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19 mars 2017

Un sens inné du gag

Suite à cet agréable séjour parisien de janvier, je regagnai Toulouse, repris mes activités professionnelles puis une fois le mois de mars arrivé, je refis mes valises pour me rendre, devinez où ? A Paris ! Et toujours chez Tinky ! Notre projet, cette fois, était d'aller assister au concert de Perpetuum Jazzile, une chorale slovène spécialisée dans de remarquables arrangements vocaux et rendue célèbre, notamment, par cette reprise époustouflante du titre de Toto "Africa". 


Emballées par ce clip, nous nous étions mises à suivre l'actualité de cette chorale et c'est avec le plus grand enthousiasme que nous nous sommes à nouveau rendues au Casino de Paris. Tout semblait en place pour que nous passions encore une des plus belles soirées de nos vies. Hélas ! Trois fois hélas ! Au moment de pénétrer dans la salle, la personne chargée de filtrer les entrées me fit remarquer que je ne lui présentais qu'une seule réservation de place. Que diable ? Je lui tendais pourtant bien deux feuilles de réservation imprimées par mes soins ! Or a bien y regarder, il se trouvait que je m'étais rendue dans la salle de concert munie certes d'une place de concert... et de mon e-billet de train !!! J'avais confondu les deux feuilles de papier et laissé l'autre réservation de salle dans ma valise ! Bon sang, j'en fus retournée ! Tinky tenait tellement à ce concert ! Heureusement, j'ai eu affaire à des gens gentils qui m'ont recommandé de me rendre au guichet d'entrée avec le billet que j'avais. Si j'avais fait ma commande sur Internet comme je l'affirmais, elle serait retrouvée et mon billet à nouveau imprimé. Et ce fut exactement ce qui arriva. Mais pour moi, ce fut trop tard ! Le stress engendré par la situation enclencha une migraine des plus sévères et même si nous pûmes finalement entrer dans la salle sans problème et être parfaitement placées pour assister au concert qui s'avéra magnifique, ma soirée fut gâchée par un mal de tête effroyable doublé d'une nausée persistante et d'un stress qui ne voulut jamais redescendre bien que les choses soient arrangées. 

Eh oui ! Je suis TRES vulnérable au stress ! 

Si vulnérable que le lendemain, je me sentais toujours épouvantablement mal. Je fus même affreusement malade le matin. Vers midi, je parvins quand même à me mettre sur pied et Tinky me fit découvrir L'inattendu, un charmant petit restaurant situé au village Saint Paul, un véritable petit paradis qui devint littéralement notre "cantine" pour le reste du séjour tant nous nous y sentions bien. 
Elle me fit aussi découvrir une petite boutique charmante où se vendaient des bijoux anciens. J'en ai d'ailleurs acheté plusieurs avec lesquels je remporte encore aujourd'hui un franc succès car ils sont magnifiques. Je découvris aussi, chose étrange, que la fluorite avait la propriété étonnante de soulager mes mots de tête. A peine eus-je essayé un collier en cette matière que mon affreuse migraine disparut. Du coup j'ai acheté ce collier que je garde précieusement et que je ne manque pas de mettre quand ma vieille ennemie repointe le bout de son nez à l'intérieur de mon crâne. 
Dommage, ma visite dans ce magasin aurait mérité un article intégral et c'est d'ailleurs ce qui était prévu mais la personne qui tenait cette boutique s'est fâchée avec Tinky pour un motif plus que trivial (je dirais même surréaliste !) au point de ne plus vouloir la revoir. Donc qui ne veut plus voir ma meilleure amie ne veut plus me voir non plus ! 

Parfois, c'est une bonne chose de ne pas arriver à écrire ses articles à temps. 

Cette journée charmante se termina par une soirée en commun chez des voisins de Tinky, des gens adorables. Malheureusement j'étais encore un peu patraque et ne mangeai que du bout des lèvres mais je garderai longtemps en mémoire cette soirée placée sous le signe de l'amitié. 

Et ainsi se poursuivit le séjour. Je finis par me rétablir et pus profiter sans mal des derniers jours dans la Capitale mais tout de même ! Quel moment épique !

19 juin 2016

Stage Croatie, jour 2 et 3, Knin.

Zagreb n'était cependant qu'une étape. Dès le petit matin, nous quittions notre modeste meublé pour rejoindre le reste de nos collègues à la gare.  Destination, le sud du pays et la petite ville de Knin (voir la carte incluse dans l'article précédent).

Le voyage fut long mais les paysages superbes surent nous distraire agréablement. Nous arrivâmes à Knin en fin de matinée et commençâmes par nous installer dans le petit hôtel que nos hôtes nous avaient attribué. Ci-dessous, la vue que j'avais depuis ma fenêtre : c'est une église, étonnamment ultra-moderne et même carrément design. Je ne me serais pas attendue à ça !

Après une petite collation à l'hôtel (nous allions découvrir, au cours du séjour, que nos amis croates ne sont vraiment pas mariés avec les légumes ce qui, dans un sens, me rappela un peu la Lettonie !) nous avons rejoint l'établissement où nous étions attendus et où chacun d'entre nous procéda à la présentation de l'établissement qu'il représentait (en anglais, s'il vous plait, et avec Power Point à l'appui !), le tout devant une assemblée d'élèves et d'enseignants de cette école ! J'avoue que j'avais un certain trac, pour ne pas dire un trac certain mais tout s'est finalement très bien passé. 

Au terme de ces allocutions, nous sommes allés boire un verre avec quelques enseignants locaux puis nous avons un peu erré dans la ville, en quête d'un restaurant ou d'un endroit où passer la soirée. N'ayant rien trouvé, nous nous sommes rabattus vers l'hôtel et comme la fatigue du voyage nous avait un peu coupé l'appétit, nous ne voulions pas de viande grillée, le seul mets que servait cet endroit, et nous sommes contentés d'un chocolat chaud avant de regagner nos chambres. 

Il y avait là un bureau devant lequel je me suis installée pour reprendre ma présentation dont certains aspects ne me convenaient et pour en préparer une autre. Et comme j'y ai passé du temps, que j'étais fatiguée et que j'étais déjà en pyjama, j'ai commencé à avoir de plus en plus froid et de plus en plus mal partout ! Je me suis donc mise au lit mais je ne me réchauffais pas. J'ai essayé de trafiquer le chauffage de la chambre mais au final, je crois que j'ai fait l'exact contraire de ce que j'aurais dû faire, bref, j'ai passé une effroyable nuit dans ce qui m'a semblé être un véritable congélateur ! 

Le lendemain, je me suis levée complètement moulue, endolorie et migraineuse mais je n'avais d'autre choix que de faire un effort, donner le change et poursuivre la visite. 

La matinée, cette fois-ci, fut consacrée à la découverte très intéressante de laboratoires et d'ateliers dont celui de fabrications du pain. 

Au final, nous avons été invités à goûter les diverses variétés de pain que les élèves avaient préparées, le tout accompagné de liqueurs croates préparées à base de plantes et baies diverses. J'ai même ramené une de ces bouteilles chez moi !




Après quoi il fut temps, pour une de mes collègues et moi, de quitter cet endroit. Le reste du groupe - les veinards ! - allait descendre encore plus vers le Sud du pays, vers Split et ses plages. Nous, nous repartions à Zagreb retrouver d'autres collègues avant de repartir vers deux établissement à l'Est. 

Une fois de plus, le voyage en train fut bien long et quand nous arrivâmes dans la capitale, nous étions épuisées. Un sandwich rapide et direction l'hôtel. Décidément, à force de manger si peu et de traîner une valise si lourde, je me disais que j'allais peut-être enfin terminer avec la silhouette de mes rêves !

Nous ne regagnâmes pas notre petit meublé, cette fois, mais un hôtel idéalement chauffé et confortable. Epuisée et toujours passablement patraque, je tombai comme une masse dans mon lit et ne bougeai pas d'un pouce jusqu'au lendemain.

28 mars 2016

Retour des malheurs de Céleste.

