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19 juin 2016

Stage Croatie, jour 2 et 3, Knin.

Zagreb n'était cependant qu'une étape. Dès le petit matin, nous quittions notre modeste meublé pour rejoindre le reste de nos collègues à la gare.  Destination, le sud du pays et la petite ville de Knin (voir la carte incluse dans l'article précédent).

Le voyage fut long mais les paysages superbes surent nous distraire agréablement. Nous arrivâmes à Knin en fin de matinée et commençâmes par nous installer dans le petit hôtel que nos hôtes nous avaient attribué. Ci-dessous, la vue que j'avais depuis ma fenêtre : c'est une église, étonnamment ultra-moderne et même carrément design. Je ne me serais pas attendue à ça !

Après une petite collation à l'hôtel (nous allions découvrir, au cours du séjour, que nos amis croates ne sont vraiment pas mariés avec les légumes ce qui, dans un sens, me rappela un peu la Lettonie !) nous avons rejoint l'établissement où nous étions attendus et où chacun d'entre nous procéda à la présentation de l'établissement qu'il représentait (en anglais, s'il vous plait, et avec Power Point à l'appui !), le tout devant une assemblée d'élèves et d'enseignants de cette école ! J'avoue que j'avais un certain trac, pour ne pas dire un trac certain mais tout s'est finalement très bien passé. 

Au terme de ces allocutions, nous sommes allés boire un verre avec quelques enseignants locaux puis nous avons un peu erré dans la ville, en quête d'un restaurant ou d'un endroit où passer la soirée. N'ayant rien trouvé, nous nous sommes rabattus vers l'hôtel et comme la fatigue du voyage nous avait un peu coupé l'appétit, nous ne voulions pas de viande grillée, le seul mets que servait cet endroit, et nous sommes contentés d'un chocolat chaud avant de regagner nos chambres. 

Il y avait là un bureau devant lequel je me suis installée pour reprendre ma présentation dont certains aspects ne me convenaient et pour en préparer une autre. Et comme j'y ai passé du temps, que j'étais fatiguée et que j'étais déjà en pyjama, j'ai commencé à avoir de plus en plus froid et de plus en plus mal partout ! Je me suis donc mise au lit mais je ne me réchauffais pas. J'ai essayé de trafiquer le chauffage de la chambre mais au final, je crois que j'ai fait l'exact contraire de ce que j'aurais dû faire, bref, j'ai passé une effroyable nuit dans ce qui m'a semblé être un véritable congélateur ! 

Le lendemain, je me suis levée complètement moulue, endolorie et migraineuse mais je n'avais d'autre choix que de faire un effort, donner le change et poursuivre la visite. 

La matinée, cette fois-ci, fut consacrée à la découverte très intéressante de laboratoires et d'ateliers dont celui de fabrications du pain. 

Au final, nous avons été invités à goûter les diverses variétés de pain que les élèves avaient préparées, le tout accompagné de liqueurs croates préparées à base de plantes et baies diverses. J'ai même ramené une de ces bouteilles chez moi !




Après quoi il fut temps, pour une de mes collègues et moi, de quitter cet endroit. Le reste du groupe - les veinards ! - allait descendre encore plus vers le Sud du pays, vers Split et ses plages. Nous, nous repartions à Zagreb retrouver d'autres collègues avant de repartir vers deux établissement à l'Est. 

Une fois de plus, le voyage en train fut bien long et quand nous arrivâmes dans la capitale, nous étions épuisées. Un sandwich rapide et direction l'hôtel. Décidément, à force de manger si peu et de traîner une valise si lourde, je me disais que j'allais peut-être enfin terminer avec la silhouette de mes rêves !

Nous ne regagnâmes pas notre petit meublé, cette fois, mais un hôtel idéalement chauffé et confortable. Epuisée et toujours passablement patraque, je tombai comme une masse dans mon lit et ne bougeai pas d'un pouce jusqu'au lendemain.

11 novembre 2012

Une vie sociale de folle furieuse !

Je peine à croire que ce blog s’achemine tranquillement vers ses six ans. Il est vrai que je ne viens plus très souvent écrire ici, depuis quelque temps. Cela ne veut pas dire pour autant que je n’ai rien à raconter. Ainsi, je viens de passer deux semaines absolument géniales !
Alors que je me battais avec un rhume sévère  dont je n’arrivais pas à me débarrasser (et que je traînais depuis mon dernier message sur ce blog !), Tinky est venue passer avec moi quelques jours de congés prévus de longue date. Elle a découvert la maison qui lui a vraiment beaucoup plu et surtout, nous sommes allées voir une nouvelle fois Sébastien Tellier en concert au Bikini.
Bien qu’ayant les billets en poche depuis plusieurs mois, je me suis demandé jusqu’à la dernière seconde si je serais en mesure de m’y rendre. J’étais vraiment mal en point et en prime, je devais retourner au travail le lendemain du concert pour assurer un jour de permanence. Je me suis donc finalement décidée à y aller avec Tinky bien que tenant à peine debout. Et je n’ai pas regretté mon choix ! L’ambiance, au Bikini, était joyeuse et conviviale ! Le concert, quant à lui a été fabuleux. Perchées sur un balcon que Tinky avait habilement repéré, nous avons pu profiter d’une vue imprenable sans être bousculées le moins du monde.
La première partie, Hypnolove, a constitué une très bonne surprise.


Je connaissais ce groupe pour un seul titre

et pour ce remix de “Fingers Of Steel”, une des chansons de Sébastien, 


 mais le reste de leur répertoire m’a aussi beaucoup plu. 



Sébastien, quant à lui, était pour le moins inspiré ! Sous divers éclairages bleus d’une beauté époustouflante, il s’est livré à de très belles prouesses musicales et à bon nombre de pitreries devant une salle comble et totalement conquise ! 

On pourra peut-être lui reprocher de faire un peu trop le clown sur scène et de se lancer, parfois, dans des délires compréhensibles de lui seul. 
Mais le public réagit positivement à ces élucubrations et lorsque Sébastien se met à la musique, le moins que l’on puisse dire est qu’il s’y met de tout son cœur ! Il excelle au clavier comme à la guitare. Et le bougre peut s’enorgueillir d’une très belle voix, plus étendue qu’auparavant, m’a-t-il semblé. 

Il s’est vraiment donné à fond et a seulement cessé de jouer parce que les gens du Bikini le lui ont demandé mais je crois que si on l’avait laissé faire, il aurait été capable de jouer toute la nuit !
Le problème est que ce n’était pas du tout mon cas ! J’avais jeté mes dernières forces dans ce concert et je suis rentrée chez moi totalement épuisée (non sans avoir été abordée, à la sortie du Bikini, par une jeune fille charmante qui m’avait reconnue car elle m’avait vue sur MySpace ! Une vraie fan de Sébastien qui le connaissait avant l’Eurovision et que je salue bien chaleureusement si elle jette un œil sur ce blog car elle était vraiment aimable !). 

Le lendemain, pas question d’assurer ma permanence ! Je suis restée au lit bien tard et ai passé les journées suivantes à avaler toutes sortes de médicaments plus forts les uns que les autres ! La veille, d’ailleurs, je n’avais pratiquement pas pu acclamer Sébastien puisque je n’avais plus de voix ! J’ai dû me contenter de l’applaudir ! 

Le jours suivant, pourtant, je me suis vue dans l’obligation d’honorer la promesse faite à ma nouvelle collègue d’assister à la fête donnée pour les dix-huit ans de sa fille. Je n’étais toujours pas en très grande forme mais j’avais promis et puisque je venais de me reposer pendant deux jours, j’ai laissé Tinky et ma mère passer la soirée ensemble et me suis rendue à cette fête en compagnie de quelques autres collègues. Je n’ai pas trop abusé des bonnes choses puisque j’étais encore sous traitement, mais je n’ai pu m’empêcher de tremper les lèvres dans ce cocktail digne de l’Alliance Bleue si chère à Sébastien Tellier. 

Plus sérieusement, je n’ai pas regretté l’effort fourni pour venir parce que la soirée était fort sympathique mais je ne suis pas rentrée tard car Tinky et moi devions nous lever sans trop tarder le lendemain ! 

En effet, dimanche ou non, pas question de se reposer ! Nous devions retourner à Paris où chacune d’entre nous avait des projets et des obligations. Nous sommes parties en train dans la matinée et j’ai littéralement “comaté” pendant tout le voyage, ne bougeant pas d’un cheveu, pas même pour utiliser les toilettes, et impressionnant vaguement Tinky. D’ailleurs, pendant le séjour à Paris, j’ai bien souvent eu tendance à m’endormir partout et n’importe quand : chez Tinky a n’importe quelle heure de la journée, devant la télé, dans la salle d’attente de son médecin et même, une fois, dans un restaurant dont les banquettes étaient un peu trop confortables ! Il n’y a pas à dire ! J’étais vraiment au bout du rouleau ! 

Mais ce petit séjour à Paris valait vraiment le coup ! Le quartier du Marais est toujours aussi agréable et surtout, j’étais venue la pour assister au concert que Gotye donnait en France ! Et ce fut plus qu’un grand moment ! Je sais que cet article est déjà long mais si vous avez encore envie de lire, je vous supplie de parcourir ces deux articles d’un de mes autres blogs. Ici le récit du concert et , l’incroyable suite de ce qui était déjà un moment merveilleux ! Maintenant, je peux le dire haut et fort : Gotye n’est plus seulement mon coup de cœur musical de 2012, il est une de mes plus belles références en matière d’être humain ! Probablement une des plus belles personnes que j’aie jamais approchées ! 

