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21 janvier 2017

Et puis zut, c'est trop bête !

J'ai appris il y a peu que je pourrai être amenée à vivre de nouvelles expériences qui vaudront sûrement le coup d'être racontées. Alors je me suis dit que c'était bien dommage d'avoir pensé abandonner mon blog même s'il n'y a que très peu de gens qui le lisent. Mais il faut avouer que j'étais un peu en mode "suicide médiatique" en début d'année. Je me suis désabonnée de nombreuses pages sur les réseaux sociaux, j'ai fait du ménage dans les "amis", Facebook, j'ai même supprimé des pages que j'avais crées... Enfin bon... Le blues de début d'année ! 

Donc revenons-en à notre récit de janvier 2016 et poursuivons. Tant pis si j'ai un an de retard dans mes récits ou si le temps passé apporte un éclairage nouveau sur des anecdotes racontées tardivement. 

Or donc, j'étais à Paris en janvier dernier et suite au fantastique concert d'Hozier aux Folies Bergères, nous avons profité de mon séjour chez Tinky pour nous promener longuement dans Paris, dîner avec plusieurs amies dont notre Marylène Patou-Mathis nationale et enfin voir "Le Réveil de La Force" en bonne fans de Star Wars que nous sommes. 

Croyez-le ou non, après toutes ces pérégrinations, nous étions déjà crevées ! Le mardi fut une journée "off" où nous restâmes bien au chaud dans l'appartement sans rien faire de particulier. 

Le mercredi, requinquées, nous décidâmes de passer l'après-midi au Musée de l'Homme, autre lieu que nous affectionnons entre tous. 

Le musée a fait l'objet d'une petite cure de rajeunissement et nous sommes allées voir les nouvelles expositions, les nouvelles installations. C'était très intéressant et au terme de ces visites, nous nous sommes payé le luxe d'un goûter dans une salle de repos prévue à cet effet et par la fenêtre de laquelle nous avons pu regarder la Tour Eiffel se mettant à scintiller à mesure que la nuit tombait. 

Une journée parisienne dans toute sa splendeur.



14 juillet 2016

Stage Croatie jour 4 : Požega.

Tôt le lendemain, nous quittâmes ce havre de confort et de chaleur pour rejoindre autour d'un petit déjeuner pour le moins sommaire les deux collègues que nous allions à présent accompagner. Du café, certes, mais accompagné d'un croissant que l'on aurait pu chercher à la loupe ! Si les chambres de cet hôtel étaient remarquables, mieux valait oublier le buffet. 

Heureusement, le contact avec nos deux collègues fut très chaleureux et c'est dans une ambiance extrêmement détendue que nous embarquâmes dans un car, direction Požega vers l'est du pays. 
Oserais-je dire qu'il faisait trois fois trop chaud dans le bus ? Je crains de passer pour une enquiquineuse mais c'était pourtant le cas ! Décidément, au cours de ce séjour, j'avais systématiquement trop chaud ou trop froid ! 

Požega est une jolie petite ville dans laquelle nous fûmes ravis d'arriver en fin de matinée. Après nous être installés dans un hôtel de facture modeste mais propre et agréable, nous nous rendîmes dans cet établissement où eurent lieu nos activités habituelles : rencontre de l'équipe de direction, visite de l'établissement et présentation de nos propres écoles et activités dans l'optique de collaborations éventuelles.

 



Après ces échanges suivis d'une rencontre instructive avec la famille responsable d'une des plus importantes chaînes commerciales de Croatie, nous fûmes conviés dans cette ravissante cave afin d'y goûter quelques produits du cru. 

Après tant d'allées et venues et, comme d'habitude, si peu de nourriture, l'idée d'avaler quelque chose me souriait... Mais le propre d'une cave, c'est avant tout de conserver du vin

et c'est en grande partie ce que l'on nous proposa !


  
Heureusement, nous pouvions compter sur quelques éléments solides ! 

Parmi lesquels ce... truc, qui s'avérait être tout simplement de la graisse de porc aromatisée au paprika et autres aromates ! J'ai été la première à osé le goûter sur un peu de pain. Cela ressemble à une sorte de beurre de couleur rougeâtre et comme disait si bien Josiane Balasko (d'ailleurs originaire de Croatie) dans "Les Bronzés font du Ski" : "On sent bien le goût du gras !". 


Après cela, il y aurait eu de quoi aller se coucher mais nous fûmes conviés dans un ravissant pavillon de chasse où nos hôtes partagèrent avec nous un solide repas, enfin ! 

 
J'ai adoré l'ambiance rustique de cet endroit, garantie par des voisins de table qui ont chanté de vieilles chansons croates pendant tout notre repas. Un repas roboratif qui faisait office de déjeuner et de dîner et dont nous sommes sortis à la nuit tombée après avoir littéralement eu l'impression de réveillonner... or il n'était que sept heures du soir ! Nous étions complètement décalés par le mode de vie de nos amis croates.

Rentrés à l'hôtel, nous nous sommes installés dans une petite pièce que l'on nous a gentiment prêtée et nos avons repris ensemble nos rapports et diverses présentations, soucieux de les clarifier et de les rendre plus cohérentes entre elles. Le travail fur constructif et lorsque je regagnai enfin ma petite chambre et un bon lit, ce fut au terme d'une journée bien remplie.

27 juillet 2015

Odyssée crêtoise.

C’est vers la mythique île de Crète que mes activités au sein du service des Relations Internationales m’ont conduite au mois de juin dernier. 

La Crète ! Je savais qu’un jour, je finirais par y mettre les pieds. J’ai en effet une cousine qui s’y est établie depuis plusieurs décennies, cette fameuse cousine Nath qui aime bien Gotye et que je n’avais pas vue depuis une trentaine d’année. Cette même cousine qui est la maman de ces deux charmants ados avec lesquels j’avais dîné à Paris en 2008… Il va de soi qu’elle nous a souvent dit que nous pourrions aller la voir en Crête dès que nous le voudrions mais chacun sait comment les choses se passent, dans la vie : on accepte la proposition, on se promet de le faire, ce grand voyage mais au final, on ne s’accorde jamais le temps nécessaire pour s’accorder ce plaisir. 

Or dans mon cas, c’est mon boulot qui m’a poussée à effectuer ce grand périple mais pas question pour moi d’aller chez ma cousine, finalement : elle habite à Sitia alors que je devais me rendre à Chania ou plutôt La Canée comme mentionné sur la carte ci-dessous.  

Crête

Ainsi que l’on peut le voir, ma cousine vit à l’Est de l’île alors que moi, j’allais être complètement à l’Ouest.

Mais ça, ce n’est pas nouveau !

Plus sérieusement, la préparation du voyage m’a donné de sacrées sueurs froides ! J’avais, en effet, été prévenue un peu tard de ce départ. En vérité, c’est une collègue qui était pressentie pour y aller mais comme elle avait effectué divers déplacements ces derniers temps, en avait un peu assez et souhaitait passer un peu de temps auprès de ses enfants, c’est à moi qu’on a confié le séjour… et le soin de l’organiser !

Je passerai sur les échanges de mails et les propositions faites au niveau professionnel par l’institut qui allait nous recevoir. Cela ennuierait tout le monde. Par contre, je peux dire que préparer un tel périple en si peu de temps n’est pas chose facile ! Plutôt compliqué de trouver des vols à des horaires et des prix raisonnables, sans escales hallucinantes de plusieurs dizaines d’heures ! Et en plus, c’est sacrément loin, la Crète ! Bien au-delà de la Grèce, contrairement à ce que je pensais ! 

Carte Europe

Enfin bon, après bien des recherches et poignées de cheveux arrachées (j’exagère à peine !) j’ai fini par trouver des vols à des coûts et horaires raisonnables mais le voyage à l’aller s’annonçait être une véritable odyssée ! Vous me direz, une Odyssée pour se rendre en Crête, quoi de plus normal ? 

Aux premières heures d’un beau dimanche de juin, je suis partie en taxi pour l’aéroport de Toulouse Blagnac, direction Francfort ou je passai quelques heures avant d’embrayer vers Vienne, capitale autrichienne ou j’avais passé deux semaines l’été de mes quinze ans et que j’aurais revue avec un très grand plaisir tant j’en garde un souvenir ébloui. Hélas, c’était impossible ! L’escale ne durait qu’une quarantaine de minutes ! Une escale courte, si courte que j’ai eu vraiment peur de ne pas avoir le temps de trouver ma route et d’attraper mon avion ! Le seul moment de vrai stress durant tout le séjour ! Mais au final, je m’en suis honorablement sortie et j’ai pu attraper finalement mon vol pour Héraklion. 