Suite à ce séjour parisien, je regagnai le bureau pour quelques semaines avant que n'arrivent les véritables congés d'été : des vacances paisibles et placées sous le signe de la famille puisque la première semaine s'est déroulée dans le Lot où nous étions parties fêter le premier anniversaire de ma petite-nièce Mila. 

Mila a grandi.

Maëlys à la rescousse !
Passer du temps dans cette ville où nous avions vécu tant d'années, profiter de magnifiques journées d'été, revoir tous nos proches a été un vrai bonheur et une très agréable occasion de se ressourcer. 

Les quinze jours suivants, nous sommes restées tranquillement chez nous où c'est le reste de notre famille qui est venue nous rendre visite. 

Et c'est à l'occasion d'une de ces visites que s'est produit un évènement qui a mis en jeu la santé de mon pauvre chat Céleste, décidément abonné à une malchance chronique ! 

Est-ce à cause de trop de bruit ou trop de mouvement dans cette maison d'ordinaire si calme ? Toujours est-il que mon pauvre chat qui se prélassait tranquillement sur un rebord de fenêtre comme à son habitude a soudain perdu l'équilibre et a basculé dans le vide... heureusement pour tomber sur le capot de la voiture de Maman, garée juste en-dessous ! Non mais je vous demande un peu ! Ce chat a déjà peur des souris et n'aime pas le lait, voila qu'en plus il ne tient pas en équilibre sur le rebord d'une fenêtre ! Malgré tout ça, on tient à lui et même si Maman protestait au nom de sa voiture légèrement impactée, j'étais tout de même rassurée qu'il s'en soit sorti sans dommage... du moins le croyais-je ! 

Hélas, quelques jours plus tard, ses vomissements chroniques l'ont repris et il a commencé à redevenir amorphe comme il l'avait été quelques mois plus tôt ! Nous l'avons donc emmené chez le vétérinaire qui a diagnostiqué une pancreéatite post-traumatique mais qui m'a fait aussi très peur avec une suspicion de PIF (Péritonite Infectieuse Féline), une maladie souvent mortelle, ainsi que des histoires de créatine trop basse, de risque de blocage des reins et de crise cardiaque ! Bref, toute une batterie d'examens qu'il serait trop long de détailler ici et pas moins de deux séjours en clinique vétérinaire ! L'y reconduire une seconde fois alors que je le croyais guéri a été vraiment un crève-cœur mais il s'est toujours laissé soigner avec beaucoup de docilité, pauvre petit père !

Céleste en clinique vétérinaire.
Je n'évoquerai même pas le prix qu'ont pu me coûter ces deux villégiatures mais disons que j'aurais sans doute pu m'offrir une semaine de vacances au bort de l'eau pour le même montant ! Qu'importe : quand on aime on ne compte pas et l'essentiel était quand même que mon petit Céleste soit rétabli, ce qui fut finalement le cas. Il a pris son traitement avec toujours beaucoup d'abnégation et il a vu son alimentation changer de manière drastique mais au moins, il a pu se rétablir... même si nous n'en avions pas fini, avec ses problèmes de santé ! Mais ceci fera l'objet d'un nouvel article.

07 février 2016

Visite au musée de Nemours.

Décidément ! La rédaction de ce blog est en train de prendre un tel retard sur le déroulement de ma vie que j’en viens parfois à me demander s’il ne vaudrait pas mieux le laisser tomber et repartir sur de nouvelles bases ! Et puis je me dis que c’est dommage car j’ai encore de bien jolies choses à raconter et le plaisir d’en faire profiter d’éventuels lecteurs est toujours renouvelé. 

Ainsi en va-t-il de cette visite au Musée de Nemours qui proposait une exposition intitulée “Néandertal, l’Européen”. 

Vous le savez, mon amie Tinky et moi-même sommes des passionnées de Préhistoire en général et de Néanderthal en particulier (oui, nous trouvons plus joli de garder le “h”) et c’est donc dès le matin que nous nous sommes mises en route pour rallier ce musée situé assez loin du Marais. 

Le départ se fit Gare de Lyon et le trajet s’avéra quelque peu chaotique car les directions étaient si mal indiquées que nous finîmes par nous retrouver à Montereau où nous n’avions rien à faire ! Le temps de prendre une petite collation et nous repartions enfin dans la bonne direction ! Une fois arrivée au Nemours, il fallut trouver le bon bus, descendre au bon arrêt et marcher encore un bon moment, le tout sous un soleil de plomb avant d’arriver au musée qui, fort heureusement, était situé en bordure de forêt de Fontainebleau. Nous avons pu bénéficier de la fraicheur des ombres mais aussi de la quiétude des lieux. 

En effet, était-ce à cause de la canicule ? Le musée était totalement vide sauf pour deux gentilles hôtesses d’accueil et le fort aimable M Jean-Luc Rieu, conservateur du musée qui, du coup, nous a carrément consacré son après-midi, nous accompagnant dans tout ce noble établissement, nous expliquant tout, répondant à nos questions… et allant même jusqu’à nous ramener à la gare de Nemours en fin d’après-midi ! Une visite privée, pour ainsi dire ! Et une visite passionnante ! Vous pourrez d’ailleurs retrouver l’ensemble des thématiques abordées dans ce petit fascicule passionnant qui fut donné à Tinky au moment du départ. 

Bref, encore une journée bien remplie et qui nous laissera un bien beau souvenir ! 

Très belle et convaincante reconstitution d'un Néanderthalien présente dans le musée.

09 janvier 2016

2 juillet 2015. Hozier à l’Olympia : la belle surprise.

Bon, je ne viens pas sur ce blog aussi souvent que je le souhaiterais et du coup, la narration de l’année fraichement écoulée à pris un sacré retard ! Nous voici donc repartis en juillet 2015. Pas si grave : cela nous réchauffera, vu que l’hiver vient de s’installer tardivement mais sûrement. 

Donc, à peine avais-je vidé mes valises crétoises qu’il fallait à nouveau songer à les remplir et à repartir en voyage ! Direction Paris, cette fois, pour assister au concert d’Hozier à l’Olympia ! 


J’allais pour cela loger une semaine chez Tinky qui ne connaissait absolument l’artiste mais se montrait particulièrement amusée par ce nouvel emballement musical. Et puis une semaine ensemble dans le Marais en plein été, ça ne se refuse ni pour l’une ni pour l’autre.

Arrivées devant l’Olympia suffisamment tôt le jour J (ou était-ce le jour H ?) nous nous sommes quand même un peu inquiétées car la file d’attente était presque exclusivement composée de très jeunes filles et je commençais à me demander si je ne m’étais pas trompée de coup de cœur et enflammée pour un chanteur à minettes ! Il est vrai qu’il est plutôt bien fait de sa personne mais tout de même, il me semblait avoir perçu dans sa musique et les paroles de ses chansons quelque chose de bien plus profond que ça ! 


Tinky, à mes côtés, ne se privait d’ailleurs pas de me charrier et de me demander si le prochain concert où je l’emmènerais serait celui d’un boys-band ! Fort heureusement, des gens d’un âge un peu plus en rapport avec le nôtre ont commencé à arriver à leur tour et je me suis sentie moins seule.



D’ailleurs, une fois assises dans la salle où régnait une chaleur à peine soutenable, nous fûmes rejointes par un couple de très gentils Belges peut-être plus âgés que nous et déjà tellement fans qu’ils avaient réservé leurs places pour le prochain concert parisien d’Hozier prévu le 23 janvier aux Folies Bergères. Nous n’étions même pas au courant ! 