Après des moments pareils, difficile de redescendre de son petit nuage rose ! D’autant que nous avons passé encore de très bons moments à Paris. Notamment le lendemain où nous avons rejoint une amie commune, passionnée par l’univers de Disney, qui nous a emmenées jusqu’à Disneyland Paris pour en visiter les alentours, hôtels et jardins, et aussi faire un petit tour dans Disney Village. Je dois dire que j’ai été agréablement surprise : bien que trouvant les dessins animés de Disney souvent très jolis, j’avais un a priori négatif sur Disneyland que j’imaginais kitsch et même “cucul la praline”, encombré de décors plastifiés aux couleurs criardes et envahi de mascottes grotesques se dandinant sur des musiques mièvres ! J’ai découvert l’exact contraire de ce que j’imaginais : un univers raffiné, chargé de symboliques multiples sur laquelle notre amie s’avère incollable, des couleurs harmonieuses, des vues imprenables sur une nature préservée, omniprésente et souvent même valorisée, des hôtels et des restaurants à thème à la décoration soignée, faite de nobles matériaux… Vraiment une remarquable découverte ! Certes, les articles que l’on y vent sont un peu chers, mais aujourd’hui, je me prends à rêver d’une nouvelle visite lors d’une saison plus douce et là, peut-être entrerons-nous dans le parc et risquerons-nous quelques attractions…

C’est donc avec des étoiles plein les yeux que j’ai quitté la capitale après encore quelques bons moments quelques bons films, quelques jolis tours et quelques bonnes tables ! J’ai retrouvé les miens, repris progressivement le travail et même si je ne suis pas encore débarrassée de ma toux persistante c’est le cœur léger et l’esprit chargé de bons souvenirs que je m’apprête à affronter les rudesses de l’hiver.

19 septembre 2011

Rentrée agitée.

Depuis le 29 août, date de mon retour au boulot, je n’ai pas arrêté une seconde : accueil de divers groupes d’étudiants, gestion d’arrivées tardives, de problèmes d’hébergement, de désistements de dernière minute, comptes-rendus, participation à d’innombrables réunions, implication dans plusieurs projets, formation à différents logiciels, aide ponctuelle à d’autres services, gestion des emplois du temps, des salles, du matériel, des clés, sans oublier les courriers, les courriels, le téléphone…
Je vous fais grâce des changements de programmes, des salles dont on avait demandé la réservation et qui s’avèrent occupées quant on y arrive, des collègues qui s’en prennent à vous parce qu’elles avaient besoin d’assistance, que vous êtes l’une des rares à être venues leur prêter main forte mais qu’il faut bien passer sa rogne sur quelqu’un, de la photocopieuse qui tombe en carafe quand on en a le plus besoin… même mon ordinateur de bureau s’est mis de la partie ! Il a rendu l’âme ! C’est la carte mère qui a grillé ! Décidément, il semblerait que cette année, je sois abonnée à ce genre d’incident !
Mais le comble a été atteint mercredi dernier, sur la chaîne d’inscription de mes étudiants en Master. J’ai horreur des chaînes d’inscription ! J’en avais déjà horreur quand j’étais moi-même étudiante et donc de l’autre côté du bureau ! C’est un bazar sans nom et une source de tension pas possible ! D’ailleurs, la veille au soir, je me faisais un peu de souci à la pensée de ces étudiants qui allaient défiler pour s’inscrire, de ces dossiers à vérifier, de certaines pièces qui manqueraient forcément, d’incompréhensions possibles autour des histoires de mutuelle et de sécurité sociale… puis je me suis ravisée, me rappelant que, pour ce Master, les étudiants inscrits chez nous n’étaient que sept (il y en a qui s’inscrivent dans d’autres écoles ou universités, ce Master étant cohabilité par plusieurs institutions) et que nous n’allions pas nous stresser pour sept étudiants. D’ailleurs comme il n’étaient pas nombreux, il avait été décidé qu’ils pourraient venir s’inscrire à partir de 9h et non 8h comme initialement prévu. J’ai fait tout ce qu’il fallait pour qu’ils soient au courant. Je leur ai même envoyé un petit message via mon iPhone sur Facebook où ils ont créé un petit groupe consacré à leur Master, horrifiant un peu JM et deux collègues avec qui je dînais ce soir-là et qui m’ont dit que je devrais songer à lâcher un peu ce dossier de temps en temps.
Donc, le lendemain, la chaîne d’inscription s’installe et commence. 9h, première étudiante. 9h15, deuxième étudiante… et là, plus personne ! Honnêtement, ça ne m’inquiète pas  : ils savent depuis juin dernier que les inscriptions sont prévues ce jour-là et ils ne vont pas tarder à arriver. Il est à peine 9h30. Là-dessus, une collègue assise à côté de moi commence à piquer sa crise, disant qu’elle ne va pas rester là toute la matinée, qu’elle a autre chose à faire et que si ça doit se passer comme ça, elle va partir… etc… Je lui fais posément remarquer qu’elle n’est pas la seule à avoir du travail, qu’il était prévu de longue date que nous passerions la matinée sur cette chaîne d’inscription et que personnellement, j’avais pris mes dispositions pour cela. D’ailleurs, à raison d’un quart d’heure par étudiant, nous n’avons absolument pas perdu de temps, mais si elle ne veut pas rester, elle est libre : on se débrouillera sans elle. Sur ces entrefaites, une autre collègue à qui on ne demandait rien (la même qui avait râlé contre moi parce que j’étais une des rares à être venue l’aider une semaine plus tôt !) commence à relayer les protestations de la précédente en commençant par l’habituelle litanie : “Ce-que-tu-ne-comprends-pas-Mireille-c’est-que-nous-on-a-beaucoup-de-travail “, exactement comme si les autres n’en avaient aucun ! Alors là, je me suis levée, énervée leur répondant qu’il n’y avait pas qu’elles qui bossaient dans cette maison et que puisqu’elles étaient débordées au point de ne pas pouvoir patienter cinq minutes, j’allais voir dans le foyer, en face, ou peut-être devant mon bureau, si des étudiants ne s’y trouveraient pas. Après tout peut-être avaient-ils mal compris la consigne, la plupart d’entre eux n’étant pas francophones ! Et au moment où j’allais me mettre en route pour sortir, j’entends distinctement la première râleuse marmonner “Il faudrait peut-être se sortir les doigts du cul de temps en temps !”. Comme je vous l’écris ! Textuellement !
Alors là, mon sang n’a fait qu’un tour ! Je lui ai répondu que si elle continuait comme ça c’est sur sa figure que mes doigts allaient finir et non là où elle disait ! Et de rappeler au passage à ces deux collègues que j’étais toujours disponible pour elles alors que de mon côté, je ne pouvais rien leur demander ! Le temps que je fasse un tour dans mon bureau, que je parle à deux-trois collègues de ce qui venait de se produire et que je revienne sans avoir vu un étudiant, ces deux personnes “absolument débordées” avaient fermé la chaîne d’inscription qui se retrouvait reportée à l’après-midi ! Génial ! Mon groupe d’étudiants allait être mêlé à plusieurs autres et les choses se passeraient nettement plus lentement que si nous nous étions donné la peine de les attendre un peu ! En prime, cela allait leur faire rater une partie des cours prévue l’après-midi ! Mais impossible de faire entendre raison à ces deux bourriques ! Tandis que la première allait pleurnicher chez la sous-directrice, la seconde me prenait à part avec un air pincé pour me demander par quel biais j’avais prévenu les étudiants de la tenue de cette chaîne d’inscription. Je lui ai expliqué que c’était par courriers, par mails et par affichage. Et elle, de me répondre, l’air triomphant et accusateur : “Par Facebook ! Je le sais : c’est une étudiante qui me l’a dit !”. Je lui ai rétorqué, vraiment furieuse, que l’avertissement par Facebook n’était que la cerise sur le gâteau, une précaution supplémentaire que j’avais cru bon de prendre depuis chez moi après avoir respecté la procédure d’usage ! J’ai ajouté que je n’étais quand même pas idiote au point de diffuser des informations de cette importance sur Facebook uniquement, que c’était juste une piqûre de rappel et que si le fait de travailler depuis chez moi devait être si mal interprété, c’était très simple : JE NE TRAVAILLERAI PLUS DEPUIS CHEZ MOI !
Réponse de la collègue : “Mais tu prends tout mal, aujourd’hui !”. Un peu, que je le prends mal ! J’ai terminé l’année dernière avec 96 heures sup’ et depuis le 1er septembre, j’en ai accumulé une douzaine d’autres ! Je ne pourrai jamais rattraper tout ça ! On m’a collé ce dossier dans les mains en me disant que puisque je parlais anglais, je serais chargée de l’accueil de ces étudiants étrangers ! Résultat, je m’occupe absolument de TOUT ! Ca va de la configuration des salles aux jurys d’examens en passant par les contrats de vacation des intervenants ! Pas du tout ce qu’on m’avait annoncé ! Je le fais quand même parce que c’est intéressant, que mes études d’anglais me servent enfin et que le contact avec les étudiants est enrichissant ! Je donne le meilleur de moi-même pour ce dossier dont je découvre chaque jour un nouvel aspect alors que je travaille dessus depuis moins d’un an ! Je ne ménage pas ma peine, je suis toujours disponible et tout ça pour quoi ? Pour qu’on m’insulte comme on ne m’a jamais insultée de toute ma vie ??? Passe encore sur la vulgarité de l’expression !  Ce qui m’a énervée bien plus que l’expression grossière, c’est le “peut-être” et le “de temps en temps” qui l’encadraient ! Preuve que non seulement cette fille me prend pour une fainéante mais elle en est persuadée depuis longtemps ! Je me demande de quel droit elle se permet d’émettre des jugements pareils à mon sujet ! Que sait-elle de moi ? Nous travaillons dans le même service mais nous n’avons jamais bossé ensemble à proprement parler ! Et encore heureux, finalement ! Des gens caractériels comme ça, je m’en passe ! Je suis vraiment furieuse ! Ce n’est pas la première fois qu’elle se montre agressive à mon égard : il y a quelques années, elle m’avait fait la tête pendant plus de quatre mois et je n’ai jamais su pourquoi. J’ai bien ma petite idée sur le sujet : je n’avais pas fait une grève à laquelle elle tenait ! Mais bon : je venais d’être embauchée, j’avais des choses à payer et puis zut ! Il s’agit de MA vie ! Et là, elle recommence ! Elle me fait la tête et m’ignore alors que c’est moi qui ai été insultée, et de quelle façon ! Il faut dire que, de mon côté, je ne lui fais pas de grands discours non plus ! Je prends même un chemin plus long pour me rendre dans mon bureau histoire de ne plus passer devant le sien ! Non que j’aie peur d’elle mais je ne veux même plus la voir ! D’aucuns diront que ce n’est pas une attitude très adulte mais pour l’instant, je suis encore trop remontée ! Je préfère éviter tout risque de nouveau clash !
D’un autre côté c’est dommage : j’ai aussi eu de bons moments avec cette collègue. On a souvent eu de longues discussions très intéressantes sur des films qu’on a toutes deux aimés ou sur nos amis les chats. On était allées voir un jour une expo sur la gastronomie médiévale et une fois on était même allées voir Tété en concert et on avait passé une super soirée ! Mais là, je ne suis pas du tout disposée à accepter son attitude de la semaine dernière ! Je VEUX des excuses ! On ne me parle pas comme ça ! Je ne suis pas un défouloir ! Si je n’avais pas fait mon boulot correctement, si j’avais quelque chose à me reprocher, je pourrais peut-être accepter la critique pour peu qu’elle soit formulée autrement. Mais en prime je n’ai rien fait de travers ! Les étudiants sont bel et bien venus mais, pensant qu’ils avaient la matinée pour s’inscrire (après tout, c’est ainsi que les choses s’étaient passées l’an dernier !), ils ne se sont pas affolés ont été bien étonnés de trouver porte close et bien sûr, c’est l’image de l’Ecole qui est une fois de plus écornée et nous sommes ridicules !
Et moi je suis furax ! Vraiment furax ! A coup sûr, je ne vais pas laisser passer ça ! Un autre collègue m’a fait savoir que cette fille était “un peu triste de sa réaction” mais je lui ai répondu que je n’étais pas du tout prête à passer l’éponge là-dessus et que si j’allais la voir pour l’instant, je ne ferais que manifester une hypocrisie dont je n’étais pas coutumière ! Et puis il ne manquerait plus que ce soit moi qui fasse le premier pas ! Il ne faudrait pas que ce soit moi qui m’excuse, tant qu’on y est ? Hors de question ! J’ai fait le dos rond pendant trop longtemps et devant trop de gens ! Je ne suis plus du genre à tendre l’autre joue, ça suffit ! Terminé ! Stop !
Et qu’on se le dise !