Héraklion ! Rien que le nom fait rêver et me ramenait aux passages des œuvres d’Homère ou de Racine étudiés à l’école ou à leurs adaptations cinématographiques que je regardais avec la plus grande passion étant plus jeune ! Ah, “L’Odyssée” avec Kirk Douglas dans le rôle d’Ulysse ! Ah, “Jason et les Argonautes” et ses effets spéciaux kitsch, naïfs mais si bluffants pour l’époque !

Ces lieux mythiques me tendaient les bras mais je ne vis ce soir-là qu’un petit aéroport où je retrouvai très vite la moitié du groupe que je devais accompagner. Comme il était très tard et que nous ne connaissions pas les lieux, nous décidâmes de prendre un taxi jusqu’à Chania ce qui ne fut pas donné mais je m’aperçus très vite qu’il fallait savoir négocier le moindre prix dans ce petit coin du monde. Et pour ça, j’ai très vie compris que je pouvais compter sans problème sur cette première moitié de mon groupe de stagiaires ! 

Et c’est donc au terme d’une course qui me permit de me rappeler que la conduite de nos amis Grecs n’a pas grand chose à envier à celle des Roumains que nous arrivâmes enfin à l’institut où nous étions attendus. 

Enfin, attendus… Il faut le dire vite ! Nous étions arrivés au beau milieu de la nuit et nous nous retrouvions à présent dans une cour sombre, parmi des bâtiments vides. Heureusement, nous avons fini par trouver une personne de permanence qui nous a conduits dans nos chambres respectives et après une douche réparatrice, je suis tombée dans mon lit, épuisée mais ravie de m'en être si bien sortie !

06 juillet 2015

Soirée disco !

Je n’ai pas été très présente sur ce blog, dernièrement et pourtant, il s’en est passé, des choses, lors de ces dernières semaines ! Ceci explique donc cela…
Tout a commencé le 10 juin par un concert mémorable auquel j’ai assisté en compagnie de deux charmantes collègues. Quand elles m’ont proposé de venir avec elles à une soirée disco, je m’attendais à un spectacle du style “Stars 80” avec des chanteurs sympathiques mais à la carrière un peu datée. Or rien de tout cela : les artistes annoncés s’avéraient être des groupes mythiques et la soirée s'annonçait nettement plus funky que disco ! 
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Une surprise plutôt heureuse : j’écoutais tous ces groupes durant mon adolescence et ce soir-là, nous étions bien parties, toutes les trois, pour retrouver nos quinze ans.
Quinze ans, c’est l’âge que j’avais quand j’écoutais Imagination. Assez jeunes à l’époque, les membres du groupe n’ont rien perdu de leur prestance et de leur musicalité. Un bien joli début de concert ! Désolée pour les images qui sont, une fois encore, d’une assez piètre qualité.
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J’avais découvert Earth Wind and Fire quand j’étais en sixième et depuis, de la cité universitaire jusqu’au film “Intouchables” (qu’ils ont d’ailleurs évoqué sur scène) je n’ai jamais véritablement cessé de les écouter, d’autant qu’ils sont le groupe favori de Tinky. Une superbe prestation. De vrais pros ! Des monuments !
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Quant à Kool and the Gang, j’étais allée les voir au Palais des Sports de Toulouse avec Tinky alors que nous étions encore étudiantes. Un très grand moment dont j’avais toujours chéri le souvenir. Il semblerait toutefois que, depuis, certains membres du groupe aient été remplacés par des musiciens plus jeunes. La musique, elle, n’a rien perdu de sa fraîcheur.
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Avec tout cela, le spectacle qui avait pourtant commencé tôt a bien duré plus de trois heures et nous sommes sorties du Zénith de Toulouse au beau milieu de la nuit, épuisées d’avoir tant chanté, dansé et applaudi ! Tout ça en pleine semaine ! Ce n’était pas très raisonnable mais quelle soirée inoubliable !

30 août 2014

Amsterdam-Paris.

Le jour de la naissance de ma petite-nièce était aussi celui du concert des Basics au Melkweg et ce fut une soirée une fois de plus incroyable que je raconte en détails et en images ici.

Le lendemain, nous sommes restées à Amsterdam mais de fortes pluies nous ont empêchées de visiter autant d’endroits que nous l’aurions voulu. Cependant, le beau temps étant revenu en fin d’après-midi, nous nous sommes longuement promenées dans cette ville qui est très agréable et où j’aurai sans doute plaisir à revenir plus longuement. Nous sommes également allées visiter le Musée Van Gogh. C’était immense et magnifique, malheureusement nous n'avions pas le droit de prendre des photos. 

Après ce petit intermède culturel nous avons décidé de manger un morceau en ville. On m’avait dit que tout fermait tôt aux Pays Bas mais nous avons eu la bonne surprise d’être acceptées à la terrasse d’un petit restau alors que le ciel commençait à s’obscurcir. Cependant, quand vint le moment de commander le dessert à la serveuse, celle-ci nous expliqua le plus naturellement du monde qu’il était 22h passées et qu’à présent, les cuisines étaient fermées ! Nous avons fait contre mauvaise fortune bon cœur mais voilà qui aurait été totalement impensable en France !
Dernière nuit dans ce sympathique hôtel puis vint déjà le temps de regagner Paris où j’allais retrouver Tinky pour une semaine tandis que Petite Sophie regagnait sa Normandie. Pour ce faire, nous avons emprunté le Thalys : un voyage paisible et confortable que nous avons passé à visionner des images du concert de la veille. 

Enfin arrivées à Paris, nous avons retrouvé Tinky chez qui j’ai posé mes valises avant que nous ne raccompagnons Sophie vers sa propre correspondance. 

C’en était fini de la folle odyssée européenne. S’annonçait maintenant une semaine parisienne peut-être plus paisible mais aussi intense avec mon amie et complice de longue date. 

 Oh, nous n’avons rien fait de bien renversant, pourtant ! D’autant que le premier jour, rompue de fatigue, je me suis payé une de ces bonnes vieilles migraines dont j’ai le secret. Heureusement, je m’en suis vite remise et nous avons passé le reste du temps à nous promener notamment le long des berges de la Seine, à l’occasion de Paris Plages. Il s’y produit tous les soir d’excellents musiciens. 
 

Nous avons admiré Notre Dame de Paris sous un angle inhabituel :


Observé les glissades majestueuses des bateaux-mouche sur la Seine : 



Admiré la jolie Tour Saint Jacques, point de départ des pèlerins de Compostelle qui partaient depuis Paris (décidément, je n’en sors pas !). 




Mais surtout, surtout, nous avons retrouvé des amis chers notamment notre amie fan de Disney (et nous n’avons pas coupé à notre petit tour des jardins du Parc. Dommage qu’il n’ait pas fait meilleur que ça !) mais aussi une autre Sophie, l’adorable Sophie Degunst qui a passé plusieurs jours avec nous et qui m’a fait deux cadeaux inestimables. Deux de ses œuvres : un portrait de Jim Carrey que j’avais repéré depuis longtemps car c’est un acteur que j’aime beaucoup

Jim Carrey © Sophie DEGUNST
et un portrait représentant Wally de Backer alias Gotye réalisé spécialement pour moi. Autant dire que j’en ai été particulièrement touchée, d’abord parce que le portrait est incroyablement beau avec ce travail remarquable sur la luxuriante chevelure de Wally, les traits de son visage parfaitement reconnaissables, son expression paisible et songeuse… et puis bon ! Elle a réalisé ce portrait rien que pour moi, juste par amitié et je trouve ça vraiment fabuleux ! C’est même un très grand honneur qu’elle m’a fait ! 

Gotye © Sophie DEGUNST
Ce séjour a été mémorable pour de multiples autres  raisons ! Encore une fois que de fou rires et discussions interminables autour de bons repas ! Moins de restaus, cependant. Nous nous sommes assagies et je dois avouer qu’après tous ces voyages, il fallait que je sois raisonnable au niveau des dépenses. C’est donc le plus souvent à la table de Tinky que nous avons refait le monde devant de bons petits plats bios ! 

