication de ces gènes curieux que la science nous a récemment trouvés…
Le livre de Marc Klapczynski est aussi sublime que la “Guerre du feu”, le classique roman préhistorique de Rosny Aîné. Dans l’esprit de Marc, l’amour sauve de toutes les situations, et triomphe des différences, les hommes anciens transmettent aux nouveaux-venus le flambeau d’un savoir immémorial et leur grande sagesse. On peut dire aussi qu’Ao est  une sorte de preux des temps antédiluviens, défenseur de la veuve et de l’orphelin, un grand homme, un héros !
Dans le film de Jacques Malaterre, si Ao est présenté comme un humain sensible et intelligent, capable de sentiments profonds et d’émotions réelles, rusé et inventif, ses différences font peur et éloignent de lui la plupart des hommes nouveaux. Seule Aki reste à ses côtés avec sa petite fille qu’il a sauvée avec elle, et l’enfant qu’elle porte de lui, promesse d’une nouvelle humanité plus forte, plus sage, peut-être. Mais la différence semble plus difficilement acceptable dans l’optique de Jacques Malaterre que dans celle de Marc Klapczynski.
Malgré quelques réserves concernant la manière dont les gens sont équipés et vêtus, les méthodes de drague d’Ao qui n’a pas vraiment là inventé l’amour courtois, il n’en reste pas moins des paysages magnifiques, un homme de Néanderthal émouvant et attachant, et un excellent film d’aventures même si je continue à trouver énervant et ridicule cette manie d’inventer des langues préhistoriques incompréhensibles utilisées dans les dialogues ! Que je sache, Grecs, Romains, Égyptiens de cinéma n’ont que très rarement parlé leurs anciennes langues, les scénaristes préférant les faire s’exprimer dans des langues modernes ! Il n’est pas plus ridicule de voir Ao s’exprimer dans un excellent français que Ramsès II ou Cléopâtre dans un anglais d’acteur shakespearien ! Pour que l’action du film soit compréhensible, elle est soutenue, tout le long, par les voix off masculines et féminines censées présenter les pensées d’Ao et Aki ! Ridicule ! Il aurait été bien plus simple et compréhensible pour tous de les laisser s’exprimer dans des langues modernes !
Mises à part ces petites réserves, il n’en reste pas moins un excellent film d’aventures sympathique, nous présentant, pour une fois, un Néanderthalien plutôt avenant et aimable, débrouillard et relativement propre sur lui, et montrant enfin une image plutôt positive dans l’ensemble, de cet ancêtre si injustement décrié ! Les personnes n’ayant jamais ouvert un livre de préhistoire de leur vie adoreront ce film, et ceux qui sont férus du sujet, mises à part les réserves citées plus haut seront eux aussi emportés par les aventures rocambolesques du dernier des Néandertal !

Fête de la Préhistoire (5).

Le lundi, rien de particulier n’était prévu avant la fin de l’après-midi. Nous avons donc passé la majeure partie de la journée à nous promener dans la campagne corrézienne qui est vraiment magnifique, même par temps mitigé : 


Même Myrtille s’en est donnée à cœur-joie, retrouvant pour quelques instants son entrain de jeune chien : 

Il faut dire qu’elle a véritablement accédé au rang de superstar de la Chapelle aux Saints, se faisant caresser et flatter par tout le monde, y compris les plus prestigieux invités de ces festivités !

C’est d’ailleurs en fin d’après-midi que nous sommes retournées au Musée de l’Homme de Néandertal pour assister à une conférence passionnante de Marylène Patou-Mathis, remarquable préhistorienne spécialisée dans l’étude de nos chers Néanderthaliens et conseillère technique sur le tournage du film “Ao, le dernier Néandertal”. Elle est aussi l’auteur du livre “Néanderthal, une autre humanité” que Tinky et moi avions déjà dévoré mais que nous n’avons pas hésité à racheter afin d’avoir chacune un exemplaire dédicacé de cet ouvrage passionnant. Mme Patou-Mathis est, à l’image de tous les autres invités de cette manifestation une personne charmante et accessible. Après sa très intéressante conférence, elle a répondu fort aimablement et fort patiemment à de nombreuses questions du public, se montrant toujours courtoise, même quand des personnes un peu distraites l’interrogeaient sur des points qu’elle avait déjà longuement abordés pendant son allocution. 