Après une première partie enthousiasmante, Hozier fit son entrée sur scène accompagnés de musiciens qui sont pour la plupart des musiciennes. Et là, commença ce qui fut véritablement un des plus beaux concerts auxquels j’aie jamais assisté de toute ma vie ! Je ne dis pas ça parce qu’il s’agit de mon dernier coup de cœur musical. J’ai vraiment été stupéfiée par ce que j’ai vu sur la scène de l’Olympia, ce soir-là. Il y a des artistes qu'il faut impérativement voir sur scène car les enregistrements studio, même excellents, ne suffisent pas à leur rendre justice ! J’ai littéralement redécouvert le répertoire d’Hozier ce soir-là. Et sa voix ! Quelle voix d’une puissance exceptionnelle ! Quel guitariste hors pair ! Quelle présence sur scène !  J’en suis restée sans voix ! J’étais la première surprise par la qualité d’une prestation que j’attendais pourtant depuis des mois ! Tinky fut littéralement cueillie dès la première chanson et l’emblématique titre “Take Me To Church’', véritable explosion de ferveur déclencha chez elle une émotion que je n’attendais pas ! 

En prime, et ce n’est pas négligeable, bien que majoritairement composé de très jeunes filles, le public fut vraiment agréable, posé, coopératif et respectueux. Pas de nymphettes hystériques rendant les chansons inaudibles à force de hurlements stridents tels ceux que nous avons eu à subir dans d’autres concerts, malheureusement ! Pas de débordement ni d’évanouissement. Nous étions tous venus là pour profiter d’un agréable moment et nous avons vraiment passé une soirée de très grande qualité à tous les niveaux. Notre enthousiasme a été tel que dès le lendemain, nous sommes allées prendre les places pour le fameux concert aux Folies Bergères ! Je ne sais si nous y reverrons nos voisins Belges mais cela va nous donner l’occasion d’un autre beau concert et d’un agréable séjour parisien pour ce qui me concerne. 

Je sais que depuis cette belle soirée d’été, la Terre a tourné et que l’on ne peut partir voir un concert à Paris avec autant d’insouciance qu’avant le 13 novembre dernier mais je ne veux pas y penser car ce serait donner raison à ceux qui veulent nous terroriser ! Chassons ces tristes pensées et revoyons cette nouvelle interprêtation de “Take Me To Church”. Elle n’est pas issue du concert à l’Olympia mais des derniers BBC Awards où Hozier a été récompensé dans la catégorie “Chanson de l’Année”.  Une reconnaissance méritée. 


14 août 2015

Stage en Crète. Jours 2 et 3 : Chania, Imbros, Chania.

Le mardi fut relativement semblable à la journée précédente : conférences le matin, déjeûner à l’institut, long et fructueux brainstorming l’après-midi avec un début de production de documents, puis bain de mer bien mérité et sortie en ville le soir pour une nouvelle exploration de la cuisine crétoise. Sortie bien sympathique mais au final, les Dakos ressemblent beaucoup aux Ntakos ! 

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Pour le programme du lendemain, j’avais imaginé avec nos hôtes la visite d’une exploitation agricole mais mes stagiaires me firent fort justement remarquer qu’il y avait une exploitation dans chacun de leur établissement d’affectation et qu’ils préféraient que l’on programme une activité sportive, notre stage étant aussi articulé sur les bienfaits de l’exercice physique. 

Les étudiants toulousains présents sur le site nous avaient parlé des gorges de Samaria qui sont paraît-il l’endroit qu’il faut voir absolument lorsqu’on se rend en Crète. J’en avais effectivement entendu parler avant mon départ mais il s’avérait que le parcours était tout de même assez long et allait nous prendre une grande partie de la journée. 

Nous avons donc opté pour une randonnée dans les Gorges d’Imbros, plus proches et moins longues. Elles sont aussi décrites comme plus praticables mais je n’irai pas jusqu’à écrire, comme sur la plupart des sites, qu’il s’agissait d’une promenade facile ! Essayez d’imaginer un sentier tortueux, accidenté, couvert de pierraille de formes et de largeurs variées et vous comprendrez pourquoi je n’ai pas eu le loisir de prendre des photos de l’endroit : j’étais bien trop occupée à regarder où je mettais les pieds ! Des pieds mal chaussés, à en croire mes compagnons de route, tous équipés de solides godillots de randonnée à côté desquels mes petites tennis de toile faisaient un peu pâle figure ! Mais elles avaient ma foi meilleure allure que les sandales de certaines touristes ! Je me demande dans quel état ces dernières ont terminé la balade. 

La nôtre s’est déroulée sous un soleil de plomb, sur un sentier sinuant entre des versants si abrupts que des arbres tortueux semblaient presque y pousser à l’horizontale ! Un bel endroit au charme rude où l’on n’aurait pas été surpris de rencontrer quelque guerrier antique ! Mais nous n’y avons croisé que quelques randonneurs ainsi qu’un âne paisible. 

Personnellement, j’ai trouvé l’expérience revigorante mais tout de même physique. Je ne suis pas une très grande sportive devant l’Éternel (ni devant qui que ce soit, d’ailleurs !) mais j’ai mis un point d’honneur à aller jusqu’au bout de l’activité sans rechigner. Je ne cacherais pas, cependant, que j’étais soulagée d’en voir la fin ! 

Lancée à la recherche d’un endroit où se sustenter, nous sommes tombés sur un établissement où nous avons pu nous recomposer sous la fraîcheur bienvenue des arbres en dépit de l’heure assez avancée, mais non amis grecs ne mangent pas forcément très tôt, je l’avais constaté lors de mon séjour à Thessalonique. 

A mon grand étonnement, ce restaurant proposait des escargots. J’étais à peu près persuadée qu’on ne les cuisinait qu’en France et je n’avais pas eu le plaisir d’en déguster depuis de longues années. Nous les avons partagés avec délectation ! 

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On nous servit également une salade crétoise bien différente de l’habituel cocktail tomates-concombre-olives que l’on nous présentait d’habitude sous ce nom : ici, un mélange à peine assaisonné d’épinards frais et de petites courgettes qui nous permit de nous rafraichir agréablement. 

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Ce qui restait de l’après-midi fut consacré à notre incontournable bain de mer, histoire de se remettre un peu des efforts fournis en matinée et de détendre un peu nos muscles tétanisés (au tout au moins les miens !). 

Le chemin du retour nous permit d’admirer une fois encore la beauté un peu rustique des paysages crétois. 

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Rentrés à Chania, et après l’habituel petit crochet par l’institut pour nous rafraichir et nous changer, nous avons repris nos explorations culinaires et avons dîné en bord de mer d’une salade de poulpe agrémentée de divers légumes frais et même d’oranges avant de nous octroyer une longue promenade vespérale sur la jetée. 


Assurément, la nuit venue, un sommeil profond et sans rêve était au rendez-vous.

27 juillet 2015

Odyssée crêtoise.

C’est vers la mythique île de Crète que mes activités au sein du service des Relations Internationales m’ont conduite au mois de juin dernier. 

La Crète ! Je savais qu’un jour, je finirais par y mettre les pieds. J’ai en effet une cousine qui s’y est établie depuis plusieurs décennies, cette fameuse cousine Nath qui aime bien Gotye et que je n’avais pas vue depuis une trentaine d’année. Cette même cousine qui est la maman de ces deux charmants ados avec lesquels j’avais dîné à Paris en 2008… Il va de soi qu’elle nous a souvent dit que nous pourrions aller la voir en Crête dès que nous le voudrions mais chacun sait comment les choses se passent, dans la vie : on accepte la proposition, on se promet de le faire, ce grand voyage mais au final, on ne s’accorde jamais le temps nécessaire pour s’accorder ce plaisir. 

Or dans mon cas, c’est mon boulot qui m’a poussée à effectuer ce grand périple mais pas question pour moi d’aller chez ma cousine, finalement : elle habite à Sitia alors que je devais me rendre à Chania ou plutôt La Canée comme mentionné sur la carte ci-dessous.  

Crête

Ainsi que l’on peut le voir, ma cousine vit à l’Est de l’île alors que moi, j’allais être complètement à l’Ouest.

Mais ça, ce n’est pas nouveau !

Plus sérieusement, la préparation du voyage m’a donné de sacrées sueurs froides ! J’avais, en effet, été prévenue un peu tard de ce départ. En vérité, c’est une collègue qui était pressentie pour y aller mais comme elle avait effectué divers déplacements ces derniers temps, en avait un peu assez et souhaitait passer un peu de temps auprès de ses enfants, c’est à moi qu’on a confié le séjour… et le soin de l’organiser !