Une semaine, au final, qui est passée beaucoup trop vite !

26 octobre 2013

Sébastien Tellier - L'amour naissant (Official Video)

Une autre raison de se réjouir est le retour du grand, du très grand, de l'immensément grand Sébastien Tellier sur nos écrans et dans les bacs.

Toujours aussi inspiré, l'artiste, devenu papa d'un petit Timothy depuis avril dernier nous revient avec un nouvel album intitulé "Confections" et un premier clip signé par le cultissime Jean-Baptiste Mondino dans lequel on peu voir l'actrice Anna Mouglalis qui jouait notamment le rôle de Juliette Gréco dans le film "Gainsbourg, vie héroïque".

Aux délires bleutés, mystiques et gentiment kitsch de "My God Is Blue" succède un beau noir et blanc très sobre ainsi qu'une bien jolie allégorie sur l'amour impossible. Sébastien a visiblement cessé de jouer les pseudo-gourous même s'il apparaît ici en figure quasi-divine capable de séparer et d'unir à volonté.



A part cette chanson, l'album est exclusivement composé d'instrumentaux louchant un peu vers le classique ou la bande originale de film romantique. On pense à "La Ritournelle" (le batteur est le même) ou à la bande-son de "Narco" également composée par le sieur Tellier. Le tout met en valeur le bel éclectisme musical et le talent remarquable de ce merveilleux musicien. On est totalement dépaysé mais conquis dès les premières notes !

05 août 2013

Des classiques revisités.

De tout temps, l’œuvre de Marcel Pagnol a constitué, dans ma famille, une véritable institution. Nous avons vu tous ses films un nombre incalculable de fois : ils pouvaient passer tous les ans et même plusieurs fois par an, nous les regardions à nouveau sans nous en lasser. Nous avons aussi lu tous ses livres et regardé avec passion les adaptations de sa biographie. Nous avons aussi aimé certaines réadaptations comme “Jean de Florette” ou “Manon des Sources”. Bref, nous sommes pour ainsi dire de véritables fans. On peut affirmer sans exagérer que Marcel Pagnol était vraiment présent dans nos vies. Chaque fois qu’un de ses films était rediffusé, la soirée prenait des airs de fête et c’était un peu comme si un lointain parent marseillais venait en personne nous rendre visite. Les valeurs célébrées dans ses films correspondaient en tous points avec l’éducation que nous avons reçue. D’ailleurs, mon père, dans ses coups de gueule, ses traits d’humour et ses moments de tendresse retenue avait souvent quelque chose d’assez “raimuesque”. Et même si je sais que ce sont mes parents qui m’ont transmis les principes qui sont aujourd’hui les miens, même si je suis une personne qui vit avec son temps, je sais que c’est aussi un peu chez Monsieur Pagnol que j’ai puisé mon naturel pudique, loyal, fidèle en amitié ainsi que mon sens de la famille et mon amour de la nature ou des plaisirs vrais et simples de la vie. 

C’est donc tout naturellement que Maman et moi sommes allées voir les adaptations toutes récentes de “Marius” et “Fanny”, bien curieuses de savoir ce que Daniel Auteuil en avait fait. Nous avions déjà bien aimé sa version de “La Fille du Puisatier” sans la trouver forcément inoubliable alors nous étions vraiment impatientes de découvrir ce que l’acteur devenu réalisateur avait fait de ces deux classiques. 


 
Alors, que dire ? Les deux films résultent d’un travail de réalisation très soigné : les images de Provence et de bord de mer sont très belles, l’ambiance de la ville portuaire bien rendue ainsi que celle de l’époque. Le texte est respecté dans les grandes lignes et j’ai trouvé réjouissant d’entendre des jeunes gens qui n’avaient peut-être pas vu les versions originales rire aux éclats à la partie de cartes ou autres scènes incontournables. Pour ce qui est de l’émotion elle est également intacte : silence dans la salle et j’ai même discrètement versé ma petite larme à plusieurs reprises.

Le choix des acteurs est également judicieux. Daniel Auteuil reprend le rôle de César immortalisé par Raimu et s’en sort honorablement dans les scènes comiques ou touchantes sans en faire trop ni chercher à imiter son illustre prédécesseur. Une imitation aurait sans doute été ridicule, d’ailleurs. Jean-Pierre Darroussin campe un Panisse touchant et généreux. Quant à Marie-Anne Chazel, à des années-lumières de ses rôles de Zézette, Gigi ou Dame Ginette, elle est purement et simplement géniale en Honorine plus vraie que nature ! Et lorsque l’excellente Ariane Ascaride la rejoint pour jouer le rôle de sa sœur Claudine, on jubile !  Les deux femmes qui n’ont pas grand chose de commun à la base en viennent même à… se ressembler ! Notons enfin la composition toute en nuance de la jeune Victoire Belezy qui prête son visage joliment méridional au personnage de Fanny et nous fait oublier sans mal le jeu par trop ampoulé d’Orane Demazis. 

Quelques bémols de taille, cependant :
 - le jeune Raphaël Personnaz n’a pas toujours l’accent très juste et ne campe pas un Marius forcément convaincant
- Monsieur Brun, personnage certes secondaire mais tout de même drôlatique et attachant est ici réduit à sa plus simple expression au point d’en devenir insignifiant.
- J’ai écrit plus haut que le texte était respecté dans ses grandes lignes mais justement, manquent les “petites lignes” : des réflexions de César comme “Vous n’avez pas vu l’Andolfi ?” ou “Ne pleurez pas dans les croissants, ils sont déjà trop salés !” manquent un peu à l’appel.
- De même, on s’est principalement concentré sur la portée dramatique de l’histoire et même si on ne pouvait contourner des scènes cultes comme la partie de cartes, des moments comiques comme l’évocation de sa défunte femme par Panisse ou l’histoire du Pitalugue n’apparaissent pas et on le regrette.

On peut comprendre, cependant, que Daniel Auteuil n’ait pas voulu se livrer à un copier-coller scolaire de l’œuvre initiale. En ce sens, il témoigne aussi un certain respect vis à vis des films de Pagnol puisque son travail les revisite sans pour autant les faire oublier.

26 mai 2013

Premier semestre.

