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19 octobre 2010

Des nouvelles, enfin !

Huit jours ! Il n’aura pas fallu attendre moins de huit jours pour que Mika (ou plus vraisemblablement quelque attaché de presse zélé) nous donne enfin des nouvelles de Paloma en publiant un petit communiqué sur son site officiel ! Et Dieu merci, ces nouvelles sont rassurantes ! J’en ai réalisé une modeste traduction que je vous livre ci-dessous :
"Au nom de toute ma famille, nous tenons à tous vous remercier pour vos pensées et votre gentillesse au cours de la semaine dernière. Paloma est dans un état stable à l'Hôpital Royal de Londres.
Elle a subi une importante opération aux jambes et de la chirurgie à l'abdomen. Même si elle souffre encore, les choses vont remarquablement bien compte-tenu de ce qu'il s'est passé. Au cours des prochaines semaines Paloma va subir une autre intervention chirurgicale et commencer son programme de rééducation. Son rétablissement sera long et difficile, mais à cet instant il n'y a aucune raison de croire que ce ne sera pas un succès.
Paloma et toute la famille se sentent extrêmement chanceux et nous sommes éternellement reconnaissants envers l'équipe médicale du London Royal de lui avoir sauvé la vie.
Chaque message, carte, et bouquet de fleurs a été donné à Paloma. Nous vous sommes extrêmement reconnaissants de garder Paloma dans vos pensées et vos prières."
C’est peu dire que je me sens soulagée par ces nouvelles même si on nous annonce que le chemin vers la guérison sera long, difficile et douloureux pour la pauvre Paloma. Durant la semaine qui vient de s’écouler, je n’ai pensé qu’à cette nouvelle affreuse, je n’avais envie de parler que de ça et je dois avouer que je n’ai jamais autant prié de ma vie : chaque seconde, chaque battement de mon coeur était une prière lancée pour Paloma, Mika et leur famille. Je priais sans discontinuer et en silence : devant mon café du matin, dans la salle de bains, sous l’abri-bus puis dans le bus, pendant les réunions ennuyeuses, dans la file d’attente de la cantine, chez le coiffeur, dans mon lit, n’importe où  ! Je priais Dieu et la Sainte Vierge dont le fils avait péri crucifié et qui ne pouvaient pas permettre ça ! Je priais le Saint Esprit représenté par une colombe qui ne pouvait pas davantage permettre ça ! J’invoquais Sainte Rita, patronne des cas désespérés, et Sainte Catherine Labourée devant la dépouille de laquelle je m’étais recueillie quelques années plus tôt et qui nous a toujours témoigné de sa bienveillance… Je ne suis pas ce qu’on appelle une personne particulièrement bigote et je m’inquiète de la montée en puissance des religions et des intégrismes divers dans nos sociétés actuelles. Je n’ai pas non plus l’habitude de prier pour mendier et demander des choses. Mais aujourd’hui, je pense sincèrement que tous les gens qui ont prié pour la famille Penniman ont émis suffisamment de vibrations positives pour être peut-être écoutés par quelque puissance bienveillante. Et je remercie de tout mon être le seigneur, la nature ou quel que soit le nom qu’on Lui donne pour nous avoir fait ainsi passer de l’horreur à l’espoir !
Mais je remercie aussi de toute mon âme la science et la médecine qui ont permis que cette jeune femme soit sauvée ! Et surtout, on n’y pense pas assez, mais je remercie Mika qui, par sa réactivité, a pu permettre que sa sœur s’en sorte ! Peut-être était-il en effet très commotionné par ce qui s’est produit sous ses yeux mais il a fait exactement ce qu’il fallait et comme il le fallait, pauvre petit !
En tout cas, qu’il ne lui arrive rien, à celui-là, parce que quand je vois l’état dans lequel m’a mis l’accident de sa sœur, je n’ose imaginer le désarroi que j’éprouverais si jamais… si jamais ce que je ne veux pas dire venait à se produire ! J’ai presque envie de dire que je ne savais pas que je l’aimais encore autant, celui-là ! Je crains un peu de passer pour hystérique, sur ce coup-là ! Au fond, si ça arrivait, ce serait ma faute car je ne suis pas obligée de raconter tout ça ! Mais à vrai dire mes réactions me surprennent moi-même !
Elles surprennent un peu Tinky et Maman, aussi. Toutes deux m’ont gentiment reproché de prendre tout ça beaucoup trop à cœur et Maman a cru bon de préciser que ce n’était pas de ma famille qu’il s’agissait ! Pas même de Mika ! Oui certes Maman mais rassure-toi : je sais tout ça ! Je n’ai pas encore totalement perdu tout sens commun ! Un peu, je l’admets, mais pas tout ! Et justement, heureusement que je pouvais compter sur ma propre famille et le bonheur que nous prodigue la naissance de la petite Maëlys pour pouvoir contrebalancer toute cette angoisse !
Maintenant, la vie va pouvoir lentement reprendre son cours avec son lot de joies et de peines et je devine bien que Paloma et les siens passeront sans doute par des moments pas toujours faciles.
Enfin bon, voilà… Pour tout dire, je ne sais pas vraiment comment conclure cet article moi qui, en temps normal, écris plutôt facilement. Je vais dormir, je crois et laisser retomber un peu toute cette pression !