Je passerai sur les échanges de mails et les propositions faites au niveau professionnel par l’institut qui allait nous recevoir. Cela ennuierait tout le monde. Par contre, je peux dire que préparer un tel périple en si peu de temps n’est pas chose facile ! Plutôt compliqué de trouver des vols à des horaires et des prix raisonnables, sans escales hallucinantes de plusieurs dizaines d’heures ! Et en plus, c’est sacrément loin, la Crète ! Bien au-delà de la Grèce, contrairement à ce que je pensais ! 

Carte Europe

Enfin bon, après bien des recherches et poignées de cheveux arrachées (j’exagère à peine !) j’ai fini par trouver des vols à des coûts et horaires raisonnables mais le voyage à l’aller s’annonçait être une véritable odyssée ! Vous me direz, une Odyssée pour se rendre en Crête, quoi de plus normal ? 

Aux premières heures d’un beau dimanche de juin, je suis partie en taxi pour l’aéroport de Toulouse Blagnac, direction Francfort ou je passai quelques heures avant d’embrayer vers Vienne, capitale autrichienne ou j’avais passé deux semaines l’été de mes quinze ans et que j’aurais revue avec un très grand plaisir tant j’en garde un souvenir ébloui. Hélas, c’était impossible ! L’escale ne durait qu’une quarantaine de minutes ! Une escale courte, si courte que j’ai eu vraiment peur de ne pas avoir le temps de trouver ma route et d’attraper mon avion ! Le seul moment de vrai stress durant tout le séjour ! Mais au final, je m’en suis honorablement sortie et j’ai pu attraper finalement mon vol pour Héraklion. 

Héraklion ! Rien que le nom fait rêver et me ramenait aux passages des œuvres d’Homère ou de Racine étudiés à l’école ou à leurs adaptations cinématographiques que je regardais avec la plus grande passion étant plus jeune ! Ah, “L’Odyssée” avec Kirk Douglas dans le rôle d’Ulysse ! Ah, “Jason et les Argonautes” et ses effets spéciaux kitsch, naïfs mais si bluffants pour l’époque !

Ces lieux mythiques me tendaient les bras mais je ne vis ce soir-là qu’un petit aéroport où je retrouvai très vite la moitié du groupe que je devais accompagner. Comme il était très tard et que nous ne connaissions pas les lieux, nous décidâmes de prendre un taxi jusqu’à Chania ce qui ne fut pas donné mais je m’aperçus très vite qu’il fallait savoir négocier le moindre prix dans ce petit coin du monde. Et pour ça, j’ai très vie compris que je pouvais compter sans problème sur cette première moitié de mon groupe de stagiaires ! 

Et c’est donc au terme d’une course qui me permit de me rappeler que la conduite de nos amis Grecs n’a pas grand chose à envier à celle des Roumains que nous arrivâmes enfin à l’institut où nous étions attendus. 

Enfin, attendus… Il faut le dire vite ! Nous étions arrivés au beau milieu de la nuit et nous nous retrouvions à présent dans une cour sombre, parmi des bâtiments vides. Heureusement, nous avons fini par trouver une personne de permanence qui nous a conduits dans nos chambres respectives et après une douche réparatrice, je suis tombée dans mon lit, épuisée mais ravie de m'en être si bien sortie !

31 mars 2015

La famille s’est agrandie !

Non, pas de nouveau bébé à l’horizon mais une adorable petite boule de poils pas du tout prévue au programme ! J’avais pourtant juré qu’après Myrtille, les chiens, c’était fini et que, de toute façon, mes chats seraient mes derniers animaux !
Il faut dire que depuis quelques mois, ces deux-là me causent leur lot de soucis ! Et que je me ruine en frais de vétérinaire pour eux ! Imaginez un peu ! Toutes mes vacances de février ont été consacrées aux soins de ces messieurs !
Ce fut d’abord une visite de routine pour Pilou mais les conclusions s’avérèrent assez positives. Le fibrosarcome avait un peu grossi depuis septembre et il était vain de s’attendre à ce qu’il disparaisse ou se résorbe mais le vétérinaire a renoncé, cette fois se prononcer sur la durée de vie restante de mon chat. Il a même prolongé son traitement anti-puces pour trois mois, disant qu'on verrait bien ce que ça donnerait à ce moment-là. A croire que nous avions gagné un trimestre d’espoir !
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Mais alors que je me trouvais toute ragaillardie par ces heureuses nouvelles, Céleste s’est chargé de me faire brutalement atterrir. Le soir de la Saint Valentin, en guise de preuve d’amour, il m’a gratifiée d’un vomi monumental sur le lit que nous partageons et le lendemain - évidemment un week-end ! – il est demeuré complètement abattu la journée entière, ne mangeant rien et buvant en abondance mais seulement si on portait la jatte d’eau jusqu’à lui ! De quoi me faire craindre une nouvelle néphrite ou pire encore !
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Il a donc, lui aussi, eu droit à sa consultation, à une prise de sang ainsi que des analyses heureusement rassurantes. Le taux d'urée un peu plus haut que la normale mais pas forcément alarmant a permis au vétérinaire de conclure que la mésaventure de la Saint Valentin n’était sans doute rien de plus qu’un dérangement hépatique dû à l’ingestion de quelque cochonnerie. Céleste devrait justement changer d’alimentation et faire l’objet d’une surveillance régulière en raison de ses reins fragiles. Pilou profiterait aussi de ce changement alimentaire qui ne pourrait pas lui faire de mal, étant donné le poids accumulé dernièrement, a cause des corticoïdes qu’il doit prendre pour soigner sa tumeur.
En avions-nous enfin fini des problèmes de santé félins ? Eh bien non !
A peine une poignée de jours plus tard, Pilou nous a fait la peur de notre vie : souffrant du dos au point d’en grogner et feuler, il se retrouvait également incapable de bouger les pattes postérieures ! Le vétérinaire ayant évoqué un risque de paralysie à la fin de sa vie, nous l'avons emmené aux urgences, croyant que tout était perdu. Le tout évidemment en plein  week-end et en tarif de nuit ! Enfin bon ! Quand on aime, on ne compte pas ! C’est donc avec mon neveu Alexandre que je suis partie au cabinet vétérinaire, laissant Maman en train de pleurer dans la cuisine, persuadée que nous n’allions pas ramener Pilou.
Eh bien finalement, nous l’avons ramené, son état étant “seulement” dû à une très grosse crise d’arthrose ! La cortisone qu'il reçoit pour soigner son fibrosarcome, non contente de le faire grossir (9,440 kg aux dernières nouvelles, quand même !!!!) provoque aussi la fonte de ses muscles donc, il ne sollicite que son squelette et il n'est plus jeune, d'où l'arthrose. Ajoutez, en prime, une escapade prolongée, la veille, dans le jardin et sous une pluie battante et on en arrivait à ce résultat effrayant ! Il a donc reçu une piqûre de morphine qui l’a bien soulagé mais lui a donné, pour un soir, cet inoubliable regard de junkie !
2015-02-27 23.20.17
Pensez-vous qu’avec tous ces évènements, Maman et moi avions la tête à adopter un nouvel animal ? Certainement pas ! Et lorsque mon frère aîné m’a appelée dans le courant de la semaine suivante pour me parler de l’amie d’une amie qui était malade et devrait subir de longues et  nombreuses hospitalisations, je me suis figurée qu’il allait m’annoncer la possibilité de trouver du travail à Cahors en remplacement de cette dame. En effet, je traversais alors une phase de nostalgie qui me poussait à éprouver le désir très inattendu de retourner m’établir dans le Lot. Or, il ne s’agissait pas du tout de cela ! La personne en question, très malade, prenait la décision difficile de se séparer de sa chienne, une petite Yorkshire de quatre ans. Et bien entendu, mon frangin avait pensé à nous, prétextant que l’un de mes chats étant “au bout du rouleau”, l’arrivée d’un nouvel animal nous aiderait et qu’un petit chien inciterait Maman à faire un peu de marche, ce qui lui ferait le plus grand bien. Evidemment, nous avions le choix d’accepter ou de refuser mais comme nous n’avions qu’une journée pour fournir une réponse, que l’idée de reprendre un chien commençait à me tarauder depuis quelques mois et que les arguments de mon frère tenaient la route, nous avons accepté et c’est ainsi que Coco – ainsi baptisée en hommage à Coco Chanel ! - a fait son entrée dans notre vie.
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Dotée d’un caractère heureux, joueur, affectueux et curieux, cette  petite boule de poils étonnamment clairs n’a pas eu de mal à nous rendre complètement gagas ! Entre Maman et elle, c’est même le grand amour depuis le premier instant. Quant à moi, je n’aurais jamais pensé que l’on puisse éprouver autant d’amour pour un si petit chien ! Même si j’aime bien Floppy, le York de ma nièce, je ne suis pas particulièrement portée sur les chiens de manchon en général. Pour moi, jusqu’à maintenant, un chien digne de ce nom devait avoir, au moins, la taille de ma regrettée Myrtille. Mais ce petit être s’est chargé de me faire changer d’avis ou du moins de confirmer l’impression positive donnée par Floppy. Aujourd’hui, Coco a toute sa place dans cette maison et dans nos cœurs. Ni sale, ni malodorante, ni criarde (sauf si, d’aventure, si on l’enferme quelque part !) et d’une gentillesse à toute épreuve, elle est l’animal de compagnie rêvé.
Les moins ravis, bien sûr, ont été les chats. Véritables Princes de la maisonnée, ils se sont sans doute sentis floués dans leur suprématie et nous avons dû endurer trois semaines de grognements, de feulements et parfois même de bastons félines (oui, au lieu de s’en prendre à la petite, ils s’énervaient entre eux, ces idiots-là !) pour arriver enfin, ce soir, à un calme miraculeux et une cohabitation sereine. La petite chienne est très sociable et tout ce qu’elle veut, à la base, c’est jouer avec eux. Cela viendra sans doute. Au moins avec Céleste. Il semblerait qu’une entente prochaine, peut-être même une vraie amitié,  soit envisageable.
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Quand à Pilou, il a été le plus dur des deux à convaincre mais je crois que, perclus de douleurs comme il peut l’être, il avait surtout peur des assauts de cette fougueuse petite intruse qu’il fascine complètement et bien malgré lui ! Nous en avons entendu, des grognements, des miaulements rauques, des cris menaçants, des crachats furieux mais ce soir,  il ne manifeste plus aucune hostilité. On dirait même que cette saine colère l’a plus ou moins ressuscité, ce pauvre vieux Pilou !
En tout cas, ce soir, chacun semble avoir trouvé les limites à ne pas dépasser en terme de territoire comme de comportement. Et même si on se défie encore un peu pour une chaise ou pour une caresse, la maison est redevenue un doux havre de paix qui abrite, à présent, encore un peu plus d’amour qu’avant.