Le mois de mai touche à sa fin et je réalise, un peu effarée, que je n’ai posté qu’un seul article depuis le début de l’année ! Déjà, l’année dernière, j’avais publié au compte-goutte ! Il semblerait que je laisse le Mimizblog s’éteindre doucement mais sûrement, tout accaparée que je suis par le Mimizdrimz et le Go, t’y es ! pour lesquels je suis très inspirée.
Par ailleurs, quand je viens sur ce blog, c’est avant tout pour y replacer les photos effacées par ma malencontreuse manipulation de février dernier. Cela prend un temps considérable. Je n’en suis, pour l’instant, qu’à décembre 2007. Il faut dire que je ne me contente pas de replacer les photos manquantes : je relis tous les articles, les purge si nécessaire de liens et de clips qui ne fonctionnent plus ou de détails qui ne regardaient finalement que moi. Il m’est même arrivé de supprimer purement et simplement quelques billets qui, avec le recul, ne sont plus très intéressants. Lors de la création de ce blog, j’ai commis l’erreur de raconter mon quotidien par le menu. Il arrive que ce soit amusant mais c’est souvent sans intérêt. En vérité, je ne savais pas exactement dans quelle direction allait partir ce blog ! Je racontais tout ce qui me passait par la tête. Aujourd’hui, je suis plus sélective.
Et justement, il n’y a pas grand chose à raconter sur ce premier semestre de l’année 2013. Il se caractérise avant toute chose par une météo particulièrement pourrie qui perdure d’ailleurs, touche la France entière et n’incite ni aux balades ni aux sorties. La vie s’écoule donc paisiblement dans notre petite maison si douillette.
Nous avons eu le très grand bonheur d’y accueillir, en début d’année, des cousins qui nous sont très chers et parmi eux, une cousine, Nath, que je n’avais plus vue depuis près de trente ans car elle vit à présent en Grèce ! Par contre, j’avais rencontré ses enfants lors d’un de mes séjours parisiens de 2008, comme je le raconte dans cet article.
Il va de soi que nous avons été très heureuses de  nous retrouver. Je l’ai fortement surprise en lui montrant le vinyle de “Phantom of the Paradise” qu’elle m’avait donné lors de son dernier séjour chez mes parents. Et elle-même m’a grandement étonnée lorsque j’ai découvert qu’elle adorait Gotye ! La façon dont je l’ai réalisé est d’ailleurs amusante. Nous étions tous réunis dans le séjour quand j’ai cru entendre mon téléphone sonner. En fait, ce sont les premières notes de  “Somebody That I Used To Know”, l’incontournable tube de Gotye, qui servent de sonnerie à mon nouveau mobile. Je me suis donc mise activement à sa recherche et à ce moment-là, Nath m’a dit que ce n’était pas mon téléphone qui jouait cette musique mais qu’elle était en train de passer la chanson sur son ordinateur. Du coup, nous nous sommes mises à parler de Gotye pour qui elle avait aussi un vrai coup de cœur et je lui ai fait découvrir mon blog et la photo de notre rencontre. Autant dire que nous avons trouvé bien des choses à nous raconter ! Mais même sans ça, nous avons vraiment renoué le contact comme si nous ne nous étions pas quittées depuis si longtemps que ça et j’espère que nous n’attendrons pas trente ans pour nous voir à nouveau !
Quoi d’autre ? Un énorme coup de cœur littéraire et télévisuel pour la série du “Trône de Fer” ou “Game of Thrones”. Tinky m’a offert la première intégrale à la faveur de mon dernier séjour parisien et je l’ai véritablement dévorée. Sur ces entrefaites, j’ai vu la première saison de la série télévisée et j’attends avec impatience de découvrir la suite, que ce soit en la lisant comme en la regardant.
Je n’ai plus eu de déplacement à Paris depuis novembre dernier et le concert de ce cher Gotye. Niveau professionnel, aucun déplacement n’a eu lieu, ni dans la capitale ni où que ce soit.
Le boulot ? Ce n’est plus vraiment ce que c’était ! L’ambiance familiale, la gestion bon enfant des services et du personnel, le travail qui se fait sans problème parce que nos chefs savent qu’on connaît nos dossiers sur le bout de doigts… tout cela disparaît progressivement au profit d’un management à l’américaine à base de procédures, de listes, de tableaux Excel, d’arborescences et autres obligations de résultats ! La dimension “humaine” de notre métier s’amenuise à mesure que grandit le sentiment d’être fliqués !  Pour l’instant, les choses restent à peu près vivables car les vieux briscards de l’Ecole, habitués au fonctionnement à l’ancienne, sont encore présents mais bientôt, ils partiront à la retraite. Des départs de collègues très proches sont d’ailleurs imminents mais après, on ne sait pas trop de quoi demain sera fait. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que tout ça ne donne plus très envie de raconter son quotidien et qu’à ce rythme-là, le boulot ne va pas rester longtemps le premier sujet dont je parlerai sur ce blog !
Un point positif, toutefois, je m’entends très bien avec mon actuelle collègue de bureau et même si nous ne tombons pas d’accord sur deux ou trois questions sociétales, nous partageons beaucoup de choses en dehors du travail : séances de cinéma, reprise du sport, beaucoup de sorties ou de repas en commun… en un mot comme en cent, il m’est arrivé très souvent de sortir et de bien m’amuser grâce à elle pendant ce premier semestre. Si j’avais été plus assidue sur ce blog, j’aurais raconté ces sorties en détail.
Nous sortons aussi beaucoup avec les gens de la chorale, Maman et moi, et nous allons de projet en projet. Je pense donc que je vais de nouveau avoir des choses sympathiques à raconter et que ce blog va reprendre vie et sans doute évoluer dans de nouvelles directions.

22 septembre 2012

Quand la musique est bonne…

Plus le temps passe et plus je m’aperçois que mes goûts musicaux, pourtant diversifiés, s’avèrent étonnamment cohérents ! J’en veux pour preuve “The Origin of Love”, le tout dernier album de Mika qui est enfin sorti en début de semaine.

Mais non, je n’avais pas oublié et encore moins “enterré” ou laissé tomber Mika ! Depuis que je me passionne pour Gotye, nombreux sont les membres de mon entourage qui tirent cette conclusion hasardeuse ! On se calme ! J’ai juste découvert un artiste que je ne connaissais pas et dont le travail musical et graphique me transporte et m’enthousiasme ! Je n’ai pas changé de petit ami !
Plus sérieusement, le dernier album de Mika est donc sorti lundi dernier et il est tout bonnement fantastique ! J’ai déjà écrit ici que le nouveau look de Mika me déconcertait un peu par sa sobriété et je craignais vaguement que sa musique suive ce mouvement et devienne un peu plus austère. D’ailleurs, certains morceaux proposés sur scène me laissaient plutôt* dubitative comme la chanson qui a donné son titre à l’album. Mais quand j’ai découvert ce dernier, mes craintes et mes doutes se sont envolés ! Exception faite de deux morceaux (“Kids” et “Step With Me”) qui n’ont pas particulièrement retenu mon attention, le reste de l’album est tout bonnement formidable ! Mika a osé prendre un virage électro particulièrement bien négocié quitte à déconcerter, peut-être, une partie de son public mais moi, je suis absolument conquise ! Je dois avouer qu’avec la vie de fous que je mène, je n’ai pas encore acheté cet album mais je me suis inscrite sur le site de Mika pour une pré-écoute gratuite et tant que cela a été possible, j’ai passé cet album en boucle sur Internet en proie à un enthousiasme que je ne pouvais contenir ! Tout est parfait dans cet album : la voix, les sonorités, l’alternance de titres dansants ou plus calmes, le dosage des émotions, la diversité des styles et des ambiances ! Bref, j’adore et j’adhère ! Avec ce nouvel album, je suis redevenue fan alors que je n’avais en aucun cas cessé de l’être ! Disons que ma passion avait connu une légère accalmie aujourd’hui oubliée !
Et pour illustrer mon propos, voici (enfin sur ce blog !) le clip illustrant la chanson “Celebrate” :
ainsi que l’étrange et vaguement dérangeant court-métrage créé pour la chanson “The Origin of Love” où l’on voit une jeune fille subir un conditionnement à la “Orange Mécanique”, peut-être pour la dégoûter de l’amour et de la sexualité mais ça ne marche pas, elle s’évade de la clinique et s’en va retrouver son bien-aimé car l’amour triomphe toujours et c’est très bien comme ça, non mais alors !
Ce virage électro ne pouvait que satisfaire la fan de Sébastien Tellier que je suis ! Certes, on est encore un peu loin de l’univers du divin barbu mais tout de même on s’en rapproche un peu. D’autant que ce dernier s’est plutôt spécialisé dans des morceaux assez planants ces derniers temps. Très récemment, il a contribué à un duo avec Caroline Polachek, chanteuse d’un groupe appelé Chairlif, pour les besoins du label Air France Music. Leur chanson “In the Crew of Tea Time” est une splendeur servie par un clip d’une très grande beauté.

Des expériences graphiques et sonores que ne désavouerait pas Gotye ? Eh bien voilà qui tombe parfaitement puisque le génial australo-belge est actuellement en tournée et justement, c’est Chairlift qui assure la première partie de bon nombre de ses concerts ! La délicieuse Caroline Polachek rejoint régulièrement Gotye sur scène pour chanter en duo avec lui sur le déjà légendaire “Somebody That I Used To Know”, remplaçant Kimbra qui assure sa propre tournée de son côté ! Un duo qui fonctionne tout aussi bien que l’original, comme en témoignent ces images du concert d’Oakland datant du 9 septembre. Merci à “lairygirl” d’avoir posté cette petite merveille sur YouTube ! J’adore tout particulièrement la nouvelle introduction !
Tout cela pour dire que le monde est vraiment petit, surtout le monde des gens talentueux ! L’autre jour, Mika était invité au Grand Journal de Canal Plus et il a même été amené à parler de Sébastien Tellier ! C’était drôle ! Il en a parlé en bien, d’ailleurs mais il a plus évoqué ses tenues vestimentaires que sa musique ! N’empêche que ça m’a bien amusée !
Toutes ces coïncidences et cette hyperproductivité de mes trois artistes préférés suffisent à mon bonheur actuel et tant pis si je passe pour quelqu’un à qui il en faut peu ! Bientôt j’irai voir ces trois-là sur scène (mais pas ensemble, cela va de soi !). Voilà qui promet encore de beaux articles pleins d’enthousiasme dans ce blog ! L’automne sera beau !