Après qu’elle ait signé nos livres et échangé quelques mots avec nous, nous avons regagné Curemonte afin que les nourritures terrestres succèdent aux nourritures de l’esprit. Une fois encore, nous n’avons pas été déçues par la délectable cuisine de Mme Raynal. Nous avons juste un peu regretté que l’extinction des lumières communales nous empêche de faire une promenade digestive qui n’aurait pas été superflue ! Nous avons quand même fort bien dormi ensuite, ravies par cette excellente journée.

15 août 2010

Fête de la Préhistoire (4).

Le dimanche suivant, de bon matin, nous sommes retournées à la Chapelle aux Saints. La journée était consacrée à diverses activités en lien avec le sujet qui nous intéressait.
Entraînement de tirs à la sagaie et au propulseur : 


Démonstration de taille de silex :




Mais aussi et surtout dédicaces d’auteurs de livres et de bandes dessinées consacrées à notre bon vieil ami de Néanderthal. 

Nous avons donc eu le plaisir de revoir Emmanuel Roudier. 

Nous avons fait la connaissance de M Jean-Marie Arnon qui consacre à la Préhistoire des bandes dessinées un peu délirantes et parodiques louchant parfois du côté de la science-fiction :



Et enfin, nous avons rencontré Marc Klapczynski, auteur d’une magnifique trilogie sur les derniers Néanderthaliens dont le premier volume “Aô l’homme ancien” vient d’être adapté par Jacques Malaterre (réalisateur de docu-fictions comme “L’Odyssée de l’Espèce”, “Homo Sapiens” ou “Le Sacre de l’Homme”) sous le titre “Ao, le dernier Néandertal”. 

La projection en avant-première dudit film était d’ailleurs prévue pour le mardi suivant devant la Bouffia Bonneval, mais nous en parlerons dans un prochain article.

 En attendant, je tiens à redire combien tous ces gens talentueux et cultivés se sont montrés aimables avec nous. Ils ont réservé aux préhistoriennes du dimanche que nous sommes un accueil des plus chaleureux et se sont montrés ouverts, à l’écoute, disponibles… et même parfois intimidés par notre enthousiasme pourtant bien raisonnable et nos compliments sincères. Ils ont réalisé pour nous de très jolies dédicaces que nous scannerons ou montrerons dans un vlog. Il faut dire que dans le cas de Marc Klapzcynski, nous n’avons pas hésité à racheter ses livres histoire d’avoir la dédicace de l’auteur ! A la surprise et à la grande confusion de l’intéressé, d’ailleurs !

Malheureusement, un orage a un peu gâché la séance et contraint les invités à migrer sans attendre sous le chapiteau où étaient servis les repas. Tinky a même aidé Emmanuel Roudier à rapatrier au sec les dessins qu’il avait exposés non loin de lui !

La journée s’est poursuivie agréablement. Des activités de gravure et de peinture étaient aussi proposées aux enfants et tout le monde y a sans doute trouvé son compte. Dommage que le temps se soit drastiquement rafraichi sur la fin. 

Pour notre part, nous avons quitté le chapiteau en fin d’après-midi afin de visiter un peu les environs qui ne manquent pas de charme et de curiosités :




Puis nous sommes retournées à la ferme-auberge pour revêtir quelques vêtements plus chauds et avons décidé de passer la soirée dans un restaurant tout proche que Mme Raynal nous avait chaleureusement recommandé, “Le Plaisance”. Malheureusement, si tous les mets proposés étaient absolument délicieux, nous n’avons pu tout finir tant les portions étaient énormes. Nous avons même dû faire l’impasse sur certains plats proposés dans le menu, au grand amusement de nos hôtes, une fois de plus, des gens charmants.