21 octobre 2014

Le séjour fabuleux se poursuit.

Après ce concert impromptu et charmant, notre vendredi s’est poursuivi agréablement puisque nous sommes allées dîner dans notre petit restau africain préféré en compagnie d’un ami commun. Encore une soirée placée sous le signe de la gastronomie, de l’amitié et du rire. 

Le week-end qui a suivi a été des plus délectables : entre découverte de la cuisine péruvienne, promenades interminables dans notre cher Marais par un temps digne du mois de mai et rencontres multiples de gens passionnants, nous avons vraiment apprécié ces deux belles journées. 

Le lundi fut pour moi nettement plus pénible en raison du retour d’un temps mitigé et surtout de la visite de ma vieille copine la Migraine ! Malheureusement, ce n’était vraiment pas le moment car nous devions nous rendre ce soir-là au Casino de Paris pour aller voir Sébastien Tellier sur scène. Je n’éprouvais pas de fébrilité particulière car j’avais été assez peu convaincue par sa dernière prestation dans cette même salle. Néanmoins, il n’était pas question que je passe à côté de cette soirée et malgré un mal de tête persistant, je me suis mise en route à la suite de Tinky vers le Casino de Paris. 

Eh bien le moins que je puisse dire est que je ne regrette pas de m’être quelque peu fait violence pour arriver jusque là ! Non seulement ma migraine a fini par se calmer sur le chemin mais en prime, nous avons passé une soirée exceptionnelle ! Déjà, la première partie assurée par le groupe Turzi a été fabuleuse ! Je les avais pourtant vu lors des Siestes Électroniques de 2008 au Bikini et je ne les avais pas particulièrement appréciés, les trouvant trop bruyants et dissonants. Leur évolution m’a paru tout à fait positive. Pour vous donner une vague idée de leur univers, voici un clip qui date un peu.


Quant à la prestation de Sébastien Tellier, elle a été tout simplement sublime et j’en suis encore scotchée à l’heure qu’il est ! Le concert était vraiment énorme ! Nous avons pu entendre des extraits de tous ses anciens albums, savamment réorchestrés à la sauce brésilienne par un ensemble de musiciens et de percussionnistes remarquables. Oui, je sais : je suis censée ne pas aimer la musique brésilienne, mais à l'instar d'un Gotye qui parvient à me faire écouter et même apprécier de la country ou du reggae, Sébastien réussit cet exploit pour la bossa nova ! C'est dire le talent de ce garçon !

Lui-même nous est apparu aminci, beau, sobre et sensible.  Il a su plaisanter avec parcimonie, nous régalant de sa personnalité fantasque sans pour autant nous assommer des délires alcoolisés inutiles qui ont parfois gâché certains de ses shows. Nous l’avons redécouvert comme nous avons redécouvert son répertoire, merveilleusement mis en valeur par ces nouvelles orchestrations. Le tout était rehaussé par des éclairages magnifiques et nullement aveuglants. Le Casino de Paris était bondé, le public conquis et Sébastien lui-même semblait ne pas en revenir, qui nous a remerciés à plusieurs reprises d’être venus assister à son spectacle ! Il n’y a pas à dire : il est adorable et je suis ravie de voir qu’il se reprend en main et devient enfin l’artiste et la bête de scène qu’il mérite d’être !

Ne reste plus qu’à espérer que cette tournée fera l’objet d’enregistrements en live ou en DVD. En attendant, voilà le dernier clip du divin barbu : une illustration animée et très onirique du charmant univers dans lequel il se projette. 


21 septembre 2014

Des larmes en préparation.

Céleste à peine remis de sa néphrite infectieuse, c’est maintenant mon autre chat, Pilou, qui nous redonne du souci.

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Depuis septembre dernier et ses douleurs dans le dos, ma petite panthère noire domestique n’avait plus jamais été la même mais il faut bien reconnaître que les choses semblaient s’arranger un peu.

Or voilà que depuis quelque temps, lorsque je le caressais, je sentais sur son dos des espèces d’excroissances qui m’auraient presque fait croire que du chou-fleur était dissimulé sous son épaisse fourrure. Intriguée, j’ai fait une recherche sur Internet et trouvé que tout cela me faisait terriblement penser au fibrosarcome félin, une sorte de cancer de la peau souvent localisé entre les épaules et très courant chez le chat.

Comme il avait l’air, en prime, particulièrement abattu, fiévreux, et en permanence énervé, nous nous sommes résolues, Maman et moi, à l’emmener chez le vétérinaire.  Le triste verdict n’a pas tardé à tomber : Pilou souffre bien d’un fibrosarcome ! Il y a moyen d'opérer mais il s'agirait alors d'un curetage profond dans une région du corps assez fragile (au-dessus de la colonne vertébrale !) qu'il faudrait renouveler tous les ans et qui ne suffirait pas à résoudre le problème, l'extraction des nodules n'empêchant pas les métastases de se répandre dans le corps du chat.