17 août 2012

Non, je ne suis pas partie en vacances sur une île déserte !

Bien au contraire ! Etant donnés les frais et la fatigue occasionnés par notre déménagement, Maman et moi passons des vacances pour le moins paisibles dans notre nouvelle petite maison adorée.
Mais paisibles ne veut pas pour autant dire inactives et solitaires. Cette maison, en vérité, attire les gens comme un aimant et je ne compte plus les visites d’anciens voisins, de collègues ou d’amies de la chorale.
Ces dernières, justement, nous ont entraînées deux soirées de suite au Festival Toulouse d’Eté : la première soirée, nous avons assisté à un concert de tango argentin et le lendemain, à un concert de jazz manouche. Ce ne sont pas forcément les musiques que j’écoute le plus au monde mais je trouve intéressant d’explorer des univers où je n’ai pas coutume de me rendre. Il est bon d’être un peu curieux et varié dans ses activités. D’ailleurs je n’ai pas du tout regretté ces deux soirées dépaysantes, passées à écouter de la musique en plein air et en bonne compagnie. Un excellent moyen de commencer mes vacances !
Ces mêmes amies nous ont conviées un soir à aller au cinéma, voir “Starbuck”, un film canadien qu’elles avaient beaucoup aimé. D’humeur un peu tristounette, ce soir-là, j’y suis allée sans grand enthousiasme et pour leur faire plaisir, redoutant un peu de me retrouver devant ce genre de film intimiste et prétentieux que j’ai en horreur ! Le moins que l’on puisse dire est que j’étais loin du compte ! Ce film est une véritable merveille de drôlerie et de tendresse avec juste ce qu’il faut de loufoquerie et d’émotion ! Jamais on ne bascule dans le pathos ni dans la vulgarité et pourtant, avec un postulat pareil, on pouvait s’attendre au pire en matière de grosse farce bien lourde !
Je recommande chaleureusement ce film à chacun d’entre vous ! Il faudrait être un sacré mauvais coucheur pour ne pas rire aux éclats à certains passages ni sentir son cœur fondre à d’autres moments ! Sans parler des savoureuses locutions québécoises qui donnent à cette histoire charmante une saveur toute particulière ! Envolée, mon humeur chagrine, au terme de cette soirée ! Voilà un petit chef d’œuvre que je reverrai avec plaisir et qui s’ajoutera, à coup sur à ma DVD-thèque ! 
Et puis, outre le temps que je passe avec Maman a arranger encore quelques petites choses dans la maison, je passe un temps considérable sur cet ordinateur, en dépit de ce que pourrait laisser croire ma longue inactivité sur ce blog. En fait, j’ai craqué ! J’en ai créé un troisième ! Oui, vous avez bien lu ! Un troisième blog ! Après le présent Mimizblog consacré à “ma vie, mon œuvre” et le Mimizdrimz ou je raconte mes rêves, voici Go t’y es ! un blog consacré à… eh bien Gotye, justement ! Oui, le chanteur Gotye dont je parle dans un article récent !
J’ai très vite dû me rendre à l’évidence… Ce n’était pas mon simple coup de cœur annuel ! En vérité, j’en suis raide dingue ! Je sais que j’avais employé cette expression dans l’article sus-mentionné et je l’utilise à nouveau faute d’en trouver une plus explicite mais c’est encore pire que ça ! Même Mika et Sébastien Tellier que j’adore encore au-delà de tout ne m’avaient pas fait ça ! Dieu sait pourtant combien j’ai pu inonder ce blog d’articles à leur sujet ! D’ailleurs, je ne compte pas m’arrêter pour autant !
Alors, me direz-vous, pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ? Pourquoi ne pas se contenter de parler de cette nouvelle idole ici, comme on l’a fait pour les autres, au lieu de créer un blog qui lui soit entièrement dédié ? Tout simplement parce que j’ai cherché des sites en français sur Gotye et je n’en ai trouvé aucun, alors que j’en avais déniché treize à la douzaine quand il s’agissait de mes deux autres artistes préférés. Donc, qu’à cela ne tienne : puisque je ne trouvais pas de site français sur Gotye, j’ai décidé de retrousser mes manches et d’en créer un moi-même ! Et je m’éclate ! Déjà neuf articles à mon actif pour ce blog créé fin juin. J’y passe beaucoup de temps, je l’avoue, car je ne veux pas me contenter de créer un blog de fan : je veux tenter de toucher un maximum d’admirateurs francophones de cet artiste et aussi tâcher de le faire mieux connaître du grand public ! Certes, il rencontre un succès incroyable avec “Somebody That I Used To Know” mais trop de gens croient qu’il n’a fait que cette chanson alors qu’il a déjà derrière lui une longue et remarquable carrière que nous découvrons trop tard, petits Européens que nous sommes ! Je m’emploie donc à me documenter autant que possible et à écrire des choses intéressantes et sensées que mes lecteurs découvriront, je l’espère, avec intérêt et plaisir.
J’ai aussi créé un compte Twitter consacré à Gotye et à l’attention de ses fans francophones (ou pas). Gérer deux comptes Twitter n’est pas chose facile mais j’y parviens et j’y prends plaisir car je le fais pour une raison qui me tient à coeur. Pour les mêmes raisons, je finirai peut-être par créer une page spécifique sur Facebook aussi. On verra bien ! Cela va dépendre du succès de ce blog et de ce compte Twitter. Affaire à suivre !
En tout cas, vous le voyez, même sans partir en vacances d’été, on peut être très occupée !

12 septembre 2011

On a tous en nous quelque chose du 11 septembre 2001.