20 juin 2011

Voyage dans le Morvan… et ses alentours. 1er jour : la découverte.

La semaine de vacances dans le vaste Nord-Est de la France a donc eu lieu ! Le temps passant à une vitesse folle, une nouvelle semaine lui a succédé, une autre s’apprête à commencer et le plat quotidien m’a déjà remise sur les rotules ! Il faut dire que durant ce séjour dans le Morvan, nous avons quand même bien bougé !


 Mais commençons par le commencement : c’est le samedi 4 juin que nous avons pris la route. La traversée de la France en diagonale s’est somme toute bien passée et en fin d’après-midi, nous sommes arrivés au Domaine de Pannecière, camping situé en pleine nature et nous nous sommes installés dans le mobil-home qui allait nous servir de résidence tout au long de cette semaine. 


Après quoi nous avons décidé de visiter un peu la ville la plus proche, Château Chinon dont j’avais beaucoup entendu parler, et de manger un petit quelque chose pour nous remettre de ce long voyage.
Las ! La brasserie dans laquelle nous avons pris notre premier repas de vacances n’était pas terrible du tout : nous y avons mangé très moyennement et bu une piquette immonde (en pleine Bourgogne !!!) pour un tarif absolument prohibitif ! Nous étions quand même furax. Mais nous avons décidé de faire contre mauvaise fortune – c’est le cas de le dire ! – bon coeur et nous sommes retournés au mobil home où nous avons passé la soirée à jouer au Scrabble avant de prendre enfin un repos bien mérité. Le lendemain serait un autre jour.

28 avril 2011

Quelle journée !

Ca y est : l’opération de Maman a eu lieu ce matin et elle s’est parfaitement bien déroulée. A la base, elle était programmée en début d’après-midi mais la veille, le secrétariat a appelé pour signaler qu’elle serait programmée tôt le matin et que nous devrions être là à 8h. Donc, ce matin, branle-bas de combat et sortie de la chienne bien avant l’aurore, départ en VSL et arrivée en centre-ville à 7h30. Formalités d’usages puis attribution d’une chambre bien que l’opération soit censée se dérouler en ambulatoire. Là, l’attente commence. Un peu longue. Heureusement que nous sommes là pour nous tenir mutuellement compagnie. Enfin, on vient chercher Maman vers 9h30. Pas mal pour une opération programmée à 8h !!! Mais bon, ce n’est pas grave. Une nouvelle attente commence pour moi seule, cette fois. Et c’est encore plus long ! Je lis (Les tribulations d’une caissière, bouquin autobiographique extrêmement drôle ! Un vrai petit précis de sociologie que je vous recommande à tous !), je me balade dans les couloirs, désoeuvrée j’essaie d’utiliser le distributeur de sucreries qui ne fonctionne pas (tant mieux !) et se contente de me rendre mes deux euros en pièces de dix centimes (tant pis !), puis de guerre lasse, je somnole dans le fauteuil de la chambre. Eh oui ! Se lever à 5h30, ce n’est pas dans mes habitudes et le coup de barre se fait sentir ! En prime, ils ont embarqué directement Maman dans le lit à roulettes ! Je n’ai nulle part où m’allonger, c’est pas juste !!!! Non, je rigole ! Je n’aurais jamais osé utiliser un lit d’hôpital sans être malade… Et puis on ne sait jamais : des fois qu’on m’aurait embarquée pour m’opérer à mon tour…

Mais trêve de plaisanterie. En vérité, l’attente se prolongeait et je commençais à me faire du souci. Finalement, Maman a été ramenée dans la chambre un peu avant midi. L’opération s’était parfaitement déroulée, elle ne souffrait pas mais se sentait un peu secouée et souhaitait surtout dormir. J’en ai profité pour faire un tour hors de ces lieux aseptisés histoire d’aller respirer un peu, faire quelques pas avant de m’accorder une petite collation et le café dont je rêvais depuis plusieurs heures. Rien de bien renversant niveau gastronomie, dans le coin ! Situé entre une clinique et une bouche de métro, le quartier (bien sympathique, au demeurant !) est tout de même le temple de la malbouffe restauration rapide. Mais bon : ce n’était pas un jour idéal pour faire des agapes ! 

Après ça, je suis retournée auprès de Maman qui se recomposait un peu après un repos bien mérité. Je l’ai aidée à se sustenter à son tour, puis les infirmières m’ont montré comment je pouvais l’aider à s’habiller aussi. S’en sont suivies la visite du chirurgien et de nouvelles formalités administratives puis nous sommes reparties à bord du même VSL pour arriver ici à 18h30 passées. Là, il a fallu qu’on ressorte notre super-chienne épatante qui, malgré presque douze heures d’attente, n’avait fait aucune salissure dans l’appartement, puis  j’ai couru à la pharmacie pour acheter les produits nécessaires aux soins de Maman et ensuite, nous avons passé une soirée presque comme les autres. Et maintenant, tout le monde dort, sauf moi. Mais j’avoue que je suis un peu naze aussi. Rester des heures sans rien faire est  sans doute pire que se lever à l’aube ! Sans oublier que l’inquiétude, fatigue également ! 

Et au mois de mai, ce sera au tour de mon frère Alain de se faire opérer d’une épaule. Encore des émotions en perspective ! Mais ceci est une autre histoire dont je reparlerai sans le moindre doute ici. En attendant, commençons par laisser Maman se recoller !

15 janvier 2011

Ca risque d’être chaud-bouillant !

Je termine, épuisée, une nouvelle semaine particulièrement bien remplie : collecte de notes, jurys d’examen, rédaction de documents urgents, gestion de soucis quotidiens… Encore une fois, je n’ai pas levé la tête de mon boulot ! Pas étonnant que ce dernier soit le sujet le plus abordé dans ce blog, à en croire mes libellés.

Néanmoins, je commence à trouver mon rythme de croisière dans la gestion de ce fichu Master qui est quand même très chronophage et je me disais que j’allais sans doute arriver très vite à mener de front l’ensemble de mes nouvelles activités quand tout à coup… la cata !

Il se trouve que la collègue avec laquelle je partage mon bureau se plaignait depuis plusieurs semaines de douleurs et de raideurs de la main gauche, ce qu’elle croyait dû à  des rhumatismes ou de l’arthrose. En vérité, un nouvel examen médical vient de démontrer qu’elle souffrait d’une rupture de tendon ! L’origine de cette rupture n’est pas déterminée mais ma collègue doit néanmoins subir une opération… suivie de six semaines de congés de maladie !