Ne me voyant pas lui faire endurer de lourdes opérations tous les ans ni abréger sa vie au premier signe de mauvaise santé, j’ai convenu avec le vétérinaire et en accord avec Maman d’opter pour une solution palliative en plaçant Pilou sous cortisone. Ainsi il ne souffrira pas. La tumeur grossira sans doute encore et le mal se répandra inexorablement. Cela finira par une perte d'appétit ou de motricité. A ce moment-là, il faudra agir. Nous avons entre trois semaines et cinq mois pour profiter encore de Pilou et lui donner tout l'amour que nous avons pour lui. Mais il est condamné. C’est irréversible, à moins d’un miracle bien peu probable.

C’est tellement injuste ! Pilou est encore très beau, très solide, capable de sauter sur les meubles, de réclamer son lait, d’être réactif quand on lui parle et de bien mange ! Quand je pense que l’an dernier, ce même vétérinaire me disait que c’était un chat en très bonne santé pour ses dix ans et qu’il en avait sans doute autant devant lui ! Quand je pense qu’il nous disait que ses organes étaient en parfait état ! Je sais qu’il ne s’est pas trompé. Ce qui prouve que cette saleté de crabe n’épargne personne et fait très vite son sale travail.

Attendez-vous à un article très triste dans peu de temps !

30 août 2014

Amsterdam-Paris.

Le jour de la naissance de ma petite-nièce était aussi celui du concert des Basics au Melkweg et ce fut une soirée une fois de plus incroyable que je raconte en détails et en images ici.

Le lendemain, nous sommes restées à Amsterdam mais de fortes pluies nous ont empêchées de visiter autant d’endroits que nous l’aurions voulu. Cependant, le beau temps étant revenu en fin d’après-midi, nous nous sommes longuement promenées dans cette ville qui est très agréable et où j’aurai sans doute plaisir à revenir plus longuement. Nous sommes également allées visiter le Musée Van Gogh. C’était immense et magnifique, malheureusement nous n'avions pas le droit de prendre des photos. 

Après ce petit intermède culturel nous avons décidé de manger un morceau en ville. On m’avait dit que tout fermait tôt aux Pays Bas mais nous avons eu la bonne surprise d’être acceptées à la terrasse d’un petit restau alors que le ciel commençait à s’obscurcir. Cependant, quand vint le moment de commander le dessert à la serveuse, celle-ci nous expliqua le plus naturellement du monde qu’il était 22h passées et qu’à présent, les cuisines étaient fermées ! Nous avons fait contre mauvaise fortune bon cœur mais voilà qui aurait été totalement impensable en France !
Dernière nuit dans ce sympathique hôtel puis vint déjà le temps de regagner Paris où j’allais retrouver Tinky pour une semaine tandis que Petite Sophie regagnait sa Normandie. Pour ce faire, nous avons emprunté le Thalys : un voyage paisible et confortable que nous avons passé à visionner des images du concert de la veille. 

Enfin arrivées à Paris, nous avons retrouvé Tinky chez qui j’ai posé mes valises avant que nous ne raccompagnons Sophie vers sa propre correspondance. 

C’en était fini de la folle odyssée européenne. S’annonçait maintenant une semaine parisienne peut-être plus paisible mais aussi intense avec mon amie et complice de longue date. 

 Oh, nous n’avons rien fait de bien renversant, pourtant ! D’autant que le premier jour, rompue de fatigue, je me suis payé une de ces bonnes vieilles migraines dont j’ai le secret. Heureusement, je m’en suis vite remise et nous avons passé le reste du temps à nous promener notamment le long des berges de la Seine, à l’occasion de Paris Plages. Il s’y produit tous les soir d’excellents musiciens. 
 

Nous avons admiré Notre Dame de Paris sous un angle inhabituel :


Observé les glissades majestueuses des bateaux-mouche sur la Seine : 



Admiré la jolie Tour Saint Jacques, point de départ des pèlerins de Compostelle qui partaient depuis Paris (décidément, je n’en sors pas !). 




Mais surtout, surtout, nous avons retrouvé des amis chers notamment notre amie fan de Disney (et nous n’avons pas coupé à notre petit tour des jardins du Parc. Dommage qu’il n’ait pas fait meilleur que ça !) mais aussi une autre Sophie, l’adorable Sophie Degunst qui a passé plusieurs jours avec nous et qui m’a fait deux cadeaux inestimables. Deux de ses œuvres : un portrait de Jim Carrey que j’avais repéré depuis longtemps car c’est un acteur que j’aime beaucoup

Jim Carrey © Sophie DEGUNST
et un portrait représentant Wally de Backer alias Gotye réalisé spécialement pour moi. Autant dire que j’en ai été particulièrement touchée, d’abord parce que le portrait est incroyablement beau avec ce travail remarquable sur la luxuriante chevelure de Wally, les traits de son visage parfaitement reconnaissables, son expression paisible et songeuse… et puis bon ! Elle a réalisé ce portrait rien que pour moi, juste par amitié et je trouve ça vraiment fabuleux ! C’est même un très grand honneur qu’elle m’a fait ! 

Gotye © Sophie DEGUNST
Ce séjour a été mémorable pour de multiples autres  raisons ! Encore une fois que de fou rires et discussions interminables autour de bons repas ! Moins de restaus, cependant. Nous nous sommes assagies et je dois avouer qu’après tous ces voyages, il fallait que je sois raisonnable au niveau des dépenses. C’est donc le plus souvent à la table de Tinky que nous avons refait le monde devant de bons petits plats bios ! 

Une semaine, au final, qui est passée beaucoup trop vite !

08 août 2014

Cap sur Londres !

Si mon vol en direction de Londres se déroula sans difficulté aucune, je n’en dirai pas autant de mon odyssée en métro londonien pour rejoindre mon hôtel. En effet, je n’avais pas retenu de chambre à l’hôtel President comme précédemment car cette fois, je ne l’avais pas choisi seule mais avec une amie qui devait partager ces aventures avec moi et que nous appellerons Petite Sophie, étant donné son gabarit menu, et surtout parce que je croûle sous les Sophie en ce moment, que ça ne va pas s’arranger et qu’il faut bien les différencier ! 

Donc, avant de partir, Petite Sophie et moi avions passé beaucoup de temps sur les messageries instantanées pour programmer le périple et choisir les hôtels mais l’établissement londonien sur lequel nous avions jeté notre dévolu se situait à South Harrow, un endroit qui s’avéra très excentré. Voilà ce que c’est que partir à l’aventure dans une ville que l’on connait mal ! Nous n’avions pas correctement évalué la distance et en prime, la Picadilly Line, ligne de métro qu’il faut prendre pour s’y rendre depuis l’aéroport d’Heathrow, se sépare en deux comme un Y et bien entendu, j’ai d’abord poursuivi sur le mauvais embranchement, ce qui m’a contrainte à rebrousser chemin et à perdre un temps considérable dans l’Underground. Ajoutons à cela que c’est le moment qu’à choisi la poignée trolley de ma valise à roulettes pour se démantibuler à-demi mais j’ai réussi tant bien que mal à rallier ce fichu hôtel où mon amie n’a pas tardé à me rejoindre. Partie plus tard que moi et de moins loin, elle est arrivée presque en même temps ! 

Il n’y a pas à dire ! Le séjour commençait très fort et je faisais bien de me trouver à Londres car je me sentais plus Bridget Jones que jamais. Il faut m’imaginer, épuisée, vaguement exaspérée, tirant derrière moi une valise bancale et rêtive, manquant à chaque pas mourir de soif et de chaleur (car oui, en dépit d’une idée trop souvent répandue, il peut faire CHAUD en Angleterre !) mais tout ceci fut oublié une fois que nous fûmes réunies et bien installées dans notre vaste chambre confortable et presque trop climatisée. 

Cette première soirée en Angleterre fut toutefois un peu épique aussi : South Harrow se situant un peu loin de tout, nous n’avons pas trouvé d’endroit où nous restaurer mais nous avions repéré une petite épicerie et c’est en pique-niquant littéralement dans notre chambre que nous avons passé les dernières heures de la journées, bavardant et regardant sur l’ordi de mon amie des vidéos de nos Basics bien-aimés, toute à notre impatience de les voir sur scène le lendemain.