Ce dimanche 11 septembre 2011 s’achève, bien plus paisiblement qu’on n’aurait pu le craindre. On ne sait pas encore de quoi demain sera fait mais on sait tous exactement ce qu’on faisait il y a dix ans de ça.
J’étais encore sans emploi et je passais alors pas mal de temps avec ma mère dans la maison familiale. En tout cas, ce jour-là, je m’y trouvais. Je venais de regarder sur Canal + un film intitulé “La légende du pianiste sur l’océan”, œuvre que je n’ai plus jamais revue et qui, pour moi, restera éternellement associée aux événements qui allaient suivre. Une fois le film terminé, j’ai commencé à zapper sans grande conviction histoire de voir s’il y avait quelque chose d’intéressant à regarder sur les cinq autres chaînes. Eh oui ! Nous n’avions pas la TNT, à l’époque… Mon Dieu, j’ai l’impression de parler de temps préhistoriques ! Toujours est-il qu’en zappant sur TF1, je suis tombée sur des images de chaos : sirènes hurlants, gens affolés criant et courant en tous sens, murs effondrés, fumée…. Et en bas de l’écran, un titre : “Attentats aux Etats Unis”. Un journaliste a alors mentionné le World Trade Center et je me suis dit “Il serait temps qu’ils se réveillent ! Il y a un bon moment qu’ils ont eu lieu, les attentats contre le World Trade Center !”.  Et je suis passée sur France 2, pensant sincèrement qu’il s’agissait d’une rétrospective et qu’on venait nous reparler, je ne savais trop pourquoi, des attentats de 1993. Seulement voilà : en passant sur France 2, je suis tombée sur les mêmes images d’apocalypse et de désolation. Même chose sur France 3. Je ne sais plus exactement à quel moment j’ai su que des avions de ligne s’étaient encastrés dans les tours jumelles ni à quel moment j’ai commencé à voir ces dernières se consumer. Ce dont je me souviens très bien, c’est que j’ai ouvert la fenêtre et appelé Maman qui était en train de discuter avec une voisine devant le portail. “Monte vite ! ai-je lancé, Je crois qu’il se passe quelque chose de très grave aux Etats Unis.”. Maman est montée et notre voisine est partie chez elle, voir de quoi il retournait. Nous avons passé le reste de l’après-midi scotchées devant l’écran, découvrant, incrédules, ce qui s’était passé et ce qui se produisait encore ! Nous avons vu et revu jusqu’à la nausée les images des avions s’écrasant contre les tours. Images que je ne remettrai pas dans ce blog. Elles sont horribles et tout le monde les connaît. Dans notre salon, le téléphone n’arrêtait pas de sonner : nos proches voulaient savoir si nous savions…
Et comme on le fait tout le temps chez nous quand survient un évènement important, heureux ou malheureux, nous nous sommes tous retrouvés, le soir venu, dans la maison qui nous a vus grandir. Nous avons improvisé un repas tout en commentant les images que diffusait en boucle le téléviseur, installé en bout de table comme quelque sinistre invité supplémentaire. Ma nièce Manue, encore lycéenne, s’inquiétait car elle était censée avoir un contrôle d’Histoire le lendemain et elle avait prévu de réviser. Son père lui a répondu que l’Histoire était en train de se dérouler en direct sous ses yeux et que si son prof était intelligent, le contrôle n’aurait pas lieu et le cours serait consacré à cette actualité. Et effectivement, la suite des évènements devait lui donner raison ! De son côté, Alexandre, encore tout petit, n’arrêtait pas d’empiler des cubes et de les renverser avec un avion miniature qu’il serrait dans sa main. Peut-être une façon comme une autre, pour lui, d’exorciser son angoisse…
Ensuite est arrivé tout ce qui est arrivé : une guerre inutile en Irak, une brouille tout aussi inutile entre des pays jadis alliés, la montée en flèche du conservatisme, du communautarisme, de la religion, du fanatisme et du politiquement correct… Autant dire que cette journée a radicalement changé la face du monde et n’en a pas fait quelque chose de bien joli ! Même certains de mes proches ont montré un visage étonnant en s’égarant dans des théories du complot que je trouve assez délirantes ! On peut se poser des questions sur ce qu’on nous a dit ou pas, montré ou pas ! Mais je ne pense pas que l’on puisse imaginer qu’un pays soit intégralement mauvais au point de s’attaquer lui-même et sacrifier ses propres citoyens pour des intérêts financiers ! On peut se poser des questions et éprouver de la méfiance à l’égard des politiciens et des chefs de guerre mais je ne pense pas qu’on puisse éprouver autre chose que de la compassion pour les civils qui ont vécu cet enfer et le vivent parfois encore au travers de maladies et de séquelles diverses, même dix ans après.
D’une certaine façon, je me demande où ils sont passés, ces dix ans ! Tout ça paraît encore si terriblement actuel. On a l’impression que c’était hier. Et pourtant, j’en ai fait, des choses au cours de ces dix ans : j’ai trouvé un emploi stable et valorisant, j’ai déménagé trois fois, j’ai subi deux lourdes opérations chirurgicales, j’ai dû faire le deuil de pas mal de rêves,  j’ai vu partir des êtres chers, je suis devenue grand-tante, autour de moi des couples se sont faits et défaits, j’ai perdu un chat, j’en ai adopté deux autres, je suis devenue accro à Internet, j’ai crée deux blogs, j’ai sillonné l’Europe, j’ai lu plein de bouquins, j’ai vu plein de films, plein de concerts, j’ai croisé la route de gens exceptionnels, je me suis fait des amis (beaucoup) et des ennemis (un peu), je suis devenue fan à lier d’un être qui rend malgré tout le monde plus joli… en un mot la Terre a tourné, la vie à continué. Et si tout va bien, elle continuera longtemps. J’aimerais simplement qu’elle redevienne un peu comme ce qu’elle était avant cette date fatidique.

26 avril 2011

Les mois d’avril sont agités.

A en croire ce blog, c’est généralement le cas et cela se vérifiera encore cette année.
Il y a d’abord eu ce séjour à Paris où je me suis rendue pour suivre une brève formation mais aussi (et surtout !) pour passer quelques jours en compagnie de Tinky qui vient enfin de changer d’appartement après avoir passé près de vingt ans dans une studette minuscule sombre. et peu fonctionnelle. Son nouveau logis en est l’exact contraire : spacieux, confortable et lumineux, il est doté d’un petit vestibule, d’une pièce à vivre d’une taille plus que convenable, d’une chambre indépendante elle aussi assez vaste ainsi que d’une salle d’eau et d’une cuisine pas immenses mais dans lesquelles ont peut aisément se mouvoir sans risquer de faire tomber tout ce qui s’y trouve ! Avec son plancher au sol et ses murs uniformément blancs, il m’a un peu rappelé mon précédent appartement en plus petit mais surtout plus neuf. Situé à l’arrière d’une poste, il est également très tranquille : les habitants les plus bruyants de ces lieux ne sont autres que les oiseaux qui nichent dans un petit espace vert et qui s’agitent de bon matin. Grâce à eux, d’ailleurs, nous avons été systématiquement debout de bonne heure ce qui nous a permis de profiter d’une semaine particulièrement clémente pour la saison.
Bref, le paradis pour une personne seule vivant en plein Paris. Que dis-je ? En plein Marais ! J’avais déjà eu l’occasion de me balader dans ce quartier et il m’a toujours plu mais depuis que je l’ai arpenté en tous sens, visitant ses magasins raffinés et croisant ses habitants parfois excentriques, je suis littéralement amoureuse de ce coin de capitale chatoyant, festif et grouillant de vie. 
Le séjour a commencé par la pendaison de crémaillère chez Tinky qui avait invité bon nombre de collègues et d’amis parmi lesquels… Marylène Patou-Mathis ! Oui, vous avez bien lu : Marylène Patou-Mathis, LA spécialiste de notre cher Néanderthalien, directrice de recherches au CNRS, auteur entre autres de l’excellent bouquin Néanderthal, une autre humanité et conseillère de Jacques Malaterre pour le film Ao le Dernier Néandertal. Nous l’avions croisée lors de la fête de la Préhistoire à la Chapelle aux Saints, l’été dernier mais c’est par le biais de Facebook qu’elle a vraiment sympathisé avec Tinky (Pardi ! Une telle passionnée !) puis par extension, avec moi. Elle a donc voulu se joindre à cette pendaison de crémaillère mais j’avoue que j’avais eu un peu de mal à y croire. Une telle sommité parmi nous ? Honnêtement, j’ai vraiment pensé que quelqu’un avait usurpé son identité sur ce réseau social et que nous allions voir débarquer quelque illustre inconnu(e) avide de s’incruster au beau milieu de la fête. Mais non : il s’agissait bien d’elle et elle était tellement motivée pour venir qu’elle était même la première invitée à arriver. Et c’est ce qui a rendu possible, deux jours plus tard, l’exceptionnelle visite de l’Institut de Paléontologie Humaine, racontée dans le précédent article.
Les autres invités étaient charmants aussi, le champagne, le foie gras et les glaces s’avérèrent délicieux, l’ambiance au diapason et la soirée fut excellente, tout comme le reste du séjour durant lequel nous fumes rejointes par Helen, une autre correspondante de Tinky rencontrée sur Facebook et une fille vraiment formidable ! Quelqu’un avec qui je suis restée en contact, et que je reverrai sans doute avec beaucoup de plaisir.
Il y aurait sans doute beaucoup de choses à raconter sur cette folle semaine parisienne et sans doute évoquerai-je quelques anecdotes de temps à autre dans ce blog. Tout ce que je peux dire est qu’elle me laissera un souvenir impérissable.
Néanmoins, même si j’ai été très bien accueillie et en très agréable compagnie, je n’étais pas mécontente de retourner chez moi. D’ailleurs, je le devais. Pour la première fois, à mon boulot, ils organisaient une Journée Portes Ouvertes et en tant que chargée de la gestion administrative du fameux Master, je me devais d’être présente. La journée s’est bien passée et plutôt dans la bonne humeur. Seul bémol : je me suis massacré les talons en voulant faire du style avec des chaussures neuves et je m’en suis maudite plusieurs jours durant mais maintenant, ça va mieux. Ma coquetterie aura sans doute raison de moi, un jour.
A moins que ce ne soit un mauvais coup de froid ou un méchant microbe qui me fasse le coup ! En effet, quand je suis rentrée, Maman était aux prises avec un très mauvais rhume de printemps et je dois dire que j’ai pris toutes les précautions possibles et imaginables pour ne pas l’attraper ! Pour être sûres de ne rien nous transmettre, Maman et moi ne mélangions même pas nos serviettes de table, nous n’utilisions pas le même verre à dents ni le même tube de dentifrice. Mais je crois que quand un microbe a décidé de vous avoir, il vous a ! J’ai commencé à ressentir les premiers symptômes en milieu de semaine dernière et le jeudi, je ne pouvais carrément pas tenir debout tellement j’étais fiévreuse, faiblarde et mal fichue ! Mon médecin de famille, que je n’étais plus allée voir depuis longtemps a diagnostiqué une rhino-bronchite en surinfection (je ne savais même pas qu’un truc pareil existait !) et il m’a mise en arrêt maladie pour deux jours non sans m’avoir prescrit un traitement de cheval pour une semaine entière. C’est ainsi que j’ai prolongé mon week-end de Pâques bien malgré moi, et pas de la manière la plus agréable qui soit !
En prime, comme un malheur n’arrive jamais seul, mon ordinateur à rendu l’âme sur ces entrefaites ! Je pensais bêtement que c’était un problème de câble d’alimentation et dès que j’ai commencé à me sentir mieux, je suis allée dans le magasin où je l’avais acquis pour en changer, emmenant quand même le PC portable avec moi, on ne savait jamais. J’ai bien fait car après vérification, le verdict est tombé sans appel : la carte mère était fichue ! Comme ça, d’un coup, sans prévenir ! Mon ordi n’avait pas bugué, il s’est contenté de s’éteindre et adieu !!! Au bout de deux ans !!!! J’avais fini de le payer depuis deux mois et la garantie était achevée depuis vingt jours, vous avouerez bien que je suis maudite ! Vous dire que j’étais dépitée est l’euphémisme du siècle ! Ça m’a complètement déprimée, cette histoire ! Et bien pourri mon week-end de Pâques déjà sérieusement gâché ! De rage, j’ai pensé emprunter l’ordi de Maman pour effacer toutes mes pages Internet et tous mes sites histoire de ne plus jamais entendre parler d’informatique mais c’était finalement trop bête ! Il y avait moyen de récupérer mes données mais il fallait une nouvelle machine où les mettre alors après moult hésitations et grommèlements, je me suis décidée à acquérir un nouvel ordinateur portable apparemment plus résistant (enfin, j’espère !), doté d’un clavier plus large avec pavé numérique (je n’en avais pas sur le précédent et franchement, ça m’a manqué) et d’un écran également plus grand, particulièrement agréable quand il s’agit de visiter certains sites et réseaux sociaux.
D’ailleurs à mon boulot aussi ils se sont décidés à équiper mon ordinateur d’un grand écran plat qui me permet enfin de travailler avec aisance et en me fatiguant moins. Au bout de neuf ans ! Mieux vaut tard que jamais ! Mais enfin c’est un peu la semaine du nouveau matériel informatique pour moi.
Et comme on n’est jamais tranquille il me reste encore une nouvelle à annoncer : Maman doit se faire opérer d’une main demain matin (enfin tout à l’heure !). Rien de bien grave, apparemment : canal carpien et maladie de Dupuytren qui se mettent à deux pour la faire bien souffrir. Deux affections douloureuses mais qui se soignent apparemment sans trop de mal et en chirurgie ambulatoire mais une opération, c’est toujours ennuyeux. L’hôpital a d’ailleurs demandé à ce que quelqu’un l’accompagne et devinez qui s’y colle ?
Tout ça pour dire que le jour J vient de commencer et que je vais vous laisser car l’ambulance viendra nous chercher de très bonne heure. En vérité je devrais déjà être au lit alors bises à tous et à bientôt. Et pardon pour cet article encore une fois très long mais il couvre presque tout un mois.