D’un côté, ce résultat me rassure : depuis le temps qu’elle se plaint de sa main, je craignais qu’elle ne souffre de quelque chose de plus grave. Mais d’un autre côté, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter un peu de son absence car il va falloir la remplacer au pied levé (ce qui est un comble puisque tout part d’un problème de main !). Or, la dernière chose dont j’avais besoin, honnêtement, c’était d’avoir à assumer des tâches supplémentaires maintenant que je commençais tout juste à maitriser mon propre emploi du temps !

Certes, je ne serais sans doute pas la seule à relayer cette collègue pendant son absence : nous formons une équipe soudée et nous allons toutes œuvrer pour que le service se poursuivre sans souci. N’est-ce pas précisément ce qui a été fait pour moi lorsque j’ai été absente dix semaines l’an dernier suite à mon opération ? L’heure est venue, en quelque sorte, de payer ma dette, notamment à cette collègue (et amie) qui, pour l’instant, se fait moins de souci pour l’opération que pour ce congé forcé !

Au fond, tout ça est peut-être un mal pour un bien. D’une part, ma collègue va cesser d’avoir ces douleurs lancinantes et ces doigts perclus à supporter. D’autre part, je vais devoir apprendre à établir un emploi du temps très carré et à m’y tenir : le Master le matin et tout le reste l’après-midi. Ou le contraire, on verra bien. En tout cas, on n’y dérogera plus ! Question d’organisation et de survie, en quelque sorte ! Il faudra une réunion de service pour mettre clairement en place tout cela et ne pas se laisser déborder par les sollicitations de tout le monde. Je n’ai pas hésité, ce soir, à en toucher un mot à notre directrice, d’ailleurs. Il est peut-être temps d’apprendre à être ferme et à camper sur ses positions… Enfin bon ! Ceci est un vœux pieux ! J’espère que je ne vais pas me laisser déborder en disant “oui” à tout le monde comme je sais si bien le faire !

En tout cas, avec tout ça, ce n’est pas demain la veille que je vais reprendre des vacances ! Et dire qu’à une époque de ma vie, je désespérais de trouver un jour du travail !!!

08 janvier 2011

Un début d’année épique.

Le moins que l’on puisse dire est que l’année commence très fort ! J’ai même du mal à réaliser que nous sommes passés en 2011 il y a une semaine à peine. J’ai l’impression que trois mois au moins se sont écoulés depuis mon dernier article sur ce blog.

Dire que l’année a commencé très fort ne signifie pas pour autant que ses débuts ont été agréables. J’ai passé les deux premiers jours de 2011 avec la tête lourde, la nausée et des courbatures, pas vraiment capable d’avaler grand chose. Vous me direz “Quoi de plus normal que de se sentir en petite forme après avoir fait la fête ?”. Sauf que, justement, nous n’avons pas tant fait la fête que ça ! J’irais même jusqu’à dire que ce réveillon a trois était quelque peu morose. En vérité, je trainais toujours mon méchant coup de froid mâtiné de gastro et je n’étais vraiment pas dans mes meilleurs jours ! Malade et passablement déprimée !

L’idée de repartir au boulot m’était franchement insupportable. J’aime bien mes collègues mais là, je ne me sentais pas du tout d’attaque pour reprendre le travail. J’étais cependant suffisamment solide pour m’y rendre et c’est donc totalement démoralisée que j’ai repris le chemin du bureau le lendemain.

Et là, rien ne s’est passé comme prévu. Enfin si, en quelque sorte, mais bon... Il se trouve que l’Ecole avait des problèmes de chaudière depuis l’automne dernier et nous avions bien été avertis du fait que nous risquions de nous retrouver sans chauffage du tout courant janvier. Eh bien, on n’a pas attendu courant janvier ! Dès les premières heures du jour de la rentrée, le chauffage a définitivement rendu l’âme ! Du coup, nous avons passé la journée à gérer des urgences, à recaser nos étudiants dans des hébergements de fortune (hôtels, internats de lycée…) mais aussi dans d’autres salles de classe afin qu’ils ne travaillent pas dans le froid. Il a donc fallu voir tout ça avec des établissements voisins qui nous ont prêté des salles, puis nous avons aussi dû changer tous les emplois du temps et prévenir tout le monde, bref, assurer de la logistique pure et dure toute la journée. Ainsi s’est écoulé ce lundi de rentrée.

Le reste du temps, nous avons travaillé dans un froid polaire, nos bureaux n’étant pas épargnés par la panne de chauffage. Heureusement, les tâches ne manquaient pas. Nous avions aussi droit à un chauffage d’appoint, de petits radiateurs électriques dont nous ne pouvions cependant pas profiter toute la journée. En effet, il n’était pas possible de placer un radiateur dans chaque bureau sinon, nous risquions de faire sauter le compteur ! Le nombre de radiateurs était donc limité et tout aussi limité était le temps pendant lequel nous pouvions en disposer !

En prime, je découvre que je ne suis pas parfaitement à l’aise avec le nouveau dossier que l’on m’a confié. J’en découvre certains aspects complexes pour lesquels je n’ai pas été suffisamment formée et la désorganisation générale a entrainé l’agacement des étudiants qui sont venus se plaindre à moi de façon plus ou moins agréable.

Donc, une semaine placée sous le signe du froid et du stress. Je rentrais chez moi laminée le soir venu et tombais littéralement dans mon lit, incapable de seulement penser à allumer mon ordinateur ! J’avais déjà passé mes journées entières devant celui du bureau : c’était bien suffisant !

Heureusement, en fin de semaine, une chaudière a pu être louée (je ne savais même pas qu’on pouvait louer des chaudières, moi !) et raccordée au service de chauffage de l’Ecole. Mais le temps qu’elle se mette en route et réchauffe tous les bâtiments glacés du campus, nous avons eu tout loisir de nous geler et même vendredi soir, ce n’était pas encore la joie ! Gageons que la semaine prochaine, les choses se passeront mieux ! Au moins au niveau des températures !

22 décembre 2010

Fin de la parenthèse parisienne.