06 juillet 2014

Le chaud et le froid !

Décidément, il semblerait qu’en ce moment, ma vie soit placée sous le signe des émotions contraires.
Après le stress disproportionné causé par l’état de santé d’un de mes chats,, finalement pas si catastrophique que ça, c’est pour ma propre personne que je viens de m’inquiéter plus que de raison.
Depuis mardi dernier, j’étais taquinée par une forte douleur derrière la jambe gauche et je me suis décidée à consulter en fin de semaine. Mon médecin traitant a rapidement diagnostiqué une sciatique (ce que je soupçonnais) et prescrit des anti-inflammatoires. Mais comme j’ai ressenti une autre douleur au moment de l’auscultation, une sorte de brûlure sur le trajet d’une veine, il a craint une phlébite et m’a envoyée faire des analyses le lendemain matin, ajoutant que si les résultats s’avéraient positifs, je devrais aller aux urgences subir des examens plus avancés. Il avait même rédigé une lettre afin que je la remette aux urgentistes en cas de nécessité !
Autant dire que je n’ai pas passé une très bonne soirée vendredi. D’abord parce qu’il n’est jamais rassurant d’avoir de tels soucis de santé mais surtout parce que je voyais déjà mes vacances compromises ! Plus question de se déplacer en avion comme j’avais prévu de le faire à plusieurs reprises cet été, impossible de s’éloigner si je devais subir un long traitement à base de piqûres comme me l’avait laissé entendre mon médecin ! Adieu, veaux, vaches, cochon, couvée ! Devais-je tirer un trait sur mes voyages, mes concerts, mes projets ?
Je me suis rendue au laboratoire dès la première heure le lendemain matin pour faire les tests en question et heureusement, ni phlébite, ni thrombose n’ont été détectés ! Il faudra que l’on voie tout de même d’où viennent ces douleurs bizarres ressenties en plus de la sciatique. C’est peut-être tout simplement nerveux. En mars dernier, juste avant mon départ pour Londres et bien que crevant d’envie d’y aller, j’ai également dû composer avec toutes sortes de douleurs bizarres que rien n’expliquait.
L’après-midi venu, toute à mon soulagement, je me suis rendue chez le coiffeur. J’ai de nouveau changé : un nouveau coiffeur, une nouvelle couleur et une nouvelle tête. Et au final, Maman et moi nous sommes rendues en centre-ville où j’ai ENFIN pu aller chercher un nouveau smartphone. Mon abonnement, en effet, ne m’avait pas permis d’aller en chercher un plus tôt !
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Mon nouveau smartphone, ma nouvelle coupe, ma nouvelle couleur et moi !
Tout ça en vingt-quatre heures ! Il y a vraiment des journées qui valent des semaines !

05 juillet 2014

Les malheurs de… Céleste.

Si l’an dernier, c’est Pilou qui nous a donné de bonnes raisons de nous inquiéter, Céleste a brillamment pris le relais cette année !
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Il y a une dizaine de jours, il a commencé à rester pelotonné sur mon lit, sans bouger de la journée mais au départ, nous ne nous en sommes pas plus inquiétées que ça. Céleste est un petit chat que j’ai adopté alors qu’il avait subi de mauvais traitements et il est toujours resté plus ou moins perclus, particulièrement quand le temps est instable. Or c’est précisément le cas en ce moment, ce début d’été étant très orageux. 

Simplement le soir venu, je me suis bien aperçue que ce petit chat était brûlant ! Et pire que tout, il marchait comme un zombie, vomissait et quand il est arrivé dans sa litière, il est resté comme pétrifié, immobile, regardant droit devant lui sans rien voir, n’éliminant rien, bien sûr ! On aurait dit un animal empaillé ! C’était impressionnant. 

Dès le lendemain, Maman l’a emmené chez le vétérinaire où l’on a diagnostiqué “une infection”. Il a donc eu droit à une injection d’antibiotiques puis on nous l’a rendu en nous recommandant de rappeler dès le surlendemain pour donner des nouvelles. 

Las ! Même si Céleste a donné l’impression d’aller mieux pendant quelques heures, son état s’est très rapidement dégradé. Complètement amorphe, il restait replié sur lui-même, ne réagissant à aucun bruit, aucune sollicitation, ne mangeant rien, ne buvant rien, n’éliminant toujours pas… Le pire était que Pilou le fuyait comme la peste, ce qui était très mauvais signe !

Retour chez le vétérinaire dès que possible et là, nous avons eu très peur car ils nous ont annoncé qu’ils craignaient une leucose ! C’était assez étonnant car ces chats sont soignés et je ne voyais pas comment Céleste aurait pu attraper cette saleté, étant donné qu’il ne côtoie aucun autre chat que Pilou. 

Bref, nous étions effondrées et envisagions le pire quand au cours d’une autre visite, un diagnostic beaucoup plus rassurant nous a été délivré : il ne s’agissait en fait que d’une néphrite infectieuse ! C’est grave aussi et cela demande un traitement lourd, une surveillance permanente et un nouveau régime alimentaire mais c’est tout de même une issue beaucoup plus rassurante que je prends comme un véritable miracle du quotidien, tant les premiers résultats semblaient pessimistes et définitifs !

Aujourd’hui, nous avons récupéré notre chat dont nous prenons un soin jaloux. Le vétérinaire a dit qu’il avait encore de belles années devant lui. J’espère que c’est vrai et qu’il n’est pas trop fragilisé, notre Céleste ! Mais c’est un survivant, celui-là ! Il faut croire qu’il a la vie chevillée au corps !

13 avril 2014

Suite et fin du séjour à Londres.

Le concert des Basics au Birthdays a été des plus enthousiasmants. Une soirée pleine de belles surprises que j’ai choisie de raconter ici, sur mon blog exclusivement consacré à Gotye, ses collaborateurs et son univers incroyable et si méconnu en France. 

Un blog qui perdure, mine de rien ! Soixante-trois articles en vingt-deux mois d’existence, s’il vous plaît ! C’est qu’il y en a, des choses à raconter sur ce garçon qui est résolument tout sauf l’homme d’un seul titre ! D’ailleurs, j’ai déjà en tête des projets de nouveaux articles à son sujet.

En attendant, le moment est venu de raconter mes dernières heures dans la belle capitale anglaise. Une capitale que j’aurais dû visiter en compagnie d’une fan française rencontrée la veille mais comme nous connaissions Londres aussi mal l’une que l’autre et étant donnée l’inexistence de mon sens de l’orientation, nous ne nous sommes pas retrouvées. Pas grave ! Ce sera pour une autre fois ! Je suis sûre et certaine que je retournerai à Londres un jour. Car même  si j’ai beaucoup marché dans les rues de la ville, je ne me suis pas véritablement perdue et ne redoute plus de m’y rendre. Trouvez le métro ou le bus qu’il vous faut et vous êtes sûr de rentrer chez vous sans dommage ! Bien sûr, je préfèrerais ne pas y retourner seule : arpenter en tous sens une ville inconnue quand en plus on est seul devient vite lassant. Je suis d’ailleurs certaine que je n’avais pas autant marché depuis une éternité. 

Je suis rentrée à l’hôtel rompue de fatigue mais contente quand même car même si j’ai un peu raté ma visite des plus célèbres monuments, j’ai malgré tout aperçu la grande roue (le London Big Eye) et Big Ben. Sérieusement, j’aurais râlé si je n’avais pas vu Big Ben. C’est pour moi LE monument emblématique de Londres et je voulais absolument le voir ! Malheureusement, je n’ai pas pu prendre de photos car je me trouvais alors à bord d’un bus à impériale dont le chauffeur avait une conduite pour le moins… sportive, dirons-nous ! Néanmoins, je ne résiste pas au plaisir de piocher une image sur Internet afin de la placer sur ce blog.
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Le soir venu, j’ai dîné à mon hôtel pour la première et la dernière fois du séjour. Je voulais manger anglais : pas indien comme le premier soir, ni chinois, ni japonais, ni italien comme on peut le faire à n’importe quel coin de rue ou en France. Je me suis donc régalée d’un Yorshire pudding, une recette délicieuse dont je gardais un fort bon souvenir, ayant dégusté ce plat lors d’un précédent séjour en Angleterre il y a vingt-cinq ans.
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Franchement, en France, on a tort de déconsidérer la cuisine anglaise (le plus souvent sans même l’avoir goûtée !) car elle mérite tout à fait que l’on s’y intéresse ! 