13 juin 2009

Région Latgale, première partie.

La Lettonie est un petit pays découpé en quatre régions :

 Nous avons logé et travaillé principalement en région Zemgale mais pour aller à Grasi et Sabile, nous avons quelque peu arpenté la région Vidzeme. Je n’étais jamais allée plus loin à l’Est et ce matin-là, nous sommes partis en direction de l’école de Zilupe qui est située à un kilomètre de la frontière de la Russie, dans la région Latgale, une région que la Russie aurait tendance à discuter, voire à revendiquer !!! Et nous sommes allés là-bas ! Il n’y pas à dire, nous vivons un peu dangereusement ! Imaginez qu’il se soit passé la même chose que l’an dernier en Ossétie et en Géorgie !!!!! On aurait fait quoi, nous, mêlés à tout ça ?

Pour rejoindre cet établissement, nous avons donc refait nos bagages et traversé le pays. Je reconnais qu’il aurait été sans doute plus facile de dormir à Grasi quand nous y sommes allés et de poursuivre notre route au lieu de faire tant d’allers et retours vers Jelgava mais je ne connaissais pas suffisamment le pays pour en décider moi-même et par ailleurs, le programme avait changé à plusieurs reprises.
Nous avons donc traversé le pays, admirant au passage ses riantes industries, 

 ses restaurants bien sympathiques où l’accueil est chaleureux mais où il n’y a pas d’eau ! 
ses maisons de bois très typiques mais plus ou moins neuves,


ses églises,



 chapelles,
 chemins de croix,





clochers à bulbes aux couleurs vives,


 points d’eau

 et petits endroits typiques telle que cette bien nommée Colline aux Moustiques (ces bestioles sont une véritable calamité en Lettonie à cette saison-là !)

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Nous nous sommes arrêtés au passage dans un atelier de céramique et d’exploitation du lin :



Un grand gaillard aux allures de Michel Strogoff, un potier et deux musiciens semblant tout droit sortis d’une carte postale ou d’un film très ancien nous y ont accueillis fort chaleureusement et nous ont fait goûter leur thé, leur pain, une boisson très forte, et sans doute le meilleur miel, le plus parfumé que j’aie jamais goûté ! On fait plusieurs sortes de miel dans le lycée agricole d’Auzeville, près de l’ENFA et franchement, je ne les trouve pas mauvais du tout mais rien, jamais, ne saura égaler le miel que j’ai goûté dans cette région du monde si reculée qu’elle me donnait l’impression d’avoir voyagé dans le temps ! 

Encore un endroit surréaliste dont nous avons eu du mal à partir.

Avec tout ça, nous sommes arrivés à Zilupe vers 21h. Nous avons commencé, bien sûr, par la visite d’une chapelle. 
Après l’eau miraculeuse de Kalmciems, on nous a parlé longuement parlé de cette icône dont suinterait régulièrement de l’huile depuis environ quatre ans, chose que le scientifiques n’arriveraient pas à expliquer,

ainsi que de cette “sainte vierge”, simple figurine trouvée dans l’eau, vêtue comme une Madone par les bons soins d’une habitante du village et capable elle aussi de miracles, notamment, ce chapelet qu’elle tient entre ses mains ne serait jamais tombé depuis qu’un prêtre l’y aurait ainsi placé.
 


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Amusant et presque triste aussi de voir à quel point des gens embarqués malgré eux dans un monde totalitariste et athée font montre aujourd’hui d’une telle soif de religion, de surnaturel, de merveilleux, quitte à voir des miracles et phénomènes inexpliqués là où il n’y a peut-être pas grand chose ! 