12 décembre 2010

Un nouveau séjour dans la Capitale.

La semaine qui vient de s’écouler a été riche en évènements variés ! Dimanche soir, je suis partie à Paris où je devais passer un examen professionnel, comme l’an dernier, pour tenter de monter en grade. Ledit examen était prévu le mardi. En attendant, j’allais passer un peu de temps chez Tinky qui revenait de ses Pyrénées natales et que j’allais retrouver à la gare Montparnasse.
Alors déjà, le train s’est retrouvé arrêté une bonne vingtaine de minutes en gare de Moissac “suite à un acte de malveillance”. On se demande un peu où va le monde, quand même ! Un acte de malveillance ! Tout ça a été arrangé sans trop de mal mais nous à fait arriver à Paris avec un léger retard.
J’ai quand même retrouvé Tinky sans difficultés et, après nous être accordé un phö réconfortant dans un petit restau chinois miraculeusement ouvert en cette fin de soirée, nous sommes rentrées nous mettre au chaud dans son appartement de Hobbit. C’est qu’il faisait bigrement frisquet, dans la Capitale, contrairement à la région Midi-Pyrénées dont j’arrivais directement ! Même dans l’appartement minuscule, en dépit du chauffage à fond, il faisait tout juste chaud ! Maudit hiver !
Pour ce lundi, Tinky avait prévu une visite à la Cité des Sciences. Et c’est là que la Lose a frappé pour la première fois de la semaine ! Car Tinky pensait que la fermeture hebdomadaire de cet endroit était programmée le mardi or, c’est le lundi qu’elle se produit ! Nous n’avons donc rien pu voir si ce n’est l’extérieur de la Géode, magnifique structure sphérique recouverte de miroirs qui la font curieusement ressembler à une bulle de savon géante à peine visible en dépit de son énormité ! Un monument que je suis ravie d’avoir découvert.

La Géode vue de près

La Géode vue de loin.



Voilà quand même le genre de sottise qui n’arrive qu’à nous !
J’aurais bien aimé que nous profitions de ce contretemps pour filer directement au Musée Grévin où Mika était attendu pour l’inauguration de son double de cire. Malheureusement, seules des personnes ayant reçu (ou gagné) une invitation pouvaient assister à l’évènement programmé en soirée. Bien entendu, j’avais tenté d’en gagner une en m’inscrivant sur Internet mais évidemment, abonnée à la Lose comme je le suis, je n’ai rien gagné du tout ! Bien sûr, il était possible d’aller faire le pied de grue devant le Musée Grévin en espérant entr’apercevoir Mika au moment de son arrivée ou de son départ mais j’imaginais difficilement contraindre Tinky a demeurer debout dehors pendant plusieurs heures et dans un froid polaire pour un résultat des plus hypothétiques ! Mais je crois que toute seule, j’aurais sans doute tenté le coup ! Tinky qui craint que je me fasse un jour agresser par d’autres fans, préfèrerait que je me contente des disques et des concerts de Mika tout en veillant à m’en tenir éloignée mais je ne vois pas pourquoi je devrais craindre quoi que ce soit et me brimer de la sorte ! Je n’ai pas besoin de renoncer à mes rêves, de toute façon : ma vie d’éternelle perdante se charge très bien de les faire passer à toute vitesse sous mon nez ! J’ai donc loupé CE GRAND MOMENT, mais je vous en fait profiter quand même, y'a pas de raison de s'en priver !
Et en plus, on reçoit des nouvelles prometteuses du futur troisième album et d’une éventuelle tournée à venir. Alors que voulez-vous, c’est précisément ce genre d’info qui fait que, malgré une tendance regrettable à voir tous mes rêves se casser lamentablement la figure, je garde au fond de moi un optimisme à tout crin, peu compatible avec ma scoumoune habituelle mais terriblement stimulant.
De toute façon, il ne faut pas que je me plaigne : nous avons quand même passé une bonne soirée. En lieu et place de la visite à la Cité des Sciences nous nous sommes baladées sur un petit marché de Noël qui était très mignon : nous y avons dégusté un vin chaud revigorant et fait le plein de brioche vendéenne et de beignets pour le lendemain (en fait des donuts dignes d'Homer Simpson lui-même !) Puis nous avons flâné dans un centre commercial où nous nous sommes offert quelques produits de beauté, avant de dîner dans un restau Tex-Mex où nous nous sommes régalées : un salutaire approvisionnement en calories suite auquel nous étions parées pour le retour au bercail dans le froid ! Après que j’ai pris une bonne douche bien chaude et réparatrice, nous avons regardé “Into the wild” qui est un film bien joli mais quand même assez dérangeant. Heureusement, là aussi, notre bonne humeur naturelle a repris le dessus. Mieux valait être en forme pour le lendemain, jour programmé de mon examen.
Mais je raconterai ça dans un autre article. Je me rends compte que celui-là est déjà très long. Et celui qui va suivre ne sera pas bien court non plus ! Je reprends l’habitude des articles kilométriques ! Les mauvaises habitudes, on ne les perd pas comme ça ! J’espère que je n’ai pas découragé trop de lecteurs en cours de route !