De même, à Londres, j’ai beaucoup apprécié le cosmopolitisme et la sérénité de la ville : on peut y croiser des sikhs enturbannés, des indiennes en sari, des femmes plus ou moins voilées personne ne se regarde, personne ne se provoque. Et comme personne ne s’énerve avec ça, cela n’en devient pas énervant du tout. Les gens sont sympathiques, viennent spontanément vous parler ou vous renseigner si vous paraissez un peu perdu. Les personnes handicapées ne sont pas davantage dévisagées… Oh, je ne dis pas que l’Angleterre est le pays des Bisounours ! J’ai bien vu quelques personnes s’invectiver à des carrefours mais la ville a tout de même un côté humain et “relax” qui nous fait un peu défaut ici. 

Malgré tout, je commençais quand même à avoir envie de rentrer chez moi, partager toute cette belle expérience avec mes proches et c’est de bon matin que j’ai regagné l’aéroport d’Heathrow le lendemain, la valise et l’esprit chargés de souvenirs. 

09 avril 2014

Londres ! Londres ! Londres !!!

Finalement, j’ai sauté le pas ! Je l’ai accompli, ce satané voyage à Londres ! Sans avoir le temps de passer chez le coiffeur et surtout sans smartphone ! Non que je n’ai pas essayé d’en racheter un autre mais il se trouve que chez mon opérateur, ils n’ont JAMAIS voulu m’en vendre un autre, me répétant ad nauseam que je devais attendre le mois de juillet pour changer de mobile et que c’était comme ça, et que ce n’était pas possible de faire autrement, etc… etc… J’ai eu beau leur expliquer (et ma gentille collègue et ex-binôme venue m’accompagner aussi) que je l'avais involontairement endommagé, que j’y voyais très mal, que j’avais vraiment besoin d’un téléphone maniable sur lequel on puisse bien tout distinguer, qu’il ne s’agissait pas d’une exigence sans fondement mais d’une urgence réelle, vu que je partais en voyage et aurais des gens à retrouver sur place, rien à faire ! Le type que j’avais en face de moi a même été jusqu’à me dire que pour partir en voyage, je n’avais pas besoin de voir quoi que ce soit sur mon écran et que de toute façon, si je passais des appels depuis l’étranger, ils seraient hors forfait ! Comme si c’était son problème ! Je vais vraiment finir par croire que mon opérateur téléphonique n’a pas besoin de mon argent ! Question à creuser !

Entre-temps, j’ai tenté à plusieurs reprises de faire redémarrer mon smartphone si cruellement immergé mais rien à faire ! L’astuce du riz qui marche si bien pour tout le monde a été complètement inopérante pour moi, comme par hasard ! Une tentative d’acheter une nouvelle batterie, au cas où l’actuelle aurait tout simplement grillé n’a rien donné non plus, mais simplement parce que nous nous sommes trompés de référence ! La nouvelle batterie est arrivée dans ma boîte à l’avant-veille de mon départ mais ce n’était pas le bon modèle ! Décidément, et comme je l’avais écrit il y a quelques années sur ce blog, quand ça ne doit pas arriver, ça n’arrive pas, c’est tout !

C’est donc munie d’un tout petit téléphone portable prêté par ma mère que je me suis finalement envolée pour Londres, résolument incapable de passer à côté de l’occasion unique de voir les Basics se produire en Europe ! L’appareil correspondait exactement à ce que je ne voulais pas : petit écran, touches minuscules, maniabilité réduite… Heureusement, il compensait largement ces désagréments avec un son extraordinaire et une autonomie plus que remarquable ! Situation viable, donc, mais fort peu fonctionnelle ! Et surtout, je n’allais pas être capable de faire partager à tous mes contacts le détail de ce voyage en temps réel sur Internet, comme je l’avais souhaité ! Pour les photos, je décidai d’emmener mon caméscope avec moi ! Un ustensile supplémentaire dont je n’avais pas prévu de m’encombrer ! Décidément, rien ne se passait comme je l’avais envisagé !

D’ailleurs, on passera très vite sur le fait que j’aie failli louper mon avion en dépit d’une arrivée tout à fait dans les temps à l’aéroport… J’étais carrément allée l’attendre dans la mauvaise salle d’embarquement ! C’est tout moi, ça ! Une véritable Bridget Jones à la française et même pas fictive ! En plus, il faisait un vent terrible sur Toulouse ce jour-là et j’ai craint jusqu’au départ que mon vol ne soit annulé ! Parti comme c’était, il n’aurait plus manqué que ça ! Mais non ! Après deux heures de vol paisible et à peine secoué de temps à autre par les bourrasques, j’ai enfin découvert l’aéroport d’Heathrow dont j’avais tant entendu parler, puis le métro londonien, ce bon vieil Underground qui, durant les jours suivants, allait devenir mon allié le plus précieux et mon incontournable sauveur dès que j’allais avoir le sentiment d’être un peu égarée.

En une petite heure, la Picadilly Line me mena tout droit de l’aéroport à mon hôtel ! Et là, je découvris que j’avais préparé mon séjour encore mieux que je ne le croyais. J’avais choisi de loger à l’hôtel President et il se trouve que celui-ci se trouvait carrément à deux pas de ma bouche de métro ! Impossible de se perdre même avec un sens de l’orientation aussi inexistant que le mien. 

Ma chambre, située au septième étage était petite, dotée d’une décoration très “vintage” mais s'avérait fonctionnelle, confortable, et d’une irréprochable propreté. 

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Ma fenêtre donnait directement sur l’Imperial Hotel et son architecture remarquable. 

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Les deux établissements, loin de se concurrencer, appartenaient à la même chaîne d’hôtels. C’est d’ailleurs à l’Imperial que je devrais, les jours suivants, aller prendre mon petit déjeuner.

En attendant, je passai mon premier après-midi londonien à me balader dans mes nouveaux quartiers puis, le soir venu, je partis à deux stations de là, rejoindre deux fans allemandes de notre Gotye international que je n’avais, jusqu’alors, connues que sur Internet.

Nous avons dîné ensemble à Covent Garden, dans un restaurant indien appelé Masala Zone et je ne sais absolument pas comment je me suis débrouillée pour arriver à bon port sans plus de difficultés que ça ! Décidément, je n’en finissais pas de m’épater moi-même ! Fallait-il que j’aie envie de me trouver là, de voir ce concert et de rencontrer ces correspondantes pour en arriver à de tels exploits !

C’était un peu étrange de se retrouver ainsi avec ces deux jeunes femmes que je n’avais côtoyée qu’à travers les réseaux sociaux mais la soirée fut quand même  très sympathique. La conversation, bien sûr, ne manqua pas de tourner autour de nos musiciens préférés et sur le concert qui nous attendait. La prestation devait avoir lieu le lendemain soir. L’impatience commençait à nous gagner.

Après cette agréable rencontre, je passai ma première nuit à Londres. Une nuit paisible. Puis le lendemain, je poursuivis mes pérégrinations dans la ville, découvrant quelques incontournables comme ces cabines téléphoniques rouges : 

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ces bus à impériale tout aussi rouges :

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Ou le magnifique British Museum que Kris et Tim, les deux autres membres des Basics, avaient visité quelques jours plus tôt mais dans lequel je ne suis pas rentrée car on peut finir par y passer la journée si on veut le visiter correctement !


Et moi je tenais à être en forme pour le concert prévu le soir-même !