Nous avons aussi visité le Musée de Zilupe, accompagnés par un guide très dynamique qui nous a bien expliqué que la frontière avec la Russie était toute proche : juste un kilomètre à partir de ce poteau…

La visite a été passionnante et très conviviale. Au terme de cette dernière, nous sommes partis sur la frontière, histoire de voir, mais là, je n’avais pas le droit de prendre des photos. D’autres l’ont fait mais ils se sont fait réprimander. Moi, j’étais quand même toute épatée de me trouver si loin de chez moi et si proche d’un pays que je m’étais bien juré de ne jamais approcher quand j’étais ado. On entendait alors des histoires terribles sur la Russie et la façon suspicieuse dont les touristes y étaient traités ; je trouvais ça effrayant, préférant rêver d’Amérique et me jugeant bien que les Russes ne verraient jamais le bout de mon nez ! Eh bien on peut dire que c’est réussi ! Car Zilupe, c’est plus la Russie que la Lettonie ! D’ailleurs, on y parle principalement le Russe bien que le Letton soit la langue officielle. Et c’est aussi dans ce nouveau logement à la “Soviet System” que nous avons passé la nuit
après avoir toutefois un peu fait la fête dans un tripot sur la frontière russe ! Aaaaaaaaaaaaah, la techno russe ! Ce n’est finalement pas si mal. 

Avec tout ça, on est rentrés bien tard et on est littéralement tombés dans le lit, ravis mais vannés !

31 mai 2009

Un peu de spiritualité pour commencer.

Après une bonne nuit et un petit-déjeuner bien mérité, nous avons quitté l’hôtel “Zemgale” (du nom de la région où nous nous étions établis pour ce séjour).
 et  rejoint Anda au monastère de Kalnciems, un couvent plutôt, véritable enclave russe en Lettonie qui n’accueille que des nonnes russes dans un très beau cloître au cœur de la nature. Elles y méditent, prient pour les citadins aux vies agitées et travaillent de leurs mains dans le calme et le recueillement.


Un puits.

Une manière de ranger le bois qui nous a laissés méditatifs… et admiratifs
 Une activité qui n’était pas prévue au programme (ce ne devait être ni la première ni la dernière du stage) mais nous avons goûté le calme et la beauté de ces lieux ainsi que l’accueil des nonnes qui ont demandé aux filles de se couvrir la tête à l’intérieur des locaux mais qui nous ont permis de boire un peu d’eau de leur fontaine, de réputation miraculeuse. D’ailleurs, sans rire, j’avais une forte migraine qui a disparu après que j’ai bu de cette eau alors, libre à qui lira ce blog d’interpréter cela comme il le voudra. Moi, je ne tire aucune conclusion.

De toute façon, tout était propre et sain dans ces lieux au calme étonnant et nous avons même été incités à goûter certaines herbes tout juste cueillies sans courir le moindre danger.  
 
En un mot, une bien paisible façon de commencer le séjour !

03 janvier 2009

Bonne année !

Il est encore temps pour moi de présenter tous mes voeux de santé, prospérté, bonheur et épanouissements personnels comme professionnels à tous ceux qui ont la gentillesse de venir passer de temps à autres quelques minutes sur ce blog.

Je ne suis pas venue ici depuis un bon moment faute d'avoir quoi que ce soit d'intéressant à raconter. L'année nouvelle commence vraiment comme l'ancienne s'est terminée : dans un calme proche de l'immobilisme. C'est pourquoi j'ai pris le temps de réaliser un vieux projet : l'envie de constituer un blog qui ne se nourrirait que de mes rêves et éventuels cauchemars ne m'a jamais quittée et après une tentative avortée, j'ai décidé de tenter à nouveau l'expérience. Le Mimi'z Drimz peut donc être consulté ici et j'espère qu'il vous entraînera dans de passionnants voyages.

Comme vous pourrez le voir, il s'agit encore d'un "bébé blog" et je dois reconnaître que j'ai un peu perdu la main : je n'arrive plus, par exemple, à afficher mes libellés sur ma page ni à installer un compteur de statistiques et j'ai vraiment galéré pour mettre en forme l'heure et les polices de caractères mais tout ça va me revenir progressivement. En attendant, bienvenue sur le blog de mes rêves et n'hésitez pas à me laisser des commentaires, surtout !

21 août 2008

I AM THE QUEEN OF THE WORLD !