En ce "petit matin frileux" du vendredi 10 décembre 2010, le plat et désagréable quotidien a repris ses droits avec une rare virulence. 
Comme à mon habitude, j'attendais bien tranquillement mon bus quand je me suis aperçue que je ne trouvais pas ma carte "Pastel", une carte qui permet un accès gratuit aux transports en commun et à laquelle j'ai droit étant donné ma situation de personne handicapée. Je ne me suis pas particulièrement inquiétée car, en bonne représentante du sexe résolument beau et prétendument faible, je me balade avec un sac à main trop grand, trop rempli et souvent mal rangé dans lequel cette carte peut avoir tendance à s'égarer. Mais cela ne semblait pas être le cas, cette fois. Je me suis alors dit que, dans l'agitation de la balade en ville de la veille, j'avais probablement laissé ladite carte dans une des poches du manteau que je portais alors : un anorak gris qui ne m'avait pas tenu suffisamment chaud et que j'avais troqué ce vendredi contre une bonne veste de cuir fourrée ! J'ai donc attrapé mon téléphone mobile pour appeler Maman et lui suggérer de regarder dans les poches de l'anorak histoire de voir si ma théorie se vérifiait ce qui, à défaut de me rendre ma carte à temps, m'aurait au moins tranquillisée. C'est le moment qu'à choisi le bus pour arriver. J'y monte, donc, mon iPhone à la main, salue le chauffeur comme à mon habitude et, soucieuse de ne pas boucher le passage (rien ne m'énerve plus que les gens qui s'agglutinent à l'avant du bus sans considération pour ceux qui veulent y monter !), je vais m'asseoir dans le premier siège libre, afin de farfouiller à l'aise dans mon sac sans lâcher mon portable dont je pensais me servir en poursuivant mes recherches ! Là-dessus, le chauffeur m'interpelle sèchement en faisant remarquer bien fort et devant tout le monde que je n'avais pas pris de titre de transport ! Je reviens vers lui, lui explique ma situation mais il ne veut rien entendre, prétendant que je n'avais pas à aller m'asseoir directement sans avoir composté quoi que ce soit, que de toute façon, je n'étais pas en train de chercher ma carte (C'est la meilleure, celle-là ! ) et que si je voulais chercher mon titre de transport, je n'avais qu'à le faire en restant près de lui ! Le problème est que ces fichus chauffeurs de bus ont une conduite assez "sportive" (ô, euphémisme !) et qu'il est quasiment impossible de rester debout dans une travée sans risquer de se casser lamentablement la figure si on ne se cramponne pas solidement à quelque chose ! Or, moi, je ne suis pas équilibriste, loin de là ! Je dirais même que mon sens de l'équilibre naturel est fortement amoindri par le fait que je n'y voie que d'un œil : en cours de gym, par exemple, je n'ai jamais pu me tenir sur un seul pied, marcher sur une poutre et autres joyeusetés de ce genre ! Mais je m'égare ! 
J'ai essayé d'expliquer la situation à ce chauffeur mais, très énervé, il n'a rien voulu entendre ! Tant et si bien que j'ai fini par lui dire "C'est bon, je vais vous le payer, votre ticket ! Pleurez pas !"   tout en joignant vigoureusement le geste à la parole. Certes, je reconnais que j'ai un peu perdu mon habituel sang-froid mais cette personne était vraiment désagréable, péremptoire, autoritaire et tout ce que vous voudrez. Il a même été jusqu'à me dire d'un ton très hautain : "Chez moi, ça ne marche pas comme ça !". Mais chez moi non plus ça ne marche pas comme ça et c'est bien ce que j'ai répondu à ce cher Monsieur, ajoutant que je prenais les transports en commun toulousains depuis plus de huit ans et qu'on ne m'avait jamais parlé comme ça ! C'était d'autant plus vexant que je n'avais pas du tout l'intention de resquiller ! Une fois assurée que ma carte n'était pas dans mon sac, je serais spontanément allée acheter un titre de transport, inutile de me parler comme à la dernière des dernières ! Je ne suis pas une voleuse, Monsieur ! Je ne suis pas issue d'un milieu de voyous ! Je prends ce maudit bus pratiquement tous les jours et deux fois par jour depuis plus de huit ans pour m'en aller gagner honnêtement ma vie ! Tout s'est toujours très bien passé et  pour une fois que ce genre de souci m'arrive, il faut que je tombe sur un énervé qui se prend pour un justicier ! N'y avait-il pas moyen de me dire gentiment : "Désolé mais si vous ne pouvez pas me présenter votre carte, je suis obligé de vous faire payer ce déplacement mais vous pourrez vous le faire rembourser sur présentation du ticket et de la carte dans nos bureaux du centre-ville !".  Car c'est ainsi que les choses se passent. Une collègue (gentille, elle !) me l'a expliqué alors que ce Monsieur s'est bien gardé de me le dire ! De toute façon, je n'irai probablement pas me faire rembourser ce ticket ! Je ne suis pas à 1,50 € près ! Et je n'ai pas l'intention de devenir malhonnête pour une somme si dérisoire !
Bref, je suis rentrée au boulot dans un état de fureur noire, profondément humiliée que ma probité ait été ainsi mise en doute devant témoin ! Mais la journée s'est écoulée et d'autres soucis sont venus. 
Soucis de travail, bien sûr et il y avait aussi les résultats de mon examen que je ne voyais jamais venir. Je croyais en effet me rappeler qu'ils m'avaient été communiqués par e-mail l'année précédente. J'avais beau avoir le sentiment d'avoir mieux fait que l'an dernier, j'étais quand même un peu fébrile. C'est alors qu'une de mes collègues a déboulé dans mon bureau, l'air faussement jovial et m'a déclaré sans ambages : "Bon, eh bien l'année prochaine, on le préparera mieux que ça, cet examen !". C'est ainsi que j'ai su que je n'étais pas reçue ! La tête de ma pauvre collègue quand je lui ai dit qu'elle venait de me l'apprendre ! Le moins qu'on puisse dire est qu'elle avait mis les pieds dans le plat ! Elle était persuadée que j'étais déjà au courant ! En fait, il ne fallait pas attendre qu'on nous envoie l'info ! Il fallait aller la chercher sur Internet. Elle l'avait fait. Pas moi ! Moi, j'ai toujours un métro (voire un bus !) de retard ! 
La pauvre fille était vraiment confuse mais de mon côté, je me suis sentie profondément frustrée et démotivée ! Je pensais tellement avoir mieux réussi mon coup que lors de ma précédente prestation ! 
A l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai toujours pas reçu ma note. 
Tout ça pour dire qu'entre l'humiliation du matin et la déception de l'après-midi, je n'avais vraiment pas le moral au beau fixe. 
J'ai terminé le mois en travaillant beaucoup et même plus que de raison !  J'ai aussi revu mon gracieux chauffeur de bus à plusieurs reprises. Maintenant, quand je monte, je ne manque pas de lui présenter ma carte avec une certaine ostentation avant de valider mon transport mais je ne lui dis ni bonjour, ni au revoir, ni merci ! Il m'a trop mal parlé la dernière fois et il y a des limites au masochisme ! Je salue et remercie tous les autres mais pas lui ! En prime, il n'a pas l'air disposé à reconnaître son erreur ! Il me regarde de travers et l'autre jour, savez-vous ce qu'il a fait ? Il a fait semblant de ne pas voir que j'avais demandé l'arrêt devant mon lieu de travail (l'arrêt que je demande tous les matins, donc ! Ou celui auquel je monte tous les soirs !) et il a filé directement jusqu'à l'arrêt suivant ! Arrêt auquel il a bien été obligé de stopper puisque des gens attendaient sous l'abri-bus ! Mais je suis sûre que s'il n'y avait eu personne, il m'aurait convoyée jusqu'à la station de métro ! Je ne lui ai pas fait le plaisir de protester ! En descendant un arrêt trop tard, je lui ai dit que c'était vraiment très intelligent, ce qu'il avait fait et je suis partie ! Avec ses idioties, je suis arrivée en retard, bien sûr ! Quelle mesquinerie, c'est lamentable ! Assurément, ce Monsieur a voulu se venger mais se venger de quoi ? Du fait que je lui aie tenu tête lors de notre affrontement ? Du fait que je le fasse passer pour un imbécile puisqu'il n'a pas voulu croire que j'avais droit au transport gratuit alors qu'en fait, c'était le cas ? Je le lui ai payé, son ticket alors pourquoi cette petite vengeance puérile et grotesque, je vous le demande !En tout cas, je n'ai rien dit pour ces deux fois mais si un nouvel incident se produit, cette fois, je n'hésiterai pas à le signaler ! Et comme dirait si joliment Tinky "Merde, à la fin !". 
Tout ça pour dire qu'après toutes cette agitation, toutes ces sources de soucis, de déception ou d'énervement, toutes ces heures supplémentaires, toutes ces mesquineries, tous ces gens désagréables, tous ces faits divers affreux, je suis ENFIN en vacances. Je vais pouvoir déconnecter un peu, revoir ma famille, profiter des fêtes et me reposer ! Ca ne va pas être du luxe car j'arrive en cette fin d'année avec l'impression d'avoir quatre-vingt dix ans ! Presque aussi fatiguée que l'an dernier avant l'opération alors STOP ! Ca commence à bien faire ! Avant qu'on vienne me dire qu'il faut encore m'enlever un morceau de moi-même pour que je me sente mieux, je prends une pause plus que nécessaire ! 
J'espère encore écrire un peu sur ce blog avant la fin de l'année. J'avoue être un peu surprise par le nombre restreint de messages que j'ai laissé ici en 2010. Il me semblait pourtant avoir eu pas mal de choses à raconter... 2010 a été riche en événements de tous genres. A savoir ce que nous réserve 2011... Mais il est peut-être encore trop tôt pour en parler.

12 juin 2010

La der des der.

Me voici enfin en week-end ! Franchement, je n’en suis pas fâchée ! J’ai passé une semaine d’enfer ! Du travail jusque par-dessus la tête et pas mal de stress aussi.

Cette semaine était la dernière que les profs stagiaires ont passée parmi nous. Nous avons eu le plaisir d’annoncer leur réussite à la plupart d’entre eux mais aussi la rude tâche d’apprendre leur échec à d’autres. Cela ne s’est pas fait sans mal dans certains cas. J’en ai passé plusieurs nuits sans dormir ou presque !

Et donc, ce vendredi matin, tout ce petit monde est parti vers d’autres horizons, les uns pour exercer leur métier, les autres pour se réorienter. C’est toujours un petit moment d’émotion, d’autant que cette promotion était la dernière à fonctionner selon le modèle que j’ai toujours connu. A partir de la rentrée prochaine et suite à une réforme gouvernementale, la professionnalisation des enseignants ne se déroulera plus comme avant : dès la rentrée, les profs en devenir se rendront dans leur établissement d’accueil , sans passer par notre institut de formation. Ils seront pris en main “sur le terrain” par des tuteurs et autres conseillers pédagogiques et ne viendront à notre école que pour des temps de formation assez brefs, répartis sur sept semaines disséminées dans toute l’année.

Ce changement drastique est assez mal accueilli dans l’école où s’est instaurée une ambiance délétère qui me perturbe beaucoup. Moi-même, je me demande quel contact nous pourrons avoir avec des gens que nous verrons sept semaines en tout et pour tout ! Ce que j’aimais jusqu’alors, dans mon métier, c’était les échanges avec le public même si parfois, ces échanges et ce public n’étaient pas toujours faciles. Mais aujourd’hui, je crains de devenir un simple gratte-papier dans un bureau.

Mais dans un sens, cela aura peut-être des avantages aussi : moi qui étais du genre à ne pas oser poser de vacances ou prendre des congés de maladie par crainte que l’on ait besoin de moi pour telle ou telle raison, je  serai peut-être moins accaparée par ma fonction si nous devons travailler à distance avec les gens. Je l’espère, en tout cas, car cette année a été très dure. Cela est peut-être dû en grande partie aux suites de l’opération que j’ai subie mais ce qui est certain, c’est que j’arrive à la fin de cette année de formation complètement exténuée. 

19 mai 2010

Un bon coup de pied aux fesses ne peut pas faire de mal.

Médicalement, déjà : je suis très fatiguée ! Peut-être plus maintenant qu’il y a deux mois ! Le contrecoup de l’opération, sans doute. Je me traîne lamentablement, j’ai mal partout et ce fichu hiver qui s’éternise me rend complètement neurasthénique. 

Financièrement, ensuite : je suis au fond du gouffre sans avoir fait quoi que ce soit d’extravagant ! Enfin, "au fond du trou", j’exagère peut-être un peu. Disons que je joins tout juste les deux bouts ! Mais c'est pénible !

Sentimentalement, n’en parlons même pas ! De ce côté-là, si certains ont touché le fond, moi, je commence carrément à creuser !