La Corrèze est décidément une terre d’opulence, pour ne pas dire un pays de Cocagne !

Fête de la Préhistoire (3).

Suite à la visite du Musée de l’Homme de Néanderthal, nous sommes retournées à la Chapelle aux Saints, histoire d’observer l’entrainement de quelques amateurs de tir à l’arc.

Puis est arrivé le soir et avec lui l’heure du très attendu banquet préhistorique.

J’avais déjà eu l’occasion d’assister (ou plutôt de ne pas assister, d’ailleurs !) à un repas préhistorique il y a quelques années, quand j’étais membre de l’Association Préhistoire Quercinoise. Le résultat avait été catastrophique non pas à cause du goût des aliments mais tout simplement à cause d’un manque d’organisation regrettable. Ainsi, le four aménagé dans le sol avait-il été mis à chauffer à sept heures du soir seulement. Impossible d’y cuire quoi que ce soit alors que la nuit était déjà tombée. Sans compter que certains membres de cette association se prenaient un peu trop au sérieux et n’acceptaient pas les remarques – même humoristiques - d’une simple amatrice comme moi.  Et bon nombre de détails que je préfère taire pour l’heure. J’avais relaté cet épisode de ma vie dans une lettre manuscrite envoyée à Tinky mais je ne l’ai pas sous la main à l’heure actuelle. Mais je la retrouverai et la recopierai dans ce blog histoire de faire rire un peu les foules car je m’étais littéralement déchaînée suite à cette déconvenue. Sans rancune, bien sûr, chers amis de l’Association Préhistoire Quercinoise, si vous me lisez ! Cela prouve tout simplement que nous ferions parfois des préhistoriques bien minables et que nous ancêtres devaient être beaucoup plus méthodiques qu’on le pense parfois ! 

Heureusement, à la Chapelle aux Saints, les activités étaient nettement mieux organisées et le four souterrain chauffait depuis le matin. En attendant, nous avons profité d’un apéritif pas vraiment d’époque (un cocktail vin rosé pamplemousse plutôt réussi) suivi d’une entrée délicieuse : viandes fumées de renne et de bison et petits œufs de caille durcis sur lit de salade. 
La sauce n’est pas vraiment d’origine néanderthalienne !
Une entrée appréciée par Maman et Tinky (le vin n’est pas d’origine préhistorique non plus !)

La suite du repas fut constituée d’un cochon rôti toute la journée dans le four souterrain. La cuisson était supervisée par un cuisinier d’origine kanake selon des méthodes ancestrales. Nous nous sommes tous levés de table pour assister à l’exhumation de la bête qui constituait à elle seule un spectacle remarquable. 
Où qu’il est, le cochon ???

De véritables fouilles archéologiques ! 

Ça vient ! Ça vient !
Quoi, il y en a encore ???
Enfin, la bête est là, sous nos yeux brillants de convoitise !

Et maintenant, le découpage !





Il y a de quoi sustenter tout le monde !
Au final, une viande confite, goûteuse, fondante, délicieuse !
Le tout nous a été servi avec des patates douces et du riz. Au final, un repas plus exotique que véritablement préhistorique mais un délice mémorable !
Et comme tout bon repas se termine par quelques douceurs…

Ne vous fiez pas à l’aspect quelque peu surréaliste de ce dessert que j’ai pris en photo d’un peu trop près, d’où les couleurs saturées. Il s’agit simplement de framboises, myrtilles et groseilles sur un lit de fromage caillé et de miel. Excellent !
La soirée se poursuivait par une soirée dansante mais il commençait à faire frais et il était tard alors, nous sommes rentrées joyeusement.

Le lendemain promettait encore d’être une belle journée !

Petit rajout tinkyesque : 

Mimi, eu égard ton style rédactionnel absolument remarquable, je n’ai vraiment rien à ajouter, tout est dit, et somptueusement dit ! Respect !!! Et il n’y a pas de “pfouh !”, dicté par ta naturelle modestie, qui tienne ! Tout ceci est parfaitement bien écrit et c’est aussi délicieux à lire qu’à manger !!!