Les deux journées qui viennent de s'écouler ont été sensationnelles ! Surtout celle du 19. Jamais de ma vie je n'ai reçu autant de vœux d'anniversaire tant de vive voix, que par mail ou par SMS. Personne ne m'a oubliée, cette année. Mes collègues sont même allées cueillir des roses sur le site de l'ENFA pour m'offrir ce magnifique bouquet que j'ai tenu à immortaliser :
Et comme j'ai un esprit légèrement tordu et hautement fantaisiste, j'ai trouvé très joli de prendre cette même photo en négatif bien que me sentant très positive en ce moment ! Cela donnait à ce bouquet un côté hautement exotique. (Voilà que mon téléphone fait de jolies photos, maintenant ! Il faut dire que, dernièrement, Gus et moi avons procédé à bon nombre de réglages sur cet ordinateur !).
Et le soir venu, Annick et son mari, invités à dîner avec Maman et moi, sont arrivés chez nous les bras chargés de fruits et légumes de leur jardin d'Eden. Il n'y a pas à dire, c'était un anniversaire très bucolique ! La journée et la soirée ont été vraiment conviviales !

Tout ça pour dire que si parfois je me suis sentie à part, seule ou incomprise dans la vie, en ce jour de mon quarante-et-unième anniversaire, j'ai eu un peu l'impression d'être le centre du monde !

Je veux donc le dire haut et fort : collègues, amis, familles, amis virtuels de MySpace, Facebook et du Mikawebsite VOUS ÊTES FORMIDABLES ET JE VOUS ADORE ! C'est si bon de se sentir aimé !

Cela me rappelle un rêve que j'avais fait il y a quelques années, alors que j'habitais encore dans l'autre appartement. J'étais en train de faire la grasse matinée quand j'ai entendu une voix venue de nulle part et dont je ne saurais dire si elle était féminine ou masculine, disant "Réveille-toi, Mireille ! Tu as dormi pendant quarante-et-une heures !". Et ça m'a effectivement tirée de mon sommeil ! Oh, bien sûr, ce n'était qu'un rêve ! Même pas, d'ailleurs puisqu'il n'y avait pas d'images ! Mais curieusement, je ne l'ai jamais oublié et je me suis toujours dit que, peut-être, quelque chose de bien m'arriverait vers l'âge de quarante-et-un ans ! Peut-être tout cela est-il juste chargé de symbolique. Peut-être cela veut-il tout bêtement dire qu'à partir de maintenant, je vais prendre la vie d'une manière plus cool, arriver davantage à me défendre contre l'adversité et à communiquer avec autrui. Pour l'heure, c'est ce que j'ai envie de croire !

03 mai 2008

Hommage à un qui n'est plus là.

Toujours à la faveur de mon déménagement, j'ai remis la main sur des photos de mon petit Figaro, mon Fifi, un chat, que dis-je ? un chaton que j'ai vraiment adoré bien qu'il n'ait partagé ma vie que huit mois environ.




C'était en octobre 2001 : Jérémy était parti réviser ses devoirs sur la terrasse de notre ancienne maison (il fait encore assez beau, dans le Lot, en octobre) et le voilà qui rouvre la porte à toute volée et nous lance : "Venez voir ! Pomponnette a fait des bébés ! Y'a des nouveaux petits chats : ils ont les yeux ouverts !".

Sacrée Pomponnette ! Voilà donc pourquoi elle nous revenait si rarement et si amaigrie, depuis quelques temps ! Qui a dit que les animaux n'ont qu'un instinct et ne comprennent rien ? Elle avait sans doute remarqué que, lorsqu'elle faisait des petits, Maman se chargeait de les "endormir" (à mon grand dam, d'ailleurs, mais alors, nous en aurions eu trente dans la maison !). Forte de cette expérience, elle était allée mettre bas Dieu savait où et elle nous ramenait à présent deux chatons aussi attendrissants l'un que l'autre et rigoureusement "intuables" à présent ! On ne s'en prend pas à de petites créatures qui ont ouvert les yeux sur le monde. Çà ne se fait pas !



Voilà que nous nous retrouvions donc en charge d'âme (je suis persuadée que les animaux en ont une au même titre que nous). Un petit mâle et une petite femelle. Magalie adopta cette dernière et la baptisa Chouquette tandis que je craquai sur le chaton que je nommai Figaro, tant il me faisait penser au chat qui apparaît dans le Pinocchio de Walt Disney mais il devint très rapidement Fifi pour tout le monde.