Professionnellement, enfin : je suis lasse de ces dossiers que je traite depuis huit ans, il y a beaucoup de travail et je ne me sens pas vraiment reconnue, même si mes supérieurs et mes collègues sont des gens plutôt agréables. J’aimerais changer, varier mes activités. J’enrage de constater que je me suis tapée sept ans de fac de langue pour passer mes journées à faire des bordereaux, des bons de commande, des photocopies et des réservations d’hôtel pour plus gradés et mieux payés que moi. Non que j’aie une idée particulièrement haute de moi-même mais de là à raser à ce point les pâquerettes, tout de même…
En vérité je crois que ce qui a causé le plus grand dépit chez moi, c’est d’avoir reçu, ce week-end, un courrier m’annonçant que ma candidature au concours d’Assistante Ingénieur n’a pas été retenue ! Si au moins j’avais échoué à ce concours, je l’aurais accepté  sans problème, d’autant que c’est le genre de concours auquel on réussit rarement la première fois ! Mais le fait de n’avoir même pas été sélectionnée “au vu des pièces fournies” m’a fait quand même du mal ! Toute cette énergie dépensée pour rien, un énorme dossier constitué en huit exemplaires pour des prunes, une journée de formation aux orties… et plus guère d’espoir de monter en grade (et donc d'être mieux rémunérée !) avant la prochaine opportunité qui se présentera… Dieu sait quand !

Donc, pour me consoler de toutes ces déconvenues, j’ai décidé ce week-end d’aller au cinéma pour voir “Kick Ass”. 

J’avais envie de voir ce film depuis longtemps : d’une part, parce que j’adore les histoires de super héros autant que les films parodiques. Deuxième raison et non des moindres, Mika a signé une des chansons de la bande annonce. J’avais posté le clip ici il y a plusieurs mois (le 16 mars, pour être tout à fait précise) avec un petit commentaire élogieux mais pour d’obscures raisons, ledit commentaire n’est jamais apparu sur ce blog et je viens de m’apercevoir que le clip ne fonctionne plus alors je le remets ici : 



Et voici une bande annonce pour vous donner une idée de l'intrigue : 


Kick Ass est un excellent film qu'il faut aller voir absolument si l'on n'a pas peur du politiquement incorrect et si l'on est capable de prendre les choses au dixième degré. Le mythe du super héros est totalement pris à contre-pied avant d'être littéralement sublimé à la fin du film, l'histoire est bien ficelée, les acteurs sont attachants, les effets spéciaux d'enfer. Bien sûr il y a de la violence mais elle est tellement outrée qu'on finit par ne plus y croire ou tout au moins par prendre de la distance. Et l'humour ne manque pas non plus, loin de là !  J'ai plus ri que tremblé ! Vraiment un très, très bon film que je reverrais avec plaisir ! 

30 mars 2010

La complainte du citron pressé.

Quatre semaines ! Voilà quatre semaines que j’ai repris le boulot et j’ai l’impression que ça fait quatre mois, voire quatre ans sans trêve ni congés !

Au départ, j’étais très contente de retrouver la vie active et de revoir mes collègues. Mes adorables collègues et vénérés supérieurs qui semblaient, eux aussi, ravis de me revoir. Pendant dix jours, tout le monde a pris grand soin de me ménager. Puis, quand ils ont vu que j’allais bien et que j’avais plutôt la pêche, les choses sont reparties comme avant et même pire !

A l’heure qu’il est, je me sens franchement pressée comme un citron ! Il faut dire que nous sommes dans cette période délicate où une année touche à sa fin alors que l’autre se profile et cela demande d’autant plus de travail que la formation est en train de changer et il faut vraiment s’adapter à toutes ces nouveautés. Ce n’est pas gagné !

A ces tâches s’ajoutent des corvées plus ingrates : l’autre jour, on est venu me chercher à 17h20 (je suis censée quitter le boulot à 17h30), pour prêter main forte à une collègue qui avait un nombre faramineux de dossiers à constituer en de multiples exemplaires pour la semaine suivante ! Je suis sortie du boulot à 20h ce jour-là et presque à 19h le lendemain. Impossible de protester ! Les ordres venaient carrément de la Direction et de toute façon, la fonction “constitution de dossiers” apparaît sur ma fiche de poste ! N’empêche, j’étais fumasse ! Je n’ai rien contre le fait de donner un coup de main à une collègue débordée et je peux très facilement rester au bureau bien après l’heure de la sortie mais je trouve particulièrement irritant qu’on m’en informe au dernier moment ! Si on m’avait prévenue plus tôt, ça ne m’aurait pas fait le même effet. Mais qu’on me mette ainsi devant le fait accompli m’a paru très irritant !

Et d’ailleurs, ce matin, il a encore fallu que je duplique des documents à l’arrache alors que j’avais d’autres urgences ! Ne dites surtout pas à mes proches que je suis Administrative Formation Recherche : ils me croient préposée à l’utilisation de la photocopieuse ! D’ailleurs, maintenant, on ne parle plus de photocopie mais de reprographie ! C’est tellement plus chic et branché !

Et quand je ne photocopie pas en rafale, quand je n’agrafe pas de façon compulsive, je virevolte entre deux postes de travail : le mien et celui de ma collègue qui a enfin pris quelques congés après avoir assuré mon travail et le sien pendant ma période de congés de maladie alors qu’elle est contractuelle et censée ne travailler qu’à 70% ! Ah, ces deux mois d’arrêt de travail ! Si j’avais mauvais esprit, j’irais jusqu’à écrire qu’on me les fait chèrement payer !

En même temps, je dois reconnaître que je suis la première à ne pas m’épargner ! Ainsi, je me suis portée volontaire pour assurer l’organisation d’un séminaire qui se déroulera en fin de semaine. J’avais cru comprendre qu’il s’agissait principalement de travaux de secrétariat. En réalité, je dois tout superviser de A à Z : des courriers, certes, mais aussi l’intendance, la gestion des repas, de l’hébergement, des déplacements, des vacations… Autant de choses qui ne sont pas d’une complexité abyssale mais que je n’avais pas forcément l’habitude de mener à bien et qui s’avèrent fastidieuses et chronophages ! Résultat, encore une sortie à 19h passées vendredi ainsi qu’un week-end entier à me demander si j’avais tout fait convenablement !

Enfin, comme si tout ça ne suffisait pas, et peut-être un peu parce que je suis maso, aussi, j’ai décidé de me lancer dans la préparation d’un concours d’Assistant Ingénieur, histoire de monter un peu en grade ! Travailler plus pour gagner plus , comme on dit ! J’ai déjà suivi une journée de formation à ce sujet. C’était très intéressant mais cela m’a vraiment fatiguée ! Et quand je suis fatiguée, j’ai mal ! Et quand j’ai mal, je déprime et en viens à me demander si je n’aurais pas dû attendre encore un peu, avant de reprendre cette vie de fous !

C’est dans une nouvelle aventure bien hasardeuse que je me lance. J’espère que ça marchera. Mais tout de même… J’aurais peut-être pu me passer de cette nouvelle source d’angoisse et de stress. On dirait que je ne peux pas vivre sans me torturer ! En même temps,  les conséquences seront peut-être intéressantes pour moi… On verra bien !

09 février 2010

Consultation.

Ce lundi, je suis retournée à la clinique pour un examen consécutif à ma récente opération. Les nouvelles sont plutôt rassurantes. Le chirurgien estime que la cicatrisation se passe bien mais comme elle est un peu lente malgré tout et que j’ai été très anémiée, il prolonge quand même mon congé de maladie jusqu’à la fin du mois.

Ceci n’est pas pour me déplaire. Même si je commence à me sentir mieux et peux enfin porter des vêtements dignes de ce nom, je ne me sentais franchement pas d’attaque pour reprendre le chemin de l’école dès demain. Je suis certaine que j’aurais eu du mal à me concentrer et à tenir une journée entière assise dans un bureau. J’ai tout de même encore un peu mal et reste facilement fatigable.

Le chirurgien m’a rassurée quant à l’origine et la nature de mes douleurs, bien qu’il m’ait lui-même fait un peu mal en me palpant avec méthode. Il m’a dit que je devais encore rester au calme pendant quinze jours et qu’à partir de là, je pourrais reprendre progressivement des activités plus soutenues.

Il m’a enfin expliqué que j’allais connaître des hauts et des bas, tant physiquement que moralement, pendant encore trois à quatre mois mais qu’à la fin du printemps, j’allais me sentir totalement différente et mesurer les bienfaits de cette opération qui, je l’avoue, m’échappent encore un peu, par moments. J’ai même eu quelques doutes affreux à ce sujet, je l’avoue. Maintenant, je me dis plus que jamais “Vivement les beaux jours !”. J’ai toujours attendu l’été avec impatience, ce sera plus vrai que jamais, cette année.

En plus, si le pèse-personne de la maison ne débloque pas, j’aurais apparemment perdu quatre kilos depuis l’opération. Quatre kilos en cinq semaines ? Si ça pouvait se prolonger ! Je veux bien poursuivre sur cette lancée, moi ! Quitte à me sentir mieux cet été, j’aimerais bien que ce soit enfin avec un poids et une silhouette potables !

05 février 2010

Il y a un mois, je n’étais pas si gaillarde !

Et encore ! Il serait abusif de prétendre que je suis gaillarde aujourd’hui mais tout de même, un mois après l’opération, les choses vont un peu mieux, même si mon état reste fragile. 