07 novembre 2010

“Elle s’appelait Sarah”’

Je suis allée voir ce film hier avec Maman et JM qui, pour une fois, ne passait pas le week-end dans sa (magnifique) Corrèze natale et avait une forte envie de cinéma. En vérité, il voulait aller voir “Ao” et ça ne m’aurait pas fâchée de le revoir mais ce film ne passe pas à Toulouse, cette semaine.
Honnêtement, je n’avais pas très envie de sortir, hier. J’aurais préféré “cocooner” tranquillement chez moi : cette entrée dans l’hiver me met sur les rotules et, comme je l’ai dit dernièrement à Sophie, si j’étais un ours, j’hibernerais volontiers ! D’un autre côté, sortir un peu de sa coquille ne peut pas faire de mal. Je me suis donc fait violence et faute d’Ao, nous avons opté pour ce film dont nous avions tous entendu le plus grand bien. Et en prime, j’aime beaucoup l’actrice principale, Kristin Scott Thomas. Je l’aime depuis qu’elle a joué aux côtés de Prince dans Under The Cherry Moon.
Mais ici, l’ambiance est toute différente. L’actrice y tient le rôle de Julia, journaliste américaine qui réalise un reportage sur la rafle du Vel’ d’Hiv’. Au cours de son enquête, elle découvre que l’appartement dont  sa belle-famille française est propriétaire depuis soixante ans et dans lequel elle s’apprête à s’installer avec son époux (Vincent Lindon, impeccable de sobriété, comme toujours) a appartenu à une famille juive déportée. Craignant que ses proches n’aient été mêlés à l’innommable, Julia va se lancer corps et âme dans une enquête complexe et bouleversante dont nul ne sortira totalement indemne… pas même le spectateur.
Ce film est magnifique, poignant mais attention : certains moments sont éprouvants, limite insoutenables ! Ames sensibles, n’oubliez surtout pas vos mouchoirs et apprêtez-vous à vous crocheter parfois de tous vos doigts dans les confortables fauteuils rouges du ciné  ! Mais n’allez pas croire pour autant que l’intrigue se contente de jouer sur la corde sensible et les émotions faciles. Le scénario vous embarque, vous laisse croire trois ou quatre fois que vous avez tout compris mais vous en êtes toujours pour vos frais, jusqu’au dénouement.
Au final, un film dont on ne ressort pas totalement intact et qui vous hante bien après que les lumières de la salle obscure se soient rallumées.

02 octobre 2010

Fête de la Préhistoire (8)

Last but not least, j'ai ENFIN scanné les superbes dédicaces que j'ai eues durant cette extraordinaire Fête de la Préhistoire à la Chapelle aux Saints, en ce mémorable été 2010, aux côtés de Mimi et de son amour de maman !
Tout comme pour Mimi, MM. Roudier, Arnon et Klapczynski y sont allés de bon coeur des crayons, stylos et autres feutres, tout comme Mmes Patou-Mathis et Troilo.
Je les remercie encore pour leur gentillesse, leur extraordinaire proximité avec leur public et leurs admirateurs, et leur générosité ! Je les embrasse d'ailleurs bien fort à tous, ils sont franchement adorables !
Alors donc, voilà les choses...
Tout d'abord la dédicace de Marc Klapczynski; l'auteur d'Ao l'homme ancien, à la base du film de Jacques Malaterre -dont, contrairement à mimi, je n'ai pas eu le baise-main ni la dédicace, faute de matériel pour ce faire !- mais qui a été très aimable avec nous aussi !
Je m'en suis vue pour la scanner, le livre était un peu rebelle, et le contraste d'image, malgré tout, pas génial... Ou c'était trop sombre, ou c'était trop pâle, et on dirait que j'ai taché le livre, ce qui n'est absolument pas le cas !!! D'ailleurs,ils m'en on fait sacrément voir, ces scannings !!!
 Du coup, je la recopie, parce qu'on la voit mal, c'est lamentable !!!
'Le 1° août 2010,
A Tinky, 
En souvenir d'une sympathique rencontre à la Chapelle aux Saints, je vous souhaite un bon deuxième voyage en compagnie d'Ao sur le territoire des anciens hommes.
Bien cordialement, 
M. Klapczynski".
En effet, je me suis racheté Ao, car à sa réédition, il a modifié et simplifié les noms des personnages pour plus de commodités et être raccord avec le film de Jacques Malaterre, entre autres.
Ensuite, la dédicace de Marylène Patou-Mathis, qui est non seulement une grande scientifique férue de Néanderthal, mais aussi une dame remarquablement simple, d'un abord facile et franchement très aimable aussi.
Le scannage de la chose est un peu mieux réussi, mais l'écriture de cette très aimable scientifique n'est pas facile à lire... Donc, voilà la retranscription de la dédicace :
"A Huguette, Neandertal une autre humanité lointaine dans le temps mais culturellement si proche de nous !
Bien cordialement,
Marylène Patou-Mathis".
La dédicace sympathique de Claire Troilo, compagne de Marc Klapczynski et auteure d'Ao petit Néandertal, un petit album qui a repris les personnages de Marc Klapczynski pour faire découvrir, aux plus jeunes, -et aux gamines attardées de mon acabit !- la préhistoire au travers de ces personnages attachants. Le tout abondamment illustré des aquarelles sublimes d'Emmanuel Roudier.
Evidemment, allez donc scanner un bouquin, vous, vous m'en direz des nouvelles ! C'est commode, avec le pli des pages !!!
Et donc, voilà la raison de cette bande noire à gauche... Et là aussi, si je réglais contraste et luminosité, ça rendait la page comme crasseuse, ou ça gommait carrément la dédicace... Je suis douée, avec cet appareil, ça fait peur !
Et la dédicace que m'a faite, pour le même charmant album, Emmanuel Roudier.
  C'est vraiment totalement craquant ! Et cet album est franchement très chouette ! N'hésitez pas à l'offrir et à vous l'offrir aussi, tiens !
Mais comme j'avais abîmé à cause d'un objet méchamment tombé de mon étagère, le dos du tome I de Néandertal, toujours du même Emmanuel Roudier, je le lui ai racheté, et du coup, j'ai eu droit à cette magnifique dédicace, Mana, l'un des personnages principaux de sa saga de BD, une femme très chouette et énergique, ainsi que franchement jolie, malgré les particularités physiques néanderthaliennes.
J'aime beaucoup les personnages féminins d'Emmanuel. Ce sont toujours des personnes dévouées, sensibles, capables d'une grande énergie, et d'une volonté de fer, mais toujours fières, dignes et étrangement belles.
Là aussi, j'ai eu un petit souci de contraste et de luminosité... Mais bon, Mana est quand même franchement très belle !
Jean-Marie Arnon, que je ne connaissais pas, est lui aussi un mordu de Préhistoire, et il l'illustre d'une manière quand même bien moins réaliste qu'Emmanuel... Mais ses rêveries préhistoriques ne manquent pas de poésie et de sel, et j'ai été conquise là aussi par un monsieur extrêmement gentil et passionné, qui ne voulait pas me lâcher, lancé et inspiré qu'il était, ce dont je ne le blâme pas, parce qu'il m'a fait des dédicaces incroyables, lui aussi ! Les voici :
Tout d'abord, celle qui illustre "Totems idoles oubliées de Xaintrie", un recueil de récit légendaires purement fictifs illustrés des dessins et sculptures primitivistes de Monsieur Arnon.
J'imagine mal nos petits personnages, à Mimi et moi, pourtant des Néanderthaliens bien costauds et assez allumés, chevaucher un rhinocéros laineux !!! Ça devait être plutôt risqué, comme rodéo ! Mais la dédicace suivante, qui m'a faite marner pendant trois bonnes heures pour réussir à la scanner en entier sans qu'elle soit trop déformée ou fractionnée, était sur deux pages d'en-tête de l'album de BD Mégasauria, sa nouvelle saga !
Là aussi, ses préhistoriques sont sur des bestioles franchement pas évidentes !!! Mais c'est très chouette ! Et ça donnerait presque envie de faire comme eux !!!
Je remercie encore tous ces artistes, écrivains et savants pour leur extrême disponibilité et gentillesse, et j'espère que nous les reverrons sous peu, Mimi et moi, dans un salon ou un autre, ou lors de dédicaces dans une quelconque librairie voire en conférence ! C'était quand même des rencontres extraordinaires !