C'était un chaton attendrissant, extrêmement joueur et affectueux sans être collant. Chaque jour passé près de lui fut riche en fous-rires et moments de tendresse. Je n'allais pas bien à l'époque parce que je venais d'échouer à ma formation de prof d'anglais. Ce chaton fut, pour moi, une source permanente de réconfort. Je crois que, de toute sa courte vie, il a ignoré qu'il possédait des griffes et des dents.

Je dis "courte vie" car malheureusement, Fifi fut une véritable étoile filante. Alors que je l'élevais en sécurité dans mon appartement, je retrouvai, en avril, du travail à l'ENFA où je logeai en attendant de me trouver un appartement décent pour Fif' et moi. Impossible, en attendant, de le prendre dans l'internat. Je le confiai à Maman et, le sage chaton citadin prit de mauvaises habitudes de chat campagnard. Un beau soir de juin, alors que je passai un week-end chez Maman, il partit pour une de ses habituelles chasses et fut heurté par une voiture. C'est une voisine qui le retrouva mort sur le bas-côté, tôt le lendemain matin. Le malheur voulait, qu'en plus, cette voiture fût conduite par un ami d'Alain et que ce dernier en soit le passager.

Ce n'est la faute de personne. J'étais là. J'aurais dû, plus que quiconque, l'empêcher de partir ! Mais ce qui est fait est fait. Les vies de chats sont souvent brèves et tragiques bien que ces animaux soient, normalement, constitués pour vivre longtemps.

Chouquette, par exemple, disparut corps et biens. On ne sait toujours pas ce qu'elle est devenue et on ne le saura jamais. Entre temps, elle avait fait sept petits parmi lesquels un tout noir dont je parle souvent dans ce blog. Chouquette, en effet, n'était autre que la maman de Pilou.



Mais Fifi... Je l'ai tellement pleuré que j'ai cru que j'allais en battre la campagne. Je sais que j'ai même choqué certaines personnes. J'ai entendu une fille, membre des Hospitaliers, murmurer à sa sœur "Tout ça pour un chat !" alors que j'avais versé quelques larmes à ce sujet ! Elle croyait que je ne l'avais pas entendue mais les miros ont l'ouie fine ! Bah, je n'ai pas répondu ! A quoi bon ?

Après cela, je m'étais bien promis de ne plus adopter de chat, jurant que ça faisait trop mal de les voir partir comme ça et clamant que je ne m'infligerais plus jamais une souffrance pareille. Et puis ma route a croisé celle de Pilou, le noiraud de mes rêves, puis celle de Céleste, chaton en détresse. Je ne les aurais assurément jamais adoptés si j'avais encore eu Fifi. En tout cas, je n'aurais pas été jusqu'à héberger trois chats sous mon toit ! Non, non, j'vous jure !

Ce qui est sûr, c'est que ceux qui pensent qu'un chat n'est jamais qu'un chat se trompent ! Les trois que je viens de citer ont un comportement bien différent ! Fifi était doux, paisible, joueur, affectueux et futé. Je me rappelle que, quand il était tout petit, je m'amusais à lui faire des ombres chinoises sur le mur et il essayait de les attraper. Puis un jour, il a compris que c'étaient mes mains qui menaient la danse et il a sauté dessus (sans me griffer) mais après ça, plus moyen de jouer aux ombres chinoises ! Jamais ! Il avait compris ! Quand j'en faisais, il se contentait de me regarder, les yeux fendus, la mine lasse, l'air de me dire : "Non mais tu crois vraiment que ce truc m'amuse encore, maintenant que j'ai découvert l'astuce ?".

Pilou est largement aussi futé mais nettement plus digne et réservé. Pas question de le prendre dans mes bras et de le cajoler comme la peluche qu'il a l'air d'être ! Et gare à celui qui s'y risquera ! Les griffes et les dents ne sont jamais bien loin ! Une caresse sur la tête ou le dos est possible quand Sa Majesté y est disposée et encore, c'est trop d'honneur qu'il nous fait ! Le matin, toutefois, j'ai droit à une séance de salutations de la part du Prince sous forme de roulades incessantes à mes pieds, sur le sol de la cuisine. Mais surtout ne jamais toucher ses oreilles ni son ventre sinon, coup de patte garanti !

Par contre, c'est un chat qui sait extrêmement bien se faire comprendre : le genre de greffier qui fait semblant de manger pour me signifier qu'il a faim ou me fait croire qu'il veut boire pour essayer de me piquer ce qu'il y a dans mon assiette pendant que je verse de l'eau dans sa jatte. Je jure que cela est véridique et, comme dirait le Guignol d'Isabelle Balkani : "J'ai un témoin qui peut le prouver".