J’ai passé ces dernières semaines dans notre appartement, en compagnie de Maman, recevant de temps à autre des visites de collègues, voisins ou famille. C’est étrange. J’ai l’impression que cette période a été très longue et quand je vois que nous sommes maintenant au mois de février, je me dis quand même que c’est passé assez vite. Pourtant j’avais l’impression de vivre sans cesse la même journée comme dans ce film intitulé Un jour sans fin. Lever, douche, repas, télé, ordinateur, lecture, parfois une sieste, toujours une grasse  matinée… Telles étaient mes mornes journées. J’ai beaucoup apprécié le repos, je l’apprécie encore mais parfois je trouve le temps long. Ce n’est pas que je m’ennuie mais les jours se suivent et se ressemblent trop. D’un autre côté, je ne me sens pas du tout d’attaque pour reprendre le travail. Je ne vis que de paradoxes. En même temps, au boulot aussi, les jours se suivent et se ressemblent !

Quand je pars dans ce genre de réflexions, j’en viens à penser que ma vie est d’une grande vacuité et j’aurais presque tendance à déprimer. Cela vient surtout du fait que je n’ai pas encore constaté les aspects positifs de cette opération : certes je ne saigne plus mais à part ça, je reste fatiguée, je n’ai pas particulièrement maigri et mes accès de migraine, au lieu de durer une journée, se prolongent sur 48h. Les moindres sorties me laissent sur le flanc : les premiers petits tours autour de chez moi à la faveur de quelque rayon de soleil m’ont laissé épuisée puis, dernièrement, j’ai pu récupérer assez de forces pour emprunter le réseau bus-métro avec ma mère afin d’aller voir une amie hospitalisée à l’autre bout de la ville. Hélas, j’ai présumé de mes forces ! Il m’a fallu douze heures de sommeil pour me remettre de cette expédition !

Parfois, je me demande si je redeviendrai jamais comme avant ! En même temps, il ne s’est passé qu’un mois depuis l’opération et je suis sans doute trop impatiente. 

Mon médecin traitant, de son côté, est plutôt satisfait de mon état. Il m’a avoué cet après-midi qu’il s’était un peu inquiété pour la cicatrice : les agrafes avaient en effet laissé des marques assez vilaines et j’ai dû, pendant une semaine, la badigeonner de pommade antibiotique, puis, pendant dix autres jours, j’ai dû y appliquer des compresses d’acides hyaluronique. Aujourd’hui, le médecin s’est dit plutôt content de l’aspect de ma belle balafre. Je dois reconnaître que si elle reste sensible, les douleurs liées à l’incision son nettement moins aiguës. Au-dessus de la cicatrice, plus exactement entre la cicatrice et le nombril, la chair reste sensible, comme si j’avais été brûlée ou mâchée. M’habiller le matin est une véritable odyssée. Il faut trouver à la fois ce qui va bien et ce qui ne fait pas mal. Pendant les semaines précédentes, je me suis baladée dans la maison en survêtements ou en caleçon bien souples mais pas toujours très élégants. Je commence à peine à renouer avec les pantalons. Porter des vêtements dignes de ce nom ou troquer les chaussons contre de vraies chaussures remonte quand même considérablement le moral. 

Lundi, je verrai le chirurgien. Il me dira si je suis apte à reprendre le travail ou pas (personnellement, j’ai encore un petit doute) et si je dois poursuivre par d’autres soins et lesquels. 

On verra bien.

16 janvier 2010

Encore des nouvelles.

On est venu me retirer mes agrafes hier, en fin d’après-midi. Il était temps ! J’en avais vraiment assez ! Au point de rêver la nuit précédente que je me les enlevais moi-même ! J’ai éprouvé un grand soulagement suite à cette délivrance. Et une grande fatigue, aussi. Comme si tout mon corps s’était détendu d’un seul coup ! Je me sens encore toute ramollie à l’heure qu’il est !
Juste après le retrait des agrafes, j’ai dû descendre dans le couloir d’entrée de l’immeuble où un petit pot convivial était organisé entre voisins à la faveur du Nouvel An. Très honnêtement, je n’avais guère envie d’y aller car je ne me sentais pas très en forme mais impossible pour moi de faire faux-bond à mes voisins qui avaient décidé, d’un commun accord, de retarder ce petit vin d’honneur pour être sûrs que je puisse être présente. Je m’y suis donc rendue et c’était bien sympathique mais ça m’a vraiment mise sur les rotules. Non que j’aie abusé de la boisson (loin de là, même !) mais le monde et le brouhaha m’ont un peu étourdie. D’autant qu’à midi, Monique et JM étaient venus déjeuner chez nouz également. Une bien grosse journée que ce vendredi !
Depuis je me traîne, je dors, je pianote un peu, je regarde la télé… Tout ce que je fais me demande un effort considérable et me laisse aussi épuisée que si je venais de faire du trekking ! En plus il pleut, il fait moche ! Ca deviendrait presque déprimant. Mais je garde le cap car je suis très soutenue. Demain, Alain, Joëlle et Magalie viendront à leur tour me voir et déjeuner avec nous (ça va me fatiguer mais ça en vaut la peine !) et mes plus proches collègues se sont cotisés pour me faire envoyer ce magnifique bouquet d’orchidées et de roses thé : 

Donc, finalement, ça ne va pas si mal que ça…

07 juillet 2009

Et un bachelier de plus dans la famille ! UN !

Voilà, la nouvelle vient de tomber ! Notre Jérémy vient d’avoir son bac ! Un bac S (scientifique) ! C’est un grand soulagement pour nous tous même si, au fond de nous, nous n’avons jamais cessé d’y croire ! Bravo, Jérémy ! Nous sommes vraiment tous très fiers de toi et quelle satisfaction pour toi aussi ! Te voilà débarrassé d’une sacrée pression ! 

Maintenant, nous n’attendons plus que les résultats du brevet pour Alexandre. En fait, nous savons déjà qu’il l’a mais il attend de connaître ses notes et surtout de savoir s’il aura ou non une mention. Mais là aussi, nous sommes confiants. 

Quant à moi, je suis en vacances pour une dizaine de jours. Je retournerai au boulot pendant une semaine après le 14 juillet puis ensuite, je reprendrai un peu plus de trois semaines. C’est assez bizarre comme procédé mais c’est un truc qu’on a calculé avec JM pour que les bureaux restent vides le moins longtemps possible ! Et puis moi, ça m’arrange ! J’étais tellement fatiguée que j’aurais pu finir par craquer alors, cet avant gout de vacances me convient tout à fait ! Je me demande quand même si je ne risque pas de trouver le retour au bureau un peu dur et le reste des vacances un peu court mais pour l’instant, je profite, en ne faisant pas grand chose !

12 juillet 2008

Il y a, comme ça, des bonheurs simples, dans la vie.

Trop d'hommes s'imaginent encore qu'il est très compliqué (et très cher !) de faire plaisir à une femme et qu'il faut se ruiner en fourrures, bijoux, voitures et meubles de luxe pour faire le bonheur du sexe prétendument opposé et résolument complémentaire. Rien de tout cela chez moi ! Je viens de me faire très plaisir tout simplement... en désactivant la sonnerie de mon réveil ! Eh oui ! C'est parti pour un week-end de trois jours et je compte bien en profiter pour me reposer un maximum ! Parce que le nouveau boulot et les nouvelles responsabilités, c'est bien joli, c'est très intéressant, mais je rentre tous les soirs chez moi comme une loque et parfois même, je m'endors pendant un quart d'heure ! Je ne sais pas si ça vient d'un surcroît de travail ou du fait que j'ai tout simplement besoin de vacances, d'ailleurs ! J'aurais tendance à pencher pour la deuxième solution. Plus qu'une semaine et on y sera ! En attendant, je compte bien mettre à profit ce week-end du 14 juillet pour me bichonner un peu, parce que, le dernier pont de mai, je l'avais passé à faire des cartons, à nettoyer et à préparer mon déménagement ! Rien que d'y penser, je fatigue ! Quoique ! Il est peut-être AUSSI l'heure de dormir, non ? Sans compter que je ne vais pas tarder à cesser de pianoter ; il commence à faire orage ! Ah, ben il commence fort, le week-end prolongé !

04 mai 2008

Life in cartons motion

Voilà une dizaine de jours que j'ai ce jeu de mots pourri dans la tête ! J'espère au moins qu'il en fera rire quelques uns ! Moi, je commence à ne plus avoir envie de rire du tout ! Jusqu'à présent, je n'avais pas senti la panique monter, j'étais sereine et cool, je travaillais à mon rythme mais maintenant, ça y est : la lassitude, le découragement, la désorganisation commencent à avoir raison de mon bel enthousiasme ! Je n'arrête pas de ranger, trier, plier, jeter, dégager, empiler, classer... cette succession de verbes me fait penser au titre de Daft Punk : Technologic... Ils devraient faire une version française mais au lieu de l'appeler Technologic, ils pourrait l'appeler Déménager. Tiens, essayons un peu :

Ranger trier, plier, jeter, chercher, trouver et dégager
Pousser, tirer, lever, lâcher, glisser, tomber et ramasser
Classer, fermer, scotcher, virer, vider, casser et réparer
Salir, laver, rincer, sécher, empiler et recommencer

Déménager
Déménager
Déménager

N'importe quoi, franchement ! La fatigue me fait littéralement divaguer ! Il faut dire, en même temps, que la musique des Daft ainsi que pas mal de titres électro m'ont accompagnée au cours de ce week-end prolongé. Ces rythmes syncopés me donnaient du baume au coeur pour bosser.

Et pendant que certains se la coulaient douce en faisant le pont, tandis que d'autres se la couleront encore plus douce en faisant le viaduc jusqu'au 13 mai prochain, j'ai quand même abattu un boulot monstrueux.