Je reste persuadée, en outre que Pilou est un chat guérisseur : en tout cas, un chat qui sait faire preuve d'une empathie stupéfiante à mon égard. Les rares fois où j'ai été malade (ou bourrée) en sa présence, lui, le Distant, s'est couché près de moi et à chaque fois, c'est lui qui a vomi par terre, au pied de mon lit au moment où je commençais à me rétablir. Comme s'il avait pris mon mal. S'il le pouvait, il me chanterait peut-être la chanson de Camille : "Je veux prendre ta douleur".

Céleste, c'est totalement différent.


C'est un petit oiseau tombé du nid que seule ma présence ou celle de ma mère rassure. Un pot de colle hypersensible et traumatisé par un passé sûrement terrible. En ce moment, il me fait honte, par exemple ! Chaque fois que des locataires potentiels viennent visiter l'appart', il se cache... sous mon dessus de lit ! Ce qui fait qu'au final, on ne voit que lui formant une bosse au milieu de mon lit et faisant bien rire tout le monde ! Il doit penser que, du moment qu'il ne nous voit plus, on ne le voit plus non plus, comme ces enfants qui se contentent de fermer les yeux quand ils ne veulent pas être vus.

Je le soupçonne quand même d'halluciner, le Célestou car, par moments, je le vois partir en courant dans tous les sens et finir par se percher sur le frigo, tout hérissé, comme si quelque chose lui avait fait peur. Je n'ai pourtant pas l'impression que cet appart' soit hanté. J'en ai habité un qui, je pense, l'était mais je reparlerai de ça dans un autre article car là, je me suis bien éloignée du sujet.

Tout ça pour dire qu'adopter Pilou et Céleste était certainement le meilleur moyen de ne pas oublier Fifi, tant ils sont différents de lui !

Je ne regrette pas de partager aujourd'hui ma vie avec ces deux boules de poils mais j'ai souvent repensé à Fifi avec un vrai pincement au cœur malgré les six ans écoulés et aujourd'hui, revoir ses photos m'a vraiment fait quelque chose. Comme je n'ai pas de scanner, j'en ai été réduite à prendre des photos de photos avec mon portable ce qui fait que les images sont un peu troubles, ce qui ne fera qu'ajouter au côté désincarné de son aspect. Je sais que j'avais aussi ces photos sur un CD mais, comme on dit par chez moi "qui sait où il arrive ?".

Et moi, j'ai encore écrit un message kilométrique ! Ça m'a fait du bien de le faire mais qui voudra lire un pensum pareil ?

04 mars 2008

Contes et légendes de Lettonie, suite (et fin ?)

Pour plus de sécurité, j'ai décidé de partager en deux ce long article sur la mythologie lettonne. Je pense, en effet, que le trop grand nombre de photos réclamant une trop grande mémoire a pu contribuer aussi aux malheurs arrivés à mon précédent post.

Le parc naturel de Tervete abriterait aussi des sorcières 


Et que serait une sorcière sans chaudron ?


Et sans chat noir ? (Pas vrai, Pilou ?)


Tous les deux-cents ans, la forêt voit naître un gentil dragon vert dont l'oeuf éclot sous l'oeil vigilant d'un corbeau.


Le petit dragon s'envole alors et fait la fortune de la famille qui l'adopte... quitte a voler un peu chez le voisin !
Bien évidemment, les deux derniers dragons de Lettonie sont nés l'an dernier et chacun d'entre eux s'est envolé de son côté ! Nous ne les avons pas vus, cela va de soi !

Par contre, nous avons vu le géant de la forêt :


Et le pont à vœux sur lequel il faut poser le pied droit en premier pour voir son souhait exaucé 


Plus sérieusement, vous pouvez voir ci-dessous une rampe aménagée pour que les personnes handicapées puissent accéder à la forêt. L'intention est louable, mais puisque cet aménagement est pensé pour les handicapés moteurs, je me demande bien comment ils se débrouillent une fois qu'ils sont DANS la forêt. Tout cela est pavé de bonnes intentions mais encore à revoir !

En tout cas, c'est marrant de voir quelle place tient encore le paganisme dans ces cultures. Je sais bien que nous n'étions pas venus dans cette forêt pour qu'on nous raconte des histoires fantastiques, je sais bien qu'on est un peu passé à côté de l'essentiel mais moi, fana comme je suis des univers à la "Harry Potter" et autres "Seigneurs des Anneaux", franchement, je me serai bien amusée !