J'ai sacrifié la chambre du fond pour y mettre un maximum de cartons. Même chose pour le séjour Le buffet est vidé, l''armoire de la chambre aussi. Et malgré cela, malgré le fait que je sois une courbature vivante, que je sois tombée dans le lit avant 22h avec l'impression d'avoir quatre-vingt-dix ans, je garde au fond de moi l'impression que tout reste à faire, que j'aurais dû avancer dix fois plus, que je ne serai jamais prête à temps, en un mot : je panique ! J'en suis presque réduite à être ravie de retourner au boulot, demain ! Neuf heures loin des cartons ! Youpi ! Le bureau va me reposer ! Physiquement, du moins !
En attendant, Maman veut venir dans la semaine. Bien sûr que ça me fait plaisir car j'en ai marre de galérer seule mais en même temps, ça me gêne : elle a emballé toutes ses affaires toute seule et je ne veux pas qu'elle vienne, en plus, se coltiner le boulot qui m'incombe ! J'espère vraiment que je vais y arriver ! J'aurais voulu faire tant de trucs avant cette nouvelle semaine : télédéclarer mes impoôts, débrancher le gros ordinateur, vider le buffet de la cuisine, dégager les étagères, en finir avec les bibliothèques... Oh, mon dieu ! Pourvu que je m'en sorte à temps ! J'ai beau savoir qu'il me reste douze jours avant le grand départ, je n'arrive pas à être zen ! Et avec tout ça, en prime, je n'ai pas profité de ce superbe week-end estival, mes seules sorties ayant été de me rendre au local à poubelles ! Vraiment frustrant et fatigant !

23 janvier 2008

Evolution constante de ce blog.

Grâce aux conseils avisés de Gus, j'ai réussi à installer un compteur de visites sur mon blog. Je vais enfin pouvoir savoir si, oui on non, mes élucubrations intéressent des gens, sur cette bonne vieille Terre ! Pour l'instant, trois visites sont indiquées mais elle ne sont que de mon fait : je suis venue sur mon propre blog pour vérifier si tout était bien installé !

Le moins qu'on puisse dire est que nous nous amusons comme de petites folles avec l'informatique !

Et il faut au moins ça pour que les choses aillent bien parce que, ma journée, bof, bof, bof ! Ce matin, j'étais en retard (encore !). Et en plus, j'ai dû passer au labo, récupérer mes résultats de nouvelles analyses de sang (les dernières, j'espère !). Puis je suis allée à la banque histoire de faire une procédure pour avoir droit à un plus gros découvert... Ce n'est que déplacer le problème mais au moins, ça me permettra de respirer un peu !

Du coup, je suis arrivée un peu (beaucoup) tard au boulot, et après, j'étais speed comme pas permis ! Sans compter que je suis allée à la salle de sport avec J-M : ça fait deux jours de suite et c'est dur ! On y retourne demain... je suis claquée !

Donc là, dodo !

24 septembre 2007

Le très grand chambardement

Alain, Maman et Manue sont arrivés chez moi hier matin, comme convenu quoiqu'un peu plus tard que prévu. J'ai enfin mon canapé, mon fauteuil et ma table basse, sans oublier l'arbre à chats, et j'ai récupéré pas mal d'espace dans la petite chambre du fond puisque Manue a repris tout ce qui lui appartenait. Je suis vraiment contente et je tiens surtout, par le biais de cet article, à tirer un IMMENSE coup de chapeau à mon frère et ma nièce pour le travail accompli. A eux deux, ils ont monté ces meubles imposants jusqu'à mon appartement. Des meubles non seulement lourds mais aussi particulièrement larges ! Le passage par la porte donnant accès à l'entrée de l'immeuble et la montée de l'escalier n'ont pas été une mince affaire et c'est le cas de le dire. Cela s'est fait avec beaucoup d'efforts et même quelques jurons mais cela s'est fait !
Je crois qu'il n'existe rien de pire que les déménagements et aménagements ! Excitant d'un certain côté mais si contraignant et désagréable de l'autre ! Je suis vraiment reconnaissante à mon frère et ma nièce qui en ont franchement bavé pour que je puisse redonner une seconde vie à ces meubles ! Maman et moi avons bien aidé aussi mais dans une mesure bien plus modeste, il faut le reconnaître.
J'avais acheté de quoi déjeuner ensemble chez le traiteur chinois d'en bas de chez moi mais malheureusement, ma petite famille n'a pas pu rester. Ils devaient rendre dès 14h le camion qui a servi à transbahuter tous ces meubles et qu'un ami leur avait prêté. On a donc partagé les provisions et je suis restée seule chez moi à réaménager mon intérieur à ma convenance. Entre le salon, la petite chambre et la bibliothèque que j'ai dû remonter et remplir à nouveau, je dois dire que mon dimanche a été sacrément occupé ! Sans compter que, par ailleurs, je faisais tourner lave-linge, sèche-linge et lave-vaisselle ! J'ai été occupée la journée entière et même une bonne partie de la soirée. J'étais si fatiguée en allant au lit, hier soir, que j'en avais presque envie de pleurer ! Si fatiguée que je n'en trouvais pas le sommeil.
Mais j'aime bien ce que j'ai fait de mon appartement. Le résultat de mes efforts me convient réellement. Dans le salon, c'est un peu tassé parce que les sièges de cuir paraissent soudain très imposants dans cette pièce aux dimensions modestes. Mais je me dis qu'à l'avenir, je changerai mon PC pour un ordinateur portable et qu'à ce moment-là, je me déferai du meuble encombrant dans lequel est installé mon matériel informatique actuel. Du coup, c'est sûr, ça fera de la place.
Un seul bémol : je n'ai pas réussi à remonter l'arbre à chats ! Je n'avais pas le plan. Je pense que je réglerai cette question avec Maman quand elle passera me voir.
En tout cas, les minets, eux, ne semblent pas désorientés par ce changement d'intérieur. Ils semblent même contents de retrouver des meubles sur lesquels ils avaient l'habitude de se vautrer quand je les emmenais dans le Lot... Moi, je dois avouer que j'étais un peu déstabilisée par tous ces changements hier, mais que je m'y suis vite habituée. Je regarde mon salon vert et je peine à croire que j'ai réussi (grâce à mon petit monde, ne l'oublions pas !) à m'aménager un nid aussi douillet !
A part ça, aujourd'hui, c'était le retour de bon nombre de formateurs dans l’École ainsi que de JM et d'Iznogoud. Pour moi, les choses continuent de bien aller mais malheureusement, ce n'est pas le cas pour tous. Il y a des conflits un peu partout entre collègues qui se tirent dans les pattes, les uns mettant en doute les compétences des autres. C'est surtout entre formateurs que naissent les conflits mais c'est l'administration qui se trouve prise entre les feux croisés des uns et des autres et c'est un peu pénible ! La parenthèse de la semaine dernière est définitivement refermée !
Mais il ne faut pas que je me préoccupe de tout ça. Même si j'en suis le témoin, ces conflits ne me concernent pas et je ne dois pas me laisser atteindre par la mauvaise ambiance générale, même si je suis extrêmement sensible. Mieux vaut que je me préserve : un collègue vient me voir demain pour finaliser un travail commandé par le Ministère et c'est tout ce dont je dois me préoccuper pour l'instant.
J'aurais encore bien d'autres choses à raconter mais cela me ferait dormir trop tard. Je me réserve pour d'autres articles et file me coucher.

14 septembre 2007

Complètement claquée et accaparée.

J'ai passé vraiment une semaine très rude, mais enrichissante.
Mardi, beaucoup de boulot.
Mercredi, j'étais à Paris pour une réunion importante sur un projet prometteur. Fort intéressant aussi. Etait présent le gars que j'avais failli ne jamais rencontrer en janvier. Il n'a pas tari d'éloges sur moi et déclaré que si mes employeurs ne savaient pas me garder à Toulouse ou s'ils ne faisaient pas évoluer mon poste, ils devraient s'attendre à ce que je parte chez lui, à Lyon. Bien sûr, il n'était qu'à moitié sérieux. Il pense, au contraire, que mon établissement est bien placé, stratégiquement, pour devenir l'établissement support de notre projet alors, je ne vais sûrement pas partir de sitôt. J'ai quand même fait une demande de principe pour une éventuelle mobilité, cette semaine. C'est JM qui me l'a conseillé. Ca ne m'oblige nullement à partir mais on ne sait jamais de quoi demain sera fait ni quelles opportunités peuvent se présenter, pas vrai ?
Jeudi, j'étais claquée. Chaque fois que je fais dans la même journée un aller et retour en avion à Paris, je suis complètement morte de fatigue. Pour bien faire, il faudrait presque que je prenne un jour de congé après chaque déplacement de ce genre. Mais bien entendu, c'est impossible ! Ce jeudi, par exemple, un représentant du Miinistère venait rencontrer nos stagiaires et je me devais d'être là. En plus, il m'a reconnue : il s'est souvenu m'avoir rencontrée à Paris lors de réunions de travail sur le handicap, a demandé à JM où nous en étions sur ce dossier-là est s'est montré particulièrement enthousiasmé par notre travail et nos projets, notamment en ce qui concerne le projet européen.
Je suis rentrée chez moi exténuée et si je m'étais écoutée, je serais allée au lit dès sept heures du soir. Mais en fait, je me suis fait piéger par un bon programme télé (une adaptation très heroic fantasy de l'histoire des Niebelungen)et je me suis couchée à minuit.
Aujourd'hui, journée plus cool. Je suis enfin en week-end. J'espère notamment en profiter pour dormir un peu demain matin. Après, on verra ce que je ferai de mes journées mais je crois que je passerai du temps sur cet ordi ! Fatiguée comme je l'étais, je n'avais même pas eu la force d'allumer cette machine une seule fois dans la semaine ! Autant dire que mes messageries sont pleines !